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Retraites, congé pour décès d’enfant, immobilier, MEDEF, Mali...

La semaine de la lutte de longue durée

L’interminable conflit de la réforme des retraites ne dure que du fait du prince. On le sait. Ce qui était moins donné d’avance, c’est l’incroyable résistance dans la durée de tant de catégories sociales. Toute la situation dès lors fonctionne comme une immense école de formation. Les gens les plus éloignés de toute réflexion politique entrent dans le sujet en explorant et en consultant tous les arguments. Il est rare qu’ils en restent aux seuls aspects techniques du sujet. Le thème des retraites devient bien vite le déclencheur d’une pensée plus large sur la société et le sens de la vie.

Le régime Macroniste a provoqué un déplacement culturel de masse. La domination des fadaises néolibérales est close de façon frappante. D’amples secteurs de la société ont pris conscience des limites du « chacun pour soi » comme mode gestion de la vie en société. Ne pas croire que cela soit aussi abstrait qu’il y parait.

L’épisode du refus des jours de congés pour le décès d’un enfant en dit plus long qu’un simple aveu de cruauté imbécile de la part des robots de « En Marche ». À vrai dire, nous pensions tous que la mesure « passerait comme une lettre à la poste ». Le refus nous surpris les premiers. Comme les arguments macronistes étaient parlants ! Et comme l’indignation le fut tout autant. Les sondeurs perpétuels de l’Élysée donnèrent l’alerte. Certes, le revirement de Macron et du régime surligne le coup que le régime vient de se donner. Mais il lui sera moins coûteux que de persister et de rester jusqu’à la fin du mandat avec l’image terrible de ces faces de pierre qui refusaient de « se payer de bons sentiments sur le dos de l’entreprise » comme ils ont osé le dire. La réaction du MEDEF aura surpris. C’est un signe de plus.

Exactement comme lorsque ce même MEDEF demande le maintien du régime par répartition pour les cadres supérieurs que la reforme pousse la bayonnette dans le dos vers l’obligation d’aller cotiser cher aux régimes par capitalisation. Épisode savoureux s’il en est. Dans l’immédiat, il montre non pas que « Macron et sa bande sont hors sol », mais que le registre de leur culture politique les enferme dans une bande étroite de références et de comportements. Le temps où je dénonçais le « banquier » Macron n’est pas si loin, même si on ne trouverait plus personne aujourd’hui pour me charger à ce sujet.

Ce que j’en pensais se vérifie. L’imaginaire et l’affectif commun de ce type de personnages, lui et les siens, sont restreints à quelques paramètres très limités : celui du monde de l’égoïsme et du calcul froid typique des technocrates de la finance. Mais la communauté humaine intègre des dizaines d’autres paramètres comme autant de bonnes raisons d’agir, de refuser, d’approuver et ainsi de suite. Le monde des valeurs du régime macronien et des financiers est d’une incroyable pauvreté humaine. S’émouvoir de voir mutiler, éborgner, pleurer un enfant et n’être alors plus capable de rien d’autre, tout cela leur semble une étrange perte de temps. Une irrationalité simple à surmonter sous le fouet de la nécessité.

Du coup, on peut dire qu’ils ne comprennent plus rien à la société réelle. Jusque dans l’économie. Ainsi pour les cadres supérieurs expulsé du régime général des retraites. À ce niveau de salaires (il s’agit de plus de dix mille euros par mois) ces personnes jouent leur carrière sur le plan international (sauf les journalistes). C’est donc leurs employeurs qui vont devoir regeler l’ardoise pour ne pas les voir partir. Macron le savait ? Ou bien s’est-il seulement dit : ils peuvent se payer ça, qu’ils viennent abonder nos fonds de pension. De tels dirigeants sont dangereux pour tous, pour tous les milieux sociaux, pour toutes sortes d’intérêts bien compris. La logique de la finance est par essence insensible à autre chose qu’à ses propres objectifs. Elle est incapable de compromis ou d’anticipation face aux comportements humains de la société. Embastiller des lycéens de 16 ans, envahir une église pour en arracher des manifestants, se précipiter pour approuver le plan dément de Trump à propos d’Israël Palestine, rire cyniquement de l’éborgnement des manifestants avec un T-shirt et tant d’autres choses de la macronie quotidienne où cela mène-t-il la dignité d’un pouvoir en démocratie ?

En fait, cela n’a d’efficacité que dans un secteur très restreint de la société. Pour tout le reste, ce sont autant de soufflets qui ravivent les flammes de la rébellion ou les hauts le corps du dégoût. C’est pourquoi le régime est passé si vite de la contestation à la détestation et de là à cette sorte de haine rageuse qui s’observe partout. Et c’est pour cela que le mal fait ne peut être défait, la pente dévalée ne peut être remontée. Ni pour la macronie ni pour le programme néolibéral dont elle se réclame. Le mini épisode sur le congé pour deuil parental leur fera aussi plus de mal que la suppression de l’ISF.

