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Le NPA et l’unité à la gauche du PS

Il s’est beaucoup dit et écrit que le NPA, d’emblée, avait décidé d’aller seul aux élections européennes. Et cette affirmation toute gratuite s’est souvent accompagnée de propos polémiques et de qualificatifs peu amènes. Nous ne nous placerons pas à ce niveau.
L’opinion publique est en droit de connaître la réalité de notre démarche. Une démarche qui s’appuie sur l’observation des pratiques des uns et des autres, hier comme aujourd’hui. Nous sommes plongés dans une crise globale et historique du capitalisme.

Nous sommes confrontés à un pouvoir, celui de Nicolas Sarkozy et de Laurence Parisot, toujours aussi déterminés à faire payer aux mêmes, les classes populaires, la facture d’une crise qui n’est pas la leur.

Hier, nous avons enregistré le bilan catastrophique de la dernière présence du PS au gouvernement, une participation dont le PCF et les Verts partagent la responsabilité : davantage de privatisations que sous les deux gouvernements de droite précédents, participation à des décisions européennes qui ont eu des conséquences catastrophiques sur les services publics (transports, énergie, poste, éducation, santé), sur la déréglementation financière, sur le droit du travail. Aujourd’hui, nous observons que dans beaucoup de régions co-gérées par ces mêmes partenaires, le primat de la gestion publique cède le pas aux partenariats publics-privés, aux concessions privées (pour la distribution de l’eau, par ex.). Nous estimons donc légitime de réclamer de partenaires éventuels le refus de toute collaboration avec le PS qui gère le capitalisme.

Au moment où il se crée, le NPA veut rompre avec la trop longue succession des lendemains qui déchantent et des victoires électorales qui se terminent en échecs politiques, sociaux et écologiques. Créer les conditions d’une unité qui permettent de ne plus décevoir, telle est notre préoccupation. Elle impose de s’interdire des « coups électoraux » porteurs d’illusions mais sans effets sur la réalité d’un système qui exploite les humains et la planète. Elle oblige à sortir de l’ambiguïté et de l’aléatoire.

Pour ces raisons, les congressistes du NPA ont choisi un cadre pour des négociations. Il précise l’unité que nous voulons construire avec d’autres. Un rassemblement durable dans les luttes et dans les élections.

Une unité sur un contenu réel qui développe les raisons toujours actuelles à l’origine de notre refus du traité constitutionnel européen, qui couvre à la fois les questions sociales et écologiques, tout comme les questions démocratiques. L’unité doit porter un projet anticapitaliste au contenu précis en rupture avec le système.

Une unité qui doit se retrouver sur le terrain, dans les luttes sociales et écologiques, contre la casse sociale, contre le démantèlement du droit du travail et des services publics, contre le productivisme, la marchandisation du vivant, pour la sortie du nucléaire. La démarche électorale seule ne pourra résoudre la crise du capitalisme exploiteur et productiviste.

Une unité qui ne soit pas un cartel électoral sans lendemain, mais qui s’inscrive comme un instrument durable pour les luttes des travailleurs. Une unité qui ne se limite pas aux élections européennes, mais s’étende aux élections qui suivent, toujours dans l’indépendance vis-à -vis du PS. La crise et Sarkozy seront, hélas, encore là au lendemain du scrutin européen.

Cette conception de l’unité a été adoptée lors de notre congrès. Nous l’avons présentée à tous les partenaires potentiels, depuis le PCF jusqu’aux Objecteurs de Croissance, en passant par le Parti de Gauche, la Fédération et les Alternatifs.

Nos premiers contacts avec le PG du sénateur Mélenchon avaient été très prometteurs ainsi qu’en témoigne le compte-rendu commun rendu public. Mais ils n’ont pas eu de suite, le PCF ayant exigé que les contacts ultérieurs se fassent de manière tripartite. Une exigence acceptée par le PG. Ce qui a compromis les chances d’un accord, les divergences avec le PCF sur le contenu comme sur la durée de l’unité étant abyssales.

Nous avons rencontré la Fédération, qui nous a reproché notre refus de signer un chèque en blanc avec le cartel PCF-PG. Alors qu’eux-mêmes n’ont pas obtenu du PCF de pouvoir le rencontrer !

Le Parti Pour la Décroissance et le Mouvement des Objecteurs de Croissance ont affirmé ne pas être intéressés par les élections, mais souhaiter poursuivre le dialogue sur des questions de fond.

Avec les Alternatifs, nous avons enregistré de très nombreuses convergences. Mais leurs militants ont préféré, faute d’unité plus large, ne pas participer aux élections, même si 41% d’entre eux étaient favorables à un accord avec le NPA.

Si « une occasion historique a été manquée », ce n’est pas notre fait. Le « Front de gauche » n’est qu’un tête à tête entre deux partis : le PCF et le parti de Gauche. Ce qui marque l’échec d’un rassemblement sans contenu et sans clarté stratégique.

Nous regrettons cet échec avec des interlocuteurs qui ne sont pas des adversaires et qui pouvaient devenir des partenaires dans le cadre d’un accord précis sur son contenu et sur sa durée. Personne ne peut faire grief au NPA d’être ferme sur les principes et les stratégies, tout particulièrement en ces temps où la confusion des idées domine, où on entend de la bouche des mêmes le contraire de qu’ils disaient il y a à peine un an.

