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Les colères « 3ème Guerre mondialesques » de Jean-Luc Mélenchon

Il y quelque chose de commun entre la caste de la bourgeoisie médiatico-politique et certaines épreuves de gymnastique : les figures imposées. Chez les uns comme chez les autres, votre prestation est prédéfinie et jugée en fonction de votre capacité à reproduire les enchaînements, les contorsions, les codes, us et coutumes que l’on attend de vous. La fourchette doit être présentée à droite de l’assiette. Le verre à eau de ce côté là du verre à vin. Et malheur à celui qui poserait un coude sur la table.

Dans une telle ambiance, où le respect de la forme constitue votre droit au respect tout court, tout, ou presque, vous sera pardonné. Vous pourrez dîner avec les plus grands salauds de la terre, et même vous faire prendre en selfie avec eux, pour peu que vous prononciez quelques phrases clés qui ne trompent personne mais font partie des contorsions imposées. Vous pourrez non seulement dîner avec de tels salauds mais pourriez même en être un, ou le devenir, pourvu que la musique soit bonne et le vin bien choisi. Dîner du CRIF, rencontre de Davos... ce ne sont pas les exemples qui manquent.

Comme dans tous les milieux archi-codifiés, les lignes à ne pas franchir sont invisibles aux yeux des néophytes. Dans ces milieux-là, vos colères – feintes ou non – doivent être « mesurées » (comme la plupart de vos propos, d’ailleurs). Dénoncez un génocide en tapant du poing sur la table, et vous recevez en retour des froncements de sourcils, et quelques qualificatifs bien sentis. Soyez vous-même l’auteur du génocide en question, mais n’en parlez que par allusions indirectes enrobées de quelques références géopolitiques parsemées de mots tels que « liberté », « lutte contre le terrorisme », « stabilité », « intérêts », et votre auditoire vous gratifiera d’une écoute attentive et polie. Quelques applaudissements viendront probablement ponctuer votre prestation minable.

Faites assassiner un journaliste dans un consulat et votre image risque d’être « écornée » (selon FranceInfo, 14/10/2018). On est contents de savoir (quand même) que le risque existe.

Ces dernières années, les propos littéralement orduriers des dirigeants israéliens ont dépassé leur quota habituel, mais la fourchette était bien à droite de l’assiette.

Il paraît que Jean-Luc Mélenchon est « coléreux ». Moi aussi.

Il paraît qu’il lui arrive d’« insulter » des journalistes (quelle manque d’étiquette envers une profession qui n’en a plus). J’en ai souvent envie aussi.

Il paraît qu’il tape parfois du poing sur la table. Apportez-moi donc cette table que je lui tape dessus aussi.

En en mot comme en cent, les offuscations des médias ne sont pas les miennes alors que les colères de Jean-Luc Mélenchon le sont, et plutôt deux fois qu’une. Et ces colères seraient probablement aussi les vôtres sans l’insupportable hypocrisie des faiseurs d’opinion qui nous entourent.

Viktor Dedaj

COMMENTAIRES  

21/10/2018 16:51 par Danael

Le droit des peuples à se mettre en colère, n’y pensez même pas ! Encore moins leurs dirigeants. Non le châtiment médiatique et politique doit être exemplaire dans ce cas. Mais effectivement on peut affamer et tuer avec cravate bleue et boutons de manchette en or pour maintenir la grandeur et les intérêts du pays quelque part...

21/10/2018 19:19 par irae

Sisi ses colères sont les miennes et même je le trouve bien gentil parfois. Un autre dont on fait pourtant l’éloge ici est à l’instant en train de taper sur Mélenchon sur une chaîne du service public. Mais il dit ça tellement bien !

21/10/2018 20:54 par Photini

à irae : de qui s’agit-il ? (je ne regarde plus la télé)

21/10/2018 22:14 par GERARD

A priori, la séquence politique qui vient de se passer n’est pas en faveur de Mélenchon. Mais , j’ai l’impression que toute la colère qui s’est exprimé sera bientôt apprécié par les gens disons plus ou moins en attente .
J’ai discuté avec des gens qui sont loin d’être des macronistes et qui sont dubitatifs sur la forme mais pas sur le fond.
JE VEUX DIRE , que quand la vérité apparaitra ( une grosse manipulation ) alors le bien fondé de cette colère sautera aux yeux.

21/10/2018 22:24 par Georges SPORRI

Grace aux images imbécilement fournie par le pouvoir policier et le juge pour pleurnicher contre les gesticulations des responsables FI lors des perquisitions abusives et grand-guignolesques, les TV et les journalistes de nombreux pays ont pris conscience de la brutalité imbécile et abjecte des autorités françaises. L’image de Macron rejoint celle de Trump, mais s’il persiste il va peut être être comparé à son ami le général égyptien ou à Erdogan !

21/10/2018 23:34 par Geb.

En effet, Viktor a raison sur le fond et la forme : Ce qui s’est passé c’est pas bien...
Mais par rapport par exemple à ce qui se passe pour Lula c’est que dalle.

Cependant j’ai quand même un doute sur les capacités de Mélenchon à saisir que ce qui se joue actuellement, (En France et dans le Monde), n’a plus rien à voir avec les comédies de boulevard qui ponctuaient la "Politique" des trente ou quarante dernières années.

Trop d’hésitations, de retours sur ses actes et se paroles, un manque certain de sûreté de soi... Et surtout des "colères".

Quand on maîtrise un sujet et surtout quand on prétend le maîtriser au nom du Peuple et de la Justice sociale on ne peut se payer le luxe d’avoir "des colères". Ou si on en a et qu’on les expose au public elles doivent êtres préparées et feintes au moment opportun. Pas quand on vient de se mettre en porte à faux comme après l’incident de Marseille ou quand on se montre ami-ami en public avec celui qu’on est mandaté à descendre en flèche.

Mélenchon n’a apparemment pas compris que le temps n’est plus au "politiquement correct". Ceux qui dans le Monde se prétendaient "comme lui" porte-paroles des écrasés contre les puissants sont soit morts assassinés, soit risquent de l’être à tout moment, soit sont emprisonnés et poursuivis sous de faux prétextes... Ou ont définitivement trahi et sont devenus pires que les autres qu’ils prétendaient combattre.

Avec le défaut du FN, (Qui a définitivement perdu sa crédibilité comme changeur de donne politique en France en même temps que son nom), Ia F.I. est devenue la seule "force" politique potentiellement capable de rassembler les "Progressistes", (Vous remarquerez que je ne n’emploie pas le terme "Gauche" qui pour moi est un devenu concept destiné aux gogos qui ne veulent pas se mouiller*), contre la casse accélérée et le démembrement de la Nation et pour la sortie de l’Europe de l’Euro et de l’OTAN avant que le pays ne soit réduit réellement et entièrement à un statut de dominion yankee.

Les "gens", ainsi que les nomme si bien Jean-Luc, peuvent supporter les outrances verbales et plus, les idées audacieuses, et même les sacrifices... Ils ne supportent pas les indécis et ceux qui leur semblent ménager la chèvre et le choux sans motif valable ou démontré comme tel. Surtout quand ceux-ci ont un passé qui jusqu’à aujourd’hui n’a pas démontré une réelle rupture avec les pratiques d’une démocratie frelatée dans les ors d’une République scélérate bourgeoise et un Sénat réactionnaire...

Alors les "colères", oui. Mais juste quand il faut. Pas quand on se sent vexé d’être traité comme un petit dealer de banlieue par ceux qu’on imaginait être ses pairs.

JLM n’a pas de "prérogatives" à faire valoir. Ce qu’il subit lors de ses derniers avatars n’est pas plus que ce que subissent des centaines sinon des milliers de citoyens de France et de Navarre chaque jour, ce que subissent des chefs d’état qui refusent de trahir leur peuple, ce que subissent les "vrais journalistes" qui prétendent rapporter l’actualité honnêtement. Sous des accusation et des prétextes au moins aussi fantaisistes que celles et ceux portés, (Je l’espère à tort), contre lui et son Mouvement.

Il n’y pas d’"ami Macron", pas d’amis "Américains", pas d’amis "Israéliens sionistes", pas d’amis Emiratis, pas de "pairs" sénateurs, et surtout il n’y a pas de tyrans présumés, ni même de "nouveaux Hitler", désignés par ceux qui fabriquent des "tyrans" et des "Hitler" à la chaîne ; lesquels ils ne désignent jamais comme tels...

Tant qu’il n’aura pas compris que ses colères doivent être non seulement savamment maîtrisées et engagées publiquement et officiellement sur des sujets sensibles et plus, qu’il n’y pas de honte à traiter ces pseudo "journalistes" mercenaires de noms d’oiseau mais que si on le fait il ne faut pas uniquement le faire quand ça vous touche mais TOUJOURS quand ils mentent sur des sujets qui engagent la vie de nos concitoyens et même celle des citoyens du Monde entier,, (C’est à dire trois ou quatre fois par jour actuellement - Et sur TOUS les sujets), il ne pourra prétendre au respect dû à ceux qui mettent leur vie en jeu pour la vie des autres.

