La mise en examen de George W. Bush pour meurtre

Le livre qu’ils n’arrivent pas à cacher.

Michael COLLINS

Le procureur et le président

Vincent Bugliosi veut voir George W. Bush mis en examen pour meurtre. D’autres sont complices du crime, notamment le vice-président et Condoleezza Rice, mais Bush est la cible principale de ce célèbre procureur de Los Angeles (affaire Charles Manson) et auteur à succès (Helter Skelter et The Betrayal of America, par exemple). Sa détermination reste intacte devant le silence quasi total des grands médias. C’est directement auprès du public et via les médias alternatifs et l’internet qu’il se bat.

Bugliosi présente un dossier dévastateur dans son livre « The Prosecution of George W. Bush for Murder (la mise en examen de George W. Bush pour meurtre - ndt) ». Alors que j’écris ces lignes, j’ai encore du mal à me remettre du choc ressenti à la lecture du titre
et du nom de l’auteur. Procureur légendaire avec un passé presque parfait dans de grandes affaires criminelles, Bugliosi développe une des idées les plus révolutionnaires qu’on puisse imaginer dans le contexte présent où la pensée politique est devenue quasi-nulle. Mais parlons du livre et examinons le raisonnement du procureur.

Dés les premières lignes, il aborde la question du titre choc. On peut lire :

« le livre que vous avez entre les mains traite de ce que je crois être le crime le plus grave jamais commis dans l’histoire des Etats-Unis - le président de la nation, George W. Bush, en toute connaissance de cause et délibérément, a entrainé le pays dans une guerre en Irak sous de prétextes fallacieux, une guerre qui a condamné plus de 100.000 personnes, dont 4000 soldats étatsuniens, à une mort horrible et violente. »

Le président a « en toute connaissance de cause et délibérément » provoqué la mort de soldats US et de civils Irakiens et cela s’appelle un meurtre, c’est aussi simple que ça. Il ne s’agit pas d’une situation hypothétique qui pourrait se produire sous une juridiction d’exception. Lorsque le président quittera ses fonctions, il sera soumis aux mêmes lois que tout un chacun. Bugliosi explique la possibilité d’une mise en examen de George W. Bush par un procureur de district ou d’état dans n’importe quelle juridiction où quelqu’un aurait perdu la vie dans la guerre en Irak. Les procureurs fédéraux ont aussi cette possibilité. L’analyse détaillée de cet aspect représente la meilleure partie du livre avec ses notes et ses références diverses.

Dans le premier chapitre, « Ouvrir les yeux », Bugliosi explique comment il est arrivé à cette conclusion et encourage le lecteur à faire de même. Il attribue son très grand succés en tant que procureur et auteur à sa capacité de « voir ce que j’ai en face de moi sans me laisser influencer par les habits (ou la réputation, ou les rumeurs, etc) que d’autres ont enfilés. »

Après cet appel à garder l’esprit ouvert, l’auteur offre à ses lecteurs une série de citations de Bush, Cheney, Rice et autres. Avant l’invasion, ces déclarations ont eu le pouvoir de faire basculer l’opinion publique en faveur de la guerre. Comment pouvons-nous tolérer un dictature, demanda Bush, qui « menace le monde avec des maladies et des poisons horribles, avec des armes chimiques et atomiques » ? L’Irak possédait des « appareils volants sans pilotes » et « cherchait à les utiliser contre les Etats-Unis ». Ces déclarations, et d’autres, étaient non seulement totalement fausses, mais en plus il le savait, sans aucun doute.

Après les deux premiers chapitres, méticuleusement construits, le procureur, connu pour ses plaidoyers de plusieurs centaines d’heures devant un jury, a préparé le lecteur à admettre la recevabilité de ses accusations. Ensuite il ouvre une parenthèse, avant d’en arriver au fait, pour nous rappeler le coût de ces mensonges. Plus de cent mille personnes sont mortes dans une guerre basée sur les mensonges délibérées du président.

