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Extrème-droite

Le Front national n’est fort"¨ que des faiblesses de la gauche

L'humanité

Dans "Derrière les lignes du Front" (Éditions Golias), le journaliste Jean-Baptiste Malet met en perspective plusieurs mois d’enquête au coeur de la nébuleuse FN. Un travail de terrain minutieux qui éclaire les zones d’ombre de la trop médiatique Marine Le Pen.

Entretien.

Marine Le Pen peut-elle camoufler son appartenance réelle à l’extrême droite en la « drapant de concepts développés par la gauche » ?

Jean-Baptiste Malet. Quand elle emprunte des thèmes à la gauche, il s’agit d’une imposture. J’ai interrogé Marine Le Pen au sujet des Fralib en lutte (usine de thé et d’infusion des Bouches-du-Rhône - NDLR). Le FN colle sur les affiches de la CGT Fralib, et lorsqu’une aide de 28 000 euros a été votée par la région Paca, un seul groupe a voté contre, le Front national. Et Marine Le Pen n’est pas capable de dire pourquoi. Le ton ouvriériste de ce parti est une chimère : il n’y a aucun ouvrier dans son encadrement. Ce n’est pas seulement un parti raciste d’un point de vue racial, c’est un parti raciste d’un point de vue social. Il y a clairement une volonté de défendre un ordre naturel, où les pauvres sont à leur place quand ils sont en bas de l’échelle.

Pourquoi dites-vous que le FN n’est « pas fasciste au sens traditionnel du terme » ?

Jean-Baptiste Malet. Le fascisme était seulement une des formes incarnées par l’extrême droite. Marine Le Pen est « hédoniste et sécuritaire ». La grande différence entre elle et son père, c’est qu’elle n’est pas là pour interdire aux gens de jouir. Marine Le Pen promet à tous ceux qui sont floués par la crise qu’ils vont pouvoir continuer à remplir leurs chariots, à consommer, à garder le peu qu’ils ont peur de perdre. Elle s’adresse à ceux qui ont peur du déclassement.

Votre livre privilégie le reportage, mais s’intéresse également à la stratégie de Marine Le Pen, qui « consiste à camoufler l’héritage culturel et idéologique étatiste de l’extrême droite »…

Jean-Baptiste Malet. L’extrême droite a toujours prôné un État fort, a toujours été productiviste, et le FN le redevient. On dit de Marine Le Pen qu’elle incarne le renouveau, mais en fait c’est Jean-Marie Le Pen, dont on dit qu’il était reaganien, qui était une parenthèse de l’extrême droite française. Marine Le Pen revient aux fondamentaux de ce qu’était l’extrême droite du début du XXe siècle : celle des anti-Lumières, qui combat les droits de l’homme.

Pourtant, le FN cherche à se débarrasser du vocable « extrême droite » pour « droite nationale » ou « droite populiste européenne »…

Jean-Baptiste Malet. George Orwell a montré que le combat politique est avant tout sémantique. Ils sont sur ce champ de bataille, qui a pour enjeu l’hégémonie culturelle. Les cadres d’extrême droite aussi ont lu Gramsci : ils savent que pour gagner les élections, il faut une hégémonie culturelle.

Ce qui nous amène à la critique des médias. Car la dédiabolisation tient aussi à la candeur, voire à la complicité médiatique…

Jean-Baptiste Malet. Je ne suis pas hostile au fait qu’on interroge le FN, qu’on débatte avec lui. Moi-même je l’ai fait, mais pas n’importe comment, je ne me suis pas contenté de tendre le micro. En revanche, je supporte mal les gens qui me félicitent en me disant : « C’est super-dangereux, l’infiltration ! » Je n’ai jamais vu personne féliciter un grutier en lui disant : « Bravo d’être monté si haut, c’est dangereux. » J’ai juste fait mon métier. Que les confrères fassent le leur : quand Marine Le Pen parle de laïcité, on décrète qu’elle est laïque, même si elle a fait baptiser ses enfants à Saint-Nicolas du Chardonnet et qu’elle est toujours entourée d’intégristes catholiques. Les médias devraient être les défenses immunitaires de la démocratie, or ce sont les médias de masse qui propagent le virus. Ils sont obnubilés par la « nouveauté » et ne veulent pas voir que rien n’a changé, parce qu’inviter Marine Le Pen, c’est faire un carton d’audience. Mais si l’on gratte un peu, le vernis s’écaille.

Par exemple ?

Jean-Baptiste Malet. Il suffit de demander à Louis Aliot ce qu’il pense de l’OAS. Pour lui, ce sont des héros, et la torture peut être légitime. Dans les rassemblements de « nostalgériques » ou de pétainistes, qui ne sont pas que des illuminés, certains militent aussi au FN.

Finalement, quelles idées de son discours prévalent ? Celles de gauche, perverties, ou celles de droite, déguisées ?

Jean-Baptiste Malet. La vérité, c’est que les idées, le FN n’en a rien à faire. En fouillant dans les archives, on s’aperçoit que Marine Le Pen conseillère régionale d’àŽle-de-France est pour les OGM, alors que Le Pen Marine conseillère régionale du Nord-Pas-de-Calais est contre. Avant la catastrophe de Fukushima, elle est pour le nucléaire, après, elle est contre. C’est incroyable : aucun parti ne prend des virages à 180 degrés sur des sujets aussi importants.

Est-ce de l’opportunisme, comme quand elle débarque à Hénin-Beaumont, pour s’implanter grâce au « tous pourris » ?

Jean-Baptiste Malet. Le FN n’est fort que des faiblesses de la gauche. Ce que j’ai vu à Lille m’a profondément choqué : une ville riche, avec des quartiers « nettoyés » des pauvres, des restaurants bio présentant les livres d’Alain Badiou en vitrine… Bref, on sent une certaine bourgeoisie consciente politiquement. Par contraste, à vingt minutes de TER, dans le bassin minier, le militantisme de gauche est mal en point. Il y a une déconnexion totale entre la gauche mondaine, pétitionnaire, de centre-ville, et le chaos social laissé à l’abandon et au FN.

Vous écrivez que ce n’est pas votre rôle de donner des recettes pour lutter contre le FN. Mais les politiques en donnent

Jean-Baptiste Malet. Oui. J’ai rencontré Jean-Luc Mélenchon, qui m’explique comment il s’est préparé à un face-à -face avec elle (sur BFMTV, le 14 février 2011 - NDLR), qui montre ce que pourrait être une gauche combative face au FN, et Jean-François Caron, maire écologiste de Loos-en-Gohelle (Pas-de-Calais). Dans sa commune, il fait de l’éducation populaire, relégitime le rôle du politique, responsabilise ses concitoyens et ça marche : Loos-en-Gohelle fait partie des villes du bassin minier où le FN fait les scores les plus faibles.

Entretien réalisé par Grégory Marin

L’humanité, le 10 Janvier 2012.

http://www.humanite.fr/politique/le-front-national-n%E2%80%99est-fort

COMMENTAIRES  

13/01/2012 08:50 par BOB

Le FN sait faire vibrer la fibre nationale pour endormir les électeurs et détourner leur attention. Il faut faire attention aux solutions simplistes, ce qu’elle nous propose, c’est d’arrêter nos montres pour gagner du temps !
Voir :
http://2ccr.unblog.fr/2011/12/20/que-nous-dit-le-fn/

13/01/2012 10:57 par yapadaxan

Les faiblesses de la Gauche...

Le PS n’est pas faible, le PS n’est plus de Gauche.
Le PC est très faible, mais il est d’une Gauche réformiste, ayant quitté le terrain de la lutte révolutionnaire.

Et il l’a quitté depuis beaucoup plus de temps qu’on ne le dit. Il a opéré par virages, s’est entêté dans sa stratégie de l’union avec le PS. Il est allé de concession en concession jusqu’à ne plus rien représenter du tout.

C’est de cela que le FN est fort.

L’Union de cette Gauche a donné quoi en 81 ? La plus grande désillusion qu’il ait été possible d’imaginer. Elue sur la base, non plus du Programme commun, mais des 110 propositions du candidat Mitterrand, cette prétendue Gauche-là a gouverné à droite. Assurant le lien entre Giscard et Chirac. En se tapant le sale boulot de la casse industrielle, camouflant très mal le chômage en stages bidon.

Ajoutons l’effondrement des pays de l’Est, la non réaction du PCF et son ralliement dans le camp des antisoviétiques une fois l’Union soviétique disparue. Sans explication, sans effort de mémoire quant à la création du PCF justement due à la naissance de l’URSS et de l’Internationale Communiste.

Il y a de quoi désarçonner tout un peuple ! C’est presque "parti sans laisser d’adresse"...

