Les médias : Tu n’as rien vu à Baracoa !

Après le passage dévastateur de l’ouragan Matthew, on déplore pour l’instant, plus de 300 morts en Haïti, pays où le capitalisme est triomphant et la misère effroyable, et ce malgré l’aide massive de l’armée étasunienne ; grâce au plan gigantesque d’évacuation et de mise à l’abri de la population par la défense civile, aucune victime à Cuba, pays où le socialisme se construit avec le peuple depuis la Révolution et qui, depuis longtemps, a éradiqué la misère, mais qui, étranglé par l’Empire, sait qu’il ne peut compter que sur lui-même.

Vous les médias serviles, vous les faux-culs politicards qui ne cessez de calomnier Cuba en l’accusant ignoblement d’être une dictature, par aveuglement idéologique, vous voulez ignorer qu’un dictateur n’aime pas son peuple et ne cherche jamais à le protéger comme le fait aussi bien le gouvernement cubain, mais parce qu’il en a peur, il s’en méfie comme de la peste, et le réprime férocement.

Vous n’aimez pas Cuba parce qu’elle s’obstine à contrarier votre crédo libéral rampant. Alors, pas de victimes ? Pas d’information ! Les monstrueux dégâts que ce petit pays a subis ? Passés à la trappe ! Votre silence est affreusement coupable.

L’ONU vient de féliciter Cuba et citer en exemple l’efficacité du processus de protection de la population appliqué par la défense civile cubaine contre les catastrophes naturelles... Les médias sont muets...Vous n’en saurez rien !

Je vous conchie.

MT

(*) "Tu n’as rien vu à Baracoa !" - pour paraphraser le célèbre "Tu n’as rien vu à Hiroshima !" tiré du film d’Alain Resnais "Hiroshima mon amour"

 https://www.facebook.com/Michel.Taupin.M

COMMENTAIRES  

07/10/2016 21:02 par jacques-françois bonaldi

Dernier bilan selon le journal espagnol "El Mundo" ; 840 morts.

Vous ne saurez pas non plus qu’hier marquait le 40e "anniversaire" du "crime de la Barbade", autrement dit le premier attentat à l’explosif commis contre un avion de passagers en plein vol, dont les auteurs intellectuels furent Luis Posada Carriles et Orlando Bosch, et les auteurs directs deux Vénézueliens. Cela se passa le 6 octobre 1976. Bilan : 73 victimes, dont l’équipe junior d’escrime cubain qui venait de rafler toutes les médailles d’or aux Jeux centraméricains de la spécialité, 5 Guyanais qui venaient faire des études de médecine et des Nord-Coréens. Bosch est mort dans son lit à Miami après avoir été gracié par Bush père (qui était directeur de la CIA à l’époque de l’attentat) ; Posada Carriles, lui, vit peinard dans la même ville après être entré clandestinement aux USA, protégé, lui, par le nouvel "ami" de Cuba : Barack Obama (il s’est présenté ainsi dans son discours du 22 mars dernier à La Havane). Cuba a rappelé l’horrible crime, continuant de pleurers ses morts et réclamant une justice qui ne viendra jamais... Pour Bosch, peu importait, d’ailleurs : il ne s’agissait que de "quatre négrillonnes"..

08/10/2016 02:19 par latitude zero

Ah on se sent moins seul !

Cuba :
300 000 personnes évacuées par bus, logées en dortoir et nourries par plateau repas dans les cantines.
Zéro morts
Haiti : Dernier décompte de ce pays martyr sous domination yankee : 478 morts ( 840 ! je viens de l’apprendre)
C’était pourtant le même cyclone , des vents soutenus dans le mur de l’œil à 240 km/h, rafales à 300 km/h.
Je connais , croyez moi c’est dantesque quand on est dessous !
Sur France Inter , aucune nouvelle de Cuba, comme si l’île n’existait plus ou que le cyclone avait joué à saute mouton , passé directement d’Haiti au Bahamas et en route vers la Floride !
Ca leur aurait fait mal d’informer correctement les gens : Cuba : 300 mille personnes évacuées , zéro mort.
Soyez certains que s’’il y avait eu 100 ou 200 morts on en aurait été « informé » !
Le cyclone a traversé la pointe Est de Cuba et Baracoa , très ancienne et jolie petite ville, a eu la malchance de prendre l’œil, là où les vents sont les plus forts.
Moi aussi Messieurs les journalistes français , je vous conchiais déjà mais aujourd’hui je vous conchie encore un peu plus que d’habitude.

