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Les médias français dans le lit du pouvoir - (The Financial Times)

Simon KUPER

Les liens de Nicolas Sarkozy avec les barons de la presse sont presque hilarants, avec des liaisons dignes d’un feuilleton brésilien.

Il serait facile de faire l’erreur de penser que la France est un pays de gauche. Je vis à Paris sur le parcours des régulières marches de protestation - des manifestations, appelées affectueusement "manifs" . A la radio ce samedi matin, les gens se souhaitaient les uns aux autres : "Bonne manif !". Le socialiste François Hollande, favori pour remporter les élections présidentielles de ce printemps, déclare : "Mon adversaire est la finance." Il appelle à un taux d’imposition de 75% pour quiconque (sauf peut-être les footballeurs) gagne plus d’un million d’Euros.

Mais le socialisme n’est que le vernis français. En dessous, une cabale de milliardaires exerce une emprise surprenante. Le politologue français Patrick Weil déclare : "Vous avez un pays où l’idéologie est révolutionnaire et égalitaire. Alors, les détenteurs de fortunes se protègent par des moyens différents" . Un coup d’oeil sur les médias français dissipe l’illusion que la France serait une république socialiste.

Quand je lis les journaux français, je suis généralement impressionné. Les journalistes ici ressemblent à des universitaires qui pourraient prendre la plume. Mais tandis que les journalistes américains et britanniques visent à vendre des journaux, et parfois même à rester honnêtes vis-à -vis du pouvoir, la France a une tradition différente. Les médias français ont toujours été au lit avec le pouvoir, écrit Jean Quatremer dans son excellent dernier livre "Sexe, mensonges et médias" . Le cardinal de Richelieu, ministre en chef du roi Louis XIII, a écrit sur lui-même sous un pseudonyme dans le seul journal de France de l’époque. Plus tard, Napoléon a fait la même chose.

Comme le journalisme français a atteint la classe moyenne supérieure, il s’est glissé encore plus près du pouvoir, indique Jean Quatremer. Les ministres et les journalistes chevronnés d’aujourd’hui ont souvent étudié ensembles à Sciences-Po, vivent dans les mêmes quartiers de Paris, mangent ensemble et parfois dorment ensemble. Dans un pays où les femmes de divers ministres se sont ancrées dans les journaux TV, et la petite amie de François Hollande est une journaliste, qui aurait besoin de métaphores à propos d’être au lit avec le pouvoir ?

Une façon qu’ont les Parisiens de se mettre en valeur est d’échanger des commérages sur les politiciens. Cela prouve qu’ils sont des initiés, parce que ce genre d’informations est rarement publié. Quand les journalistes français disent la vérité au pouvoir, c’est souvent au cours de conversations sur l’oreiller. Dans la presse écrite, ils sont généralement plus prudents. Ils ont couvert les habitudes sexuelles de Dominique Strauss-Kahn, jusqu’à ce qu’il ait rencontré des difficultés à l’étranger, note Jean Quatremer. Officiellement, leur silence aurait montré que les médias français ont respecté la vie privée.

Plus précisément, ils respectent la vie privée des politiciens puissants. Depuis que Strauss-Kahn a perdu son pouvoir, les journalistes ont sauté sur ses pratiques sexuelles comme l’a révélé "l’affaire du Carlton" .

Cette docilité rend les médias français attractifs pour les milliardaires. Les milliardaires français illustrent la pique prêtée à George W. Bush : « il n’existe pas de mot français pour "entrepreneur" ». Typiquement, les milliardaires français héritent de leurs fortunes. C’est probablement parce que la France dispose d’un secteur financier relativement peu développé : au lieu d’obtenir des capitaux auprès des banques, les capitalistes obtiennent des capitaux auprès de leurs familles. Les milliardaires héritiers Serge Dassault et Arnaud Lagardère possèdent entre eux la plupart des médias français de presse. Le milliardaire héritier Martin Bouygues est l’actionnaire principal de TF1, la principale chaîne de télévision. Leur contrôle est si parfait, qu’en 2001 Bouygues et Lagardère ont même contribué à sauver le journal communiste L’Humanité.