La crise du capitalisme que nous traversons exige l’existence d’une Gauche révolutionnaire, capable d’en expliquer la nature, le contenu et l’évolution. Capable d’accompagner un puissant mouvement populaire, non pour le diriger, mais pour le légitimer, le renforcer, l’accompagner. L’aider à éclaircir la nécessaire lutte des classes, son but, le renversement d’un système d’exploitation étant passé à un stade de guerre des classes, tant par l’aggravation des conditions sociales, du chômage, que des offensives impérialistes réalisées au Proche et Moyen Orient.

Non, cette Gauche-là n’existe pas. Et c’est son inexistance qui renforce le FN, laissant prospérer l’illusion qu’un nationalisme étroit est la réponse à la situation d’aujourd’hui.

C’est une véritable désertion, une trahison historique qui laisse aux forces les plus réactionnaires l’opportunité de réenfanter la bête immonde. Et garde qu’elle n’y réussissent...

13/01/2012 12:14 par Touzensemble

@yapadaxan

Je croyais que sur LGS on ne tapait pas sur les organisations de gauche ? Ici, le PCF déguste pour ce qu’il a fait de mal tandis que ceux qui ne veulent jamais toucher les manettes sont curieusement oubliés pour ce qu’ils n’ont pas fait en faveur de la victoire en 1981 et ne feront pas en 2012.

J’ai été électeur LCR et aussi PCF. Mon propos n’est pas partisan.

L’Union de cette Gauche a donné quoi en 81 ? La plus grande désillusion qu’il ait été possible d’imaginer. Elue sur la base, non plus du Programme commun, mais des 110 propositions du candidat Mitterrand, cette prétendue Gauche-là a gouverné à droite.

Soyons justes, la victoire de la gauche en 1981 a aussi donné ceci : augmentation des minimas sociaux avec un SMIG revalorisé de 10%, allocation familiale, allocation logement et allocation pour handicapée de plus de 25%, autorisations des radios locales privées et ouverture de temps d’antenne à la gauche aux télévisions et aux radios publiques, l’abolition de la peine de mort, le blocage des prix pendant 6 mois, des nationalisation de grandes banques et entreprises, l’instauration de la semaine de 35H et la cinquième semaine de congés payés, la création des ZEP ( zone d’éducation priorité), la retraite à 60 ans.

Et tout n’a pas été reperdu.

Il est vrai que les espoirs ont été déçus en raison de :

-  la nature profonde du PS incapable d’aller à l’affrontement avec le capital ou soucieux d’en être un gérant loyal,

-  la faiblesse du PCF qui a largement cautionné le virage,

-  le refus d’une partie de la « gauche de la gauche » de mettre les mains dans le cambouis pour obliger à poursuivre,

-  la passivité des masses qui s’en sont remises aux élus.

Nous risquons de passer une nouvelle fois à côté du possible puisque l’absence de vaste rassemblement de toutes les gauches (acceptant des divergences dans le combat commun) freine un dynamisme qui aurait pu rendre l’espoir et dissuader les électeurs désespérés de voter PS (vote utile, « Tout sauf Sarkozy ») ou FN (« Tous pourris ! »).

L’argument crapuleux selon lequel le Front de gauche et le Front national sont deux branches cousines du populisme aurait du mal à prospérer avec le soutien (non fusionnel) du NPA et de LO au Front de Gauche. Mais nous avons un éparpillement vertueux des candidatures.

La crise du capitalisme que nous traversons exige l’existence d’une Gauche révolutionnaire, capable d’en expliquer la nature, le contenu et l’évolution. Capable d’accompagner un puissant mouvement populaire, non pour le diriger, mais pour le légitimer, le renforcer, l’accompagner.

Hors du PS (encore que des militants de base soient sincères et veulent le changement) des militants de cette« gauche révolutionnaire » existent. On en trouve au Front de gauche. On en trouve dans les organisations hostiles au Front de gauche. Ceux-là sont neutralisés, absents du rassemblement. Ils sont réduits « à faire du bruit avec leur bouche ». Mais je conviens qu’ils seront les principaux artisans de la victoire de 2080.

Pour conclure, je m’étonne de la tendance (déjà remarquée sur ce site dans un passé récent) à dévoyer les commentaires à des articles dénonçant le FN vers des critiques de la gauche de la gauche.

Rien à dire contre Marine le Pen. Pas dangereuse ?

13/01/2012 13:28 par yapadaxan

J’avais commis un commentaire, il y a peu, sur MLP et le Front National. Les rattachant à l’extrême-droite traditionnelle, qui est issue des cercles d’Action Française, des milieux catholiques ultra, de mouvements sectaires, de la tradition dreyfusarde, vichyssoise, OAS, antisémites et anti immigration. Je reste convaincu que des cercles de pensée sont toujours vivants, toujours éminemment dangereux, et que le vrai fascisme a trouvé dans le nazisme sa forme la plus aboutie...

Ca pose en effet la question du soubassement extrémiste dans notre société et celle de son fondement culturel. Mais néanmoins, l’article met en regard la Gauche. Non pas la Gauche abstraite et théorique, mais la Gauche réelle de l’Histoire contemporaine. Qui va du début du 20ème siècle à aujourd’hui.

On ne peut pas, dans un commentaire, traiter de tout. Et mon propos n’est pas de "taper" sur la Gauche. Mais de rappeler de quoi elle se constitue mais aussi de quoi elle ne se constitue pas.

J’ai lu ce que vous considérez les apports de la Gauche en 1981. Et je trouve la liste bien squelettique. Je me souviens de toute une étude, conduite par Lucien Scève, si ma mémoire est bonne, sur le thème de l’illusion. Vaste débat !...

La démarche de la Gauche qui a préparé 1981 entre pleinement dans la problématique de l’illusion, c’est-à -dire du réformisme social-démocrate. L’Union de la Gauche a ESSENTIELLEMENT fait CROIRE (!!!) que le changement était le fait d’un programme (électoraliste) et qu’une stratégie démocratique passant par le scrutin suffirait à créer la dynamique de ce changement. L’Histoire prouve que c’était bel et bien une ILLUSION.

68 a ouvert une période de contestation, riche en grèves et en manifs. Cela allait du soutien au Vietnam en guerre contre les USA et la dénonciation du franquisme jusqu’à la rédaction des cahiers de la misère et de l’espoir. On est passé par le coup d’Etat chilien, qui eût dû provoquer une profonde réflexion sur la stratégie électorale, puis par le XXIIème congrès du PCF, avec l’abandon à la référence conceptuelle ou/et notionnelle de la dictature du prolétariat. Alors que le fascisme US/pinochétiste imposait la sienne, nous renoncions à la nôtre, gagnés à l’idée que la mobilisation du peuple de France exprimée par les urnes suffirait à terrasser le capitalisme. Au lieu de faire 1 pas en avant, nous en fîmes 2 en arrière.

Je ne me souviens pas qu’un des deux partis désormais au pouvoir ait appelé le peuple à se mobiliser et agir par des grèves et des manifs en soutien au gouvernement d’Union de la Gauche. Je me souviens, en revanche du pied dedans, du pied dehors et de la réflexion des militants du PCF quant à savoir s’il fallait maintenir ou non les ministres communistes au gouvernement. Surtout qu’après avoir inventé les carrefours giratoires avec priorité à gauche, on se demande ce qu’ont fait Le Pors, Ralite, Rigout et Fiterman. Fiterman a adhéré au PS. C’est dire...

JL Mélenchon, grand mitterrandien devant l’éternel, européiste convaincu, s’apprête à répéter cette mascarade. Ce qui, pour le coup, s’appelle faire le lit de MLP et du FN.

13/01/2012 13:47 par jean sans terre

bien sûr que le FN est dangereux. c’est un parti fasciste.

Tout parti fasciste avance masqué. Pourquoi voulez vous que le grand capital soutienne une organisation fasciste si elle n’a pas de base de masse, s’il elle ne sait pas séduire et tromper une partie de la classe ouvrière ?

il faut l’interdire, qu’est ce que vous attendez ? De voir les fascistes à l’oeuvre de nouveau pour voir ce que c’est ?

tant que la gauche (PS NPA PCF PG EELV...) ne sera pas capable de caractériser la nature de classe du fascisme (Jean-Baptiste Malet interrogé par L’Humanité fait la distinction entre extrême droite et fascisme !!!Honte à lui !!!) ON SERA BIEN OBLIGE DE CRITIQUER CETTE GAUCHE QUI NOUS DESARME !

Le fascisme c’est la dictature directe du grand capital qui fait fi des formes démocratiques que la bourgeoisie a concédé à la classe ouvrière dans des décennies de luttes, toujours pour sauver le profit.

je trouve cet article scandaleux, surtout les conclusions du journaliste. Je n’ai pas besoin de voir le FN de l’intérieur pour savoir ce que c’est. Je dirais même que la description qui nous est faite relève du folklore et cache la vraie nature du fascisme et surtout la fascisation en cours sous Sarkozy.