08/10/2016 08:50 par legrandsoir

J’ai co-animé jeudi, dans un cinéma de Toulouse, avec une chercheuse cubaine qui travaille à l’Institut polytechnique de Toulouse, un débat après la projection de " Chala, une enfance cubaine". La salle, comble, a été surprise par nos informations et les a salués par des applaudissements à la fin.
Le sujet de "la déliquescence du système éducatif cubain" ayant été posé par la critique du film dans la gazette du cinéma, j’ai lu ce qu’en dit l’UNESCO : « L’éducation à Cuba est un exemple pour le monde », Cuba a un indice de développement de l’éducation comparable à celui des pays développés. Et pour les pays en développement Cuba occupe la première place ».
Au demeurant, ma complice, Isariebel Quesada, qui a fait à Cuba des études qu’elle a terminées en France par un doctorat de génie chimique, était la preuve vivante de ce que sont les écoles cubaines. Et elle a su le dire avec véhémence et des accents de sincérité qui ont bien passé la rampe.
Le fait qu’elle soit cubaine et que, vivant en France, elle ne soit pas dissidente (elle milite à France-Cuba) a interpellé l’auditoire.
Sur une question, elle a révélé que si le film ne montre qu’un quartier affreusement délabré de La Havane, des taudis immondes, alors que la ville regorge de lieux et bâtiments superbes, c’est parce que c’était le meilleur moyen pour faciliter sa commercialisation à l’étranger. Bien joué !
Le public a également été étonné de m’entendre dire que le film, présenté chez nous comme un camouflet aux autorités cubaines, une épine dans son pied, était projeté dans les écoles cubaines, par décision du ministère de l’éducation. Comprenne qui comprend Cuba.
Maxime Vivas

08/10/2016 10:22 par legrandsoir

Le comité toulousain de France-Cuba me demande de préciser que la soirée dans le cinéma toulousain a été organisée à son initiative Précision utile en effet. Ce comité (un des plus importants de France) est particulièrement actif.
Maxime Vivas

09/10/2016 18:12 par jacques-françois bonaldi

Le gouvernement haïtien a protesté hier contre ce chiffre de plus de 800 morts, fixant la quantité de victimes à environ 350. Selon lui, ceux qui divulguent des chiffres "gonflés" le font pour obtenir pour obtenir plus de fonds au moment d’intervenir comme porteurs d’aide. Dont acte. On ne peut même plus croire la presse sur des questions aussi humaines...

09/10/2016 18:35 par jacques-françois bonaldi

Maxime
Ote-moi d’un doute. Le film dont tu parles, je suppose qu’il s’agit de Conducta. J’avoue que je n’oserai jamais solliciter à ce point une traduction pour lui faire dire plus que ne dit l’original. "Conducta" parce que le thème essentiel de la trame est si l’institutrice parviendra à empêcher des fonctionnaires technocrates d’envoyer le gosse, son élève, dans une école pour enfants ayant des problèmes de "conduite"... En faire quasiment, selon le titre français, un portrait de l’enfance cubaine, c’est aller un peu fort ! Le film, soit dit en passant, est passé au moins deux fois à la TV.

Par ailleurs, autre approche qui situe le contexte : les programmateurs de la TV ont dû faire passer à une heure tardive, et à raison de trois chapitres chaque fois pour en finir plus vite, la dernière "telenovela" cubaine (elle était à l’heure de grande écoute) à la suite de nombreuses protestations d’auditeurs : on n’y voit que des méchants, des laids, des salauds, des délinquants... un peu un "Conducta" élevé à la nième puissance, Si les Cubains sont d’accord pour que l’art reflète leur réalité, ils estiment qu’il existe des limites à ce qui finit par devenir en fin de compte et à la longue une tentative de dénigrement. Et les créateurs, dernièrement, ont cette tendance. Là-dessus, ton amie cubaine a raison : un certain nombre crée en fonction des intérêts qu’ils supposent exister chez un public étranger... D’où l’invasion du "sordide", dont l’un des hérauts et précurseurs est, dans le domaine romanesque, le fameux Gutiérrez avec sa trilogie sale sur La Havane.

10/10/2016 09:17 par legrandsoir

@ J-F Bonaldi

Maxime
Ote-moi d’un doute. Le film dont tu parles, je suppose qu’il s’agit de Conducta. J’avoue que je n’oserai jamais solliciter à ce point une traduction pour lui faire dire plus que ne dit l’original.

Oui, "Conducta", traduit en "Chala, une enfance cubaine". Les titres de films étrangers sont presque toujours traduits sauf s’ils sont états-uniens (on n’oserait pas toucher une virgule venant de la maison-mère).
Je profite de cette réponse pour donner ça sur le destin du film :
FESTIVALS
Malaga International Film Festival, Prix du Public, Meilleur réalisateur, Meilleur film
Bogota International Film Festival, Prix du Meilleur film
Lima, Prix du Public
Brasilia, Meilleur scénario
Filmar en America latina, Genève, Prix du Public
Prix UNICEF, Best Children Movie
Nommé par Cuba pour les Oscars
Finaliste aux Goya espagnols dans la catégorie Films ibéroaméricains
Nombreuses sélections dans les festivals du monde entier.

11/10/2016 16:02 par yo

Le gouvernement haïtien a protesté hier contre ce chiffre de plus de 800 morts, fixant la quantité de victimes à environ 350. Selon lui, ceux qui divulguent des chiffres "gonflés" le font pour obtenir pour obtenir plus de fonds au moment d’intervenir comme porteurs d’aide. Dont acte. On ne peut même plus croire la presse sur des questions aussi humaines...

C’est comme pour les manifs, quand il s’agit de compter des humains il y en a qui ont du mal décidément...

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