Ceux qui me lisent parfois ici savent que je l’ai quand même soutenu au moment où il le fallait. Mais s’il continue dans l’indécision, il finira soit comme un Allende, soit comme un Tsipras. Et comme pour ces derniers, que ça soit comme l’un ou l’autre ce n’est pas eux que je plaindrai ou blâmerai : Dans les deux cas il n’ont pas fait ce qu’il fallait faire comme il se devait et au bon moment.

Mais je plaindrai certainement ceux qui l’auront suivi et qui se prendront à nouveau les coups de bâtons en retour après avoir gaspillé du temps dans des actes inutiles et perdu encore une parcelle d’espoir révolutionnaire...

22/10/2018 03:18 par Roubachoff

@Geb
Je souscris à cent pour cent. Pour moi, malheureusement (combien de fois devrais-je insister sur cet adverbe), LFI au pouvoir, ce serait du Tsípras avec l’UE et du Mitterrand pour tout le reste - rappelons que le "tournant de 1983" a eu pour couronnement, plus tard, un Tapie ministre de la ville. Sur ce site et un peu partout, les gens qui n’ont aucun doute font mine de croire que nous en avons juste pour les embêter et leur casser le moral. Au bout d’un moment, c’est fatiguant.
Une petite pique amicale à Viktor, avec un beau sourire : quand on lâche la bonde à sa colère, sur LGS, on se fait en général engueuler par la modération.
Cordialement à tous.

22/10/2018 07:52 par legrandsoir

quand on lâche la bonde à sa colère, sur LGS, on se fait en général engueuler par la modération.

Si on faisait l’objet d’une perquisition politique, les bondes seraient grandes ouvertes.

22/10/2018 05:24 par alain harrison

Bonjour.
Bon , plusieurs articles et angles de vue vont sortir sur la colère de JLM. Il a passé à côté. Tout en gardant la forme colère, mais en respirant, il aurait du explicité les vrais raisons et rendre compte de l’ampleur de l’événement. Sa colère tout en gestuel, et surtout la démonstration de la grandeur de son égo n’aide pas la FI. Il devrait prendre des temps de repos et se regarder un peu. Est-il en train de gaspiller le grand tribun qu’on lui attribue ?
Le cas de Ortega. Il a manoeuvré (compromission), tenté de sauver le choux et la chèvre, ce qui a réussi un bout de temps, améliorant la situation des pauvres, mais il n’a pas su initié l’organisation du peuple, ce qui semble être le cas au Vénézuéla.

Pour Maduro, le temps est-il venu ? Qu’il réorganise l’État, partagé : les communes, l’ANC et le gouvernement, avec des rôles différents dévolue à chacun. Le gouvernement pour la politique extérieure (et faire la promotion de l’état démocratique), l’ANC pour la politique intérieure et les communes pour les objectifs (……).
Ici, je cherche une voie pour passer de l’état de droit à l’état démocratique. Bien sûr, il s’agit de traits grossiers, mais l’artiste fait des ébauches qui lui servent. Faisons de même. Mais soyons claires sur les fondements du monde que nous voulons. Nous n’entrerons pas au paradis, mais pouvons avancer les pièces pour d’autres comme la ligné de la science. Les pièces maîtresses, quelles sont-elles ?

22/10/2018 08:00 par Xiao Pignouf

@Roubachoff,

ce serait du Tsípras avec l’UE et du Mitterrand pour tout le reste

Chassez le naturel et il revient au galop.

Sur ce site et un peu partout, les gens qui n’ont aucun doute font mine de croire que nous en avons juste pour les embêter et leur casser le moral.

Si croire ça vous rassure, alors grand bien vous fasse.

Au bout d’un moment, c’est fatiguant

On a au moins ça en commun.

22/10/2018 09:06 par yack2

Il est d’une importance vitale(de mon point de vue) que nous réhabilitions la colère comme forme politique majeure. Il suffit d’ouvrir un livre d’histoire pour en voir la nécessité. Il est suicidaire de faire la fine bouche sur la colère de Mélenchon(et ceux qui croient que Ruffin ou un autre puissent mieux faire sont des benêts, car ils auront le même traitement avec sûrement moins de capacité de résistance) ,il faut la faire notre.
Le camps d’en face n’a nul besoin de se mettre en colère, il dispose de toute le violence institutionnelle, du cynisme pour l’imposer.
Cette caste a peur de la colère et de ce fait la délégitimise, ne tombons pas dans ce piège ,notre colère est légitime.
D’autre part,la séquence actuelle,vue dans son ensemble est éclairante (Complotiste !!!!) et je ne crois pas aux coïncidences :
- Macron en crise partout
- Mélenchon en hausse qui récupère la gauche du ps
- lancement à grand renfort de couvertures médiatiques de la gauche intelligente(et surtout atlentiste, européiste etc etc,) glucksman et ses sbires
_perquisition
- haro médiatique-fuite médiapart
et la suite à venir,car ne soyons pas naïf,s’ils peuvent mettre Lula en prison,Corréa en examen,Maduro,à la CPI,virer Roussef et d’autres ils pourront nous mettre Mélenchon en examen.(voir l’article de Castelnau,demander le programme)
Donc,si un arc de gauche se dessinait,la droite de droite et de gauche ne reste pas les pieds dans le même sabot. Aussi à tous ceux qui aurait des doutes sur la gauche intelligente....dites vous bien qu’elle fera tout pour que rien advienne.
Il faut vraiment qu’il y ait le feu à la maison pour que les méthodes sud-américaines débarquent à la maison....C’est peut être une bonne nouvelle.

22/10/2018 09:34 par cunégonde godot

Avec le défaut du FN, (Qui a définitivement perdu sa crédibilité comme changeur de donne politique en France en même temps que son nom), Ia F.I. est devenue la seule "force" politique potentiellement capable de rassembler les "Progressistes", (Vous remarquerez que je ne n’emploie pas le terme "Gauche" qui pour moi est un devenu concept destiné aux gogos qui ne veulent pas se mouiller*), contre la casse accélérée et le démembrement de la Nation et pour la sortie de l’Europe de l’Euro et de l’OTAN avant que le pays ne soit réduit réellement et entièrement à un statut de dominion yankee.

Ce ne sont pas les "progressistes" que M. Mélenchon doit rassembler, mais les Français.
En restant pro-"européen", c’est déjà le cas pour les "progressistes". Ils sont tous là derrière lui : minoritaires dans le pays, mais archi-majoritaires dans les médias "progressistes", tous les médias "progressistes" ou peu s’en faut. Quand on lit les commentaires d’un certain lectorat de base du Grand Soir à propos d’un article de M. Pierre Lévy, p.ex., on comprend tout de suite ce que l’on entend par "progressisme" aujourd’hui...

22/10/2018 09:45 par irae

a photini : un avocat hyper mediatique - macrono compatible et d’une mauvaise foi dans ses défenses qui frise l’indécence, il n’hésite pas non plus à détourner l’attention des jurés sur les familles de victimes soumises à la double peine.

22/10/2018 09:56 par irae

a Geb
Vous produisez la 1ère analyse argumentée et pertinamment utile de JLM. Je partage votre opinion sur la séquence marseillaise nocturne et l’idée qu’il faut effectivement s’attendre à un durcissement des réactionnaires libéraux pleins aux as à mesure que le mécontentement populaire commence à gronder.
La où je ne vous suis pas c’est sur sa critique des merdias avec qui il est en guerre ouverte depuis bien longtemps (et pour cause les faiseurs de roi nous ont donné un dangereux monarc).

22/10/2018 10:06 par Danael

Il y a du vrai dans ce que vous dites Geb. Mais le défaut d’une pleine conscience du système est dû aussi au vide autour de LFI. Questionnez aussi ce vide plein de modérés qui font la leçon à LFI en étant eux-mêmes des freins à la mobilisation des citoyens. Il faudrait donc nettoyer dans toutes les cours " progressistes" pour commencer une autre stratégie en toute conscience que ce système est devenu fasciste et qu’il est temps de se mobiliser contre lui.
Quant aux leçons données à l’Amérique Latine actuelle où il y a encore trop de pauvreté, d’analphabètes et peu de moyens, tout en ayant l’artillerie des coups constants portés par les Américains, commençons à faire donc le quart de ce qu’ils font ( Ils continuent la lutte partout dans l’unité) et nous serons déjà très avancés.

22/10/2018 10:45 par Manant

Quitte à choquer, dans cette "démocratie" gobergée par les médias, JLM apparaît comme un épouvantail conçu pour effrayer les Maîtres, et comme un bateleur habile pour occuper les Asservis, sans opposition digne de ce nom, sans presse libre, sans rien que ses cordes vocales pour crier.

22/10/2018 11:07 par jo nice

Ils me font marrer tout les gens qui disent que JLM aurait du mieux gérer sa colére... Sa se voit que vous vous etes jamais fait réveiller au petit jour par la police.Croyez moi,c’est pas facile d’être télégénique et pertinent quand des robocops font une irruption inatendue dans votre appart avant le café.