Toutes ces considérations sur l’état des mentalités publiques ne me font pas oublier l’essentiel. La lutte se mène sur le plancher des vaches. Dans le concret. Les formes d’action qui prennent le relais de la grève ou qui la prolongent ont fait la preuve de leur efficacité. Au royaume de l’image, celle-ci est reine mieux qu’un slogan. La bataille parlementaire va commencer. Nous avons signifié au régime que son obstruction parlementaire lui vaut la réplique de nos 19 000 amendements. Bientôt va venir la suite. Car l’obstruction vient de l’Élysée. C’est lui qui a décidé une loi avec 29 trous que remplissent 29 ordonnances. Lui qui a décidé de l’étude d’impact consciemment truquée. Lui qui a décidé le passage en force contre l’avis du conseil d’État. Se soumettre au rituel dans un tel cas c’est se renier. Nous ferons feu de tout bois. Ce n’est pas faute de ne pas avoir prévenu. Mais bien sûr, comme d’habitude le régime a pensé qu’il intimiderait et pourrait, encore une fois, bousculer tout le monde.

Bien sûr, cette bataille est spécialement difficile à faire fonctionner. Les élus LREM sont plus de trois cent. Nous sommes 17. Nos partenaires communistes sont 16. Les socialistes sont trente. Les tours de rôle dans l’hémicycle sont d’un mois et demi à la LREM et de deux jours et demi pour les Insoumis… Chacun de nos trois groupes a sa pile d’amendements. Tenir la tranchée sera rude. Mais nous nous préparons à le faire avec méthode ! À nos yeux le corps de bataille essentiel reste dans la rue et les entreprises. Mais à ce niveau de mobilisation doit correspondre un niveau de mobilisation équivalent et représentatif au Parlement. C’est non seulement un renfort de poids. Mais c’est aussi faire vivre la démocratie représentative. Car si elle ne devait plus se résumer qu’a entériner les choix du monarque présidentiel ou de ses robots irresponsables de l’épisode du deuil pour le décès d’un enfant nous serions coupables d’être leurs complices. L’anémie définitive du Parlement serait la meilleure démonstration de l’inutilité que lui reproche le régime.

Mali : la fuite en avant
Au détour d’une annonce sans tam-tam, on apprend que le gouvernement a décidé d’envoyer 600 militaires de plus au Mali. Pour quoi faire ? Sommes-nous menacés d’être débordés ? Une bataille est -elle engagée où nous manquons d’effectifs ? L’armée sur place a-t-elle demandé du renfort ? Que se passe-t-il ? La nouvelle de ce renfort inattendu est inquiétante.

Elle l’est d’autant plus que les questions sur les buts de guerre au Mali posées ici et dans plusieurs tribunes conjointes avec mon ami le député Bastien Lachaud sont restées sans réponse. Se souvient-on qu’il y a de cela quelques semaines nous perdions 13 militaires dans un accident d’hélicoptère et que tout le pays s’était uni pour accompagner les morts et réfléchir au problème posé ? Que faisons-nous là-bas ? Quels sont nos objectifs politiques concrets ? Quand repartirons-nous : c’est-à-dire quelles conditions doivent être remplies pour cela ? Poser ces questions est de bon sens : notre pays ne peut avoir pour objectif de rester là-bas indéfiniment. Les Maliens ne le supporteront pas. Le Mali est un État indépendant. Nous ne sommes pas dans un régime de protectorat. Ce point est-il clairement admis par tous ? Ce n’est pas notre place. Nous ne sommes pas chez nous, faut-il le rappeler ?

Le risque de l’enlisement est pointé du doigt depuis le premier jour. Comment l’éviter autrement qu’en annonçant qu’on partira dès que les conditions seront réunies, c’est-à-dire en disant lesquelles. Et si on ne le dit pas, n’est-ce pas un indice particulièrement significatif qu’il y aurait dans cette affaire une « face cachée » ? Les objectifs du maintien de la présence militaire seraient-ils inavouables ?

Trop de signes inquiètent. Notre pays semble engagé dans une fuite en avant comme on en a déjà connu bien des fois avant celle-là : l’illusion que si la force a échoué jusque-là c’est parce qu’elle serait insuffisante. Ici, nous parlons d’un maximum de 1500 adversaires armés si j’en crois les chiffres qui trainent et dont j’ignore comment ils sont établis. Sur place, nous sommes déjà plus de 4500 avec un matériel sans commune mesure avec celui des bandes armées que nos soldats pourchassent. Pourquoi 600 de plus ? À quoi correspond ce chiffre ? À quels objectifs ? En élevant le niveau de l’intervention nous élevons en même temps le niveau des risques politiques pour notre pays. Et pour les forces politiques locales hostiles à l’ennemi commun.

Il n’y a pas d’issue militaire au Mali. Notre pays va désormais porter tout le poids des revers inéluctables d’un engagement armé de cette ampleur où la disproportion de force rend toujours remarquable le moindre succès de l’ennemi. Qui donne des conseils dans cette affaire ? L’échec de toutes les guerres conventionnelles de contre guérillas n’a-t-il pas encore atteint la conscience des sommets de nos décideurs ? Ce n’est pas possible. Les militaires français ont une bonne école de guerre, bien documentée. Alors qui prend les décisions et sur quelles bases ? Cette affaire d’intervention militaire au Mali commence à sentir le genre d’hubris qui conduit déjà le régime Macroniste à vouloir affronter la société française toute entière dans l’affaire des retraites. À cette différence que les militaires ne sont pas lancés contre des gens sans défense comme le sont les soi-disant « forces de l’ordre » dans les rues du pays. Ils affrontent un ennemi armé, rusé et en partie accueilli dans la population.