Ce sont les banquiers, les patrons des multinationales, qui décideront le moment de jouer la carte fasciste.
Pour l’instant, ils jouent la carte social-démocrate (à laquelle se sont ralliés PCF, NPA, PG, FRONT DE GAUCHE...)

13/01/2012 14:02 par Merlin

Ouahou !
En lisant l’article et ses commentaires, contradictoires je vais aller me coucher un petit peu moins bête ce soir...
Merci les amis :)

13/01/2012 14:34 par Clyde Barrow

Il est clair que le PS et les médias sont plus prompts à dénoncer le prétendu "populisme" de Mélenchon que l’imposture de Marine Le Pen.

Par exemple, personne ne dénonce le fait que le FN ait voté pour "le grand marché transatlantique" au parlement européen, en contradiction totale avec sa posture prétendument nationaliste.

Personne ne dénonce le fait que les quelques expériences FN dans certaines villes de France se sont toutes terminées par des scandales financiers et de la corruption, ce qui démontre que le "tous pourris" s’applique aussi et surtout au FN.

Enfin personne, si, quelques uns le dénoncent, mais on ne les entend pas beaucoup.

En tout cas personne au PS ne le dénonce, le PS préfère s’attaquer à Mélenchon ou au NPA. Le PS a trop besoin du FN pour nous refaire encore une fois le coup du "vote utile". La claque de 2002 ne leur a pas suffit apparemment. Quant aux médias à la botte du patronat ils pourraient bien nous refaire le coup de papy Voise qui a si bien marché en 2002, alors il vaut mieux ménager le FN, on ne sait jamais.

Mais le PS et les médias ne sont pas seuls en cause. Quand on voit que certains prétendus antifas donneurs de leçons et certains sites internet prétendument de gauche préfèrent s’attaquer au Grand Soir plutôt qu’au FN, il y a des questions à se poser.

13/01/2012 15:34 par babelouest

@ Touzensemble
Pas mal votre tour d’horizon. Cependant, quand vous parlez des réalisations de la gauche en 81, et que vous ajoutez "Tout n’a pas été perdu", considérez-vous comme sans importance que ce soit la même majorité dite "de gauche" qui ait démoli tant de constructions encore fraîches ? Comme si elle en était honteuse...

Les radios locales privées le sont tellement, que ce ne sont plus pour l’essentiel que des antennes multiples de la même antienne nationale consumériste et droitière. Disparues, les vraies radios locales associatives faute de soutien et de volonté politique.

La majorité de gauche a très largement, bien plus que la droite, privatisé les activités essentielles, les "bijoux de famille" de notre pays, engraissant des actionnaires tout heureux de l’aubaine.

Cela, c’est l’oeuvre de la majorité dite de gauche, à quoi il faut ajouter les démantèlements qui ont suivi. Les salaires ne suivent plus l’augmentation du coût de la vie. L’éducation est sinistrée partout, dans les ZEP et ailleurs. La "semaine des 35 heures" est si efficace, que selon les statistiques nous sommes dans le peloton de tête des heures annuelles réellement ouvrées. Au point que le travailleur français est considéré comme l’un des plus efficaces.

Alors, bien sûr comment pourrait-on envisager un Front de Gauche élargi, où le PS se taillerait la part du lion avec le PCF, presque aussi co-responsable ? Le PS a choisi son camp, en particulier son candidat qui ne prendra que ce qui l’intéresse dans le programme élaboré et voté par le parti. C’est lui qui l’a dit, avec d’autres mots. Voilà où nous en sommes.

13/01/2012 16:47 par concitoyen

Je suis d’accord avec le titre de l’article et c’est de là que vient tout le problème.
Avec le révélateur qu’est internet, on se rend compte que des écarts énormes existent entre l’information médiatique "classique" et les infos contracdictoires, mise en perspectives et lanceurs d’alertes en tout genre que fournit la toile. Le citoyen ainsi mieux informé (et non formaté) peut affiner sa compréhension du monde dans divers domaines.
Et lorsque l’on constate ces décalges énormes cachés au public par les politiques et les médias de tous bords, il faut bien se rendre à l’évidence, qu’il y a eu tromperie de longue date soit par mensonges flagrants, soit par ommissions volontaires.
Alors que reste-t-il comme défense ? Continuer à croire au soit disant démon affirmer du FN ( cela vaut aussi bien pour l’extrême gauche à moindre mesure) par ceux là même qui ont passé leur temps a nous endormir.
Il faut peut-être se poser la question de savoir pourquoi il n’y a toujours pas une tendance vers la démocratie directe, pourquoi il y a tant de concepts et terminologies détournées, pourquoi le système pousse toujours les peuples à aller là où il ne souhaite pas aller mais en leur enrobant bien la "chose" !

13/01/2012 16:47 par Séb

Ah,ah, ah...Alors, on rame ?

Si c’est tout ce que vous trouvez sur Marine Le Pen, bon courage !
En général, aux gens qui se croient meilleurs que les autres correspond à une parfaite définition du racisme. La gauche s’est toujours crue meilleure que les autres, et vous prétendez aussi être meilleurs que les autres.
En effet, la gauche ne change pas de ligne, jamais, à zéro degré. C’est que qui fait qu’on peut la tirer comme un lapin dans une cage désormais, car assumer un héritage historique aussi calamiteux (mitteuxrrand, ah, ah, ah), c’est dur. Je compatis.

P.S. : j’ai un scoop. Le fascisme est une concept de gauche, et non d’extrême-droite...(terme qui n’a jamais existé politiquement).

Bon vent !

13/01/2012 17:32 par babelouest

Eh bien Seb, il me semble avoir écrit là -dessus il y a quelque temps, à propos du racisme précisément. C’est dit sous une forme humoristique que vous n’apprécierez peut-être pas, après tout !

Car oui, parmi les humains, ou donnés pour tels, il y a deux races différentes, dont l’une fait tout pour utiliser l’autre selon son bon plaisir et ses phantasmes de puissance. Et il n’y en a que deux, avec quelques stades intermédiaires comme souvent dans ces cas-là .

Selon cette nomenclature, et seulement celle-là , je le crie haut et fort, je suis raciste.
http://bab007-babelouest.blogspot.com/2011/10/je-suis-raciste.html

13/01/2012 17:46 par emcee

Au crédit de la gauche PS-PC, même si les avancées des années 80 ont été timides, je voudrais rappeler que ces années-là étaient les années Thatcher et Reagan, où, pendant qu’en France le gouvernement prenait des mesures progressistes, la GB et les Etats-Unis entamaient brutalement le tournant néolibéral, avec, entre autres, les réductions d’impôts aux plus riches, la culpabilisation de ceux qui y avaient droit , la réduction des aides aux "assistés" de l’Etat-providence" et le processus de destruction des acquis sociaux, en brisant le droit au travail et le droit de manifester, comme, par, exemple, cela s’est produit pour les mineurs britanniques sortis exsangues d’un an de résistance sans avoir rien obtenu et qui a eu pour effet de casser les velléités de luttes suivantes, ou pour les contrôleurs aériens aux US, où Ronald Reagan avait licencié tous les grévistes au bout de deux jours.
Si le gouvernement de gauche de l’époque n’a fait que cela, il a, au moins, freiné la casse des acquis sociaux imposée par l’Union européenne.
Après cela, c’est une autre ère qui a commencé et on en voit les résultats aujourd’hui, où la gauche est complètement éclatée, laissant un boulevard à la droite, et à l’extrême-droite, avec pour toute "opposition", une engeance qui trompe ses électeurs en se prétendant "socialiste".

13/01/2012 18:12 par Maxime Vivas

@ Jean sans terre.

Allez-y mollo avec le qualificatif de « fasciste ». Mme le Pen fait des procès à qui la traite ainsi (JL Mélenchon vous racontera). « Extrême-droite », on le droit et chacun traduit. Donc, vos mots n’engagent pas LGS qui est peu friand des salles d’audience.

@ Babelouest.

Mon ami, je vous apprécie et j’apprécie vos articles. Vous souffrirez donc que j’apporte ces nuances à votre commentaire :

Les radios locales privées le sont tellement, que ce ne sont plus pour l’essentiel que des antennes multiples de la même antienne nationale consumériste et droitière. Disparues, les vraies radios locales associatives faute de soutien et de volonté politique.

Vous avez raison de préciser « pour l’essentiel ». Vous avez tort de dire que les vraies radios locales associatives ont disparu. J’anime tous les lundis une émission culturelle d’une heure sur une radio locale : Radio Mon Païs. Notre ami et contributeur au GS (à lui de dire s’il veut que je précise mieux son apport à notre site) Bernard Gensane y donne une « Revue de presse » qui décape.