Ce ne sont pas n’importe quelles morts, nous dit-il. Nous sommes en présence du meurtre d’états-uniens jeunes, influençables, patriotiques qui se sont engagés dans l’armée pour toute une série de raisons honorables. Un même lien les unit, une loyauté envers leur pays pour lequel ils étaient prêts à mourir dans une guerre. Bugliosi n’oublie pas les civils irakiens morts dans le chaos provoqué par l’invasion de Bush, mais précise qu’il n’a trouvé aucune loi qui permette une mise en accusation pour ces morts là .

Après les trois premiers chapitres, nous connaissons la tragédie qui demande que justice soit faite et nous sommes conscients de la détermination de l’auteur à chercher à obtenir cette justice pour tous ceux qui sont tombés. Il est en colère devant ce crime et veut obtenir justice. Bugliosi est indifférent devant le silence quasi-total des médias résultant de l’état comateux dans lesquels sont plongés les milieux dirigeants, état illustré par la censure calculée de tous les réseaux d’information et les pisse-copie de l’administration Bush au sein du New York Times et du Washington Post.

Bugliosi présente trois dates dans son dossier à charge :

Le 1er octobre 2002, Bush reçut un rapport rédigé par tous les services de renseignement du pays. Le danger que représentait l’Irak pour les Etats-Unis était résumé par cette simple phrase : « il n’y a pas d’indication de drones pouvant lancer des armes chimiques, ni de ventes d’armes à Al Qaeda qui pourraient être retournées contre nous, ni d’autres dangers imminents. Bagdad pour le moment ne semble pas disposé à mener des attaques terroristes par des armes conventionnelles ou chimiques contre les Etats-Unis, par crainte de fournir aux Etats-Unis un prétexte pour attaquer. L’Irak pourrait probablement tenter des attaques clandestines sur le sol des Etats-Unis si Bagdad craignait qu’une attaque mettant en danger le régime était imminente ou inévitable, ou possiblement par vengeance. De telles attaques - probablement avec des armes bactériologiques plutot que chimiques - seraient probablement menées par des forces spéciales ou des services de renseignement ». NIE, 10/2002 et (V. Bugliosi, pp. 104-105)

Le 4 octobre 2002, Bush présenta au Congrès une version manipulée du rapport, appelé le Rapport Blanc (White Paper). Il avait retiré l’information essentielle, à savoir que l’Irak n’était considérée comme un danger imminent que si la survie du régime était menacée par une attaque US. Les « jugements » et autres suppositions avaient été transformés en affirmations afin de faire passer le rapport pour un aval des services de renseignements pour passer à l’attaque.

En fait, le rapport présenté au Congrès disait exactement le contraire que celui qui avait été rédigé par les services de renseignement le 1er octobre. L’élément qui pouvait déclencher une menace irakienne était exactement ce que Bush se proposait de faire : lancer une attaque qui menacerait la survie du régime de Saddam Hussein. Plutôt que de penser à la sécurité du pays, en toute logique et selon les avis de ses propres services de renseignement, Bush a risqué la sécurité de la nation tout en occultant des informations cruciales.

Le 7 octobre 2002, Bush s’exprima devant un public à Cincinnati, Ohio, et affirma que Saddam Hussein représentait un danger pour les Etats-Unis avec ses « drones volants » équipés d’armes de destruction massive « visant des objectifs aux Etats-Unis ».

Il s’agit d’éléments importants. Sans ambiguité. Bush savait que l’Irak ne représentait pas une menace pour le pays, mais a prétendu le contraire pour obtenir un soutien à sa guerre. Tout ceci ne représente qu’une petite partie des arguments qui sont présentés dans ce livre d’une manière déterminée, complète et prenante et où Vincent Bugliosi tient ses promesses.

Il présente un dossier accablant contre George W. Bush, explique les bases juridiques qui rendraient une mise en examen possible, et explique que cette mise en examen du président était un élément fondamental pour restaurer le prestige de cette « grande nation » que sont les Etats-Unis.

Mais la mise en examen aurait des répercussions plus larges, si elle devait avoir lieu.