Il faut être économe de la vie de nos militaires et ne jamais les engager dans des conditions dont on ne maîtrise pas l’issue. S’il ne fait aucun doute qu’ils obéiront en toutes circonstances et quoi qu’il leur en coûte, il ne faudrait pas croire qu’ils ne sont pas capables d’analyser ce qui se passe autour d’eux et la confusion qu’instaure l’absence d’objectifs de retrait clairement énoncés. Les militaires passent leur vie intellectuelle à analyser et à évaluer les conflits armés. Ils savent quel mythe est l’idée d’une « victoire totale » dans une situation de décomposition générale comme l’est celle de cette zone de l’Afrique où tout s’ajoute pour déstabiliser durablement les rares structures étatiques. Bref l’armée a des cerveaux et il est vain de lui demander de faire semblant de ne pas savoir ce qu’elle sait au sujet de ce type de guerre et de ce type de situation. Il va de soi que c’est là une composante non négligeable dans le combat. Décidément, cette annonce d’un renfort de six cent militaires au Mali n’est pas une bonne nouvelle.

Même les patrons lâchent Macron
Serait-ce la fin des haricots pour Macron ? Ça y ressemble beaucoup en tout cas. Son projet de retraites à points a réussi à unir les milieux populaires ouvriers, les cheminots, les électriciens, les gaziers, les portuaires et les dockers, les égoutiers et des pans larges des classes moyennes et moyennes supérieures allant des enseignants jusqu’aux avocats. Tous demandent le retrait pur et simple du projet de loi. Mais les ennuis continuent à arriver pour Macron. Ce sont désormais les patrons eux-mêmes qui critiquent ouvertement la réforme. Bien sûr eux ne critiquent pas le principe de la retraite à points. Ils sont tout à fait d’accord pour faire travailler les ouvriers, les aides-soignantes, les dockers ou les femmes de ménage jusqu’à 65, 66 ou 67 ans. Ils sont raccord avec l’article 55 du projet de loi qui fera payer aux retraités les prochaines crises économiques. Ils applaudissent des deux mains le gouvernement quand celui-ci exclu de revenir sur les 10 milliards d’euros d’exonérations de cotisations qui leur ont été offertes.

Mais ils craignent pour leurs cadres dirigeants. Le projet de loi prévoit, à son article 13, de ne plus faire payer de cotisations et de ne plus verser de pension dans le cadre du système par répartition au-dessus de 10 000 euros par mois. J’ai déjà expliqué sur ce blog en quoi il s’agit d’un cadeau pour les fonds de pension. Les personnes concernées se tourneront vers la retraite par capitalisation pour maintenir leur niveau de revenu à la retraite. C’est l’ouverture d’un marché pour les fonds privés comme BlackRock, co-inspirateur, avec la Commission européenne, de cette réforme. Cette opération est un nouveau très gros cadeau de Macron pour le capitalisme financier. Pour les caisses de retraites, cela représentera un trou de 7 milliards d’euros par an.

Mais si ce mitage par le haut du système par répartition plaît aux patrons du capitalisme financier, ce n’est plus le cas du reste du patronat. Eux commencent à s’affoler. Car les cadres concernés dans leurs entreprises, très peu nombreux – 240 000 personnes – sont aussi très mobiles. Et la sortie d’une partie de leurs revenus du système par répartition va entrainer pour eux une perte sèche immédiate. Par conséquent, ils vont faire jouer auprès de leurs employeurs la concurrence pour obtenir des compensations sonnantes et trébuchantes. Geoffroy Roux de Bézieux, le chef du Medef, l’a dit clairement lors de son audition devant la commission spéciale : « on aura un problème d’employeur vis-à-vis de ces gens là ». Il sait qu’il va devoir passer à la caisse. Et ça, les patrons n’aiment pas beaucoup.

Pour l’UIMM, la branche patronale de la métallurgie, les choses sont encore plus claires. Ces patrons demandent carrément le maintien de la retraite par répartition pour tous les salaires. Et donc est bien obligé de reconnaitre que la solidarité est plus efficace et plus souhaitable que le chacun pour soi. Qu’ils tâchent de s’en souvenir la prochaine fois qu’ils auront des idées pour demander des reculs des droits sociaux pour les travailleurs, la destruction d’autres pans de notre modèle social ou la privatisation des services publics. Mais n’espérons pas trop. En attendant, le socle de Macron s’est rabougri à son essence la plus étroite et la plus pure : la frange financiarisé du capitalisme global.

Stupéfiant rapport de la fondation Abbé Pierre
Vendredi 31 janvier, la Fondation Abbé Pierre présentait son rapport annuel sur l’état du mal-logement en France. Le constat qu’ils dressent est un terrible réquisitoire contre Macron. Le rapport égrène les records de mal vivre battus depuis le début du mandat. L’année 2018, la dernière pour laquelle on ait des chiffres à ce sujet, a été celle où on l’a expulsé le plus de personnes de leur logement. Près de 16 000 ménages l’ont été avec le concours de la police. Mais davantage de monde quitte généralement les lieux sans attendre l’intervention policière. On peut estimer le nombre de familles expulsées cette année-là entre 30 000 et 50 000.