Bien entendu, ce travail est bénévole. Pis, les chroniqueurs paient une cotisation à l’association.
LGS y est souvent cité, bien sûr.

Ecoutez-nous sur Internet : www.radiomonpais.fr Emission « Excusez-moi de vous interrompre ».
Nous ne sommes pas la seule radio du genre en France. Bien sûr, on ne compte pas changer le monde. Mais à chacun d’occuper sa tranchée ou de construire sa barricade.

Amitiés anti extrême-droitistes.

13/01/2012 18:18 par Josef Jaurès-Poblete

Dès lors que la gauche ne propose pas une alternative réelle au capitalisme, dès lors qu’elle s’aligne sur les positions de l’Europe libérale, dès lors qu’elle ne défend pas une société réellement socialiste et qu’elle prend inspiration en des philosophes libéraux va-t’en-guerre, amis et partisans du grand capital, le Front National, progresse et progressera encore (Orwell dit par ailleurs à juste titre, que le fascisme est une forme dévoyé du socialisme, car celui-ci vue apatride, détruisant les fondements de la décence commune populaire)
Proposons une projet socialiste réalisable (comme celui du menchevik Mélenchon,), n’ayons pas peur de notre histoire, soyons près des classe populaires, en l’étant nous mêmes ; car comme le dit Orwell le plus grand défaut de la gauche est d’être dirigée par des bourgeois se voulant donner une bonne conscience (énarques et compagnie, je vous salue !)
N’oublions pas que chaque ventre vide, chaque injustice devrait être une voix pour le socialisme.
Vive la vraie Gauche Unie ! Vive le socialisme français, le vrai !
Socialismo, patria o muerte !

13/01/2012 18:43 par babelouest

@ Maxime Vivas
Dont acte, ami ! Malheureusement, ce bel exemple n’est pas la règle, et dans certains "pays" ne subsistent plus que les radios commerciales. C’est au point que je ne les écoute plus depuis longtemps.

13/01/2012 20:18 par MOHSEN

La Gauche ou la Droite c’est comme changer de cabine sur le Titanic.

La Gauche ou la Droite c’est comme deux poches d’un même veston.

Que l’on m’explique comment il se fait que les grosses pointures de l’UMPS sont pour le " Nouvel Ordre Mondial " ?

Vidéo - You Tube : " Quand Hollande et Villepin font mumuse" .
http://www.youtube.com/watch?v=whNCYpgCJfA&feature=player_embedded

Par ailleurs, n’oublions pas que cette Europe des banquiers qui nous place pieds et poings liés entre les fourches caudines des marchés financiers, le PS et Mitterrand en étaient les maitres d’oeuvre. Cette entreprise qui allait engager très lourdement l’avenir de la France n’a d’équivalent, à mon sens, que la calamiteuse Loi de 1973 Pompidou / Giscard (dite Rothschild) qui allait forcer la Banque de France a abandonné son rôle de service public. Pompidou, ancien Directeur Général de la Banque Rotschild, a retiré à la France son pouvoir régalien de battre monnaie.
Article 25 : « Le Trésor public ne peut plus présenter de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France. ».
Désormais, le Trésor Public ne peut plus emprunter directement à la Banque de France à un taux d’intérêt faible ou nul. Résultat : La mainmise des banques privées dans le financement des états.

Sarkozy le fossoyeur de la France des 30 Glorieuses et de ses acquis sociaux , et bien à l’aise dans son rôle, n’a fait qu’achever cette oeuvre de démantèlement de la France ou de ce qu’il en reste. Quant au parti socialiste, il n’est plus que le fantôme de lui-même et le "coup d’État " parlementaire du Traité de Lisbonne que le peuple français avait majoritairement rejeté en bloc, en est l’une des manifestations les plus spectaculaires. Le fort ressentiment des Français à l’encontre de la classe politique godillot ne s’oublie pas et, peut-être, cela pèsera t-il de son poids lors des prochaines présidentielles.

Je ne fais là que citer des faits avérés et que l’on n’y voit pas là une quelconque désaffection de ma part à l’encontre de mes convictions toutes personnelles et fidèlement socialisantes.

13/01/2012 20:30 par yapadaxan

Allons plus loin : l’échec de l’union de la gauche est responsable de la montée de l’extrême-droite. Dit autrement, ça donne : qu’on le veuille ou non, PC/PS se sont fait les alliés objectifs de l’extrême-droite.

En 81, le FN ne représente rien électoralement, son audience oscille entre 2 et 3%. Soudain, dès 83, les media se voient encombrés de ce groupuscule. C’est à Evreux que tout démarre. On nous montre des harkis soutiens de JM LP. Français, ils dénoncent l’amalgame opéré entre les harkis et les immigrés, sous prétexte qu’au faciès la distinction ne peut se faire.

La France plonge dans le chômage et la casse industrielle, le FN joue la carte de la préférence nationale qui a un écho terrible dans la classe ouvrière. Rocard explique, confortablement installé dans un fauteuil, face à la caméra, que la vie professionnelle de 15 à 60 ans dans la même entreprise, c’est fini. Il se fait le chantre de la précarisation, alors qu’il est ministre socialiste dit de gauche, élu sur la base de 110 propositions...

De fil en aiguille, le FN s’installe dans les media, il fait souvent la une. Bernard Tapie, ministre de la gauche, a animé une émission : comment réussir et s’enrichir ? L’émission fait un tabac. Le voilà face à Le Pen. Un journaliste a même apporté des gants de boxe. C’est le spectacle. On va passer une putain de bonne soirée. Le Pen augmente son audience, Tapie passe par la case prison et la ruine, poursuivi par des juges.

Tapie, c’est un des symboles de cette gauche. Forte en gueule, sans gouvernail, sans capitaine, sans équipage. Quel naufrage ! Dedans, il n’y avait rien. Que du pipeau. Entré à l’Elysée avec 1 500 000 chômeurs, Mitterand le quitte avec 3 000 000. Cerise sur le gâteau, on a fermé les mines du Nord/Pas-de-Calais, 1ère fédération socialiste. On a fermé la sidérurgie et la métallurgie lorraines, la construction et la réparation navales. Une véritable saignée à Caen, Rouen, Le Havre, Saint-Nazaire, Toulon et Marseille. Le FN culmine à des 20, 30% de bulletins favorables. Toulon, Vitrolles, Orange, Marignane passent au FN. La classe ouvrière se venge. La classe ouvrière a le goût de la trahison dans son coeur. La force tranquille, le socialisme, une idée qui fait son chemin, etc.... quel foutage de gueule ! Quel cynisme !

Les cahiers de la misère et de l’espoir deviennent les cahiers de la misère. Le PC a failli, le PC a trahi et au cours du 2ème mandat du sieur Mitterrand, orné de sa francisque, les pays de l’Est s’écroulent sur les pompes mêmes du Colonel Fabien. Tien An Men nous explose à la gueule.

Ah ça avait fière allure, le bilan globalement positif.

On rapporte que JM Le Pen, hilare, affalé à même le sol, tapait de ses poings le carrelage, mort de rire...

13/01/2012 20:44 par Séb

@ emcee

Et le tournant néo-libéral de la "droite-molle-centriste-au-milieu-de-nulle-part" (immigration massive+loi Pompidou Rothschild ? Qui se ressemble s’assemble...
Et le tournant libéral "socialiste" après 1981 (fumisterie des radios "libres" Fun Radio, Skyrock, NRJ, que du bon Français..., Canal+ (sans commentaire...), TF1 "libéralisée" par un certain Hervé BOURGES (relisez la bio...on ne rit pas...), M6, La Cinq...?
Diabolisation PARALLELE du PC et du FN (ça ne vous titille pas un peu les neurones ???) pour mieux les liquider. FN d’aujourd’hui qui reprend le rôle historiquement nationaliste du PC (CNR, défense des salariés FRANCAIS au sein d’une internationale pas du tout anti-nationale).
A part ça, la gauche nous a protégé.
Qui ose aujourd’hui démonter jusqu’au bout toute l’arnaque néo-libérale après 1945, la cinquième colonne qui dirige la France et l’Europe ? Certainement pas la gauche, du rose bonbon au rouge sang. Ca vous fait peut-être mal au cul, mais c’est ainsi. On ne ré-écrit pas l’Histoire comme ça vous arrange, hein les révisionnistes !
Même LGS, qui pourtant fait un gros travail de décryptage, reste totalement cloisonné dans de vieilles lubies surranées et trébuche sur la dernière marche, la seule qui pourrait réellement renversée l’équilibre actuel. C’est dire leur responsabilité. Peut-être en ont-ils peur, je ne sais pas. Peut-être sont-ils incapables de se dépasser ? C’est bien à gauche qu’on nous bassine sans arrêt avec la novlangue DU SYSTEME : faut évoluer, faire changer les mentalités, progresser, gna gna gna. Non ???
En tout cas, ils démontrent en réalité que le FN possède toutes les qualités pour gouverner. Tant mieux si le FN change en s’adaptant au contexte actuel (un coup il ne change pas=c’est mal, un coup il change, euh...c’est mal aussi !) tout en sachant préserver ce qui apparait toujours comme des causes justes à défendre depuis toujours. Ce sont précisément ces qualités qu’on attend de gens amenés à diriger un pays, quand on voit ce qu’on fait les autres et que, de toute façon, il n’y a rien en face et aucune évolution possible des partis existants. Autant voir la réalité en face et faire avec au lieu de rêvasser.