La France n’a pas de Rupert Murdoch, pas de magnat qui possède des médias pour faire de l’argent, précise Christophe Deloire, co-auteur de "Circus Politicus" . Plutôt que cela les milliardaires français possèdent en général des médias pour soutenir leurs entreprises lucratives principales. Comme le père de Arnaud Lagardère l’a déjà expliqué : "Vous voyez, un groupe de presse est un grand atout pour décrocher des contrats" . En France, les contrats viennent souvent de l’Etat. Inévitablement, les propriétaires de médias français courtisent plutôt les hommes politiques que les lecteurs ou les téléspectateurs ordinaires. Cela sied bien aux journalistes français : il y a une tendance parisienne à voir la France comme une sorte de lieu de villégiature, habité par des paysans qui puent qui votent pour l’extrême droite ou l’extrême gauche. Alors que les médias britanniques sont trop "populistes" , les médias français ne sont pas assez "populistes" .

L’étreinte médiatico-politique de la France a atteint son paroxysme sous le président Nicolas Sarkozy. Il se donna le droit de nommer les administrateurs de la télévision et de la radio d’Etat. Ses liens avec les barons des médias privés sont presque hilarants, avec les liaisons multiples d’un feuilleton brésilien ou d’un roman victorien. Bouygues est le parrain de l’un des fils de Nicolas Sarkozy. Sarkozy a appelé Lagardère "plus qu’un ami, un frère". Vincent Bolloré, autre milliardaire dans les médias, a prêté son yacht à Sarkozy. Dassault, dont la famille est fameuse dans les avions de chasse, est un sénateur du parti de Nicolas Sarkozy, même si, malheureusement il n’est plus Maire, ayant perdu son mandat, après qu’un tribunal ait constaté qu’il avait payé en espèces des électeurs.

Lors de la "nuit du Fouquet’s" en 2007, beaucoup de ces hommes se sont réunis avec Sarkozy pour célébrer son élection dans ce restaurant chic des Champs-Elysées. Pour ceux qui vivent au-delà des arrondissements les plus huppés de Paris, tout cela ressemble un peu à la Russie de Poutine. Pas étonnant que François Hollande ait bâti sa campagne autour de la défiance envers la richesse et le capitalisme.

Pas étonnant aussi qu’en moyenne moins de 2% des Français achètent quotidiennement un journal national. Jean Quatremer note, qu’heureusement les gens se procurent de plus en plus leurs nouvelles à partir des sites Web indépendants. Eh bien, au moins quelques-uns des sites sont-ils indépendants. Lorsque Arianna Huffington a récemment lancé un Huffington Post pour la France, elle a hardiment divergé de la tradition française. Elle n’a pas nommé la femme d’un ministre en tant que directeur de rédaction. Elle a nommé la femme d’un ancien ministre : Anne Sinclair, madame Strauss-Kahn.

Source : The French media : in bed with power

COMMENTAIRES  

12/04/2012 08:16 par legrandsoir

@ notre lecteur vigilant qui se reconnaîtra

Les coquilles que vous nous avez signalées sont corrigées.
Merci.

12/04/2012 11:14 par arndebian

Merci le GS pour cet article.
C ’est toujours interessant de constater à quel point l’hopital peut se foutre de la clinique, surtout quand tout cela est avérés.
Ce genre de phénomène est toujours instructif sur la réaction de nos sociétés face à une fin annoncée.
A-t-elle pour origine la discorde congénitale du système ou est-ce juste une tentative pour soutenir un parti plus à même d’imposer une austérité afin d’amortir sa propre chute ?
Sans doute un peu des deux ....

Une info de RT qui promet un Botulisme-Herpès-Lèpre Total à certains ...

http://rt.com/news/libya-all-about-oil-818/

12/04/2012 12:12 par Michail

12/04/2012 à 11:14, par arndebian
...
C ’est toujours interessant de constater à quel point l’hopital peut se foutre de la clinique, surtout quand tout cela est avéré...


- 1) "L’hôpital qui se fout de la charité" en matière de liberté de la presse et de verrouillage des médias ? Vous plaisantez j’imagine ? Dans ce domaine il n’y a rien de comparable aux États Unis à ce qui se passe en France ! De quelle galaxie débarquez-vous ? N’importe quel mouvement progressiste peut avoir une chaine de TV pour peu qu’il puisse en avoir les moyens financiers. N’importe qui peut écrire ce que bon lui semble dans la presse, y compris les pires atrocités d’ailleurs... C’est la France qui a été rappelée à l’ordre dans ce domaine là - et d’autres d’ailleurs - pas les USA, si la politique US ne vous plait pas ça ne vous autorise pas pour autant à affirmer des contre-vérités patentes.