22/10/2018 13:33 par irae

Assez sanguine moi-même je suis entiérement d’accord avec jo nice (je pense même qu’il y aurait eu plus qu’échange verbal). A froid douillettement lové dans son sofa facile de jouer les valeureux donneurs de leçon stoïques ainsi que font dans un bel ensemble les merdias et politiques de tout bord dont bon nombre ne doit pas avoir les fesses plus propres. On les voit déjà monter dans les décibels et pour bien moins que ça (ainsi de la fille à papa salamé écumante il y a 3 ans sur onpc face à onfray ou la folle-dingue hystérique sur lci il y a quelques jours hurlant sur Antoine Léaumont).
Et puis sortons de l’amnésie et rappelons aux donneurs de leçons l’appel d’un certain ministre éphémère de l’intérieur pour demander à un media de ne pas évoquer son affaire.

22/10/2018 13:35 par irae

@yack2

Analyse partagée.

22/10/2018 14:44 par szwed

Le coup de force anti-républicain perpétré par le régime macronien et subi par l’un des principaux partis de l’opposition parlementaire, en l’occurence la FI est d’une telle soudaine violence qu’il en vient à sidérer les gens et altérer la lucidité et le jugement de mes amis qui ne décolèrent pas de la colère de Jean-Luc Mélenchon. Ces deux faits m’exaspèrent, le premier bien plus que le second. A la place du leader de la FI et à chaud qu’auraient-ils fait ces chers amis ? C’est commode de critiquer un comportement après coup, pour ne pas voir une saine réaction de légitime révolte. En effet il apparaît clairement que le principe fondamental de l’égalité de traitement des élus et de leurs organisations ici, n’est pas respecté. Vu la violence de ce coup de force anti-républicain, la colère et la révolte de Mélenchon comme des leaders de la FI est pleinement légitime. Ce n’est pas moi qui le dit c’est le Conseil Constitutionnel (cf sur son site , voir la déclaration des droits de l’homme et du citoyen :" Article 35. - Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs". Avec cet épisode, j’ai le sentiment grave que la République vit un moment particulièrement inquiétant dès lors que l’opposition principale à un gouvernement quel qu’il soit, se voit d’être agressée avec un tel déploiement de moyens judiciaires et policiers. Sans exagération, le stade suivant à l’exemple du régime de Vichy qui arrêtait et emprisonnait ses opposants politiques n’est pas loin. Souvenons nous également que pour des arrangements scélérats, c’était en 1994 les mêmes policiers, ont refusé eux, d’exécuter une perquisition au domicile des époux Tibéri !
Le drame aussi dans cette affaire demeure l’instrumentalisation médiatique des évènements par le système médiatique public et privé (la presse milliardaire, la presse du service Public, comme la presse de connivence comme peut l’être Médiapart ; un organe que j’ai personnellement quitté, au moment de la campagne des présidentielles de 2007, car ce média atlantiste est tout, sauf neutre). Ce qui oblige chacun de nous à s’informer ailleurs et notamment au Grand Soir que je remercie une fois de plus.

22/10/2018 14:47 par Geb.

@Cunégond Godot et à ceux qui ne veulent pas comprendre les concepts :

"Progressiste" ne signifie pas et n’a jamais signifié "contestataire de salon". Et il n’y a pas aujourd’hui un seul médias officiel ou prétendu d’opposition qui soit "progressiste". Tous sont là pour empêche ou freiner le "Progrés" social et politique. En fait pour pérenniser l’Ordre établi et gêner a mise en place d’un changement radical de répartition des biens et des richesses créées.

Quant à la notion de "Gauche" elle n’existe et n’a jamais existé que lors de la Constituante de 1789 et depuis n’a jamais servi que de cache sexe à des "Révolutionnaires honteux". Ainsi qu’aurait pu les définir Georges Politzer en son temps.

Il paraît que c’est au pied du mur qu’on peut voir le maçon. On y est et ça n’est pas la Gauche qu va nous montrer l’essentiel à accomplir. Ce qui nous le montrera ce sont les nécessités immédiates ; les alliances de circonstances face à l’ennemi commun, mais sans compromis dans le temps, et surtout une clarté dans les définitions et les analyses stratégiques.

Les "gens" suivent ceux qui sont clairs, qui leur indiquent des voies et leur donnent des armes, et surtout qui ne les trahissent pas sous de prétextes divers et pour des raisons personnelles. "Progressiste" ça veut dire cela : Permettre à la Société de "progresser" vers le "mieux" pour la Majorité exploitée au détriment de la Minorité prédatrice. C’est bien clair et bien précis. Si un quelconque "révolutionnaire" ou ’Communiste", avait parlé de "Gauche" sinon pour stigmatiser la Soc’ Dem il y a 50 ans, tout le Monde "progressiste" aurait rigolé de lui.

Ici on parle toujours, de manière stigmatisante, de Tsipras : Vous croyez peut-être que ce qu’à réalisé un Gayssot, au nom d’un PCF qui était encore respecté, au sein d’un gouvernement dit "De Gauche" et d’"Union", en détruisant la SNCF comme aucune Droite n’y était jamais parvenu ce n’était pas aussi grave sinon dans le volume mais dans la qualité ??? Et c’était pas en Grèce ni dans un pays exotique... Mais bien en France. Et les exemple sont légions des personnalités politiques et des partis qui se sont vus phagocytés au nom de la réalpolitik, pour n’avoir pas su, soit garder leur identité à tout prix, soit carrément se saborder pour ne pas entraîner les innocents avec eux vers le gouffre.

Et vous pensez peut-être que l’inconscient collectif populaire aurait gommé l’événement, et ne se serait rendu compte de rien ?

Aujourd’hui JLM est à la croisée des chemins : Soit il devient un Castro ou un Chavez, (Et ça sera encore plus dur car les enjeux stratégiques impériaux sont bien plus élevés et la Bourgeoisie est bien plus au pied du mur), soit il basculera du côté des Duarte, Tsipras, et Mitterrand. Ou il disparaîtra, physiquement ou politiquement, pour n’avoir pas compris à temps que, face aux enjeux actuels, JLM sans le Peuple de France en ENTIER derrière lui, ou le dernier des peigne-cul au coin de la rue, pour les amis de ceux qui découpent en morceau des opposants dans les ambassades, ou qui détruisent des Nations entières pour l’exemple, ça n’est rien. Que dalle. NADA !

Vu ce qui se prépare à l’horizon on n’aura pas beaucoup à attendre pour savoir. Mais s’il nous veux avec lui, (Et la Majorité des opprimés de même), quand ça va s’écrouler, il va falloir qu’il donne bien plus de sa personne et de sa réputation, qu’il affine bien plus ses analyses et ses communications, et même qu’il conforte bien plus sa protection rapprochée et celle des ses militants, que ce qu’il a fait jusqu’à aujourd’hui.

Et surtout qu’il le fasse collectivement, avec son ego bien raccroché au clou.

22/10/2018 14:52 par BQ

Tellement vrai Viktor, merci !

22/10/2018 15:48 par mandrin

Je ne souscris pas au propos de Geb comme l’énonce @roubajoff dans la mesure ou il dit qu’il a soutenu Mélenchon en son temps des présidentiels, dès lors qu’un orage de colère légitime s’exprime après somme toute une campagne de diffamation considérable se mesurant en années et qui a pour aboutissement son domicile par perquisition "se n’est pas rien même au regard de la position qui est la sienne dans le monde politique pourris " et de dire aussi qu’il y a de quoi être en colère.
Cette colère est des plus que mesuré face a la démesure et elle n’en-es pas moins humaine qui pour autant s’adresse a l’injustice d’une justice d’état...pour rappel, Mélenchon n’est qu’un outil comme il l’a dit lui même pour une révolution par les urnes et qu’il est de bon ton de rappeler a lui et à l’atmosphère ...le mouvement reste entier ; alors de détaler comme des lézards au moindre ébranlement témoigne de bien peux de conviction pour le futur qui nous occupent !

Il n’est colère que ceux qu’il la provoque à l’abus.

22/10/2018 16:11 par Yannis

Misère de la société du spectacle.

Il y aura toujours parmi les commentateurs de l’actualité microscopique de la politique française, des voix pour analyser le caractère coléreux de Mélenchon ou son dernier tic. Un aspect humain sur lequel n’importe quel quidam peut surfer sans crainte, auquel n’importe quel opposant à la FI peut se raccrocher sans avoir l’ombre d’un argument ou d’une pensée critique. Or une grande partie de "la gauche" en France se veut toujours plus pure et exigeante, plus royaliste que le roi, plus intelligente et perspicace afin de montrer qu’on ne la lui fait pas, qu’elle est contre le système... au point de dézinguer ses principaux atouts et forces. Attitude d’ado prétentieux et luttes d’égos autour du supposé montrueux EGO de Mélenchon. Si tout le monde joue ce jeu-là, ce n’est donc pas un hasard qu’on ait un petit roquet imbus de sa personne en représentation nationale à l’étranger. Eh bien les gens, faites le job à la place du Grand Méchant Méluche, sinon vos considérations de psy de comptoir, c’est au PMU du coin, ou chez un spécialiste qu’il vous les faut épancher. Ce qui aiderait possiblement à surmonter le défaitisme chronique des "gauchistes".