13/01/2012 21:00 par Hans

Maxime Vivas a d’autant plus raison que ces qualificatifs ne veulent rien dire, "fasciste", "populiste", ça veut dire quoi ?

Le fascisme, si j’en crois mon dictionnaire c’est la doctrine du parti fondé par Benito Mussolini et qui se caractérisait par le nationalisme, le culte du chef, le corporatisme, et l’anticommunisme ; c’est aussi le régime politique totalitaire que ce parti instaura en Italie de 1922 à 1945, et c’est pour finir une doctrine ou un système politique qui se réclame du modèle mussolinien.

Un parti fusse-t-il d’extrême droite et prônant à peut près les mêmes "valeurs" a beau jeu d’attaquer quelqu’un qui aurait la bêtise de le qualifier de "fasciste", il suffit qu’il fasse constater qu’il ne se réclame pas de ce "modèle" historique, le fait qu’il en présente à peu près toutes les caractéristiques n’y changera rien, il est quasiment sûr d’obtenir satisfaction d’un tribunal qui considèrera qu’il s’agit bien de diffamation.

Il ne faut pas tendre des verges pour se faire battre, les mots pour décrire sans risque ce type de partis nuisibles ne manquent pas, il suffit de les choisir soigneusement, aucun juge ne condamnera qui que ce soit pour qualifier une idéologie de démagogique, réactionnaire, antisociale ou xénophobe si tel est bien le cas.

13/01/2012 21:35 par SARDAR

Le terme La ’Gauche’ aujourd’hui prête à la plus grande confusion ! On à bien compris depuis 1981, que le programme commun était jeté à la poubelle dès son arrivé , et son consolidation, au pouvoir du Mitterrand depuis 1983 ! Que Mitterrand était porté au pouvoir pour une redistribution des structures industrielles et financières nationalisés en France ( pas pour La Gauche mais pour Le Capital Fictif dominant depuis 1971, pour construire Europe du nouveau capitalisme du pouvoir financier-fictif dominant par La Banque Centrale Régionale ( Le Bundes Banque ) et autres grandes groupes française et Le FED (USA) etc... La preuve PS privatise après plus que Jupé et défend l’Europe et l’Euro plus que La Droite (Chirac) ! ) pour structurer le nouveau impérialisme du Capital Fictif qui est devenu complètement dominant sur les administrations USA, Europe, Canada, Australie et Gr. Bretagne avec le ’commun market ’ après les déréglementations bancaires - internationale - en 1979 !
La grande confusion c’est aussi encore plus apparu lors d’emprisonnement des syndicaliste opposants ces fausses ’ réformes’ Les Dix de Renault, criminaliser les syndicalistes opposant aux privatisation ou voulant préserver La Sécurité Sociale ( du C. de La Résistance ) ! La Droite n’oserais jamais le faire. Autres révélations sont venus après quand on à su que Mitterrand était un cagoulé et c’est sa politique qui renforce et donne de Légitimité au F.N. ! Après on à compris qu’il avait doublé ou plus le chômage en France au niveau de chômage de masse et permanente ! Après il fait La Guerre à côté de George Bush (père) pour La Nouvelle Ordre Mondiale du capital fictif ou la restructuration de l’impérialisme au nouveau impérialisme (le néoimpérialisme ) ! Il attaque Les pays de l’Est (socialistes) pour la partage d’Europe d’Est entre USA, Angleterre, Allemagne et La France !
Il fait l’Euro , une montage très mal-construite, au profit des financiers d’Allemagne et de France que aujourd’hui on sait que sa va voler en éclat face à la grande dépression qui commence dans le nouveau capitalisme !
Le Front Nationale à penne de 0.5% en 1983/84 vol vers 10% à la fin de règne de 14 ans Mitterrand ! Il structure La Cohabitation réactionnaire et entraine LE PcF dans tous ces tendances du N. O. M. du néo impérialisme ! Alors Mitterrand home de Gauche ou Valet du nouveau impérialisme ? Même Chirac à opposé au Guerre du Golf (II) avec Villepin , qui sont les valets de l’ancien impérialisme !

Aujourd’hui on à son ami fidèle et anti-communiste ( voir lettre de Mitterrand à C.I.A. - Bush dans le tome 1 /3 d’ Attali pour l’anéantissement du PCF en France par son administration ) M. J.L. Mélenchon qui était complètement fidèle aux programmes de Mitterrand exposés rapidement ici et plus ! ) Est-ce qu’il est de Gauche ? Oui si La Gauche veut plus rien dire et que PS est cohabite de faite avec le PS tel que voulu par La Nouvelle Ordre Mondiale ; tel que pratiquer aussi aux USA et au Gr. Bretagne et ailleurs - la collaboration des classes ! Il vient de voter contre les partis communistes de gauche ( tel que du Grèce et ailleurs en Europe de l’Est ) pour La Guerre au Libye, avec beaucoup de complicité des chefs communistes et révolte de plus de 30% de base qui étaient contre la participation avec L’OTAN - au PcF ! Décidément on est mal-parti encore quand on se fait infiltré tout le temps depuis 1970 par les socialistes du Deuxième Internationale ou Quatrième Internationale ( fidèle au PS ! ) pour faire éclater les partis communistes en Europe et Ailleurs dans le monde !

13/01/2012 22:27 par Hans

Au "crédit" de la gauche PS notre ami Emcee oublie de rappeler qu’en 1984 un certain Pierre Bérégovoy a entrepris "la libéralisation des marchés" financiers suivant en cela la voie ouverte ailleurs par Ronald Reagan et Margaret Thatcher.

C’est en omettant ce type de "détails" que certains réécrivent l’histoire...

14/01/2012 02:34 par emcee

@Hans : ... et c’est en en omettant d’autres que d’autres réécrivent l’histoire. Je voulais simplement rappeler le contexte des années 80. Je n’encense pas la gauche plurielle, contrairement à ce que vous avez l’air de croire, mais, pour autant, je ne me souviens pas qu’il y ait eu de grands mouvements de protestation contre le virage qui a été fait à l’époque. C’est donc, que quelque part, on avait son petit confort.
Alors, les discours pontifiants, trente ans plus tard, c’est de la roupie de sansonnet. Et on peut se demander ce qu’ont fait entre temps pour faire changer le cours de l’histoire tous les fins analystes qui étalent leur science ici .
Je lis que c’est la "classe ouvrière" qui a voté FN aux municipales ! Evidemment que c’est la classe ouvrière qui nous a conduits où nous sommes, parce que nous, nous sommes bien trop intelligents pour nous laisser piéger. Dommage que nous n’ayons pas pensé à aller discuter avec la classe ouvrière, au lieu de laisser le terrain au FN.
Sans compter que si le FN est passé, ce n’est pas le fait de la classe ouvrière, mais accusons les manants, cela nous donne bonne conscience.
Quant à seb, le donneur de leçons, il va falloir écrire plus clairement et de façon moins vulgaire et moins insultante. Ca aide pour se faire comprendre. Et insulter les autres ne signifie pas qu’on a raison. Bien au contraire.

14/01/2012 07:54 par Toutourien, pardi

Bien. Quand LGS veut révéler le vrai visage des Le Pen, quelques commentateurs nous expliquent que la gauche a failli (ce qui est incontestable), sauf celle qui jamais ne voulut approcher ses gants immaculés du moteur en panne. Vêtue de probité candide et de lin blanc...

Dans un bel amalgame globalisant, il nous est dit que le Front de gauche est responsable du passé du PCF et même de celui du PS qu’il combat (personne ne le voit, ici ?) en essayant de faire apparaître son caractère centriste.

Le leader du F de G n’a pas jailli vierge de la nuit comme un Zorro moderne. Il a un passé : OCI (la droite le lui repoche, PS (la gauche lui en fait grief) et un programme de gauche, pas d’extrême gauche, mais suffisamment pourtant pour inquiéter les banques, les oligarques, les médias, les instituts de sondage.

Les insatisfaits du programme du Front de gauche ont raison.