COMMENTAIRES  

07/05/2009 13:58 par vladimir

un billet d’humeur qui vaut bien des analyses :

UN LAMENTABLE MEETING RÉVOLUTIONNAIRE

jeudi 7 mai 2009 (11h49)
3 commentaires

Réunion de campagne. Valence, le 6 mai 2009.

Comment peut-on être anticapitaliste sans prononcer les mots «  expropriation », «  autogestion », «  révolution » et pas même celui de « prolétariat » ?

C’est à ce tour de force que l’aspirant député à l’assemblée européenne, Raoul Marc Jennar s’est exercé, hier, lors d’une réunion à Valence, devant un parterre clairsemé de militants.

Monté sur une estrade, flanqué d’une élue du conseil régional, d’une ouvrière licenciée de chez Reynolds et d’un secrétaire du NPA, le presque élu de la Drôme a tenté d’expliquer la nécessité d’aller voter le 7 juin.

Sans convaincre.

La distance entre ceux et celles qui prétendent représenter le socialisme et les prolétaires est de plus en plus grande.

A l’image de cette maison des Syndicats, barricadée et blindée, en pleine banlieue ouvrière.

Au reste, l’apprenti député n’essaye pas de dialoguer avec l’assistance, mais s’enferme dans son discours d’expert.

L’ouvrière licenciée de chez Reynolds, assise à l’autre bout de la table, sert de faire valoir et l’ancien de la LCR, de secrétaire particulier à l’auteur de «  La Trahison des élites ».

Sur deux heures de meeting, l’expert parle une heure quarante-cinq et les autres, un quart d’heure.

C’est dire combien la parole est partagée et combien les sujets abordés suscitent les passions et débats parmi les «  révolutionnaires ».

On peut parler des révoltes de Jennar, apprenti-tribun, comme d’un non-pouvoir…

Nombre de militants bâillent au corneille et il faut tout le savoir-vivre d’une éducation bourgeoise pour ne pas jeter des peaux de banane au pauvre mandaté…

«  Jennar a plus sa place dans un colloque organisé par ATTAC ou le «  Monde diplomatique » que dans une réunion où l’on parle des problèmes de la classe ouvrière » remarque sévèrement un ancien de LO qui regrette amèrement que le représentant du NPA ne parle pas une fois de «  grève générale » et des luttes en cours.

Avec de tel Lénine, le capitalisme, même en bout de course, a encore de beaux jours…

Le seul acte révolutionnaire que pourraient commettre les militants du NPA, le 7 juin, c’est bien de boycotter «  sauvagement », dans la Drôme, leur député.

HIMALOVE

De : himalove

jeudi 7 mai 2009

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article85405

07/05/2009 15:05 par Antoine GARCIA

Bonjour,

Je suis militant du parti de gauche et je partage le point de vu général de Raoul Marc JENNAR.
Le seul point pour lequel je lui demanderai d’être plus clément est d’affirmer que le Front de Gauche n’est que le PCF et le PG. De nombreux citoyens adhèrent à cette voie sans s’encarter au PCF ou au PG. De plus, la Gauche Unitaire issue du NPA nous a rejoint depuis le meeting de 6000 camarades le 14 février mais bon...Je n’ai aucun grief majeur sur son point de vu.

Je reste une voix isolée car la position d’un certain nombre de militants du PG est que cet accord avec le NPA jusqu’au élections régionales n’est qu’un prétexte du NPA pour ne pas s’engager. Je ne partage pas du tout ce point de vu : ayant suivi les débats très riches des congrès du NPA et rencontres des mois de janvier et février, je suis convaincu de la franchise des militantes et militants du NPA.
Par contre, dans cette analyse de Raoul Marc JENNAR, je lui demanderai de préciser deux points auxquels, Jean-Luc MELENCHON et le PG n’ont pas eu de réponse lors des réunions NPA-PG et NPA-PCF-PG.

Le premier point porte sur les élections régionales.
Quelle est la position du NPA dans le cas où au premier tour des élections le candidat anti-capitaliste et anti-libérale réalise par exemple 20% des voix, le PS 22%, et la droite allié au Centre 35%.
La responsabilité est lourde car si le candidat se maintient, l’élection d’un exécutif de droite est quasi assurée alors qu’en fusionnant les listes ou en se reportant sur la candidature PS, l’élection est quasi-assurée pour la gauche alliée au PS.
Cela veut évidemment dire que si l’inverse se produit, le PS devra appeler à voter pour le candidat de la gauche.

Je crois que ces principes aux élections régionales n’a pas été clairement établi mais peut être que je me trompe.

De mon point de vu, il faudrait établir les principaux cas de figure et arrêter la position à suivre dans chacun de ces cas de figure.