Le procès et la condamnation de George W. Bush pour meurtre serait un événement d’une importante gigantesque, mais ne serait encore rien devant la jurisprudence que cela représenterait. Les présidents ne pourraient plus jouer avec les vies des soldats et des civils dans des guerres autres que celles qui seraient spécifiquement menées dans le cadre de la défense nationale ou en riposte à un danger imminent pour le pays.

Bien que le président ait plusieurs fois changé de version dans ses justifications d’une invasion, son déclenchement et l’occupation n’avaient pas grand-chose à voir avec la sécurité des Etats-Unis. Comme Bugliosi l’a dit lors d’une interview avec l’auteur de ces lignes, plus de 4000 soldats sont morts « pas dans votre guerre, pas dans ma guerre ni dans celle des Etats-Unis, mais dans la guerre de Bush ». Toutes les explications offertes par Bush ont été rejetés par tous sauf par les auteurs du crime et aucune des motivations financières ou politiques avancées par d’autres ne sont acceptables devant les morts et les destructions provoquées.

Si un procès devait se tenir, et l’accusé condamné, tout futur président devra réfléchir à deux fois avant de servir des propres intérêts ou ceux de ses financiers et de quelques autres heureux élus, peu importe leurs promesses ou leurs cadeaux. Le président et ses conseilleurs principaux seraient responsables du droit fondamental de chaque individu, évident pour nous mais pas pour eux, de ne pas risquer sa vie au nom des desiderata égoïstes, politiques ou financiers du président. Les présidents ne pourraient plus couvrir le péché de meurtre avec préméditation en le drapant d’une fiction sur les pertes nécessaires au nom d’un intérêt national supérieur. Les véritables fondements d’une décision présidentielle seraient publics et soumis à l’examen du peuple via leurs procureurs locaux.

L’éternel conflit entre les droits individuels et les droits collectifs serait résolu aussi. Dans l’impossibilité de recourir à des guerres inutiles, le chef de l’exécutif agirait dans l’intérêt de chaque citoyen et l’industrie militaire surdimensionnée serait réduite au minimum au lieu de servir d’outil à une présence impérialiste partout dans le monde. La diplomatie servirait les intérêts communs, et se substituerait à la force imposée sur les états plus faibles. Et ceci ne concernerait pas que les grandes guerres.

Depuis la deuxième guerre mondiale, Les Etats-Unis ont effectué plus de 40 interventions militaires. Alors à moins que le président puisse être certain qu’aucun soldat ne mourrait, il serait bien avisé de trouver une justification solide pour engager toute opération militaire afin de ne pas se retrouver inculpé et risquer une peine sévère [ndt - lors d’une interview filmé du procureur, celui-ci parle ouvertement de "peine de mort" ou "prison à vie" - NDT]. Le président aurait aussi devant lui l’exemple d’un vice-président qui s’est livré à des mensonges incessants sur les justifications d’une guerre.

La Défense Nationale était cruellement défaillante le jour du 11 Septembre, malgré l’incroyable puissance militaire déployée dans le monde. L’administration a réussi à s’exempter d’avoir des comptes à rendre devant les tribunaux internationaux, alors qu’il existe une possibilité de poursuites à l’intérieur du pays, souligne Bugliosi. La menace est donc plus sérieuse et concrète pour tous ces dirigeants qui jouent avec la vie de leurs concitoyens juste pour servir quelques intérêts financiers qui refusent toute véritable concurrence sur leur terrain.

Traduction VD pour le Grand Soir

Article Original
http://www.dissidentvoice.org/2008/...

The Prosecution of George W. Bush for Murder
By Vincent Bugliosi
Vanguard Press (May 26, 2008 )
ISBN-10 : 159315481X
ISBN-13 : 978-1593154813
Hardcover : 352 pages

Michael Collins writes for Election Fraud News and the Money Party. He is one of few to report on the ongoing struggles of Susan Lindauer, an activist accused of being a foreign agent, who was the subject of a government request for forced psychiatric medication.