En espagnol d’Amérique latine, ça donne :

- Amigo, Daniel Ortega, tu vires de ton programme telle disposition qui me défrise, où je ne te soutiens pas et je laisse le Nicaraga aux mains des marionnettess des yankees.

ou bien :

- Je te soutiens sans adhérer à ton truc, là , mais dès qu’on a gagné les élections (première marche) on s’occupe de conquérir le vrai pouvoir (deuxième marche) et on s’explique mieux.

J’ai dit Nicaragua, j’aurais pu dire Bolivie, Equateur, etc.

E quelque sorte, la différence n’est pas grande entre une Europe qui opprime en mettant en concurrence les pays qui la composent, en fustigeant ses travailleurs (le plombier polonais !) et un parti ou courant politique ou discours qui mettent en accusation tout ce qui n’est pas eux à l’approche d’une échéance électorale (première marche).

Il y a un chauvinisme isolationniste au sein de la gauche française.

Les arguments pour déclencher ou nourrir une lutte fratricide ne manquent pas. L’UMP pourrait en fournir au besoin, et le FN aussi. Au fait, le FN, c’est de lui qu’il était question dans cet article et, comme beaucoup, je croyais lire sous la plume des commentateurs un argumentaire béton. Mais non.

14/01/2012 08:11 par Hans

@14/01/2012 à 02:34, par emcee

Je me suis contenté de rappeler un point qui me semble important que vous n’aviez pas mentionné, je ne vois pas là matière à ergoter, je ne vois pas non plus de quels "discours pontifiants" vous parlez ! (inutile de me le préciser, je n’y vois pas d’intérêt à partir du moment où ce ne sont pas les miens...)

14/01/2012 08:25 par legrandsoir

Allez, on parle du FN et on ne se dispute pas en public. D’accord ?

14/01/2012 09:29 par mandrin

le racisme , la xénophobie n’est pas le monopole du FN, c’est un état d’esprit tout naturellement naturel en France...toute classe social de population confondu.

Après qu’un parti flatte ouvertement ses bas instinct pour se faire et se hissé au pouvoir est une méthode vulgaire sans aucun doute.

Aussi l’idée que tel ou tel autre parti a favorisé la présence de se parti pour un diminué un autre me laisse rêveur.

Il suffit seulement de dire se que beaucoup pense tout bas en un chuchotement "les immigrés est le maux de notre société" et le tour est joué.

Voilà voilà ...

La réponse passera par la mixité des individu et n’est pas politique.

14/01/2012 09:37 par pilhaouer

Oh ! Mais il y a des commentaires qui méritent d’être relevés :

"Ah,ah, ah...Alors, on rame ?

Si c’est tout ce que vous trouvez sur Marine Le Pen, bon courage ! "

Après avoir signalé la "Diabolisation PARALLELE du PC et du FN (ça ne vous titille pas un peu les neurones ???) pour mieux les liquider. FN d’aujourd’hui qui reprend le rôle historiquement nationaliste du PC (CNR, défense des salariés FRANCAIS au sein d’une internationale pas du tout anti-nationale)." (Séb)

Puis dans un autre post :

" ... ... faut évoluer, faire changer les mentalités, progresser, gna gna gna. Non ???
En tout cas, ils démontrent en réalité que le FN possède toutes les qualités pour gouverner. Tant mieux si le FN change en s’adaptant au contexte actuel (un coup il ne change pas=c’est mal, un coup il change, euh...c’est mal aussi !) tout en sachant préserver ce qui apparait toujours comme des causes justes à défendre depuis toujours. Ce sont précisément ces qualités qu’on attend de gens amenés à diriger un pays, quand on voit ce qu’on fait les autres et que, de toute façon, il n’y a rien en face et aucune évolution possible des partis existants. Autant voir la réalité en face et faire avec au lieu de rêvasser."

Ne manque plus que le formulaire d’inscription chez la Marine qui peine, non ?

14/01/2012 10:32 par emcee

@Hans, c’est gentil de signaler les carences de mon commentaire, mais cela été cité précédemment : il me semble que c’était clair, donc, j’ai parlé d’autre chose qui n’a pas été cité. Faut-il rabâcher sans cesse ?
Et je ne vois pas en quoi vous vous arrogez le droit de m’interpeller à ce propos. Je n’ai rien dit d’erroné. Fallait-il l’occulter parce que cela faisait désordre ?
D’autre part, je ne suis pas votre "ami", je ne suis l’"ami" de personne sur le web.

Quant au FN, eh bien, que peut-on en dire vraiment, sans être sur le fil du rasoir du procès en diffamation ? S’il existe à ce point, c’est sans doute dû aux manoeuvres électoralistes, aux indigences et/ou atermoiements - et à la corruption de certains - de toute la classe politique, aux renoncements des partis de gauche, plus soucieux de préserver leurs prérogatives que de se préoccuper de lutte des classes. Sans parler de l’énorme médiatisation dont le FN bénéficie. Et le diaboliser, c’est le renforcer.
Etc. Je ne vais pas refaire toute l’historique.
J’estime, donc, que le FN, moins on en parle, mieux c’est.
En revanche, je trouve qu’on se fait peur avec le FN tout en occultant le fait qu’il y a à l’UMP, et dans le gouvernement-même, des gens influents issus de l’extrême-droite (ou/et qui en sont très proches) qui appliquent les grandes lignes du FN, que ce soit en matière d’immigration, de discrimination raciale et sexiste, de sectarisme culturel et cultuel, etc.
D’ailleurs, les trois maires FN cités plus haut ont tous rallié l’UMP. Un signe, non ? Et ce n’est certainement pas une question de ramollissement idéologique. On s’est demandé pourquoi, au fait ?
Alors, on va me dire, le FN, c’est pire. Tant qu’ils ne président pas aux destinées de la population, ce n’est pas pire, si ce n’est qu’ils participent à l’"extrême-droitisation" de la société. Et s’ils accèdent à la présidence, je ne doute pas qu’on verra rappliquer dare-dare des membres de l’UMP.
Mais une fois qu’on a dit tout cela, je repose la question : qu’avons-nous fait, nous, concrètement pour nous opposer à l’idéologie d’extrême-droite, qui passe aussi par l’interpellation inlassable des partis de gauche et par la sensibilisation de la population ?

14/01/2012 10:35 par babelouest

Pour répondre à Pilhaouer, la meilleure façon est de lui rétorquer : "Plus de partis, rien que la démocratie !" Développons un peu.

La démocratie est un exercice difficile. Elle ne peut se concevoir réellement que dans le cadre d’un petit groupe de personnes, une trentaine au maximum, qui vont voter pour ou contre tel projet apporté par l’un des membres, n’importe lequel. Ce vote ne peut intervenir que quand tous les arguments ont été discutés, afin de faire le tour de la question. En cas de doute, un intervenant extérieur peut ponctuellement venir apporter un éclaircissement, mais il ne prendra pas part au vote.

Et si une coordination avec un ensemble plus important se révèle nécessaire au cours de la discussion, alors un délégué sera désigné par l’assemblée, pour que lui-même participe à une assemblée des délégués. Notons que ceux-ci ne possèdent qu’un mandat, pour une seule discussion, et qu’ils ne peuvent discuter et voter à cette assemblée élargie que dans le cadre des voeux définis à l’échelon primaire. On peut appeler cela une démocratie horizontale, nul ne donne d’ordres à des inférieurs puisque c’est de la base même que vient tout le pouvoir.

Le plus difficile sans doute en démocratie : savoir que l’on a une certaine idée sur une question, que la majorité a une idée tout autre après débat et vote, et qu’il faut se plier à cette décision que l’on n’aime pas.

Voilà bien pourquoi actuellement, de démocratie, il n’y en a pas : une minorité déterminée, voire un seul, réussit à circonvenir la majorité à l’aide de comparses le suivant aveuglément, et de subterfuges comme des élections de "représentants" mis en avant par un comité. Il ne reste plus qu’à inciter à "choisir" les pions vendus au système. Et pendant des années le "peuple" ne pourra pas les récuser.

La "démocratie parlementaire" est une prison pour le peuple. Le peuple doit sortir de prison, et prendre en main lui-même son destin. Ce n’est pas facile, cela demande beaucoup d’efforts de la part de chacun, mais si l’on n’est pas dispersé à regarder passivement la télévision, ou à "faire du shopping" alors que l’on n’a réellement besoin de rien, chacun pourra être surpris du temps disponible.

Amis, compagnons, camarades, concitoyens, cela ne vaut-il pas la peine d’essayer pareille aventure ? Bien entendu, une réorganisation de la société tout entière est indispensable, elle l’est de toute façon. Autant se donner la peine d’aller un peu plus loin, car au bout réside l’espoir d’un vrai monde meilleur. N’y perdront que ceux qui ne savent que commander, profiter et écraser.

En tout cas, si, comme je le souhaite, un tel projet réussit à prendre forme, nous pourrons tous ensemble proclamer qu’enfin, la Démocratie est soluble dans le peuple, qu’elle y aura trouvé sa place.