Vous n’aimez pas la mer, vous n’aimez pas la montagne ? Eh bien... (comme disait si bien Bebel dans "A bout de souffle" de Godard). Ce titre correspond d’ailleurs bien à l’état général de la société française. Quand celle-ci versera définitivement (objectivement et spectaculairement, car pour les structures, tout est en place) dans le néofascisme ultralibéral, combien des détracteurs de JLM en ce moment en auront définitivement le souffle coupé ? Certains penseront possiblement "Ah, si j’avais su...". Je sais que ce commentaire sera pris comme un soutien aveugle à JLM (j’exige d’ailleurs l’opacité totale concernant mes relations intimes avec Jean-Luc, je compte sur vous). La démocratie vous gène aux entournures ? Essayez donc une bonne vieille dictature des familles. Sinon pour ceux et celles qui aiment les nouvelles tendances, l’équipe de barbouzes et de repris de justice de Macron vous prépare une nouvelle version, spécialement pour vous, les gens.

Sinon je ne comprends pas trop le titre de l’article, qui au demeurant est très bon.

22/10/2018 17:59 par alain harrison

Bonjour Jo Mice.
Je reconnais mon erreur d’appréciation sur la colère de JLM et je m’en excuse.
Cela étant dit, Yack 2 dit : « « dispose de toute le violence institutionnelle, du cynisme pour l’imposer » »
Effectivement, le libéralisme montre sa vraie nature manipulatrice.
Même le mot progressiste est récupéré.
Les mots sont malheureusement détournés de leur signification et sont devenus un terrain mouvant.
Quelle est la planche de salut ?
Être sur notre propre terrain.
Tant que les syndicats ne feront pas la promotion des coopératives autogérées auprès de leur membre, en premier, ils seront les gérants des boss.
Notre problème de fond est l’absence de reconnaissance, de condamnation et de démonstration que l’ exploitation de l’homme par l’homme est la grande cause de l’état actuelle du monde.
Chacun fait sa petite affaire, dans la mesure qu’il en est satisfait et qu’il a l’espoir d’avoir plus. L’embourgeoisement est entré dans les moeurs de la plupart.
Pour passer de l’exploitation à la solidarité, comment faire, de quoi faut-il faire la promotion ?
Au Vénézuéla, est-ce que le terrain est propice au passage de l’état de droit à l’état démocratique (organisations du peuple).
Il y a trois instances maintenant au Vénézuéla : les Communes, l’ANC et le gouvernement. Une restructuration est possible ?
Ces trois instances peuvent reconfigurer le pouvoir politique (effectif) : Le gouvernement pour la politique extérieure, l’ANC pour la politique intérieurs et les Communes pour les orientations. Ici, j’essaie de voir comment passer de l’état de droit à l’État Démocratique. Et le Vénézuéla en a sans doute, plus que le potentiel. Au gouvernement Vénézuélien d’agir dans ce sens.
Je remet l’article :
Renaître avec toutes les forces du mouvement populaire
L’auteur : Katherine Castrillo
15 décembre 2015
« « Y-a-t-il des accords communs pour cette construction parmi les hauts dirigeants du chavisme ? Si tel est le cas nous devons faire nôtres les paroles du président Maduro : rien ne s’est arrêté, rien ne s’arrêtera. Mais ces accords semblent assez récents et ils deviennent particulièrement urgents à l’heure de redéfinir les priorités de la révolution qui passent par la reconnaissance et le transfert de compétences au gouvernement populaire. Nous devons nous demander si comme mouvement populaire nous avons dépassé le stade de la légitimation interne, pour passer à la construction effective de la commune. » »
https://venezuelainfos.wordpress.com/2015/12/12/renaitre-avec-toutes-les-forces-du-mouvement-populaire/
La question est posée depuis un bout de temps, semble-t-il.
Maintenant Maduro et l’ANC ont un momentum ? Encore ?
Peut-il y avoir un accord commun : PARDEM, FI,...., société civile, syndicat, groupes sociaux…….. sur un projet de "société", un consensus pour une organisation politique (un nom) autour du quel se rassembler ?

22/10/2018 18:48 par leon

les limites d’une stratégie, pose bien de questions
1 oui il y a disproportion de moyen pour des faits de petit enrichissement perso supposé, normal qu’il se défende
2 quand a l’ennemi de la bourgeoisie que l’on voudrait faire taire au vu du long parcourt politique ce la ne tient pas la route, il fait parti du paysage
3 oui il y a un déchainement médiatique contre lui n’a-t-il pas fournis les armes ?
4 c’est lui est ses équipes qui ont invité les médias, cela a permis de passer des images en boucle sur les chaînes info
5 LFI a été créée par lui et pour lui, ou lui est le seul maître a bord
6 plus un florilège de phrase culte dans sa mégalo, ma personne est sacrée, je suis la république, mais 7 millions de voix, n’en jeté plus la corbeille est pleine et je ne parle pas de cette journaliste violament rembarré sans aucun respect pour cette personne rien pour cela c’est un petit personnage

22/10/2018 19:45 par Roubachoff

Cette fois, vous ne me fatiguez plus, cher Xiao, vous m’épuisez. En des instants si dramatiques - menaces sur l’immunité parlementaire de JLM, rien que ça - on aimerait avoir au moins en face de soi un Ivanov, certes implacable, mais sachant de quoi il parle et capable d’élever le débat. Au lieu de ça, c’est Gletkin qui apparaît, fier de son front de taureau, de ses quatre éléments de langage et de l’art d’avoir raison au Café du Commerce pioché dans les fonds de tiroir de Schopenhauer. Reprenez-vous, l’ennemi ce n’est pas moi. D’ailleurs, qu’avez-vous à gagner, même si vous parvenez à me décrédibiliser ou à me ridiculiser ?
Au lieu de tirer sur des gens qui exposent franchement leurs doutes politiques, mais qui soutiennent néanmoins LFI dans cette tourmente, soyez un défenseur imaginatif. Demandez-vous, par exemple, si le choix de la date ne visait pas à créer un contrefeu (d’ailleurs réussi) à la sortie du livre sur Mimi Marchand que redoutait tant l’Elysée. Interrogez-vous sur le lien possible entre la démission de Collomb, l’impossibilité de lui trouver un remplaçant "vedette" et le montage juridico-médiatico-policier en cours. Pesez de tout votre poids pour que vos proches et vos amis rendent à Mediapart la monnaie de sa pièce… Il y a tant à faire, et il nous reste si peu de temps...
Cordialement
PS : Si j’insiste pour que votre locuteur principal soit clair sur sa vie privée (car il en a bien une, je suppose) c’est pour qu’il ne lui arrive pas la même chose qu’à Ramadan, quand la meute l’aura lui aussi acculé. Regardez ce qui se passe aujourd’hui… A force de vouloir jouer les saints et martyrs (ce qui lui a valu un "refus de défendre" justifié de Dupont-Moretti) il aurait pu gagner des mois sur la procédure en mettant carte sur table. C’est d’autant plus facile dans le cas de JLM qu’on ne lui reproche aucune infraction sur ce plan-là. Sur la vidéo, à son domicile, il est clair qu’il y avait quelqu’un avec lui ("mets-moi ça !" en parlant de son écharpe tricolore). Qu’il précise donc les choses et coupe l’herbe sous le pied aux vautours.

22/10/2018 20:40 par irae

Leon et un florilège des mégalomanies des présidents passés, actuel ou putatifs ça vous dirait ?

22/10/2018 20:52 par Xiao Pignouf

Roubachoff, pouce. Je ne vous considère pas comme un ennemi, mais vos allégations sur ce que sera Mélenchon s’il a le pouvoir un jour m’insupportent. Je veux dire, vous et moi, on est pas d’accord là-dessus, point,. Je ne vous juge pas rapport à ça, mais je trouve que votre tort c’est de ne pas vous dévoiler suffisamment : si selon vous il n’est pas le bon cheval, qui alors ? Faites moi le plaisir de répondre à ça, sinon débattre avec vous, c’est comme jouer au tennis contre un mur.

Pour le reste, nous sommes d’accord, et j’apprécie que malgré vos désaccords avec lui, vous le défendiez quand même, de fait, vous n’êtes pas un ennemi. Juste un contradicteur, mais qui avance masqué. Et pardonnez-moi si mes arguments paraissent en bout de route bas du front (c’est vrai), mais vous avez tendance à vous répéter, et il est clair que le mieux que je puisse faire parfois c’est de vous laisser élucubrer sans répondre.

Sans rancune.

22/10/2018 22:31 par Roubachoff

D’accord pour le pouce, j’ai moi aussi d’autres choses à faire.
Cordialement

23/10/2018 00:14 par Geb.

@ Mandrin...

Pour une clarification il suffit de relire mes interventions lors des Présidentielles.