Depuis 2012, il n’y a plus de statistiques officielles sur le nombre total de SDF, mais tout indique qu’il se situe lui aussi à un niveau plus haut que jamais. Les coupures de gaz et d’électricité ont elles aussi atteint des sommets. 2,1 millions de personnes sont en France sur liste d’attente pour obtenir une HLM. Là encore, c’est du jamais-vu. Ainsi se paye la politique du tout pour les riches pratiquées par Macron : par un appauvrissement généralisé de la société française. 2019 a marqué une année record de nombre de nuitées hôtelières utilisées chaque nuit pour héberger des sans-domicile : presque 50 000

Le rapport de la Fondation sert à donner cette alerte. À rappeler, à travers les chiffres qu’ils donnent mais aussi des récits de personnes généralement invisibilisées par l’officialité, les conséquences réelles du néolibéralisme. Il a aussi le mérite de montrer la place centrale du logement dans la dégradation du niveau de vie de nombreux groupes sociaux. Le mal-logement, c’est d’abord une pauvreté insupportable qui saute aux yeux et soulève les cœurs.

Une pauvreté qui avait disparu et qu’on pensait ne jamais revoir dans un environnement aussi riche que la société française. En novembre dernier, le président de la fédération des acteurs de la solidarité parlait dans une tribune de « retour au temps médiéval » à propos des 700 enfants qui dorment dans la rue chaque nuit à Paris. Le rapport rappel cette cruelle réalité et celle des 683 personnes mortes à la rue recensées par le collectif du même nom.

Une autre des manifestations les plus impressionnantes de la dégradation des conditions de logement en France est la multiplication des cas d’habitats indignes, de logements pourris ou dangereux. Ce phénomène a éclaté à Marseille et s’est transformé en crise sociale, humanitaire et politique depuis l’effondrement des immeubles de la rue d’Aubagne, le 5 novembre 2018. On a découvert son ampleur. Depuis, 400 arrêtés de péril imminent ont été pris et 4000 personnes ont dû être évacuées de leur logement dans la ville. Mais cela ne concerne pas que Marseille. 600 000 logements sont dans cet état dans toute la France, selon la Fondation Abbé Pierre. Ils sont entre 900 000 et 1,3 millions à vivre dedans.

Depuis le début des années 2000, le cout du logement a augmenté de façon spectaculaire. En moyenne, se loger est 2,5 fois plus cher aujourd’hui que ça ne l’était en 2000. C’est une augmentation de 150%. Dans le même temps, le revenu des ménages a augmenté de 40%. Ces deux chiffres aident à comprendre comment le rôle qu’a joué la bulle immobilière dans l’appauvrissement des Français.

Mais l’augmentation des prix n’est pas aussi importante partout dans le pays. À Paris, les prix ont augmenté de 350%. Dans les agglomérations de plus de 10 000 habitants, en moyenne de 220%. L’immobilier a aussi augmenté la ségrégation territoriale, le tri entre quartier et villes de riches et quartiers et villes pour les pauvres. À Paris, les ouvriers ne représentaient plus en 2018 que 4% des acquéreurs de logements. Le prix du logement exclut le peuple des espaces centraux très bien connectés aux réseaux collectifs. Il aide les riches à faire sécession du reste de la société.

La cause de cette situation est simple. Le logement est considéré comme un bien de marché. Et comme beaucoup de marchandises, il a été ces deux dernières années connectées à la bulle financière. En effet, celle-ci s’est beaucoup nourrie des crédits immobiliers des ménages. C’est même l’origine de la crise de 2008. En France, la dette immobilière des ménages en fonction de leur revenu a doublé depuis 2000. Elle atteint 1100 milliards d’euros. Cette addiction à l’économie de la dette sans fin a créé un appel d’air formidable pour la spéculation immobilière.

Pour sortir de la crise du logement, de l’appauvrissement du peuple par le logement, de la ségrégation terrible qu’il entraine, il faut donc que le logement ne soit plus une marchandise financière. Il s’agit d’en faire un bien commun. Parmi les capitales européennes, il en est une où le marché n’est pas la principale puissance du logement. À Vienne, 60% des logements sont des logements sociaux. Les loyers y sont en moyenne trois fois moins cher qu’à Paris et la mixité sociale des arrondissement centraux touristiques y est bien supérieure que chez nous. On pourrait aussi citer Berlin qui, sous la pression des mouvements sociaux et des élus Die Linke à la mairie, vient de mettre en place un blocage des loyers privés.

En France, nous avons besoin d’une série de mesures fortes qui agissent sur la construction de logements sociaux, la régulation des loyers privés et la traque des marchands de sommeil. C’est ce que je défendrai très bientôt dans une proposition de loi sur le droit au logement.

Jean-Luc MELENCHON

 https://melenchon.fr/2020/02/02/la-semaine-de-la-lutte-de-longue-duree/

COMMENTAIRES  

04/02/2020 18:46 par alain harrison

Bonjour.

« « L’épisode du refus des jours de congés pour le décès d’un enfant en dit plus long qu’un simple aveu de cruauté imbécile de la part des robots de « En Marche ». » »

Pour faire un monde de la stupidité, ça prend quand même, des imbéciles (petits et grands) bien placé et dans toutes les niches.

Société saine société aliénée.

Profiter des manif pour se questionner, imaginer un monde versus notre condition d’humain.
La condition humaine est définie comme « les caractéristiques, événements majeurs et ... Un célèbre exemple est le monologue que Shakespeare place dans la bouche de Jacques, « All the world’s a stage », à l’acte II scène VII de la comédie ...