COMMENTAIRES  

25/08/2008 07:56 par jean-marie Défossé

Je pense qu’il serait juste de rajouter au bilan désastreux de BUSH ,les 3000 morts américains du 11/09.Ce jour,qui se devait apocalyptique,devait frapper l’opinion occidentale pour justifier de la nécessité d’une guerre mondiale contre ce fameux terrorisme,monté de toutes pièces par les classes dirigeantes de l’ensemble des pays occidentaux ,l’Europe étant la tête pensante et les USA les bras armés de cette coalition englobant toutes les hiérarchies politiques,financières et religieuses de ce "beau monde moraliste".
Lorsque des dirigeants politiques et religieux sont capables de faire abstraction de l’importance de la vie de leur propres citoyens,les peuples doivent se poser la juste question quant aux choix de leurs élus.

25/08/2008 10:39 par vert de rage
25/08/2008 11:24 par Zeineddine

L’ouvrage présenté confond analyse politique et raisonnement juridique, confusion dommageable aux principes démocratiques. Quant à l’auteur de l’article, il manque sérieusement de recul critique.

A l’époque de la guerre du Vietnam, l’opposition politique et sociale radicale de nombreux citoyens US était quand même plus dynamique et plus féconde. S’il existait de bonnes bases juridiques pour sanctionner les chefs d’état de déclencher des guerres inutiles notamment aux Etats-Unis, ça se saurait et il y aurait eu de nombreuses occasions de les utiliser. Quand un chef d’état décide d’engager une guerre, il envoie des citoyens à la mort en toute connaissance de cause. Le président Bush a d’ailleurs respecté les exigences légales de son pays pour le faire, puisqu’il a obtenu les votes parlementaires nécessaires, contrairement par exemple aux présidents français Chirac et Sarkozy qui ont engagé la France en guerre en Afghanistan sans obtenir l’aval du parlement comme l’exige la constitution française.

Au lieu de rechercher toujours de façon puérile un bouc émissaire, les citoyens US responsables devraient réfléchir sérieusement à comment stopper les dangereuses dérives impérialistes et dictatoriales de leur pays !

Sur ce plan, ni John McCain ni Barack Obama n’apportent une réponse satisfaisante, puisque le candidat républicain promet la guerre pour 100 ans en Irak, et le candidat démocrate, malgré une campagne aux accents humanistes prometteurs de changement, a finalement adopté des positions ultra pro-israéliennes revendiquant Jérusalem comme capitale de l’état d’Israël et il est un partisan convaincu de la guerre contre l’Afghanistan, voire contre l’Iran.

25/08/2008 13:44 par legrandsoir

L’ouvrage présenté confond analyse politique et raisonnement juridique, confusion dommageable aux principes démocratiques.

Notez que l’auteur précise que cette initiative intervient dans "(un) contexte où la pensée politique est devenue quasi-nulle."

Il existe de vidéos (en anglais) où l’auteur s’exprime assez longuement et assez intelligemment sur son initiative. Attention donc à ne pas juger le livre à travers cet article. exemple de vidéos

25/08/2008 23:36 par emcee

Je ne vois pas en quoi l’ouvrage est "grotesque" et l’article "ridicule". Je dirais plutôt que le premier est utopique, hélas, et que le second essaye d’en faire un compte-rendu.

Utopique, en particulier aujourd’hui, justement, où le débat politique à l’échelle nationale est totalement absent. Et où ceux qui ont accès aux médias (dont les candidats à la présidentielle) ne remettent rien en cause, se taisent, pire encore, mentent et approuvent la poursuite des guerres, voire leur intensification(en Afghanistan, par ex).

C’est sans doute la raison pour laquelle ceux qui s’indignent véritablement de la situation tentent des actions de la dernière chance et essaient d’atteindre le grand public par tous les moyens. C’est tout à leur honneur.

Et écrire un livre simplement en s’appuyant sur des questions juridiques risquerait fort de faire fuir ceux à qui est destinée cette information.

Avant les poursuites devant les tribunaux civils, il y a bien la procédure d’impeachment (il y a d’ailleurs un mouvement aux US qui réclame cette procédure), mais les Démocrates, pourtant majoritaires au Sénat, refusent d’y avoir recours. Et pour cause, ils seraient certainement eux aussi mouillés dans cette affaire, puisque les leaders démocrates du Congrès (ex Nancy Pilosi) avaient probablement été mis au courant.