J’ai soutenu Melenchon "par défaut" parce qu’il n’y avait qu’un vide intersidéral en dehors de lui. C’est dire le niveau de vacuité d’alors.

Et surtout dans l’espoir que les vraies forces révolutionnaires s’emparent de l’élan créé pour booster le Mouvement LFI en entraînant JLM à soit devenir soit le leader nécessaire, soit à lâcher le morceau sans jouer plus longtemps le rôle de cache misère.

Ces espoirs se sont dilués dans les querelles de clocher et les discussions de bistrot du Commerce qui ont laissé la LFI dans son marécage confite dans ses anciennes pratiques bourgeoises et ses certitudes.

Je le dis sans vergogne, ça n’est aucunement la faute à Mélenchon, mais bien à ceux qui auraient dû jouer le rôle de comburant pour rehausser le ton révolutionnaire.

Tant que ceux qui prétendent au changement n’auront pas compris que face à un ennemi supérieur en nombre et en armement, ennemi qui plus est ne respecte aucunes règles, on ne combat pas avec des armes physiques et éthiques identiques aux siennes, rien ne sera possible. Et que le temps perdu ne se rattrape pas. Ce qui était difficile hier deviendra douloureux aujourd’hui et pratiquement impossible demain.

Et encore moins dans le cadre des règles émises par lui en lui demandant de fournir les munitions, le fric, et les approbations.

Regardez donc le Brésil. Lula n’est jamais qu’un JLM qui aurait "réussi", mais n’aurait pas été au bout de la vraie stratégie, soit par ignorance, soit par timidité, soit par suivisme. Mais ça n’est pas uniquement son fait, c’est aussi causé par l’incompétence de ceux qui prétendus dirigeants "révolutionnaires" n’ont pas su le faire dépasser ses blocages, n’ont pas su dépasser les leurs, et n’ont pas su mobiliser le Peuple pour ça.

Et regardez aujourd’hui ce qui arrive au Brésil : C’est ce qui se passera demain si JLM est élu sans qu’une force puissante révolutionnaire populaire ne le pousse à passer le Rubicon franchement et ouvertement.

Si ça arrive on pourra alors réellement parler de ce qui arrive quand on viendra frapper à la porte au petit matin chez ceux qui auront eu le malheur de "mal penser"..

Si j’étais à la place de "certains", (Surtout ceux pour qui "ça n’arrive qu’aux autres"), je me ferai plus de soucis pour ce qui m’arrivera à ce moment là que pour l’avenir de JLM aujourd’hui.

Et pour vous détendre faites comme moi : Regardez encore une fois "Brazil" de Terrry Gillian.

Bientôt ça sera presque un film d’actualités socio-politiques..

23/10/2018 10:40 par mandrin

Une chose est sure, c’est qu’après ce coup de force "un de plus" l’essentiel vas vite dilué les querelles de cloché comme vous dites "lesquelles je ne sais pas" a la France insoumise, maintenant la menace est réelle et signe de grave événement à venir, il ne se cachent plus sa matraque de tout coté.
Pour le moins positif, il en découle pour une prise de conscience d’une réalité clair sans détour qu’il y a en France un régime autoritaire à vocation totalitaire, incarné par Macron, reste a identifier ceux qui tirent les ficelles dans l’ombre avec des noms a mettre dessus pour informer et désigner la grave menace qu’il représente.
Après concernant Mélenchon et sa personne il le dis lui même il y a meilleur caractère que lui donc en mesure de se raviser vu qu’il en a conscience...alors de continuer a alimenter les critiques sur ses défauts est une perte de temps et éloigne en même temps le lambda des enjeux qui pèsent sur lui au risque de juger le politique a ses défauts et non a son action et pour la parenthèse de Marseille ou il s’est commis en familiarité avec macron est une erreur et il n’y a pas a transiger avec cet individu, alors qu’il s’en souvienne...maintenant je pense que oui la leçon est douloureuse.

Simple rappel de se dit gouvernement : gouvernance par ordonnance plus de parlement, coup de force juridico/médiatique contre les opposants...rien que là sa fait beaucoup et en toute logique la suite devrait être les arrestations arbitraire.

Alors dans ce cas c’est mobilisation et résistance.

23/10/2018 11:14 par Buffaud

Arrêtons nos palabres : sans Mélenchon il n’existerait plus aucune gauche en France. Plus aucune. Demandez aux italiens.

23/10/2018 14:11 par andrea naz

C’est court et parfaitement dit : au fond il n’y a rien à discuter, nous possédons,ou pas, ces colères, et, si nous ne les possédons pas, c’est que nous acquiesçons encore beaucoup au monde qu’on nous impose ; aussi, je me demande si tous les mots ne sont pas inutiles ou vains à vouloir justifier notre colère ou notre soumission.

23/10/2018 16:16 par leon

22/10/2018 à 20:40 par irae
Leon et un florilège des mégalomanies des présidents passés, actuel ou putatifs ça vous dirait ?

Je maintiens que JLM est humainement une petite personne

23/10/2018 20:31 par legrandsoir

Affirmation que nous récuserons avec autant d’arguments que vous.

23/10/2018 20:41 par Geb.

Désolé encore une fois de jouer au trublion, mais tu n’a jamais dû te trouver dans une situation réellement critique ou ta vie ou celle de tes proches était en jeu. Tant mieux pour toi mais rien ne t’empêche de te renseigner chez ceux à qui c’est arrivé "en vrai".

Dans ces cas là ça n’est pas de "colère" qu’il est question mais de "sang froid". Celui qui ne sait pas dans ces moment là refreiner ses pulsions, colères, ou peurs, pour se concentrer sur la tâche en cours est tout simplement ... Mort.

Et s’il a des vies en charge elles le sont aussi.

Et à tout hasard, les" colères" et les "indignations" ça n’a rien de similaire. Les premières ne sont que des preuves d’incapacité face au problème affronté, les deuxièmes permettent de mesurer le niveau du problème pour mieux le surmonter.

Pour mon compte c’est pas demain que je mettrai ma vie en cause pour un dirigeant qui n’est pas capable de contrôler son thalamus dans les moments critiques. Et encore moins quand il ne pète les plombs que quand ça le concerne, juste au moment ou il faut impérativement garder son sang froid ; alors que ça fait des années que l’arbitraire tel qu’il vient de le subir est partout autour de lui sans que ça lui en bouge une sinon pour l’utiliser comme faire valoir. Pour illustrer t’as qu’à imaginer un pilote de ligne qui se mettrait à péter les plombs et à casser la gueule de son copilote en vol parce que celui-ci vient de lui apprendre qu’il est cocu. Rien que d’y penser ça t’ôte les désirs de voyages aériens à vie.

Et de toute façon, vue la situation on va "attendre et voir venir". Qui sait, ça sera peut-être été l’étincelle bénie d’une prise de conscience de classe de JLM et et sa prise de conscience de ce qu’il représente réellement pour ceux qu’il imagine "ses pairs". Etincelle certes tardive mais qui serait bienvenue pour tout ceux comme nous ???

23/10/2018 21:23 par irae

@leon
Encore un effort et on saura que votre modéle d’humanité altruiste de grand homme bienfaiteur le l’humanité, d’abnégation incarnée est locataire à l’élysée pour encore un peu plus de 3 ans.
L’aveuglement n’est en rien condamnable surtout quand on est amoureux, persistez.

23/10/2018 22:36 par irae

@Geb
Vous avez une vision trop idéale ou maniquéenne de l’humanité et les hypothèses que vous évoquez se rencontrent hélàs dans la réalité laquelle comme chacun sait a une fâcheuse tendance à dépasser la fiction. Ainsi du commandant d’un paquebot de croisière, pourtant dûment qualifié supposément sérieux et responsable qui pour faire le guignol accrochat son bâtiment sur les rochers avant d’abandonner lâchement ses passagers avec une trentaine de morts dont certains jamais retrouvés à la clé.
Bon c’est le premier exemple qui me vient d’un très qualifié à qui on avait confié la vie de plusieurs centaines de passagers qui a fait une grosse boulette, mais on pourrait aussi évoquer la germanwings.

24/10/2018 08:51 par mandrin

je retiens la conclusion de votre dernier com, donc patience, des élections sont devant nous...quand au quant à soit au devant des situations critique ils y en a qui en font cas, et d’autres les taise au fond de soit, à chacun sa discrétion.

24/10/2018 10:09 par François de Marseille

"Quand on maîtrise un sujet et surtout quand on prétend le maîtriser au nom du Peuple et de la Justice sociale on ne peut se payer le luxe d’avoir "des colères". "

Alors la je ne suis absolument pas d’accord avec ça. Celui qui réagirait stoïquement à une telle situation prouverait qu’il n’est qu ’un acteur jouant un rôle écrit pour lui.

24/10/2018 10:45 par Xiao Pignouf

@vous Geb, derrière votre petit clavier qui venez donner des leçons de savoir-être en société (armée, pare-ballisée et intrusive), on vous remercie de vos conseils même si on a aucune idée de comment, vous, vous réagiriez si la police vous réveillait en slip à l’aube. Oui merci !