Mais plutôt de méditer sur cette condition, on en fait du divertissement.
Il ne s’agit pas de démoniser le divertissement, et de rire de soi.

La lecture et intégré le sens du chapitre 1 du livre de Jean-Marie Abgrall, tous manipulés tous manipulateurs. est un document fondamental à mon sens. Est-ce que l’un d’entre vous a pris le temps d’y jeter un regard ?

La Constituante
Le pacte social
Le paradigme économique

Pour prendre conscience de l’ampleur du Méta Conditionnement (Évolution Naturelle).

05/02/2020 01:00 par Vania

Et au Venezuela, pays qui subit le blocus USA-UE et une guerre économique injuste, le gouvernement a réussi à construire 3 millions 91557 logements sociaux !! en un temps record. Le gouvernement français par contre,a abandonné la population , détruit le tissu social., et reçoit le complotiste vénézuélien Guaido !
http://www.minhvi.gob.ve/

05/02/2020 10:41 par Assimbonanga

Rechercher sur Youtube la vidéo de Canal fi intitulée LA RETRAITE POUR LES MORTS. Le député Mélenchon y parle en commission de l’Assemblée Nationale. Durée 2:14 mn
Attention : on nous dit que les Français vivent plus vieux. Il faut bien comprendre de quoi il s’agit. Il n’y a pas eu de mutation génétique. Au XIX siècle, les vieux mourraient vieux. Il suffit de consulter les archives départementales pour le prouver. Non, ce qui a changé, c’est que, par des moyens sociaux et médicaux, on a fait chuter la mortalité, mortalité à la naissance, mortalité en bas âge, mortalité au travail, mortalité des pauvres. Mais la faculté de l’Homme à mourir à 90 balais, elle n’a pas changé.
On meurt plus tôt lorsqu’on vit dans de mauvaises conditions, logement, alimentation, accès aux soins. Si jamais les conquis sociaux sont défaits (comme le fait Macron), l’espérance de vie va recommencer à diminuer.

05/02/2020 13:04 par AF30

Oui et non et dans les nons : le nombre de personnes âgées a effectivement augmenté
(https://www.insee.fr/fr/statistiques/3303333?sommaire=3353488d ),
On constate :
En 1902 Pour 38 485 000 habitants 12,7% de plus de 60 ans dont 2,5% de plus de 75ans
En 2018 Pour 67 186 000 habitants 25,6% de plus de 60ans dont 9,2% de plus de 75 ans
Je laisse faire les calculs mais les 2 termes de 2018 étant supérieurs le résultat l’est forcément.
moralite : si on ne vit pas plus vieux plus de vieux vivent plus longtemps

06/02/2020 00:38 par alain harrison

Bonjour.

La retraite pour les morts.

M. Mélenchon dit ceci qui est très important : le progrès social est un "aliment" du progrès économique.
Bon, un autre mot : l’élément décisif

Le progrès social est l’élément décisif pour le progrès économique : la paix social, donc l’harmonie entre le social et l’économie.Et cela ne pourra être réalisé que par le Peuple organisé en Pouvoir Politique : la Constituante Citoyenne.

Krishnamurti : voir la vérité d’une chose.
Pour lire Krishnamurti, une recommandation importante : le lire pour soi, se regarder dans le miroir. Un miroir ne promet rien, il nous laisse devant nous-mêmes. Attention à nos réflexes conditionnés (les préconceptions, les préjugés..).
Pour cette raison, je conseille l’assimilation du sens du chapitre 1 du livre de Jean-Marie Abgrall, tous manipulés tous manipulateurs.
Voir la vérité d’une chose concrètement : Quand Leboyer rencontra le regard de l’enfant naissant : c’est terminé, on ne peut plus traiter l’enfant naissant comme un objet.......
L’Humanité, malgré les avertissements concrets (les guerres immondes, le climat, la surpopulation __pauvreté et insalubrité__, regarder ailleurs__Trudeau reçoit Guaidò sous l’ombre de l’ALENA-Trump ????), continuent ses petites games d’auto corruption. Car, même les populations sont dans la confusion des idées. Quelle est notre relation à la pensée ? La pensée est le centre de nos vies ?

06/02/2020 21:56 par Chin-Chin

@ Alain Harrison

Question(s) : sommes-nous contestataires (sinon nous ne serions pas sur LGS) parce que les enseignements que nous avons acquis en observant l’ignominie du Monde tel qu’il Est, méritent qu’on le soit et même l’exigent, ou parce que nous sommes insastisfaits de notre vécu dans ledit Monde et/ou parce que nous ne sommes pas conscients de nos vraies motivations ? Ou autre hypothèse (trés proche parenté), nous exprimons-nous légitimement face à la réalité d’un monde injuste et assassin à plus d’un titre, et le dénonçons-nous parce que nous avons, du fait de notre vécu, des motivations que n’ont pas la majorité de nos semblables, soit parce que leur vécu les influence peu, soit parce qu’ils ont été gâtés "par le sort", soit parce qu’ils s’en satisfont, soit parce que l’injustice et la cruauté du Monde leur va/vont comme un gant ?
Il me semble que le "connais-toi toi-même" (en l’occurrence de Krishnamurti) est une question toujours pertinente, pour les contestataires comme pour les autres. Elle peut sans doute nous aider à affiner nos analyses et à mieux choisir nos actions militantes, notamment en terme de stratégie (c’est-à-dire d’efficacité maximum pour les causes que l’on veut voir triompher). Selon moi (sinon selon qui ?), "on" ne s’interroge jamais trop sur nos motivations, qui prospèrent sous la Haute Autorité de nos désirs...! Chin-Chin pour tout le monde.