- 2) Des faits avérés en France dans la presse et les média mainstream ? Vous plaisantez j’espère ? Mis à part au Grand Soir ou de courts extraits parfois dans Courrier International où avez vous lu, entendu ou vu ça ? Dans Le Figaro ? Dans Libe ? Dans Le Monde ? Sur TF1 ? Sur Antenne 2 ? A Radio France ? Vous connaissez un journaliste français prêt à nommer le chef d’état français "Nicolas Le Pen" (sic), Qui donc ? Poujadas ? el-Kabach ? Colombani ? Il faut revenir d’urgence dans la Voie Lactée !!!!

12/04/2012 17:58 par Yannik

C’est très vrai ce que vous dites Michail, mais concernant Radio France - il faut être juste et rendre à César ce qui lui revient - il y a tout de même une petite exception : l’émission "Là -bas si j’y suis" de Daniel Mermet, même si je vous l’accorderais volontiers, elle reste timide et disons courtoise, mais c’est une exception notable tout de même !

12/04/2012 18:42 par Bonjour

C’est probablement parce que la France dispose d’un secteur financier relativement peu développé : au lieu d’obtenir des capitaux auprès des banques, les capitalistes obtiennent des capitaux auprès de leurs familles

Ceci est très intéressant à plusieurs égards : car l’expression originale employée par l’auteur est "secteur financier sous-développé" (under-developed), signifiant que la France est "en retard" à ses yeux.

Cette expression reflète :
un jugement de valeur : en quoi un secteur financier développé (qui grossit les commissions, les intérêts, crée de la masse monétaire, spécule, etc.) est-il un facteur de développement économique ? Cela reste à prouver si l’on compare même les pays développés entre eux. Je crois que c’est plutôt l’inverse : le financier assèche l’économique.

- un jugement d’intérêt : En effet, en voulant développer les marchés financiers en France, en y créant une classe oligarchique locale qui lui est liée, Wall Street prêche pour la soumission des forces vives économiques des pays visés pour le placement des capitaux qu’elle gère pour ses "investisseurs" (et continue à dominer par la dette et l’intérêt les économies et le secteur public d’autres pays, le néocolonialisme a encore de beaux jours devant lui). Et un jugement d’intérêt encore, parce que l’économie française n’est pas encore assez "en demande". Loin de moi l’idée d’adhérer aux positions politiques des "grandes familles", mais celles-ci représentent un obstacle pour Wall Street, dans le sens où le marché français n’est pas assez "demandeur" de ses capitaux.

Et si on parlait des manoeuvres de la Banque Mondiale auprès de la Commission Européenne en ce moment, privatisations, réduction des secteurs publics, etc. Vite avant les élections !!!

12/04/2012 22:30 par Michail

12/04/2012 à 18:42, par Bonjour
...
Et si on parlait des manoeuvres de la Banque Mondiale auprès de la Commission Européenne en ce moment, privatisations, réduction des secteurs publics, etc. Vite avant les élections !!!

C’est vrai qu’on pourrait parler aussi de recettes culinaires, du championnat de football, ou de la météo, on est encore en République - au Grand Soir tout au moins...

Mais bon, vu que le sujet du fil de discussion, c’est "Les médias français dans le lit du pouvoir" , et à moins bien sûr que ce soit un sujet qui fâche - un petit fond de chauvinisme aidant - ou que la nationalité de l’auteur donne des crises d’urticaire à certains, pourquoi ne pas parler du dit sujet ?

La situation de la presse et des médias en France n’est tout de même pas banale, au point d’en émouvoir un organisme pourtant pas franchement révolutionnaire comme l’OCDE, il faut tout de même aller chercher des pays comme la Hongrie, la Biélorussie ou le Tadjikistan, pour trouver une situation comparable, avec une telle emprise du pouvoir sur les moyens normalement dévolus à l’information, la libre expression, la culture et le divertissement...

12/04/2012 23:01 par Yannik

Vous dites Bonjour : "l’expression originale employée par l’auteur est "secteur financier sous-développé" (under-developed", et ce n’est pas exact, l’auteur écrit : "This is probably because France has a relatively underdeveloped financial sector...", vous oubliez le terme "relativement". De plus vous faites un contresens en traduisant dans ce contexte "underdeveloped " par "sous-développé", il n’est pas question d’un pays mais d’un secteur d’activité, et d’autant que s’y ajoute "relativement" qui n’est pas là par hasard.

"Underdeveloped" ne se traduit en français par "sous-développé " que s’agissant d’un pays, s’il s’agit d’un secteur d’activité ou d’une région, ça se traduit par "peu développé(e)" ou "insuffisamment mis(e) en valeur" et s’il s’agit d’une ressource par "sous-exploité(e)".