Le second point est la position entre le PCF et le NPA.
Le PG se veut un trait d’union entre le PCF et le NPA qui ont des traditions différentes. Notre souhait de militant des différentes organisations est qu’un compromis s’établisse. Les deux composantes sont indispensables.
Un exemple tout simple est côté PCF, un parti historique, proche du journal l’Humanité, dans une moindre mesure de la CGT, organisant chaque année la fête de l’Huma avec des militants convaincus dans les luttes depuis de nombreuses années, une jeunesse communiste ambitieuse, engagée sur le terrain et de l’autre l’enthousiasme d’un parti nouveau avec des militants dans les luttes sociales et industrielles, au côté des salariés, en Martinique et en Guadeloupe.
Quelles pourraient être ces différences si fondamentales qui empêcheraient une alliance électorale ?
On marche sur la tête : sur le terrain, nous nous côtoyons au quotidien avec les mêmes positions et au niveau des états majors des différences abyssales persistent ?
Sur ce point, nous ne demandons pas des explications mais des résultats, il faut que Olivier BESANCENOT et Marie-Georges BUFFET s’engage dans ce processus comme il s’engage auprès des travailleurs pour parvenir à ce compromis et pas au moment des campagnes électorales.
Nous avons appelé à un accord dans le cadre des grèves de l’hiver et du printemps sans résultat.
Dorénavant, cet accord pourrait être établi lors de la fête de l’Humanité en y travaillant dès aujourd’hui.

Pour résumer, j’ai l’impression de jouer dans une pièce d’IONESCO complètement absurde. Je ne suis absolument pas découragé et je me bats au quotidien.

Simplement je constate que nous tous, militants de gauche (NPA, PCF, PG, Alternatifs, POI, Gauche Unitaire, Ecologie Solidaire, Fédération, LO et j’en oublie, désolé) sommes présents sur les marchés, dans les universités, auprès des salariés en difficulté, dans les luttes pour l’éducation de la maternelle à l’université, contre la casse de l’hôpital, pour l’application des accords BINO, pour la régularisation des sans-papiers, enfin dans toutes les luttes au niveau locales, nationales et européens. Notre position politique est partagé par entre un quart et un tiers de nos concitoyens et nos candidats à de rares exceptions prêts font 10% aux élections (et encore pour certains comme nous le Front de Gauche cela serait déjà une sacrée victoire).
J’hallucine. Nos candidats unitaires doivent être en tête de toutes les élections au premier tour. Je suis convaincu que nous sommes aujourd’hui la première minorité devant les autres courants politiques.
Il faut donc que tous ensemble lors des prochaines élections partielles, régionales, législatives, présidentielles, municipales ou pour le prochain sélectionneur de l’équipe de France, nous les remportions.
Nos concitoyens nous soutiennent, donnons-leur l’opportunité de traduire dans les urnes, l’unité acquise dans les luttes.

Voilà , sur ce, camarades, bon collage, tractage, réunion publique à tous,

A bientôt,

Antoine

07/05/2009 16:22 par Damien

A l’auteur

Sur la forme :

Vous ecrivez que le PC exige un contact triparti, puis vous ecrivez que le FG n’est qu’un tête à tête entre 2 partis : Vous êtes donc incohérent avec vous même.

Sur le fond :

Vos revendications reviennent à demander de meilleurs patrons pour les salariés : vous n’êtes donc pas des libertaires, mais bel et bien des dissidents du PC ; et c’est là qu’est votre problème : vous êtes d’abord en lutte contre le PC avant d’être en lutte contre la droite et le PS. Cela vous rend politiquement incohérents.

08/05/2009 09:48 par Anonyme

Le « Front de gauche » n’est qu’un tête à tête entre deux partis : le PCF et le parti de Gauche.

Il ne tient qu’au NPA d’être 3 !

08/05/2009 10:30 par Anonyme

Pour répondre à l’auteur du 1er commentaire sur le meeting de Valence :
J’ai vu M Jennar lors d’une réunion de début de campagne. Et mon point de vue est à l’opposé du vôtre.
C’était la première fois que je rencontrais m Jennar et
je ne suis pas adhérente NPA.
Lors de cette réunion , il a été longuement question des luttes en cours , de la grève générale, et des personnes dans la salle donnaient leur avis.
Et j’ai été agréablement surprise par la capacité de m Jennar à écouter vraiment les questions de la salle, questions qui pouvaient être polémiques ou difficiles pour le parti NPA et auxquelles il s’est efforcé de répondre le plus honnêtement possible, sans esquiver , ce que font souvent les hommes politiques , quand les questions peuvent s’avérer gênantes pour eux.
M Jennar a manifesté un art du dialogue qui faisait plaisir à voir , qui m’a ravi et que je vois rarement chez les politiques lors des réunions.
Donc, je vous trouve bien sévère et même injuste pour le meeting de Valence.

08/05/2009 10:53 par Simone Le Baron

Je voudrais que l’on m’explique quelque chose car je suis un peu stupide. L’Union Européenne EST le CAPITALISME. Il ne peut donc pas y avoir de représentants d’un parti anticapitaliste au sein d’un parlement capitaliste. Le NPA devrait faire connaitre ses positions en ne se présentant pas à ces élections européennes qui ne lui apporteront rien. La lutte contre le capitalisme ne doit-elle pas commencer par la non-reconnaissance de toutes ces structures mises en place par les capitalistes ?? Olivier Besancenot peut dire ce qu’il veut, il marche dans le système à fond. Pour éliminer le capitalisme, il faut une REVOLUTION comme en 1789 où les PRIVILEGES ont été abolis. Ou alors, que l’on m’explique !!