07/02/2020 09:19 par Assimbonanga

Pourquoi Macron veut-il promouvoir 150 citoyens tirés au sort par Harris Interactiv (convention citoyenne pour le climat) et ne pas tenir compte de la pétition de 1 million de citoyens contre la privatisation d’ADP ? C’est la démocratie ? Démocratie de haute couture, du sur mesures.

Ce matin sur France-Inter, Pierre-Henri Tavoillot, le barde Assurancetourix de Macron, est venu soutenir celui qui l’a traité comme un éminent "intellectuel" dans l’un de ses grands débats nationaux. La gratitude ! La reconnaissance !
Selon l’intellectuel, le fait qu’un gardien de la paix fasse un croche-patte à une citoyenne dans la rue, ce n’est qu’un détail de cours de récréation...
Hé bé, si on embauche les flics sur ce genre d’autorisations philosophiques, le niveau va monter ! Il est pas bien, Pierre-Henri ? Il a fumé quelque chose ?

07/02/2020 14:30 par Chin-Chin

@ assimbonanga

Le hasard m’a fait rencontrer récemment un des 150 tirés au sort, qui arrivait de Paris où il avait participé à la convention climat.
En dehors d’informations à propos des débats relatifs à la taxe carbone (dont je n’ai pas compris s’il était pour ou contre !), j’ai appris que les 150 citoyens élus par le sort étaient hautement chapeautés par un "directoire" de 10 animateurs/censeurs dûment choisis par l’équipe gouvernementale. Les décisions de la convention citoyenne concernant le climat ont donc bien peu de chance (si j’ai bien compris) de sortir du cadre voulu par Qui Vous savez. Nous vivrions donc dans une démocratie planifiée ?

07/02/2020 19:07 par Assimbonanga

@Chin-Chin, donc tu confirmes mes doutes. Nous vivrions donc dans une démocratie planifiée ? Je dirais même mieux : une démocratie privatisée !

07/02/2020 19:14 par Assimbonanga

Ou une démocratie parallèle ? Comme en Grèce dans le fond, réservée aux propriétaires et excluant ces connards d’esclaves.
Mais que va nous pondre cette CCC en marche ? Si c’est du niveau de ce gouvernement, ça ne risque pas de voler haut. Ils stérilisent tout, ils confinent, il rabougrissent, ils contiennent, ils sclérosent, ils nécrosent, ils éteignent toute étincelle (NDDL : interdit d’être inventif, se référer seulement à la géniale Nicole Klein et à la chambre d’agriculture !!!)

07/02/2020 21:18 par Chin-Chin

@ assimbonanga
Pour l’anecdote (mais pas que), le monsieur dont je parle se trouve être un militant de longue date de la LCR (si,si !). C’est un homme charmant (retraité de l’enseignement, j’en dirai pas plus parce que c’est sa vie). Il milite aujourd’hui en aidant des migrants (leur trouver un logement, les scolariser, ou les aider à trouver un emploi), donc ça existe des hommes/femmes comme ça. Pour tout dire, ça m’a sauvé ma journée !
En un sens, le sort a bien fait les choses en le choisissant mais les puissances au pouvoir se sont empressées de le circonscrire. Cela ne signifie pas qu’il en sera toujours ainsi !
Précision : quand j’écris dans mon précédent commentaire que je n’ai pas compris s’il est "pour ou contre" la mise en place de la taxe carbone, c’est que je suis personnellement très peu informé à ce sujet. A vrai dire, quand j’entends "taxe", quelle qu’elle soit, je suis sur mes gardes ! Car prendre encore un plus de fric aux citoyens qui généralement n’en ont pas de trop, ça me fait immanquablement penser à une entourloupe. Si l’on veut, selon moi, faire un véritable effort pour l’environnement, ce n’est pas en prenant du fric au peuple, mais bien au contraire en combattant le modèle économique exclusivement dédié au dieu-argent. C’est en ça par exemple qu’un Y.Jadot, qui semble convaincre les nouvelles générations qui s’inquiétent pour leurs futures conditions de vie (on les comprend mais faudra aussi penser au reste !), me parait être une marionnette inconsistante qui participe joyeusement à la grande pagaille pseudo-démocratique. On gesticule, on fait mine de..., on "rassemble autour de soi", on communique et on fait le jeu de la presse qui adore les faux-débats, ceux où il n’est fait aucune distinction (démocratie médiatique et temps de parole obligent !) entre argumentations solides et sincères et manipulations oratoires/foutage de g..... !
Cdt.

08/02/2020 00:31 par Assimbonanga

Oui il y a de quoi se méfier quand on apprend que les "écologistes "ont fait voter la privatisation de l’eau en Australie et la privatisation de l’énergie en Belgique.