25/10/2018 09:00 par Toff de Aix

Entièrement d’accord avec Geb, n’en déplaise à certains : pour quelqu’un qui aspire à prendre le pouvoir selon les règles démocratiques(c’est qui qui parle de "révolution citoyenne, c’est Geb ou Melenchon ?), il faut savoir jouer avec ces mêmes règles.

La question n’est pas de savoir si méluche avait tort ou raison d’être en colère contre le traitement qui lui a été infligé...La question est ce que les masses, ceux qui s’abstiennent, ou qui ne votent plus, ou qui ne votent que par défaut (vous savez ceux qui votent utile depuis des années, pour "faire barrage"), que vont ils faire en voyant ces images ?

Beaucoup ici semblent l’oublier, mais c’est avant tout une question de stratégie.
Et là, force est de constater que la stratégie du pouvoir l’a emporté sur la stratégie de la FI.

Je vous invite à relire" l’art d’avoir toujours raison" de Schopenauer. Dans ce système, la vérité objective, excusez-moi mais on s’en tape. Ce qui est compte c’est de sortir victorieux, et là Melenchon s’est fait piéger comme un bleu. On pourrait dire qu’on s’en fout, qu’on est bien entre nous, entre convaincus, et que ça ne nous fera pas changer vis à vis de la FI. Mais honnêtement, combien pensez vous que la FI va faire aux européennes ? Vous pensez sincèrement qu’elle va l’emporter dans les urnes suite à ça ?

25/10/2018 13:10 par latitude zero

Bien d’accord avec Geb et Toff de Aix, on peut philosopher sans fin sur la colère légitime, la colère du peuple , mais bien que comprenant totalement cette colère, JLM est bien tombé dans le piège de ces pourris, et je pense qu’il s’en rend compte, et pas que lui, c’est son talon d’Achille .
Au final il n’y aura rien dans le dossier surfacturation ni sur les assistants parlementaires , mais il restera la " perte de contrôle" et les colères de Mélenchon qu’ils exploiteront jusqu’à plus soif, en buvant du ptit lait, en jouissant , en chouinant de plaisir !

Et si c’était à refaire, si on pouvait rejouer le film, posez-vous la question...

La meilleure stratégie pour moi maintenant est de ne plus répondre à aucune provocation, argumenter calmement ( ce qui ne veut pas dire sans indignation) sur ce sujet uniquement quand on lui demandera ( et on lui demandera souvent !)et quelque soit la façon dont on lui posera cette question tant qu’elle ne comporte pas d’insulte, et surtout surtout , reprendre la politique au sens noble du terme . Remettre d’urgence les polémiques sur le terrain purement politique...

25/10/2018 15:22 par Autrement

Je ne partage pas le point de vue de ceux qui critiquent la colère de jlm au nom de la conduite qu’on attendrait d’un candidat à la présidence : « garder son sang-froid » - c’est-à-dire, en la circonstance, faire profil bas devant la forfaiture du pouvoir euro-US-Macron, c’était au contraire se conduire comme un Tsipras s’inclinant devant les exigences de la commission de Bruxelles.
C’était plier devant un traquenard juridico-politique, et reconnaître le bien fondé d’un pouvoir qui violait ouvertement sa propre légalité, alors que prévoyant le coup, jlm avait déjà d’avance demandé que soient vérifiés TOUS les comptes de campagne.

Si d’ailleurs jlm avait fait taire son indignation, toute la meute bien-pensante aurait crié à la reculade et à la preuve de sa culpabilité, alimentant ainsi dans l’opinion le « tous pourris » et le dégoût envahissant des citoyens résignés ou déjà prêts à « essayer » le RN.
Car de toutes façons, jlm étant l’homme à abattre comme porte-parole du seul mouvement capable et en mesure de renverser la situation, le haro général était déjà prêt et l’électorat-mouton aussi.

Il n’est que de voir le précédent traquenard bien-pensant concernant l’immigration, destiné à défigurer le programme de la FI et d’isoler celle-ci dans l’opinion aux yeux des âmes naïves. On a le droit de choyer son Hamon, mais non, pour cela, de déformer les positions différentes (en les accusant de pactiser avec des slogans du RN !!) pour mieux les étouffer. Car le fameux Appel, lui, évitait lâchement d’avancer la moindre proposition concrète pour la situation dans son ensemble, autre que l’accueil solidaire des réfugiés pourtant déjà soutenu dès l’abord par jlm et la FI.

Et quand je vois Sieffert-Amirshahi, à la suite de Plenel, se plaindre (hypocritement ou aveuglément) que jlm « boycotte » les « médias libres », tout en publiant eux-mêmes une caricature d’Aurel qui surpasse en « liberté » celle restée célèbre de Plantu, j’ai quelques inquiétudes sur les finalités de leur future Maison.

Bref, il me semble que critiquer la colère de jlm au nom d’une politique de l’image, en négligeant la politique des idées, risque de tomber justement dans le travers des médias dominants, qui en profitent pour escamoter les faits.

Une fois de plus, merci du fond du coeur à Théophraste, toujours profond en peu de mots.

25/10/2018 15:45 par legrandsoir

@ Tof de Aix

La question n’est pas de savoir si méluche avait tort ou raison d’être en colère contre le traitement qui lui a été infligé...

Ben si, justement c’est la question. Et la réponse est qu’il avait au moins quelques raisons.

La question est ce que les masses, ceux qui s’abstiennent, ou qui ne votent plus, ou qui ne votent que par défaut (vous savez ceux qui votent utile depuis des années, pour "faire barrage"), que vont ils faire en voyant ces images ?

Dans un premier temps, les masses vont subir l’influence du matraquage médiatique (JLM coléreux) et dans un second, ils vont se dire qu’ils auraient fait pareil. Ils vont voir en JLM un homme qui leur ressemble, pas un Dieu ou Maître, pas un énarque froid.
La classe politico-médiatique qui se réjouit qu’il ait perdu 7 points dans les sondages verra bientôt que son offensive a été une victoire à la Pyrrhus.
MV.

25/10/2018 16:43 par Xiao Pignouf

@Geb/Tof de Aix,

il a crié, il a gesticulé, il a forcé une porte, pas même une chemise ne fut arrachée, pas une ITT prescrite, pas une main ne fut levée. Les seules choses qui furent levés sont, par ordre d’importance : le doigt et le ton. Amen. Saint-Benalla*, veillez sur nous.

ce que "les gens" ont vu de la colère de Mélenchon, c’est ce que les médias en ont fait.

Mieux vaut ça que la langue de bois et le balai dans le cul.

C’était la juste et saine réponse à avoir et ça n’en a que confirmé davantage mon attachement à ce mouvement, à cet homme et à ceux qui l’entourent. Je n’ai jamais voté aux européennes, mais je vais m’inscrire pour ce faire, et c’est bien ce pataquès qui m’y pousse.

Ceux qui lui reproche ses indignations aujourd’hui sont les mêmes qui lui reprochaient de ne pas avoir sauté au colbak de Macron à Marseille.

Et si on utilise ce qui nous sert de jugeote, on réalisera que la pression est montée quand il a su l’ampleur de l’attaque dont ses amis étaient victimes. Ce n’était plus lui seul qui essuyait, ses proches aussi, et ça, ça, c’est ce qui lui a littéralement fait monter la moutarde ultra forte au nez, le pili-pili même... parce que JLM, il est comme ça. On peut lui rouler dessus, l’attacher à la boule d’attelage et le traîner dans la boue, il n’en a cure, mais, malheureux, si vous touchez à un seul cheveu de ses amis, de sa famille, pas besoin de vous faire un dessin. Ben voyez-vous, je pense qu’au contraire, c’est exactement un dirigeant comme ça qu’il nous faut pour remettre les cow-boys à leur place et se ranger du côté des indiens et pour une fois, les gens ont vu un politique se foutre en rogne contre l’ordre qui s’il est établi n’en est pas moins abusif grâce à une législation que la FI elle-même a combattue dans l’hémicycle.

En outre, ce qui a permis ces assauts, ce sont des dénonciations, soit ce qu’il y a de plus vil et bas à tout point de vue.

Il n’y a aucune preuve de la moindre désaffection de la FI, au contraire. La manoeuvre macronienne a des chances de se retourner contre les envoyeurs. Il est alors totalement stérile de se focaliser sur son ire, quand l’essentiel est de se demander pourquoi un tel acharnement sur ce qui est pratiquement le parti d’opposition le plus visible et le plus combatif. Le résultat positif ou négatif sera à mettre sur le compte du tandem Macronie-Médiacratie.

Alors, il y aura toujours les pleureuses de service pour nous dire que ce n’est pas normal, blabla, que les forces de l’ordre doivent être respectées... Je les renvoie à ça :
https://www.legrandsoir.info/si-la-france-etait-une-democratie.html

Et si JLM a fait profil bas devant Macron à Marseille, primo, c’est justement parce que ce n’est pas un voyou, deuxio des déclarations à l’emporte-pièce n’ont jamais valu déclaration de guerre. Par contre...