Alors, c’est vrai, cela en fait beaucoup à la fois. Mais, après tout, si Bush était mis en accusation, juste pour l’exemple, cela serait une grande victoire pour tous ceux (ces fameux "citoyens responsables") qui rongent leur frein depuis des années en contemplant, impuissants, les exactions des deux fous furieux de la Maison Blanche.

Et donc, les véritables opposants à ce régime mortifère voient que Bush (mais aussi Cheney et les autres) va se tirer de cette affaire tout de même épouvantable et couler des jours heureux dans son ranch alors qu’il aura fait tuer des centaines de milliers de gens en trompant la population, cela avec la complicité de hauts responsables de tous bords et des médias dominants.

Certes, peu de présidents ont été mis en accusation à la suite d’une procédure d’impeachment. Deux seulement, Andrew Johnson, successeur de Lincoln, en 1868, et Clinton en 1998.
Il est vrai aussi que d’autres présidents ont menti pour engager les US dans la guerre. Mais, même si l’opposition était beaucoup plus visible alors, il n’y avait parallèlement pas les problèmes sociaux qui touchent une majorité de gens, et, en particulier, la middle-class américaine, qui voit ses conditions de vie se détériorer inexorablement.

Alors, pourquoi l’idée de Bugliosi serait-elle grotesque ?
Que peuvent envisager les Américains conscients (qui sont très minoritaires, en plus) en l’état des choses ?
Ils ne sont pas organisés, la population est cloisonnée (en classes sociales plus ou moins favorisées ; en ethnies ; en religions, etc.) et la majorité d’entre eux est anesthésiée.

C’est un peu ce qui nous arrive, d’ailleurs. Non ?

27/08/2008 01:31 par Candide

De la destruction à l’ anéantissement.
LA GUERRE DES DEMOCRATIES.
DES MORTS POUR RIEN.
Je suis plein de rage et j’ ai encore du mal à me remettre du choc ressenti à la lecture de ce passage de l’ interview de ce procureur américain. Le voici :

’" Bugliosi n’oublie pas les civils irakiens morts dans le chaos provoqué par l’invasion de Bush, mais précise qu’il n’a trouvé aucune loi qui permette une mise en accusation pour ces morts là ." !!!!

Vous avez bien lu ? Aucune loi pour « ces morts là  » !
Donc, quantité négligeable que les millions de morts, anéantis par l’ impérialisme américain ! Toute plainte déposée à l’ encontre des Etats-Unis pour crimes de guerres, émanant d’ un citoyen du monde, sera donc déclarée IRRECEVABLE et rejetée sans autre forme de procès ! Mr Bugliosi a bien précisé que " il n’ a trouvé aucune loi qui permette une mise en accusation pour " ces morts là " ! Ce sont "des impurs " que " ces morts là " , des " sous-hommes et femmes " , du " bétail " , des "déchets infra-humains " . DES MORTS POUR RIEN ! DES MORTS DE LA GUERRE DES DEMOCRATIES .

Plus de quarante ( 40 ) interventions, sur plus d’ un siècle, de par le monde ( ! ) ; des millions de morts, vitrifiés, carbonisés, chimiquement anéantis, pulvérisés à la bombe à neutrons, irradiés à l’ uranium appauvri, morts de famine et de maladie, morts pour rien parce qu’ils se trouvaient simplement au mauvais endroit et au mauvais moment ! Des millions de disparus, de blessés, de déportés, de dépossédés de leurs biens, d’ êtres humains jetés sur les routes et réduits à des hordes de mendiants affamés et en haillons ! Et ce procureur nous jette à la face " qu’il n’a trouvé aucune loi qui permette une mise en accusation pour ces morts là ." !

De la destruction à l’ anéantissement. Des pays ravagés, des destructions massives d’ infrastructures civiles ( ponts, routes, ports, aéroports, hôpitaux, bâtiments officiels, usines, centrales électriques,...etc ) . De la destruction à l’ anéantissement. Une politique systématique et impitoyable de TERREUR à l’ encontre des populations civiles innocentes, dans le but, entre-autres, de forcer les armées adversaires à capituler sans conditions ! La Corée du Nord, qui a été napalmisée à l’ échelle industrielle ( des murs gigantesques de flammes sur des dizaines de kilomètres ! ) a été gravement et profondément marqué au fer rouge par les agressions américaines.