08/05/2009 11:34 par Anonyme

pour l’auteur du 1er commentaire :
Comme le monde est petit, je connais 2 personnes qui étaient au meeting de Valence, non adhérentes de partis mais qui votent à gauche. Voici leurs avis :
Pour la 1ere qui ne savait pas pour qui voter aux Européennes :
"C’était intéressant le meeting de Valence."
l’avis de la 2ème personne :
" J’ai bien aimé le ton du discours de M Jennar , humble et honnête.
C’était intéressant et instructeur l’exposé sur la construction européenne. J’ai appris des choses, je reviendrais ; ça sortait des discours politiques classiques.
" Il y avait 3 autres intervenants, dont 2 femmes .
J’ai apprécié qu’il y ait la parité à la tribune.
J’ai senti qu’il y avait un désir de faire de la politique autrement.

08/05/2009 21:13 par Anonyme

je suis inquiet de voir des miltants compétents penser qu’ils pourront réussir là où le plus grand parti ouvrier a échoué : le PCF s’est auto-détruit et a emmené tout le mouvement social là où il en est aujourd’hui ! Nous refaire le coup du parti avant gardiste, c’est fou ! soyons modestes et réunis sinon unis : un front, qu’il s’appelle de gauche, populaire,...n’est pas le plus important, il faut que la peur change de camp ; avec les écolos, le ps, le FG ? LE npa et autres, la droite peut rigoler un bon moment encore.

09/05/2009 07:21 par Victor

A ceux qui essaient de construire une nouvelle et véritable gauche et qui ne parviennent pas à trouver un terrain d’entente,je voudrais dire qu’au fond,c’est la dimension
morale qui fait défaut à chacun.A cet effet,la lecture de
« le petit-bourgeois-gentilhomme » d’Alain Accardo / Agone, me
semble indispensable .
Victor

09/05/2009 09:41 par Michel

bonjour,

Je suis adhérent du Parti Ouvrier Indépendant pour le Socialisme, la République et la Démocratie), ou P.O.I.

L’unité contre le capitalisme est nécessaire, mais comment la réaliser dans les urnes aujourd’hui ? Aucun consensus ne semble exister entre suffisamment de partis se réclamant de la défense des intérêts de la classe ouvrière pour composer des listes unitaires et obtenir une majorité.

En revanche, l’unité sur des mots d’ordre ou des revendications est possible et même probable à la simple condition qu’ils soient partagés par une très large population. Les victoires contre le CPE, contre la réforme Darcos, et plus récemment celle du LKP, le démontrent clairement.

Le P.O.I. a proposé par lettre et lors de réunions au NPA, PG, PCF, LO et au PS le mot d’ordre "Interdiction des licenciements". Le PCF et le NPA ont eux aussi avancé ce mot d’ordre pratiquement dans les mêmes termes.
Le P.O.I. propose dans le même sens une marche unie sur Paris dont la date serait à définir ensemble. Qui pourrait ne pas s’y associer, quand des centaines de milliards sont disponibles pour renflouer les grandes sociétés et banques et gaver les dirigeants ?

Nous avons avons obtenu plus de 50.000 signatures soutenant ce mot d’ordre et créé des comités dans tous les départements en vue de partager cet objectif d’une marche unie pour l’interdiction des licenciements. Ces comités comprennent nombre de militants syndicaux et politiques, notamment de certains des partis cités ci-dessus. Nous nous en félicitons.

Le 15 mai une conférence réunira à Paris les Délégués de ces Comités pour une marche unie (délégués qui ne sont pas tous membres du POI, ce qui en élargit l’audience). J’y serai.
Le 16, un rassemblement place de la République à 14h à Paris est organisé, en vue de populariser et soutenir l’organisation de cette Marche. Venez nombreux soutenir cette proposition.

Cette marche se réalisera quoiqu’il arrive, et nous sommes déterminés à en faire un succès. Mais le véritable enjeu est de démontrer que l’unité peut se faire entre tous ceux - sans exception ni préalable - qui s’opposent à la destruction massive de nos emplois et à la ruine de millions de vies.

Unité ! Agissons tout de suite !
Michel.

09/05/2009 12:01 par Patrick Berger

Deux questions :

Comment le NPA qui veut en permanence se différencier peut-il prétendre à l’unité ?

Comment un parti auquel les médias dominants déroule le tapis rouge peut-il être crédible en tant que parti anti-système ?

09/05/2009 12:01 par Christian Delarue

La troisème unité de Raoul Marc JENNAR

Raoul Marc JENNAR est un militant altemondialiste qui s’active, sans mélanger les genre, à la fois dans le champ de la société civile et dans le champ politico-étatique. C’est une façon de faire que je repecte et même que j’approuve même si personnellement du fait de mes responsabilités dans le MRAP et dans ATTAC je ne m’engage pas dans les processus électoraux.

Passons aux réflexions sur son texte qui a le mérite de clarifier la position du NPA.

1) Beaucoup d’altermondialistes seraient d’accord avec lui sur le bilan catastrophique du PS durant les trente dernières années. Un même accord sur le fait qu’il faille rompre avec ses pratiques.