La traduction de l’article de tête par "C’est probablement parce que la France dispose d’un secteur financier relativement peu développé..." me semble tout à fait pertinente.

13/04/2012 18:51 par Leo

Ceci est un message amical qui s’adresse à l’équipe de LGS

Didi, l’un des commentateurs de votre site, s’est vu refuser le renouvellement de son permis de résidence. Probablement sur la base d’un rapport défavorable des RG...L’intéressé est originaire d’Afrique, où il a connu plusieurs arrestations pour délits d’opinion..Ce n’est pas un appel à soutien ; Didi qui est également citoyen américain est actuellement en Californie. Je tenais à transmettre à travers cette info à transmettre un message tellement simple et tellement triste : le mouvement alternatif -dont je suis- gère parfois son entrain militant avec une énergie post-pubère qui produit les effets que nous reprochons à l’ordre établi.
Didi a été insulté sur ce site, et accusé d’avoir pris la défense de l’OTAN. Alors même qu’il ne faisait qu’exprimer ses craintes pour la populations civile en Libye...Pays où il a connu une garde à vue musclée, et pas mal de tracasseries.
Le syndrome des médias français frappe au de là de ce qu’on imagine..
J’espère que vous prendrez ma critique de la façon la plus positive, sans insulte et sans censure .

13/04/2012 20:13 par legrandsoir

Didi a peut-être (sans doute) été contesté ici s’il prenait la défense de cette machine à tuer US nommée OTAN.

Mais pas insulté, foi de G

14/04/2012 17:58 par Leo

Je ne sais pas si le fait de traiter un visiteur de "troll" est une "contestation ou plutôt une insulte. m’enfin, peu importe. Au fond je suis convaincu de votre sérieux et de votre bonne foi. Pour connaître l’’intéressé, homme intègre aux convictions profondément marquées à gauche, j’ai trouvé dommage qu’il ait pris ses distances avec LGS sur un malentendu. Vraiment dommage pour Didi, certainement, et peut-être aussi pour ce site honorable qui perd un soutien.

14/04/2012 19:48 par legrandsoir

au fur et à mesure que l’audience du Grand Soir croît (car il croît) vous seriez étonné de voir la faune qui vient roder autour.

Il m’a fallu une demi-heure pour retrouver le commentaire où, effectivement, Didi avait été qualifié de "troll" (après nous avoir copieusement insulté sur un autre article). A relire l’enchaînement des commentaires, la conclusion paraissait inévitable - vue de ce côté-ci de la modération.

15/04/2012 02:04 par Bonjour

@ Yannick - La traduction est impeccable, c’est la plus courante. Le traducteur met du soin, à en juger par les variantes qu’il envisage selon le contexte. Je saisis l’occasion pour remercier les traducteurs qui apportent leurs services, ainsi que pour le choix des articles.

J’ai choisi expressément la traduction littérale « secteur sous-developpé », atténué par "relatively" je vous le concède, car la connotation n’est pas la même. Dans ce cas-ci, la traduction littérale rend mieux la subjectivité et l’intention première des médias de Wall Street qui estiment que le secteur financier en France et ailleurs en Europe devrait être développé davantage en faveur des investisseurs (surtout ceux de la zone dollar). Dans leur optique, "The markets = The people". C’est-à -dire un retour au vote censitaire. On ne parle pas de la même démocratie.

Si vous avez l’occasion d’entrer en contact avec l’auteur, posez-lui cette question : « Estimez-vous que le secteur financier en France doit être développé davantage ? »

En réalité, le secteur financier en France est suffisamment développé, dans le sens où il n’y a aucun problème pour traiter les transactions liées à des échanges de biens ou de services. Développer ce secteur davantage revient à donner plus de place à la finance spéculative et aux investissements de la zone dollar, et donc aggraver la perte d’autonomie économique locale.

Je m’étonne de ce que l’auteur semble considérer que les grandes familles propriétaires des médias vivent en vase clos franco-français avec l’Etat français et qu’il ne sache pas qu’une proportion importante de l’industrie française - et des médias dans la foulée - est passée dans l’orbite de Washington et des investisseurs de la zone dollar.

Les médias français ne défendent plus l’investissement local, exemples :

- Connaissez-vous un média français qui se soit indigné du rabais de 50% dont GM a bénéficié (42% rabais direct + 8% spéculation change) sur le prix payé pour les actions PSA - autre morceau important de l’industrie française atlantisé in extremis en fin de mandat. Si un éditorialiste dans sa rubrique Argent venait à signaler que les petits porteurs en France payent la même action deux fois plus cher, il risquerait de perdre son emploi.