08/02/2020 21:21 par Méc-créant

Est-il permis de s’interroger s’agissant des "écologistes" : se dire fortement écologiste sans être vivement anti-capitaliste n’est-ce pas
généralement être totalement faux-cul (intellectuel ?...), ce qui, consciemment ou non, relève de l’arrivisme politicien ? Peut-on être écologiste et soutenir l’UE, machine de guerre de l’ultra-libéralisme ? Ces questions ne semblent pas trop préoccuper la direction (?) de LFI ou de Mélenchon facilement prêts à des rapprochements avec les "verts". Y est-on davantage concerné par la nécessité de reconquérir souverainetés populaire et nationale, liberté, indépendance, et...un peu... de démocratie pour pouvoir espérer améliorer réellement la vie de tous et de chacun ? La fascisation imposer par les dignes émules de Vichy va pourtant nous laisser peu de choix : se soumettre ou devoir constituer un nouveau CNR avec un programme actualisé et plus radical. Est-ce nécessaire, possible ? Actuellement, seul le mouvement populaire qui sillonne les rues en semble porteur. Mais les perspectives politiques transformatrices ?...
Méc-créant.
(Blog :"Immondialisation : peuples en solde !" )

09/02/2020 11:12 par Assimbonanga

J’ai envoyé un texte à faire paraître sur LGS mais le temps passe et le texte n’apparaît pas... Bien sûr je me demande pourquoi mais je ne vais pas développer mes interrogations. En tout cas, c’est dommage qu’il ne paraisse pas car les sujets qui s’y rapportent se retrouvent ici, sur cette page qui n’a rien à voir.
L’article en question :« La convention citoyenne pour le climat est profondément monarchique »
Je crois que cette convention citoyenne pour le climat devrait tous nous concerner et nous inquiéter par ses potentielles conséquences et la fausseté de sa démocratie.
Les chercheurs observateurs.
Les intervenants.
J’espère me tromper bien sûr et la présence de l’ami de Chin-Chin serait plutôt rassurante mais , de la façon dont c’est fait, on dirait un groupe de parlementaires LRem : le temps qu’ils sortent de la séduction macronienne, il sera trop tard. Les projets de loi qu’ils auront cautionnés de toute leur bonne volonté seront effectifs, sans avoir eu le temps d’en réaliser les effets secondaires. Dans l’urgence et sous pression de Macron lui-même
Il y a une question à colporter partout : pourquoi 150 citoyens tirés au sort par une entreprise privée, l’institut Harris Interactive, ont-ils plus la faveur du chef de l’Etat que les 1 million de citoyens qui ont signé la pétition contre la privatisation d’ADP ? Pourquoi les uns jouissent-ils d’une publicité appuyée et grassement payée et les autres sont-ils ignorés, non mentionnés, tus ?

09/02/2020 12:56 par legrandsoir

On présente beaucoup de liens pour des sites alternatifs, mais lorsqu’on leur demande de relayer l’article de Nils Melzer, il n’y a plus personne...

09/02/2020 11:33 par Assimbonanga

Au programme de la 5ème session de la ccc, vendredi 7 février :

Débat sur la révision de la Constitution
Réunis à 150, les membres de la Convention débattront
des propositions de modification de la Constitution
pour renforcer la lutte contre le changement climatique
ainsi que de son opportunité à partir des contributions
des membres sur leur plateforme de travail pendant
l’intersession

Je ne sais pas si vous vous rendez compte du pouvoir exorbitant qu’a pris ce petit parlement parallèle ?

Au programme du dimanche 9 fevrier 2020 :

Débat sur les principes de financement
Les membres de la Convention débattront à 150 des
leviers de financements de la transition écologique
sur la base de l’enregistrement vidéo de l’audition par
l’escouade des économistes Agnès Benassy-Queré et
Christian Chavagneux en session 4.

Christian Chavagneux, non mais allo quoi, Christian Chavagneux !!!

09/02/2020 16:12 par Assimbonanga

Il y aurait un litige entre Reporterre et Le Grand Soir, à propos de Nils Melzer ? C’est ça ? L’article que je propose est de Gaspard d’Allens, c’est une interview d’un certain Arnaud Gossement (que je ne connais pas plus que ça.)
Sinon à part ça, je remarque l’indifférence générale quant à cette convention qui va bientôt nous pondre un texte dans le consensus et la bienveillance sans amendements, sans obstruction et téléguidée par la macronie et un paquet de lobbyistes auprès de 150 personnes choyées, courtisées, flattées, confortablement installées et éclairées devant les caméras... Un parlement parallèle sans les emmerdements d’une opposition !
Je vois que l’on préfère s’enfiévrer sur le nouveau guide du peuple Asselineau. Ma foi, chacun ses loisirs...

09/02/2020 16:31 par legrandsoir

Il y aurait un litige entre Reporterre et Le Grand Soir, à propos de Nils Melzer ? C’est ça ?

Absolument pas. Il y a un ras le bol que les médias alternatifs gardent le silence sur un texte fondamental sur un sujet fondamental. Parce que c’est LGS qui le publie ? Ou sont-ils réellement aussi inconscients ?

09/02/2020 16:40 par Assimbonanga

Vous l’avez proposé à Hervé Kempf et il a refusé ?

09/02/2020 18:00 par legrandsoir

Personne n’a "refusé". On l’a signalé (via messages privés sur FB, twitter, via les pages de contacts) à pratiquement tout le monde. Et rien.

09/02/2020 18:34 par Assimbonanga

Peut-être qu’une démarche en chair et en os, de visu, serait plus opérante ? Ils n’y sont pas indifférents : j’ai vu sur Reporterre un article sur Julian Assange... https://reporterre.net/Si-Julian-Assange-n-est-pas-protege-cela-marquera-la-fin-des-libertes-individuelles
En tant que mémère lectrice qui n’est rien, j’irai sur leur stand bientôt mais en mars quand même. Je poserai naïvement la question.