En finir avec la straégie du "baiser qui tue" de Mitterrand au PCF (puis aux Verts) qui s’est traduite tactiquement par l’offre de "strapontins politiques" dans les diverses instances de la République. Cette stratégie d’hégémonie autour du PS a conduit a "tuer" ce que le PCF pouvait avoir conservé de "communiste". Même les Verts ont subi ce type de recentrage politique. Il faut construire une autre hégémonie. Une autre hégémonie à gauche du PS, rouge et verte, est absolument nécessaire.

2) Stratégie et conjoncture : le problème de la troisième unité de RM JENNAR.

A ) Les trois unités de RM JENNAR

Une unité sur un contenu réel qui développe les raisons toujours actuelles à l’origine de notre refus du traité constitutionnel européen, qui couvre à la fois les questions sociales et écologiques, tout comme les questions démocratiques. L’unité doit porter un projet anticapitaliste au contenu précis en rupture avec le système.

Une unité qui doit se retrouver sur le terrain, dans les luttes sociales et écologiques, contre la casse sociale, contre le démantèlement du droit du travail et des services publics, contre le productivisme, la marchandisation du vivant, pour la sortie du nucléaire. La démarche électorale seule ne pourra résoudre la crise du capitalisme exploiteur et productiviste.

Une unité qui ne soit pas un cartel électoral sans lendemain, mais qui s’inscrive comme un instrument durable pour les luttes des travailleurs. Une unité qui ne se limite pas aux élections européennes, mais s’étende aux élections qui suivent, toujours dans l’indépendance vis-à -vis du PS. La crise et Sarkozy seront, hélas, encore là au lendemain du scrutin européen.

B) Observations

Les deux premières unités ne font pas problème . L’altermondialisme post-crise 2008 présuppose un projet anti-capitaliste et la conviction que la démarche électorale n’est pas LA solution . Pour autant les élections ont leur spécificité à ne pas négliger.

La troisième unité oppose unité durable et unité conjoncturelle. Elle me fait penser au programme maximaliste qui était avancé par le PCF qui couvrait des manoeuvres sectaires. Ici sous prétexte d’unité durable on fait l’impasse sur l’unité à former ici et maintenant.

Le NPA, contrairement à la GU de Christian PIQUET, fait l’impasse sur la nécessité de remplacer la droite et la gauche de droite du Parlement européen. C’est une faute poltique grave puisqu’on va se retrouver divisé face à la droite et au PS.

Position : Pour bousculer la bi-polarité droite contre gauche molle il faut constituer une troisième force unie et d’alternative.

Christian Delarue
militant alter

09/05/2009 18:14 par zenbreko

honnetement le npa n’est pas un parti dangereux pour le pouvoir son opportunisme dans sa position recente c’est de contré dieudonné aux elections europeennes.rien de plus.

09/05/2009 19:11 par Gilles Suze

Jennar récite bien la leçon. Je ne reprendrais donc pas l’argumentation que nous connaissons par coeur : « C’est les autres qui ne veulent pas d’une unité durable. » Mais comment l’ancienne direction de la LCR, qui est celle aujourd’hui du NPA, (hormis Besancenot et Krivine, qui sont les nouveaux porte-parole ?) aurait-elle pu avoir une réelle démarche unitaire alors qu’au cours du « processus constituant » du NPA, elle n’a eu de cesse, en sein même de ce nouveau parti, de se fermer à toute ouverture. En qualifiant de « droitiers », tous ceux qui n’entraient pas dans les normes d’un trotskisme masqué et dont l’obsolescence est un fait historique (quatre vingt années d’échecs), cette direction a délibérément cassé - du moins provisoirement - cette chance historique de construire une gauche anticapitaliste large. Je mets au défi, tous ceux qui martèlent aujourd’hui que nous sommes sur la bonne voie, de s’expliquer demain, dans un, deux ou trois ans, quand cette orientation aura montré ses limites, autrement que par ce qui a toujours servi d’excuse au gauchisme impénitent : la politique des sociaux-libéraux, des directions syndicales, ou un retournement de conjoncture. Car il faut bien avoir en tête, que dans trois ans, quand le plus gros de la crise sera passé, quand l’espace politique ne bruissera plus que de la présidentielle, qu’auront nous prouver ?

10/05/2009 00:08 par Evgueni Samarov

J’ai du mal à accepter la "justification" du NPA (aka LCR) pour refuser l’alliance. Pour moi, il s’agit surtout de créer de la division comme les trotskystes savent si bien le faire.

De toute façon, l’erreur d’analyse fondamentale est de participer à cette élection : Y participer (dans le cadre du contexte propre à la France) cautionne implicitement la nature même de la construction européenne.
Petite métaphore explicative : si Hitler avait eu idée de créer une sorte de "parlement européen" (pour ensuite tenter de donner une "légitimité démocratique") dans les pays occupé par l’Allemagne nazie, pensez vos qu’il aurait fallu voter ? personnellement, je ne le pense pas.
L’union européenne est une construction du capitalisme contre les peuples et il est hors de question que je lui apporte mon soutien en votant à ces élections !