De nos jours, le nouveau désordre mondial , programmé par la haute finance internationale, les multinationales et les trusts, est implacablement mis en exécution par les américains et les anglais, bras armés de ces puissances mondiales. Ces forces destructrices et déshumanisantes, arrogantes et messianiques, sont prêtes à tout pour préserver les fondements du système. C’ est à dire l’ appropriation privée des richesses dans les mains de quelques uns. Quitte à exterminer les 3/4 de la planète.

La sinistre farce du Tribunal Populaire International de la Haye, prend là toute sa lamentable et déshonorante dimension. A une échelle aujourd’hui jamais vue, la démocratie simulée est exhibée pour justifier les bombes à fragmentations lancées sur les peuples faibles et sans défense, et les bombes à retardement qui se nomment FMI, Banque mondiale, dettes. Cela indique définitivement que ces pays , n’ ont rien plus rien à attendre de la part d’un monde barbare où seul entre en jeu, un rapport du fort au faible. Cela démontre également , sauf pour ceux qui se refusent à voir la terrifiante réalité que, il y a de ""bonnes victimes " ( les agresseurs) et de " mauvaises victimes " ( les opprimés et les déshérités ).

Et, " Bugliosi n’oublie pas les millions de civils morts dans les invasions provoquées par les armées américaines, mais précise qu’il n’a trouvé aucune loi qui permette une mise en accusation pour ces morts là . " !!!!!!!!!

Et moi, citoyen du monde, j’ accuse devant le tribunal de l’Histoire, les Etats-Unis
D’ Amérique, d’ être en état permanent de crimes contre l’ Humanité !

27/08/2008 09:33 par emcee

@ candide,
Votre indignation est fort louable et légitime, mais, hélas, le fait que vous, voire des milliers / millions d’autres accusent "les Etats-Unis D’Amérique, d’être en état permanent de crimes contre l’Humanité" n’y changera pas plus à l’affaire qu’une démarche du procureur Bugliosi, qui me semble, disons-le au passage, bien plus concrète, puisqu’il compte bien ne pas s’arrêter aux mots.

D’autre part, il semblerait que cette démarche-"là " cristallise davantage de révolte que les crimes commis par l’Occident sur des populations entières (et là , cela concerne probablement la planète entière, que ce soit en Afrique, en Asie ou sur les autres continents) et dont les commanditaires se sont toujours dédouanés, étant donné que c’est eux qui font les règles et eux qui décident de la condamnation de coupables qu’ils ont eux-mêmes désignés à la vindicte populaire.

Quant à M Bugliosi, il ne mérite pas, semble-t-il, les procès d’intention qui lui sont faits. Pour l’emploi du "là ", il s’agit simplement d’une règle linguistique qui est appliquée ici : quand on parle des uns puis qu’on en fait intervenir d’autres (ici : morts américaines / morts irakiennes), il est de règle de se référer aux autres par "ceux-là " (pour les distinguer de "ceux-ci" dont je parle précisément et qui sont l’objet de mon discours)- en anglais "these/those". Rien de péjoratif là -dedans, simplement un usage qui permet la clarté du propos.
Même si, en effet, le terme "ceux-là " s’emploie également avec une connotation malveillante ou hautaine. Mais dans ce contexte, que ce soit en anglais ou en français, il n’y a aucune ambiguïté.

D’ailleurs, il est bien précisé que Bugliosi a également cherché si, juridiquement, en tant que citoyen américain, il pouvait inclure les victimes des pays étrangers. Et il se trouve que ce n’est pas possible.
Dans les démocraties, des lois existent et des garde-fous aussi. Il ne devrait pas relever du simple citoyen de devoir s’élever contre les exactions d’un gouvernement, car c’est le rôle des contre-pouvoirs.

Hélas, ceux-là  sont bien défaillants, en Amérique comme ailleurs, dans nos prétendues démocraties.

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