Mais mon petit doigt me dit que certains n’aimeraient pas du tout ce que je propose là , ô non !

14/01/2012 11:24 par Dominique

Notre rapport avec les autres est conditionné par notre rapport avec la nature. Les indiens d’Amérique du nord qui n’avaient jamais lu ni Marx ni GreePeace le savaient, eux qui dirent aux colons puritains qui les massacraient et massacraient les bisons :

"Un être humain qui ne respecte pas son environnement est incapable de respecter ses semblables."

Il faut voir aussi que ce qu’à écrit Marx était vrai pour son époque, mais qu’aujourd’hui, nous devrions savoir que l’exploitation fondamentale, celle qui conditionne toutes les autres, est notre rapport avec la nature. Ce rapport d’exploitation, dopé par le développement anarchique d’une société industrielle capitaliste qui passe son temps à transformer les ressources naturelles en sources de pollution, fait qu’aujourd’hui, la seule source de vie que nous ayons à disposition commence à disparaître plus rapidement que pendant les extinctions massives d’espèces passées.

Dans un tel contexte, le débat entre gauche et droite, toutes tendances confondues de ces deux pôles politiques, ou entre tendances d’un de ces pôles, ne fait que révéler un peu plus notre incapacité quasi totale à accepter ce que nous sommes : des êtres humains en train de détruire la seule source de vie dont ils disposent. Nous sommes donc condamnés à nous réconcilier avec la nature, à cesser de l’exploiter de façon incontrôlée et à cesser de transformer systématiquement ces ressources en sources de pollution.

Cela, personne n’en parle et surtout ni les médias ni les politiciens.

Quand au fascisme, pour reprendre la définition qu’en a donné Mussolini, il devrait être appelé corporatisme car il s’agit de l’union des pouvoirs de l’état et des pouvoirs des sociétés commerciales. Autrement dit, nous sommes en plein fascisme quand des états bombardent en autre état souverain avant de le livrer en pâture à leurs sociétés privées pour, soi-disant, le reconstruire. Nous sommes en plein fascisme quand des états sauvent des banques privés de la faillite. Nous sommes en plein fascisme quand des états manipulent les cours de la monnaie pour favoriser leurs entreprises privées.

Mussolini a perdu la guerre, mais ce sont les fascistes qui l’ont gagnée. Aujourd’hui le pouvoir financier des sociétés privées est tel qu’elles sont plus puissantes que les états. Par conséquent, nous vivons dans une société qui n’est pas fasciste mais post-fasciste. Que les politiciens qui défendent ce système se prétendent de gauche ou de droite n’y change rien : ils n’ont plus le pouvoir réel et sitôt élus, ils font ce que veulent les grands groupes militaro-industrialo-financiers. Ce rapport n’est plus une alliance état-privé mais une soumission de la politique aux sociétés privées.

La politique africaine de Mitterand n’était pas meilleure que l’immigration choisie et l’interventionnisme militaire de Sarkosy. Dans les deux cas, l’Afrique est soumise et exploitée. Le seul point ou Sarkosy va plus loin est qu’en Libye, il renoue, applaudi non seulement par la droite mais aussi par la gauche, avec le passé colonial.

Quand à la politique écologiste des politiciens, c’est juste un mot dont il se gargarisent pour éviter de poser le problème de notre société de la bonne façon : pour stopper la course au suicide écologique dans lequel notre société industrialo-capitaliste s’est fourvoyée il s’agit de subordonner le but de la société à la sauvegarde du seul milieu naturel que nous ayons à disposition : la Terre, cette merveilleuse source de vie.

Je rajoute qu’il n’y a pas besoin de lire Aristote, Marx ou Galbraith pour comprendre cette évidence, il suffit de s’informer et d’avoir un peu de bon sens.

14/01/2012 13:04 par pilhaouer

@ Babelouest

Pour répondre à Pilhaouer, la meilleure façon est de lui rétorquer : "Plus de partis, rien que la démocratie !" Développons un peu.

Suivent quelques lignes sur la démocratie directe et sur la démocratie parlementaire dont je suis aussi convaincu qu’elle n’a strictement rien à voir avec le gouvernement par le peuple, pour le peuple.

Mais mon commentaire reprenait seulement deux messages signés Séb en s’étonnant que personne ne réagisse car, écrivais-je : "’Ne manque plus que le formulaire d’inscription chez la Marine qui peine, non ?"

Donc "rétorquer" : "plus de partis ... ... " est assez surprenant ! Je ne refuse pas de discuter l’option mais, dans ce cas précis, c’est mettre tous les partis sur le même plan, ce que je me refuse à faire avec un parti comme le Fhaine !

Quiproquo du au fait que j’ai présenté les messages signés Séb entre guillemets, mais sans cadre ?

14/01/2012 13:51 par yapadaxan

Cet article provoque des commentaires et il a le "mérite", par devers lui, de questionner notre société en profondeur. Son titre met en exergue les faiblesses de la Gauche (vs le FN).

Le titre, puis le texte, n’a qu’une visée électoraliste.

Que signifie, aujourd’hui, la Gauche ? Alors que JL Mélenchon, candidat du FdG et donc du PCF et de l’Huma, se présente contre, dit-il, la droite mais aussi le PS ? Et quelles pourraient être ces fameuses faiblesses de cette Gauche ?

Voilà qui, d’emblée, brouille la vision politique que doit avoir un salarié et, de surcroît, un ouvrier, appelé à se déterminer comme appartenant à la classe sociale dont le but dévolu par l’Histoire est de renverser le capitalisme. La Gauche nous est présentée comme une unité indivisible. Elle ne dit rien de ces composantes et encore moins de l’Histoire d’icelles. Elle est présentée comme un bloc qui va de soi.

Notons qu’elle est posée face au FN. Pas face à l’UMP ni au patronat. Non, au FN. Il y a du préconstruit, là -dedans. Et que dit-il, ce préconstruit ? Que sur le terrain politique, au cours des dernières décennies, on a vu le FN passer de l’état de groupuscule dérisoire et marginal à celui de parti capable, non seulement d’être présent au 2nd tour mais encore de remporter l’élection présidentielle.

Et donc, ce seraient les faiblesses de la Gauche qui expliqueraient la montée en puissance du FN. On lit ici et là des analyses critiques qui mettent en cause l’absence d’intervention populaire. Voyons voir. En 33, le nazisme gagne les élections, une dictature implacable s’abat sur le pays. Qu’ont fait les Allemands ? Ont-ils passivement contribué à l’avènement du nazisme ? En 22, Mussolini marche sur Rome, prélude à 23 ans de fascisme. Qu’ont fait les Italiens ? Ils ont été complices au point de se laisser faire ? Et les Espagnols de 36 ? Sont-ils eux aussi coupables d’attentisme ou bien la dictature s’est armée pour écraser la République et le peuple ? Et le Chili de Pinochet, est-ce encore le peuple qu’il faut mettre en cause ?

Les faiblesses de la Gauche face au FN viennent de ce que le PS est un parti social libéral, ce qui ne veut absolument rien dire. Le PS gère loyalement les intérêts du capitalisme mondialisé. Il est le parti du directeur du FMI et celui des dirigeants grec et espagnol ou portugais qui ont imposé des mesures d’austérité antisociales et antipopulaires.

Le PC est un groupuscule en pleine social-démocratisation, esquif ballotté dans les récifs de l’Histoire, n’ayant pas compris son rôle historique, pris en pleine contravention de fautes politiques lourdes et jamais complètement reconnues. Il est en pleine dérive et dans peu de temps les rubriques nécrologiques nous apprendront son décès définitif.

La Gauche n’a pas de faiblesses. La Gauche n’a pas d’existence. Et donc il n’y a aucun projet, aucun programme. Il n’y a rien qui éclaire, qui explique ni qui entraîne. A la gauche de la Gauche, on trouve des groupuscules fossiles, des restes gauchisants et gauchissants mais qui n’ont jamais su se hisser au niveau des préoccupations populaires. Parlant de la classe ouvrière et à sa place, ils n’ont jamais su se faire accepter et adopter. Parler des faiblesses de la Gauche est un grave euphémisme.

14/01/2012 15:24 par legrandsoir

La Gauche n’a pas de faiblesses. La Gauche n’a pas d’existence. Et donc il n’y a aucun projet, aucun programme. Il n’y a rien qui éclaire, qui explique ni qui entraîne. A la gauche de la Gauche, on trouve des groupuscules fossiles, des restes gauchisants et gauchissants mais qui n’ont jamais su se hisser au niveau des préoccupations populaires. Parlant de la classe ouvrière et à sa place, ils n’ont jamais su se faire accepter et adopter. Parler des faiblesses de la Gauche est un grave euphémisme.