Quand comprendrez vous que si l’Europe était démocratique, ça se saurait ! Il suffit de voir pour le projet de constitution, les peuples ont dit non et finalement ils font tout ce qu’ils peuvent pour la faire passer.
Le seul moyen de s’opposer efficacement à l’UE ne viendra pas du vote de ces élections mais bien du rapport de force qui se créera dans les usines, dans la rue, etc...

Camaradement,

Evgueni.

10/05/2009 16:57 par Copas

Effectivement il fallait répondre enfin au torrent de conneries raconté par une petite claque proche du PC.

Tous ceux qui ont pu se rendre sur les sites des uns et des autres, qui rassemblent l’ensemble des discussions de part et d’autre, trouvables tant sur les sites du NPA que du PdG ont bien compris le scénario du désamour.

L’honnêteté commande de se pencher sur ce qui s’est passé. Et ils se trouvent que tous les éléments sont clairement établis.

Je pense qu’il y a bien plus grave que ce que disent Jennar et ses amis, c’est que le front de gauche divise et a divisé ouvertement le mouvement social de lutte et de résistance contre le patronat et Sarko.

Dans les 3 grandes mobilisations sociales principales, on les a vu vampiriser celles-ci sans aucune proposition aux travailleurs en lutte, autres que celle de voter pour ce front, le temps d’une élection, comme si c’était une réponse aux problèmes rencontrés.

Ils ont déserté la bataille sociale, passant d’ailleurs une partie de leurs tracts dans des attaques contre le NPA, dans leurs meetings.

La réaction, tardive du NPA, est venue de la sollicitation de ses militants qui indiquaient qu’il n’était plus possible de se taire face à des attaques qui allaient de plus en plus profond dans la boue et la provocation, avec un niveau de haine impressionant.

Ces attaques, ces derniers temps, ont pris une drôle de tournure quand elles se sont mises à accompagner une attaque multi-forme des télés, radios, et journaux de la bourgeoisie, dont pas un débat ne tournait sur autre chose que l’attaque contre les révolutionnaires et singulièrement contre le NPA.

Des propos convergents, menaçants et sous-tendus des représentants de la bourgeoisie se sont fait entendre.

Le Front de Gauche, bien gentil et poussant les travailleurs hors de la résistance au capitalisme a été rangé au rayon des bisounours utiles. A côté des nomenclaturas des confédérations (dont une partie est très proche des secteurs les plus à droite des apparatchiks du PCF) dont Sarko a loué l’esprit de responsabilité quand elles se sont mises à maneuvrer pour nous embourber tous, et d’isoler les ripostes désespérées des travailleurs licenciés, nullement aidés, avec très peu de solidarité pour eux .

Sur le fond, comme les directions syndicales, ce front apparait comme nomenclaturiste, essayant de détourner des batailles sociales, se servant de celles-ci en faisant croire qu’il est la solution aux problèmes rencontrés par ceux-ci.

La violence des réactions du PCF pour ne surtout pas s’engager au delà des Européennes, illustrée par l’affaire de Perpignan où ils n’ont pas hésité à faire voler en éclats le front de gauche dans leur empressement à s’allier au PS et quelques groupuscules de droite montre un peu les choses comme elles se passent : des postes, des postes,...

Le même PCF avec une majorité de gauche de droite, empêchant qu’une question soit portée à l’ordre du jour pour demander que des licencieurs rendent les subventions perçues montre que l’appareil du PCF s’est rangé du côté des patrons, insulte un prestigieux passé.

le front de gauche est devenu un bourbier et une manoeuvre dilatoire et sectaire. Si celui-ci a un score honorable il ne sera que tremplin pour essayer de négocier de meilleures répartitions de postes avec le PS (si celui-ci veut de eux et ne les remplace pas par le modem avec lequel le PC s’acoquine dans des alliances locales).

C’est un hymne à l’amnésie qui ne fait aucune critique sur le rôle actif qu’il a joué , aux côtés du courant qui a donné le Parti de Gauche, dans la politique ultra-libérale et agressive contre le peuple et les travailleurs menée par le gouvernement de gauche jusqu’en 2002, politique qui nous a amené Chirac puis Sarko.

L’absence de critique honnête, de travail de compréhension sur le fait d’avoir fini par faire un travail de fripouilles, de privatisations et de casse du service public (où l’un et l’autre des deux courants ont mené une politique volontaire), le fait de se raidir pour surtout pas s’engager au delà des européennes montre que l’indépendance vis à vis du PS n’est pas au programme.

Au fond, le Front de gauche sert Sarko et le patronat en Europe en étant une petite opposition disposant de gros moyens mais se couchant aux moments décisifs, au moment des agressions contre les travailleurs et contre ses propres militants qu’elle mène par le bout du nez dans des torrents sectaires.

Dans cette affaire il n’y a pas photo entre le NPA et le Front de gauche .

Le front de gauche fait partie d’une manoeuvre qui a embourbé la première vague de résistance à la grande crise capitaliste en détournant du combat social une partie de la gauche militante.

Pour le NPA la situation est bien meilleure. Comme LO, les Alternatifs et les libertaires, ce parti a continué à faire son travail de propositions de lutte à l’ensemble des travailleurs, a participé aux mobilisations (le FdG vivant sur ces mobilisations, et utilisant même des moyens des syndicats de travailleurs pour faire propagande pour orienter les travailleurs hors de leurs luttes).