*qui a ce propos nous en... tous (https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/10/24/alexandre-benalla-aux-juges-si-c-etait-a-refaire-je-le-referais-de-la-meme-facon_5374108_3224.html)

25/10/2018 21:12 par latitude zero

Je ne pense pas qu’il faille encourager Mélenchon aux colères non contrôlées qui ont donné lieu à des images ( enfoncement de la porte) qui sont préjudiciables à l’image de la FI et qui lui seront rappelées jusqu’en 2022 .
Lui même reconnaît que ces images sont défavorables , bien sûr et avec raison sans remettre en cause la résistance aux violences de ces perquisitions.
Je crois qu’il ne renouvellera pas l’expérience.
https://m.youtube.com/watch?feature=em-uploademail&v=6jgjWu71Zk0 à 28 mns.

Maintenant j’ai aussi la quasi certitude que cette histoire se retournera contre Macron.
Pas besoin pour un parlementaire d’enfoncer des portes pour ça et perdre 7 points dans les sondages, avec la "crédibilité" qu’on peut accorder à leurs sondages !
Une grosse colère aurait suffi et peut-être la mobilisation de soutien aurait été plus forte.

Seulement quand il y aura une révolution par le peuple, les portes enfoncées seront bienvenues et les images seront belles .

Mon soutien total et plus que jamais à la FI et à JLM.

25/10/2018 23:55 par Geb.

@ Xiao Pignouf...

Contrairement à ce que vous semblez affirmer je ne prétend donner aucune leçon à quiconque. Je prétend simplement que je ne suivrai jamais un dirigeant quelqu’il soit qui réagit avec ses "c...es" plutôt qu’avec son cerveau. Allons, remplaçons "c....es" par "coeur". Dans les deux cas, face à un ennemi supérieur en nombre, ça ne peut être rationnel.

Un procureur et des enquêteurs qui vous réveillent au petit matin dans l’illégalité totale, (Ca, l’illégalité de la procédure de perquisition, c’est prouvé), on sait à l’avance quand on est JLM que c’est un coup monté. Et s’il est "monté" c’est dans un but précis. Surtout quand il n’est fondé "sur rien". Enfin j’espère que c’est "sur rien".

Quant à savoir ce qu’on ressent au petit matin dans ces cas-là, j’ai eu la "chance" d’avoir pour parents des Communistes résistants dont un a été arrêté par la police de Daladier sans aucun motif sinon d’être "communiste" et qui nous ont instruits des attitudes à tenir lorsqu’on est un innocent et violenté par une police scélérate. Et chez NOUS on le sait depuis au moins l’âge de 5 ans, Mes soeurs et moi-même... Et j’en ai touché quelques mots à mes descendants. Parce que moi je ne suis pas sénateur, je ne suis qu’un con de militant ex-PCF, mais je sais une chose, contrairement à bien d’autre qui sont aussi ici : C’est que le Pouvoir, quel qu’il soit, y compris quand on a tenté de nous faire avaler qu’il était à notre service avec des "ministres communistes", ce Pouvoir est notre ennemi mortel et fondamental. Et qu’il n’y aura aucune démocratie possible ni justice sociale tant que ce Pouvoir tiendra le haut du pavé sur celui des exploités. A ma première arrestation dans une manif, (Contre la guerre d’Algérie), j’avais 11 ans et j’ai été arrêté en compagnie de 3 autres camarades "Vaillants" de mon âge par les Cyclistes : On était tous des fils de Déportés ou/et Résistants. On a bien fait les gentils, pas tapé des pieds, avec des "m’sieur l’agent" gros comme le bras d’honneur qu’on a fait entre nous après que ces connards nous aient relâchés en nous faisant la leçon. Nos parents nous ont un peu engueulés, et le lendemain on sortait un tract avec les Camarades du PCF expliquant qu’ils arrêtaient des petits écoliers gentils et polis, et diffusé celui-ci sur toute la Section du Parti. Et ça a fait mal. C’est remonté jusqu’au Préfet.

Quant on sait ça, et que c’est devenu un vademecum, aucune "colère" n’est légitime sinon pour nous affaiblir face à l’ennemi. On doit s’indigner, réagir avec les armes en notre possession, faire connaître et publier les faits, mais JAMAIS réagir comme nos ennemis s’attendent à ce que nous le fassions.

Ou plutôt, je dirai qu’on peut le faire, (Tout le monde a droit au suicide), mais alors on le fait SEUL.

Elle a prouvé quoi la "colère" de JLM, sinon qu’il "était en colère" ?... Et qu’il est tombé dans le panneau. ? Rien.

La polémique PUBLIQUE n’est toujours pas sur la "justice scélérate". La polémique PUBLIQUE est sur "un Représentant du Peuple qui a réagi violemment face à la Justice de son pays". Et qui en plus aurait réagi ainsi parce qu’il serait "potentiellement coupable".
Dans l’inconscient collectif du JT de 20 heures il reste dans le crâne des zombies auditeurs, "Violent" et "Coupable" avec "non respect des Institutions républicaines". Point barre.

Et cette polémique ça n’est pas nous, (Ni lui), qui avons décidé de son fond PUBLIC, et ce sont des médias qui sont contrôlés par nos ennemis qui la diffusent majoritairement. Et à ce que je sache je n’ai jamais entendu JLM dénoncer cette "justice" comme "scélérate" et "partiale", "entachée de "deux poids deux mesures", alors qu’il a eu l’occasion de le faire moulte fois PUBLIQUEMENT à la tribune du Sénat et de l’Assemblée de par ses fonctions représentatives avant qu’elle ne lui tombe sur le dos à lui-même.

Pourtant de Tarnac, à NDL, et à Georges Ibrahim Abdallah, aux Conti, à Air France, aux BDS cités en "justice", ce ne sont quand même pas les occasions qui lui ont manqué de le faire ?

26/10/2018 17:49 par mandrin

a lire certain commentaire j’ai l’impression qu’on tente de nous fourguer macron ou Mélenchon, la peste ou le choléra ici même sur lgs...tsss tssss !...choléra prend un h à ne pas confondre avec colère sans h.

26/10/2018 21:16 par Yvan Propez

Quelle tristesse ces commentaires !
Un gouvernement se livre à une opération contre un parti d’opposition et la seule chose dont on discute, c’est de savoir si Mélenchon a bien réagit !
L’ignominie est juste considérée par certain comme normale.
La plupart des commentaires sont à peu près du niveau des "journalistes" de Médiapart.
Bonsoir.

29/10/2018 11:12 par Danael

À lire certains commentaires j’ai l’impression que la réflexion critique ne fait plus partie de la pensée politique. Il faut absolument la faire taire. Or c’est justement dans ces périodes de crise des institutions ( comprenant l’exercice de la justice) qu’il faut qu’elle s’exerce cette pensée critique pour ne plus se laisser surprendre et gagner en force.

31/10/2018 07:02 par Serge

Ne Mélanchon pas, tout...le spectre de la représentation politique en France, est borné, limité, restreint, abaissant, rabaissant, quasiment simiesque....Je vais essayer de faire court, car il faut que j’aille bosser. Le premier "pouvoir" de l’impuissance, à représenter est constitué, par le médias, ce n’est pas que les journalistes soient des coupables, non, il y a vraiment des personnes de qualité, mais aussi des engeances. Il faut pour se faire une idée de ce qui ne va pas pas, revenir au moment, ou , moi je l’ai noté, la presse dite de gauche, ou bref dans le genre, s’est opposé au pouvoir en place, lorsque, le monde, journal de référence, s’est opposé à Chirac, président, qui bien que de droite, a pris position contre le néo-conservatisme, qui n’était pas encore nommé...depuis lors, le néo conservatisme en politique internationale, sous la forme "française" de l’intervention humanitaire, est devenue l’antienne de la morale des "bonnes consciences"...absurde ! Pleynel, et d’autres de Libération, ont été les acteurs...les sous marins, de cette opération, Chirac, qui n’était pas un nain, a du céder du terrain, la France, a ensuite écopé de trois nains successifs, des gesticulateurs de l’impuissance, a tous points de vue. La ratification du traité de Lisbonne a marché sur la démocratie potentielle de la représentation. Depuis c’est la pantalonade. Quelle incroyable aveuglement, a prêter à l’idée de l’Europe, une modalité d’accès, à des valeurs, que ce sac de noeuds, récuse chaque jour...par des lois iniques. Trump, le fait savoir, mais les médias, ne sont plus en état de comprendre, de comprendre qu’il n’y a qu’un mono point de vue, pas de perspective. C’est le propre d’une situation, dont Mélanchon est un représentant. C’est un franc Maçon. Les italiens, qui de par leur constitution, savent qu’ils ne sont pas un pays très souverain, on fait le constat que nos représentants semble incapable de faire. la droite liberale et souverainiste du nord, constate que les alienations produites par la commission Européenne sont juste nuisibles au business, ceux du mouvement 5 etoiles, que le rabiassement a l’état de marchandisation, est ignoble...il se sont mis d’accord, sur le fait que le "flux de l’immigration" est de facto, une entreprise a grande échelle, de traffic humain, ce qui, en fait est un constat "économique"...la question de la souveraineté, les italiens s’en tapent, ils ont 52 bases americaines, et leur gouvernement n’a jamis tennu que par des magouilles quasi officielles, mais ils ont le respect d’eux même...Dans leurs choix, pour la formation d’un gouvernement, ils ont nomément explicité, en connaissance de cause...refuser qu’il y ait des Francs maçons ..Mélanchon, gauche , droite....pourquoi esperer faire de l’europe un instrument à sa main, sans regarder ce que produit, pour l’heure cette éspece de structure.... Par la voix du Macronisme, c’est une véritable liquidation de l’état....avec l’espoir de prendre la tête de l’europe, en guise de chansonette, tous y croient, ou le feignen...alors que c’est justement impossible, c’est une structure sans tête, qui est un passe plat du lobbyisme...sans aucun conteste.La France baigne dans le déni de réalité.Ses représenants politiques comme Mélanchons, sont juste imbus de leur personne. Seul l’upr a fait le constat objectif...le reste est à la soupe. les Francs maçons, pour ce qu’ils constituent une forme de collusion, peut importe le soit disant idéal de ci ou de ça...sont des instruments. Des gars comme Borello, qui se goinfrent de subventions, font office de business 2.0 model du marconisme...mais hé ho le groupe s’appèle SOS...est ce possible d’augmenter le pib, de la france en valorisant ses handicapés, ses immigrés, et tutti quanti ? jusqu’au business de la santé publique, sur fond de bonnes intentions...c’est un truc de malades ! ils sont bon pour la "santé ! les philippe, les macrons les Borello, il le savent ! c’est à nous de prendre conscience du probleme.
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31/10/2018 17:50 par HUGO