Cyanure, corde ou pistolet ?

14/01/2012 19:36 par Michail

Bien que pas suicidaire pour deux sous, s’agissant de l’Europe et de la France plus particulièrement, je partage tout à fait les conclusions l’analyse de Yapadaxan :

La Gauche n’a pas de faiblesses. La Gauche n’a pas d’existence. Et donc il n’y a aucun projet, aucun programme. Il n’y a rien qui éclaire, qui explique ni qui entraîne. A la gauche de la Gauche, on trouve des groupuscules fossiles, des restes gauchisants et gauchissants mais qui n’ont jamais su se hisser au niveau des préoccupations populaires. Parlant de la classe ouvrière et à sa place, ils n’ont jamais su se faire accepter et adopter. Parler des faiblesses de la Gauche est un grave euphémisme.

C’est certes tout à fait affligeant, mais ce n’est que la stricte réalité...

Pour trouver des partis de Gauche aujourd’hui, il faut traverser l’Atlantique vers l’hémisphère sud, ailleurs, honnêtement je n’en vois même pas des traces manométriques !

14/01/2012 21:48 par Dominique

La Gauche n’a pas de faiblesses. La Gauche n’a pas d’existence. Et donc il n’y a aucun projet, aucun programme. Il n’y a rien qui éclaire, qui explique ni qui entraîne. A la gauche de la Gauche, on trouve des groupuscules fossiles, des restes gauchisants et gauchissants mais qui n’ont jamais su se hisser au niveau des préoccupations populaires. Parlant de la classe ouvrière et à sa place, ils n’ont jamais su se faire accepter et adopter. Parler des faiblesses de la Gauche est un grave euphémisme.

Je partage ce constat mais il est incomplet car il existe encore de nombreuses associations politiques indépendantes des partis traditionnels comme des groupuscules.

Cyanure, corde ou pistolet ?

Il reste la lutte des classes et les seuls qui l’incarnent aujourd’hui en occident sont les associations et des mouvements comme celui des indignés ou comme certains squats. Le problème est que ces mouvements sont complètement hétérogènes et désorganisés. C’est en même temps ce qui fait leur faiblesse, leur richesse et leur force. Leur richesse est leur nombre, synonyme de diversité. Leur force est de se concentrer sur la problématique propre à chacun de ces mouvements ou associations. Leur faiblesse est d’être isolés les uns des autres et de ne pas coordonner leurs actions.

Certains de ces mouvements, comme celui des indignés, ne savent pas où ils vont car ils n’ont pas de but. Ils dénoncent le système mais ils n’ont pas encore été capables, malgré de nombreuses expérimentations, de se réunir autour d’un projet commun.

Dans le contexte occidental, la seule possibilité de changement que je puisse voir viendra de ces associations et de ces mouvements, mais pour cela, il faudra qu’il réussissent à ne pas se faire noyauter et phagocyter par les politiques.

14/01/2012 22:03 par Lulu

Allons plus loin : l’échec de l’union de la gauche est responsable de la montée de l’extrême-droite. Dit autrement, ça donne : qu’on le veuille ou non, PC/PS se sont fait les alliés objectifs de l’extrême-droite.

Allons encore plus loin : l’échec du front de gauche aura pour conséquence la mise sous tutelle intégrale des peuples aux intérêts des capitalistes. Dit autrement, ça donne : qu’on le veuille ou non, les "plus-à -gauche-que-moi-tu-meurs" qui ne voteront pas pour le FDG auront la responsabilité de l’instauration du fascisme.

15/01/2012 04:51 par babelouest

Dixit Lulu,

Dit autrement, ça donne : qu’on le veuille ou non, les "plus-à -gauche-que-moi-tu-meurs" qui ne voteront pas pour le FDG auront la responsabilité de l’instauration du fascisme.

Il est bien entendu, je pense entre nous, que vu qu’il s’agit plus des financiers que des politiciens sous leurs ordres, toute victoire de la droite dans un sens large aboutira à ce résultat. C’est dire combien notre engagement va être crucial.

En tout cas, j’ai vu JLM hier soir en direct sur le Net : lui aussi, il y croit ! Dommage, je ne l’ai su que trop tard, car ce n’était qu’à 3Km de chez moi.

15/01/2012 16:56 par Anonyme

Vus d’outre-mer, vos points de vue sont, dans l’ensemble, éclairants pour tous, même pour ceux d’Occident qui, comme moi, ne sont pas Français. Nous vivons sous le règne de l’insignifiance mise en place et entretenue par la bourgeoisie internationale. Par ses médias subventionnés par la publicité et ses gouvernements larbins, elle contrôle l’information, donc la pensée de ceux qui se croient encore des citoyens. La démocratie, si elle a déjà existé, n’existe plus. La majorité des électeurs, conditionnée par les médias, se fait dire pour qui voter. N’existe qu’une pseudo démocratie où les oppositions susceptibles de prendre le pouvoir ne seraient jamais parvenues là où elles sont, sans l’appui des médias, de la médiasserie… donc l’approbation du capital.

yapadaxan dit :

"La Gauche n’a pas de faiblesses. La Gauche n’a pas d’existence. Et donc il n’y a aucun projet, aucun programme. Il n’y a rien qui éclaire, qui explique ni qui entraîne. A la gauche de la Gauche, on trouve des groupuscules fossiles, des restes gauchisants et gauchissants mais qui n’ont jamais su se hisser au niveau des préoccupations populaires. Parlant de la classe ouvrière et à sa place, ils n’ont jamais su se faire accepter et adopter. Parler des faiblesses de la Gauche est un grave euphémisme."

Rien n’est plus vrai à mon sens, et cela, dans tout l’Occident. Merci yapadaxan pour votre lucidité.

legrandsoir réagit :

"Cyanure, corde ou pistolet ?"

Pour conserver le sens de l’humour de LGS, je laisserai Boris Vian répondre à sa suggestion narquoise, sauf que moi j’aurais ajouté leurs (aux chefs d’État) pseudo oppositions et tous les capitalistes de la terre…

Extrait de : La Java Des Bombes Atomiques

De Boris Vian Tiré de : http://www.lacoccinelle.net/283448.html

« …….Sachant proche le résultat tous les grands chefs d’Etat
Lui ont rendu visite
Il les reçut et s’excusa de ce que sa cagna
Etait aussi petite
Mais sitôt qu’ils sont tous entrés il les a enfermés
En disant soyez sages
Et, quand la bombe a explosé de tous ces personnages
Il n’en est rien resté

Tonton devant ce résultat ne se dégonfla pas
Et joua les andouilles
Au Tribunal on l’a traîné et devant les jurés
Le voilà qui bafouille
Messieurs c’est un hasard affreux mais je jure devant Dieu
En mon âme et conscience
Qu’en détruisant tous ces tordus je suis bien convaincu
D’avoir servi la France….. »

Michel Rolland

16/01/2012 17:52 par Dominique

Je ne suis pas français non plus et ce que j’ai dit ci-dessus est ma vision de la politique suisse. J’ai quand même jeté un coup d’oeil sur les candidats à cette élection. La meilleure alternative me semble être le front de gauche. Maintenant, je ne connaît pas assez la politique de l’hexagone et ces politiciens pour savoir qui est sincère et intègre, s’il y en a qui le sont...

En Suisse, c’est très compliqué de savoir réellement qui est qui mis-à -part les sbires de l’UDC qui roulent pour la grande finance. Les groupes extrémistes comme la LMR et les fascistes ont été interdits à la fin des années 70. Ce fut une grave erreur car quand ils avaient pignon sur rue, il n’était pas difficile de savoir qui était qui. Depuis, ils sont passés dans la clandestinité et ils noyautent tous les partis de l’échiquier politique, rendant ainsi impossible de savoir qui est qui pour quelqu’un qui ne milite pas dans un de ces groupes extrémistes. Avec la décomposition morale d’une bonne partie de la gauche qui soutien aussi bien la globalisation que les équipées coloniales de l’empire, ce noyautage profite à la droite.

Je n’ai donc aucune recommandation à faire pour les françaisES qui me lisent, mais il me semble quand même que si un maximum de gens votaient pour le front de gauche, cela donnerait un signal fort aux 4 papables pour le 2ème tour. Et qui sait, peut-être une belle surprise à l’arrivée.

Pour reprendre d’autres commentaires, il n’y a pas de voie unique pour la révolution. Si dans le contexte de la dictature coloniale qu’était Cuba, 150 ans de lutte armée furent nécessaires, des gens comme Chavez et Morales ont prouvé qu’une révolution peut avoir lieu par les urnes dans le contexte d’une démocratie capitaliste globalisée. Et c’est à mon sens, pour nous, peuples occidentaux conditionnés par des millénaires de guerres et de disputes, la plus grande leçon à tirer de ces révolutions.

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