- A t-on la moindre idée du montant de dollars imprimés par la Fed et convertis en titres de la dette publique européenne, ce qui représente un moyen de pression intenable pour nos gouvernants et citoyens ?

Il y a d’autres points intéressants dans l’article, comme les collusions industrie-politique (réunion Sarkozy au Fouquet - Sarkozy serait-il désavoué par Wall Street au profit du PS, Libé, Jean Quatremer ?) dans une comparaison avec la Russie de Poutine, fut-ce un peu "a bit", et une association certainement pas positive pour l’investisseur de Wall Street. Imaginons maintenant que Mélenchon dépasse Sarkozy dans les sondages, il n’est pas interdit de penser que le Financial Times soutienne Sarkozy à nouveau.

Au-delà du conflit d’intérêt lié aux investissements et du combat déloyal dans lequel nous tentons de sauver l’industrie et l’emploi local, nos choix politiques sont différents. Selon ses intérêts, la presse de Wall Street encense ou vilipende les industriels locaux et influence nos choix politiques, notamment par les médias qui ne sont qu’une des facettes du pouvoir réel, aujourd’hui majoritairement atlantisé.

15/04/2012 02:08 par Bonjour

@ 12/04/2012 à 22:30, par Michail -

Non, Michail, je n’ai aucun problème avec la nationalité de l’auteur - dites-moi où vous voyez cela ?

Par contre j’ai un problème avec les pressions financières, médiatiques, politiques et diplomatiques du lobby dollar qui dévalorise le statut de l’Etat auprès des citoyens, ruine notre industrie et le secteur public. Il fait pression pour imposer ses choix et ses intérêts. C’est une forme d’ingérence.

15/04/2012 07:55 par jean-marie Défossé

La corruption des médias français est de plus en plus évidente et sera de plus en plus dommageable pour l’avenir des générations françaises futures .
Ceux qui seront en PREMIERES LIGNES de ces dommages seront bien entendu les simples citoyens français .
Si la presse française a atteint ce haut degré de corruption , c’est que cette dernière s’est faite avec l’assentiment volontaire ou je-m’en-foutiste du peuple français et sans jamais AUCUNE CONTESTATION sur le contenu de celle-ci .
On avale par grosses bouchées les pires mensonges , pourvu qu’ils aillent dans le sens QUI NOUS ARRANGE !
On nous cultive la cécité sur la venue impérative et incontournable du MONDIALISME , pour nous faire imaginer un retour vers une France toujours aussi Grande , toujours autant bourgeoise et aristocratique , et toujours possiblement prospère ; ceci sans nous préciser qui bénéficierait de cette prospérité et de quelles manières et avec quelles méthodes .
Non la France n’est pas un pays de Gauche ...mais bien ancrée à DROITE et de la pire des manières !
Chaque citoyen se laisse volontiers corrompre au nom du mot LIBERTE ; liberté qui ne lui a jamais appartenu !
Tout homme politique se revendiquant de Gauche et qui viendrait très hypothétiquement à la présidence , n’aurait pour seul rôle que de faire le PIRE et le plus RESTRICTIF pour inciter le peuple français à un retour aux valeurs de Droite.
Au nom de ces euphémiques mots LIBERTE , EGALITE , FRATERNITE qui devraient se dénommer à ce jour DEPENDANCE , DISPARITE , SEGREGATION , on nous assène au quotidien et par médias interposés , les modes d’emploi spécifiquement anglo-saxons : de la cupidité , de l’égoïsme , de l’indifférence et de l’apathie coupables face aux guerres que l’on provoque ; mais également les modes d’emploi du jeu , de l’alcool , de la drogue (douce) , de la consommation à outrance , de l’euthanasie légalisée , de l’avortement industriel sans aucune restriction etc...etc...
Au final , on nous inculque au quotidien , grâce au "professionnalisme" corrompu de nos médias français , comment devenir des pions inoffensifs et sans valeur ... ou plutôt : COMMENT NE PLUS ETRE NOUS-MEMES !