11/05/2009 13:18 par sierra

Tiens !? Tu laisses passer les commentaires de cette pourriture trotskyste de copas ? Celui qui nous fait censurer sur bellaciaio ?

11/05/2009 13:56 par legrandsoir

Bah... le fait de commencer son propos par "petite claque du PC" (il la connait ?)...

Dieu sait pourtant si des claques, petites, moyennes et grosses, fréquentent les allées du trotskisme (sous toutes ses formes). J’en ai même vu s’allier à l’extrême droite par anticommunisme primaire. Je ne me souviens plus des raisons invoquées. Probablement parce qu’elles n’avaient pas vraiment d’importance.

11/05/2009 17:17 par emcee

"Tiens !? Tu laisses passer les commentaires de cette pourriture trotskyste de copas ?"

On est où, là ? bellaciao bis ? Censure ? C’est ça ?

Si c’est ça, ça ne m’intéresse pas du tout. Si c’est pour lire la gauche, qui, quelle qu’elle soit, n’a pourtant pas lieu de triompher, s’écharper dès qu’il y a divergence aux élections, je retire mes billes.

Les idées, oui, les mesquineries et les invectives entre les différentes tendances, non !

C’est non seulement ridicule, mais c’est honteux à l’époque où nous vivons ! Il me semble que nous avons bien mieux à faire. Les uns et les autres.

12/05/2009 16:36 par himalove

Je suis l’auteur du billet d’humeur, "Un lamentable meeting révolutionnaire".

Je n’ai aucun regret d’avoir publié ce texte car il a permis à des camarades de cellule de s’exprimer : ils vont remettre, aujourd’hui, une lettre critiquant la ligne Jennar qu’il considère comme une personnalité parachutée, dictant des postures contraires aux orientations des textes fondateurs du NPA.

Pour nous, prolétaires de base, la priorité ce ne sont pas les élections ni les alliances entre apparatchiks, mais de construire le rassemblement du nouveau prolétariat.

Ce dernier est constitué, dans la région où j’habite, de chômeurs atomisés, de Rmistes, de jeunes ouvriers saisonniers, qualifiés ou non, d’étudiants en rupture de banc, de déclassés, de réprouvés, qu’aucun syndicat ni parti ne veulent représenter.

La seule représentation à laquelle on nous destine ce sont les relations avec les "travailleurs sociaux".

On n’en veut pas !

Dans un certain sens, Raoul Marc Jennar est un "travailleur social", car il cantonne la relation au politique, c’est-à -dire à l’état, à une espèce de mendicité et de soumission.

Pourtant, nous sommes l’avenir de la classe ouvrière et nous sommes capables, organisés en masse, d’agir comme le LKP en Guadeloupe...

Si le NPA souhaite dépasser le cap de "la défense des acquis ouvriers", à laquelle se réduisent, aujourd’hui, les pitoyables gesticulations du front de gauche, et oeuvrer à la révolution communiste, il va falloir qu’il compte sur nous.

Jennar doit se plier à notre ligne, s’il souhaite garder notre mandat.

Socialisation des moyens de productions.

Rapatriement des soldats d’Afghanistan, d’Afrique et d’ailleurs.

Partage des terres, abolition de la propriété privée et expropriations... Voilà notre programme minimum.

21/05/2009 21:09 par Yanick Toutain

@himalove

Bonjour

Félicitation pour la revendication de
"Rapatriement des soldats d’Afghanistan, d’Afrique et d’ailleurs."

Nous réclamons "Troupes françaises hors d’Afrique" depuis 1996 avec acharnement, quand la LCR est devenue passive sur cette priorité numéro 2.

Quant au reste : que pensez-vous de la priorité numéro UN, l’embauche de 5 millions de chômeurs.
Immédiatement. Payés 1000 euros par mois.

De la priorité numéro TROIS, organisationnelle : la révocabilité, par la mise en place de délégués révocables à tout moment.
Ce qui revient à construire les soviets que la LCR a abandonné depuis 1995 et le choix de construire des "syndicats".
Nous ajoutons UN ETAGE aux soviets de 1917 (UN pour 500 ou UN pou 1000)
Et incitons 20 millions de Français à se grouper par 25 pour choisir leur délégué.
25 délégateurs pour un délégué révocable.
Et 25 délégués choisissant librement un délégué de l’étage au-dessus , en pyramide soviétique révocable.

Pour la priorité numéro QUATRE, ce sont les tickets de rationnement carbone (1,8 kilo par Terrien) qui doivent être à la base de la TAXE CARBONE nécessaire.

Pour le reste, le programme global et l’analyse stratégique qui le soutend, je vous renvoie à mes textes précédents.
et à mon blog. (Google blog oublie de référencer des pages)

En particulier, lisez tout ce qui concerne le double projet égalitariste : 1000 euros par mois pour chaque Terrien et 300 euros pour l’investissement démocratique (ni Bourses, ni banques, ni bureacratie Besancenot)

04/06/2009 18:34 par Candide Mais-pas-trop

Il est vrai qu’un certain nombre de bloggeurs qui ont leur couvert mis chez Bellaciao viennent d’investir le Grand Soir à propos de cet article.

