Le pape ce 19 Janvier 2013 : Le capitalisme sauvage produit la crise, l'inégalité et la misère.

Cubadebate

Le pape Benoït XVI a déclaré aujourd’hui, lors d’un discours prononcé au Vatican devant les participants du Conseil Pontifical "Cor unum" (responsable de la coordination des travaux dans le monde entier, au nom de l’évêque de Rome), que le capitalisme sauvage et son culte du profit coûte que coûte a provoqué la crise, l’inégalité et la misère, situations capables de transformer l’être humain en esclave.

Il a mis en garde sur le fait que, quelque soit l’époque, quand l’homme n’a pas recherché quel était le projet de Dieu pour sa vie, il a été victime de tentations culturelles qui ont fini par le transformer en esclave.

Selon Joseph Ratzinger, on trouve aussi dans l’actualité "des ombres qui obscurcissent le projet de Dieu", comme la mentalité qui cherche à réduire l’être humain à un mélange entre "matérialisme hédoniste" et "prométhéisme technologique".

Dans le scénario où l’homme laisse de côté son âme, ce qui est techniquement possible devient moralement licite, toute expérimentation est acceptable, toute politique démographique est consentie, toute manipulation est légitime, a-t-il soutenu.

Il a précisé que le danger le plus terrible de ce courant de pensée est dans l’absolution de l’homme, lequel veut être absout, délié de toute contrainte et de tout ordre naturel.

Selon lui, il prétend ainsi être libre et pense que son bonheur est dans l’affirmation de soi, mais, en réalité, il nie radicalement sont état de créature de Dieu et finit dans une solitude dramatique.

Commentaire :

Rafael Santiago : Ils ne vont pas dire maintenant que le pape est communiste ! Peut-être vont-ils maintenant, pour ces paroles, commencer à dire du mal de lui ?

Source : http://www.cubadebate.cu/noticias/2013/01/19/papa-capitalismo-salvaje-produce-crisis-desigualdad-y-miseria/

COMMENTAIRES  

12/02/2013 15:03 par lapindebois

Tu-tu-tut, ne bouleversons pas l’ordre des choses.
Il y a la gauche, qui déteste la religion et lutte contre l’injustice sociale (enfin... un peu... des fois ; si les marchés sont d’accord. Ou peut-être plus tard, si on élit une vraie gauche de gauche).
Et puis il y a la droite, qui défend l’ordre, la religion et le capitalisme.

Ne brouillons pas les esprits avec ces histoires de papes anticapitalistes, ou de "matérialisme hédoniste" qui serait lié au capitalisme. Continuons à conchier l’Église aux côtés de notre bon gouvernement de gauche.
Il y a des jeunes qui fréquentent ce site. S’ils commençaient à se rendre compte que le capitalisme est fondamentalement anti-catholique, anti-patriarcal, anti-tradition, ça pourrait mettre le boxon.

De toutes façons, il s’est barré, le pape. Tiens, je lance une rumeur complotiste : il a été débarqué pour cause d’anticapitalisme...

12/02/2013 16:33 par calame julia

"Il a mis en garde sur le fait que, quelque soit l’époque..."
C’est pourtant simple à comprendre "quelle que soit l’époque" (laquelle époque que ce soit).

(Remarque à l’attention du modérateur d’hier à mon endroit : commentaire court (2 lignes)
et nécessaire).

13/02/2013 11:06 par PrNIC

Il s’appelait Casadaglia me semble-t-il et ce mitré d’amérique latine avait osé dire que le capitalisme était "intrinséquement pervers" ( formule déjà employée par un pape à l’encontre du communisme )

Je ne crois pas que l’évèque précité ait fait une belle carrière au point de devenir cardinal ! Mais ce fut tout bon pour ses ouailles ( pas pour les capitalo du coin , évidemment ! )

13/02/2013 23:51 par Anonyme

Ces propos pourraient venir d’un évêque adepte de la "théologie de la libération", et qui considère donc qu’il doit être aux côtés des humbles et des opprimés, accompagner leurs combats contre ceux qui les exploitent et vivre pauvrement, comme le fit, selon la légende, Jésus-Christ.

Cette "théologie de la libération" est très connue et partagée en Amérique Latine et Centrale (où l’on trouve à peu près la moitié des catholiques romains du monde entier), et elle a opposé dans l’histoire ses partisans à la hiérarchie catholique qui collaborait avec les dictateurs tortionnaires que le capitalisme avait mis en place. Sa pratique est issue du marxisme.

Mais cette "théologie de la libération" est peu connue en Europe et en France. Pourquoi ? Peut-être (et entre autres combats contre le communisme) parce que le pape Benoît XVI, quand il n’était "que" le cardinal Ratzinger, était tout de même, en 1985, président de la "Congrégation pour la Doctrine de la Foi", fondée sous l’Inquisition, qui avait "réduit au silence" l’un de ses promoteurs Brésiliens, le théologiens Franciscain Leonardo Boff...

Si Leonardo Boff n’est pas le seul partisan de la "théologie de la libération", tant s’en faut, car ils sont très nombreux en Amérique Latine et en Amérique Centrale, tant parmi les religieux que parmi les croyants, il est "amusant" de constater que c’est ce même Benoît XVI qui , tardivement, utilise le même vocabulaire condamnant le capitalisme - même si c’est seulement le capitalisme "sauvage", c’est un bon début - que celui à qui il a intimé l’ordre de se taire un quart de siècle plus tôt.

Comme l’a fait le simple citoyen et néanmoins "roi"Juan Carlos au président démocratiquement élu Hugo Chavez "Porque no te callas ?" (Pourquoi ne te tais-tu pas ?).

Comme quoi, les armes, la force, le mépris, la misère et l’abrutissement ne suffisent pas à assurer la domination des 0,01 % ... Il faut aussi clore les bouches d’où sortent des paroles qui ne sont pas des mensonges destinés à tromper...

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