15/04/2012 11:37 par Yannik

Quand Bonjour vous dites :

J’ai choisi expressément la traduction littérale « secteur sous-développé »,

Cela montre que vous n’avez pas compris ce qu’est une traduction, pardonnez-moi. Si vous consultez un dictionnaire bilingue digne de ce nom, comme "Le Robert & Collins" ou Harrap’s Shorter par exemple, l’outil de base d’un traducteur, outre les bases de données lexicales de langue idiomatique et autres, vous y verriez que pour chaque mot il y est indiqué plusieurs sens, comme dans un dictionnaire monolingue, mais qu’en plus pour chacun de ceux-ci, il est indiqué une ou des traductions suivant le contexte.

Je dois donc vous dire à nouveau que ce que vous affirmez est faux, dans le contexte du texte, la traduction "littérale" de ’underdevelloped" n’est pas "sous-développé’, c’est un contresens, n’importe quel professeur d’anglais/français ou l’inverse pourra vous le confirmer.

15/04/2012 12:22 par Michail

15/04/2012 à 07:55, par jean-marie Défossé

La corruption des médias français est de plus en plus évidente et sera de plus en plus dommageable pour l’avenir des générations françaises futures .

Je souscris tout à fait à votre analyse, il est à regratter que peu de gens en aient conscience dans l’hexagone, que les courants progressistes n’appellent pas à boycotter massivement ces outils de propagande et n’organisent pas des mouvements pour leur pourrir la vie en perturbant leur fonctionnement.

Ceci d’autant plus que c’est une situation tout à fait singulière en Europe - Biélorussie et Hongrie exclues, bien entendu - voire même dans le monde.

Ailleurs en Europe de l’ouest il n’existe rien de comparable, même si ce n’est pas pour autant paradisiaque, tout le monde connaissant par exemple la main mise du lobby sioniste à la BBC ou les problèmes de concentration financière quasi mafieuse dans les organes de média et de presse en Italie, mais cela n’a tout de même rien d’approchant.

15/04/2012 13:57 par Michail

@15/04/2012 à 02:08, par Bonjour

Yannik n’a pas prétendu ni suggéré avoir traduit ce texte, il se contente de vous expliquer gentiment que vous faites erreur, et il a tout l’air de savoir de quoi il parle.

S’il existait une relation binaire entre un mot dans une langue et un correspondant dans une autre, les moteurs informatiques de traduction n’auraient aucune difficulté à vous produire un résultat parfait, or nul n’ignore que ce qu’ils vous donnent est truffé de contre sens, entre autres fautes, et ne veux dans la plupart des cas même strictement rien dire, quand ce n’est pas le contraire du sens original.

Vouloir faire dire ce qui vous arrange à un texte, c’est la spécialité de certains, tel la sinistre officine de propagande sioniste MEMRI, il faut leur laisser le monopole de ces pratiques indignes, on ne s’honore pas à pratiquer de la même façon.

Mais enfin, ceci étant dit, on s’éloigne du sujet qui nous intéresse ici, à savoir : la presse et les médias en France.

16/04/2012 17:30 par Bonjour

@ Yannick et Michail

Renseignez-vous auprès de votre professeur d’anglais pour savoir ce qu’est une traduction littérale -
"sous-développé" étant à ma connaissance la seule traduction littérale correcte et possible pour traduire "under-developed".

Je maintiens mon choix pour cette traduction car il traduit le mieux le sens qu’a voulu lui donner l’auteur.

"peu développé" est une transformation récente dans la littérature francophone et aux Nations Unies pour éviter la connotation péjorative, en particulier vis-à -vis des pays du tiers-monde. Vous employez donc un euphémisme pour traduire. C’est votre choix. Je le respecte.

Il n’y a pas d’erreur de traduction de ma part. Vous trouverez un grand nombre d’autres traductions officielles identiques. En voici un exemple :

"On estime que le secteur financier des pays pauvres est sous-développé et que l’information provenant de sources officielles et du marché sur les possibilités d’investir et le rendement potentiel des investissements est insuffisante".

Source - DÉCISION DE LA COMMISSION du 5 mars 2003 relative à l’aide d’État que le Royaume-Uni envisage d’accorder en faveur de CDC Group plc (http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2003:199:0028:0035:FR:PDF)

J’ai choisi cet exemple officiel expressément, car le contexte est exactement que celui de l’article.

Michail, nous sommes d’accord ensemble sur le fait qu’il y a un problème grave dans les médias en France (et dans d’autres pays aussi).

Mon explication est que ces médias sont de plus en plus dépendants des investisseurs de Wall Street ou de groupes français atlantisés. Quelle est votre opinion à ce sujet ?

16/04/2012 18:30 par legrandsoir

il y a aussi "en voie de développement"

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