Depuis le 16 octobre date des perquisitions au siège de LFI et au domicile de JLM, je note trois singularités. Tout d’abord s’il y a bien un « système » juridico-médiatique à l’œuvre capable de bien des coups les plus tordus, il ne s’agit pas d’une affaire aussi dévastatrice que l’affaire Fillon. LFI peut même à terme sortir renforcée de ce bras-de-fer (idée émise par Maxime). Qu’ensuite la chute de JLM dans les sondages avait précédé son fameux coup de colère, lequel était, quoi qu’on en pense, nécessaire pour remobiliser autour de sa personne et éviter un éparpillement de ses partisans. Le résultat de ces deux théories est le probable maintien de la direction de LFI au prix d’un déport à gauche, permettant le retour du « plan B ».

Quid de ce plan B qui fait tant parler ?

Le spectre d’un « compromis historique » sur le dos du plan B et du nécessaire affrontement avec le MEDEF semble désormais s’effacer. LFI permet le renforcement d’une force tribunicienne dans l’affrontement majeur, celui entre le capital et le travail. Force qui ne peut néanmoins se passer de s’ancrer dans un front plus général où les communistes (pas les HUE, BUFFET et LAURENT qui ont rejoint Doriot dans les poubelles de l’histoire !) ont un rôle majeur à jouer, celui des « 4 sorties » (UE, euro, OTAN, capitalisme). A tout le moins, le malaise de certains bourgeois bohême face aux actions de JLM pourrait ne laisser comme choix à ce dernier de s’appuyer sur les seuls éléments solides, les éléments populaires ! Deux semaines après les événements, il n’y a eu guère que les amis de Hamon et de Laurent pour n’exprimer qu’une réticente solidarité. On les a vus donner en effet le coup de pied de l’âne en espérant capitaliser sur l’exaspération de JLM au nom d’un conformiste assez représentatif de leur « équipage » dirigeant actuel. En revanche, on a pu constater – à l’exception bien entendu de la « macronie » – un relatif consensus dans la classe politique pour reconnaître que les perquisitions contre la France insoumise du 16 octobre dernier étaient disproportionnées, outrancières, voire scandaleuses, a fortiori si on les compare à l’incurie lors d’autres affaires (Benalla, Pénicaud, Ferrand, etc…. et même Macron !). Le procureur Molins, qui avait classé sans suite les plaintes d’Anticor contre LREM, a mobilisé une centaine de policiers dans le cadre d’une simple enquête préliminaire (pour des faits identiques en matière d’assistants parlementaires concernant le Modem, Bayrou, de Sarnez et leurs amis, n’avaient subi aucune perquisition). Il est bien clair que les perquisitions contre LFI ont été principalement commentées dans le cadre institutionnel du manque flagrant d’indépendance du parquet vis-à-vis de l’exécutif. Par contre le problème n’est pas uniquement institutionnel ou juridico-technique. D’autres pistes sont à suggérer, et notamment un durcissement du pouvoir contre toute opposition populaire, infléchie particulièrement pendant l’ère Hollande, et la loi El-Khomri et ses 2000 syndicalistes persécutés. Dans un contexte mondial de fascisation, comme l’atteste le Brésil, il faut insister sur le fait que le pouvoir détient l’intégralité des contacts, des courriers internes, des plans de bataille d’une des principales forces d’opposition. Il faut imaginer la souffrance de ces familles ouvrières et populaires perquisitionnées dont personne, même à gauche, ne parle. On peut se représenter la rage au ventre de ces syndicalistes qui jouent leur boulot, leur famille, leur vie et se voient humilier par la police devant leurs propres enfants. JLM a eu raison de rappeler l’inviolabilité des parlementaires, qu’il est d’autant plus justifiée d’invoquer quand ledit parlementaire va, comme il l’a fait, en première ligne prendre et donner les coups. Mais il faut aussi rappeler que c’est au nom d’une cause non moins sacrée que cela se fait, celle de la défense du peuple. Indépendamment de la question un peu secondaire de savoir si JLM a su toujours trouver le ton juste dans cette affaire, l’important est de noter que la façon dont les médias présentent, à coup de sondages, sa colère comme dévastatrice relève d’une manipulation organisée depuis les hautes sphères de l’état. Il importe peu de savoir si l’exaspération de JLM a été une brève folie, ou au contraire si elle a pu rentrer dans une stratégie dite populiste de mobilisation des humeurs contre l’aristocratie au pouvoir. Quoi qu’il en soit sa colère contre le système aura sans doute pour effet de fidéliser les militants et les classes populaires, et de froisser, sans doute, les sympathisants éloignés, plus « respectables ». Dans tous les cas, elle déporte JLM à gauche. Alors que les revenez-y de « gauche socialiste » avec ses amis de toujours qui lui ont tant manqué (Maurel et Lienemann) pouvaient laisser penser le contraire. Cette colère peut nuire – quoi que …. – à une certaine croissance du mouvement, momentanément, mais permet d’assurer une cohésion autour d’une personnalité fédératrice. La rancœur de « l’espèce » journalistique est élevée. Pour l’instant elle a cessé, ce qui montre également que le dossier est relativement vide, et qu’elle n’a plus aucun os à ronger.

Autre point important, la personnalité et surtout le parcours biographique de JLM ne font pas l’unanimité dans les différents milieux communistes. Du moins en haut lieu ! Ce réflexe, respectable en ce qu’il exprime une certaine conscience historique, relève dans le contexte actuel de la simple opinion personnelle et ne se traduit pas par l’émergence d’une force susceptible de constituer une alternative crédible à ce que représente LFI. Somme toute, mieux vaux un ancien socialiste qui se radicalise qu’un communiste qui mute. Il faut bien entendu pousser à une renaissance du communisme en France, c’est une priorité absolue. Mais tout en sachant que cet objectif ne peut se faire sans réflexion sur l’ensemble des forces de gauche. Cela montre de plus en plus la nécessité pour les communistes (je pense notamment à FVR le PCF ainsi qu’au PRCF) d’influencer ce processus, de pousser à l’émergence d’une France « franchement insoumise à l’UE et au MEDEF », qui doit s’intégrer dans un front qui pousserait aux 4 sorties (UE, euro, OTAN, capitalisme). Il faut contribuer au renforcement d’une force d’avant-garde, qui par rapport à LFI, agit de manière complètement autonome : autonomie d’organisation, autonomie d’action, autonomie de programme. Illustration en est du positionnement adopté par le PRCF pour les européennes de 2019 ou les législatives de 2017. Mais également des prises de positions en soutien ou en critique des positions prises par JLM ou LFI.
Bref, quoi qu’on pense de la composition de classe assez hétéroclite de LFI, et de son aspect « mouvementiste », dans le but de ne pas « répudier la révolution sociale », il n’est pas concevable d’abstraire celle-ci « des explosions révolutionnaires d’une partie de la petite bourgeoisie avec tous ses préjugés ». Mais la différence entre l’actuel PCF muté et LFI réside dans le fait que les couches moyennes se sont notabilisées au PCF et donnent complètement le ton depuis ladite mutation et rêvent de s’allier avec les hiérarques du PS, alors qu’à LFI elles sont en recherche…… entraînées par cette première impulsion qu’est cette déflagration de la rupture avec le PS.

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