Pourquoi pas ? le pb est qu’ils y viennent l’invective aux lèvres, comme sur Bellaciao. Ils font peur. Autant je crois que le NPA est porteur d’idées généreuses et justes, autant je crois qu’il a des supporters effrayants qui font souhaiter que jamais le NPA n’arrive au pouvoir. Et ça tombe bien, il ne veut pas y aller.

Je signale pour l’anecdote qu’un article révélant que les élus du NPA siègeront à Strasbourg au groupe GUE avec les communistes européens et les élus de Front de gauche a tenu moins d’une heure sur Bellaciao avant de disparaître avec les commentaires qui suivaient.

Copas est fort de s’exprimer abondamment sur ce site-là en demandant le droit d’écrire dans LGS.

Ces petits détails en disent beaucoup. A moi, ils disent de voter Front de Gauche avec M.G Buffet, Mélenchon, Piquet.

04/06/2009 19:18 par Maxime Vivas

Inutile de s’engueuler, les amis, on est condamnés à agir ensemble, et le plus tôt sera le mieux.

En attendant, tranchons sur le problème de refus de l’unité.

Le programme du NPA, le NPA lui-même, Besancenot, sont-ils repoussants ?
Que non, ils sont simplement repousseurs.

La vérité historique, et même une partie de ceux qui la nient le savent bien (certains ont d’ailleurs quitté le NPA pour cette raison) c’est que le tout nouveau tout beau NPA a cru qu’il allait cartonner tout seul et qu’il n’avait besoin de personne dans sa roue.

On avancera mille arguments (des arguties, en fait) sans pouvoir changer cette vérité en mensonge.

On vu des militants du NPA, quand ils étaient à la LCR, sièger dans des mairies de droite, dans des conseils généraux et régionaux socialistes (sic), se désister avec la gauche pour barrer la route à la droite. Leurs élus du 7 juin vont sièger dans le groupe communiste (GUE) au parlement européen, les dirigeants et militants du NPA marchent dans la rue avec toute la gauche, parfois même avec celle qui est au centre (le Parti Socialiste) (re-sic). Dans le passé ils ont fait liste commune avec LO sans être bien d’accord sur le nucléaire.

Je ne reproche rien.

Je reconnais même que le NPA a le droit (Bien qu’il ait tort à mon avis dans ces circonstances) de vouloir se peser dans l’isoloir.

Mais qu’il le dise ! Qu’il arrête de prétendre le contraire alors qu’on le sait bien.

Ce n’est pas une question "d’honnêteté", laissons la morale. C’est que, dans cet entêtement, ils sont forcés d’enfoncer leurs alliés naturels, la gauche de la gauche, de ressasser le passé, de faire des procès, de polémiquer comme avec l’ennemi (la droite, on est tous d’accord) et, par suite, ils rendent plus difficile, plus lointaine, la réalisation d’une unité face à l’UMP et au PS.

Ne serait-ce que pour ça, je vote Front de gauche où je vois souffler la fraternité dans le combat.

04/06/2009 19:37 par Zyeux-ronds

Copas, toi qui connais bien Bellaciao et le NPA, c’est vrai que le NPA va sièger avec les "staliniens" à Strasbourg et que Bellaciao a censuré cette info ?

Si c’est vrai, je vote FdG !

04/06/2009 20:45 par Palsembleu

Effectivement il fallait répondre enfin au torrent de conneries raconté par une petite claque proche du PC.

Le style "Diplo" du GS en prend un coup avec cette simple introduction, je veux dire le style classieux. On se croirait sur Bellaciao où tout militant de gauche qui se respecte a envie de tuer un autre militant de gauche après lui avoir craché dessus.

La droite aimait naguère parler de Mitt’rand, de Villiers fustigeait "Mastrickkk". Copas, lui ne parle pas du Parti de Gauche (PG) mais du PdG. Suivez mon regard, insinue-t-il.

Vrai, c’est gros, voire gras. Il ne se serait pas trompé de site, Copas ?

04/06/2009 21:24 par legrandsoir

er, hum... ça en dit plus sur certains sympathisants de gauche, non ? Merci pour le compliment en tous cas.

04/06/2009 20:52 par Vladimir Marciac

Si « une occasion historique a été manquée », ce n’est pas notre fait. Le « Front de gauche » n’est qu’un tête à tête entre deux partis : le PCF et le parti de Gauche. Ce qui marque l’échec d’un rassemblement sans contenu et sans clarté stratégique.

Ce qui est drôle, c’est que l’Amérique latine est un tête à tête entre 34 pays et qu’ils sont tellement divers qu’ils nous font un "rassemblement sans contenu et sans clarté stratégique". Et qui est-ce qui ne rigole plus ? C’est l’Oncle Sam. Et qui est-ce qui doit subir en séance devant ces voyous une longue ovation à Cuba ? C’est Hillary Clinton. Bon, comparaison n’est pas raison : le nain Obama est un mou du bide comparé au géant Sarkozy dont la politique est plébiscité dans la rue par les masses. Donc, avec Sarko, il faut un parti pur, rangs serrés, doctrine et programme taillés dans le marbre.

Si ce que viens d’écrire n’est pas de l’ironie amère, je vote NPA.

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