C’est ballot d’empêcher ma proposition d’article pour ce motif. Je croyais que Reporterre interdisait la reproduction sauvage de ses articles !!! Comme on peut se tromper !

10/02/2020 10:16 par Assimbonanga

Du coup, il n’y a aucune trace de la Convention Citoyenne pour le Climat. Aucun endroit pour en parler sur ce site. Pourtant, elle laissera des traces, et pas des moindres !
J’ai bien peur que les lois qui en sortiront seront sécuritaires, et davantage répressives pour les individus que pour les lobbies. Les 150 tirés au sort sont pris entre deux feux. D’un côté, les associatifs font démonstration de l’urgence d’agir, de l’autre côté, les lobbies bloquent toute velléité de renverser la table.
Et les adeptes du grand soir ici présents s’en fichent comme de leur première chemise, visiblement...

10/02/2020 22:21 par alain harrison

À Chin-Chin

06/02/2020 à 21:56 par Chin-Chin
@ Alain Harrison
« « Il me semble que le "connais-toi toi-même" (en l’occurrence de Krishnamurti) est une question toujours pertinente, pour les contestataires comme pour les autres. Elle peut sans doute nous aider à affiner nos analyses et à mieux choisir nos actions militantes, notamment en terme de stratégie (c’est-à-dire d’efficacité maximum pour les causes que l’on veut voir triompher). Selon moi (sinon selon qui ?), "on" ne s’interroge jamais trop sur nos motivations, qui prospèrent sous la Haute Autorité de nos désirs...! Chin-Chin pour tout le monde. » »

Attention à instrumentaliser. J’ai bien dit pour soi-même.
Bien sûr une phrase comme : "voir la vérité d’une chose" s’applique à soi-même ou à une situation donnée.

Autre chose importante, dans les soulèvements (peuvent déboucher sur la Révolution), évitons le développement de factions, le premier pas des sabotages. Et l’histoire en est remplie.
Autre chose (vicieuse), les promesses du système pour désamorcer l’unité des divers secteurs (sous-classe de la classe moyenne)
En ce moment, une convergence est possible déclenché par le coup macroniste de la retraite.

Mise en garde :
« « « Krishnamurti : voir la vérité d’une chose.
Ah oui, pour les récupérateurs, ces mots appartiennent à son Auteur, il a légué ces mots pour nous, pour nous libérer. Leur utilisation doit demeurer dans l’esprit de l’auteur. » » »
Krishnamurti parle de laver les mots de toute ambiguïté : L’amour, ce n’est pas du sentimentaliste, ce n’est pas le sexe....... Il emploie la pensée négative pour se comprendre, de quoi on parle » » »

Podemos, le parti qui bouscule l’Espagne
par Renaud Lambert, janvier 2015
Le Monde diplomatique, janvier 2015)

« « M adrid, 15 mai 2011.Des milliers, puis des centaines de milliers de manifestants, bientôt rebaptisés « indignés » par la presse, se rassemblent à la Puerta del Sol,.......
......................
Fondé, au moins en partie, par des militants d’extrême gauche, pour certains issus de la formation Izquierda Anticapitalista (IA, Gauche anticapitaliste), Podemos se félicite de ce que 10% de ses électeurs aux européennes de mai 2014 votaient auparavent pour la droite. Le recrutement social du parti s’est également élargie à travers la création de plus de mille « cercles » dans tout le pays. Les jeunes surdiplômés et urbains du début ont été rejoint par des ouvriers, des employés, des résidents des campagnes.
L’histoire montre toutefois qu’une telle alliance de classes tend à se briser dès lors que les aspirations des mieux lottis ont été satisfaites......(...) » » »
https://www.monde-diplomatique.fr/2015/01/LAMBERT/51929

« « « « alliance de classes tend à se briser dès lors que les aspirations des mieux lottis ont été satisfaites......(...) » » »
Cette dernière phrase .........., elle implique la nature de nos structures sociales, culturelles et politiques dans les chassés-croisés pour le pouvoir, l’enrichissement et les privilèges.

La Constituante, on sait quand elle commence, mais pas quand elle finit. Cuba, Vénézuéla toujours en marche.

11/02/2020 15:36 par Danael

Qui crée le bordel dans la commission sur les retraites, la FI ou le gouvernement ? Pour calculer la valeur du point et son évolution, les macronites font appel à un indicateur qui n’existe pas. On s’enfonce, on s’enfonce au cours des échanges en commission dans ce pur langage technocratique dont les Républicains En Marche Arrière sont férus mais qui reste totalement incompréhensible par le commun des mortels qui essaye de garder les deux pieds sur terre. Bravo à la FI qui a mis à nu ce "langage du vide" pour l’exposer au vu et au su de tous.
https://melenchon.fr/2020/02/11/la-retraite-par-points-au-doigt-mouille/

11/02/2020 18:58 par Assimbonanga

Ce gouvernement ne sait peut-être même pas que, si les agriculteurs ont des petites retraites c’est parce que leurs cotisations sont dérisoires. Il en est bien capable ! Pour ces gens, tout ce qui tombe en dessous de 1000€, ça n’existe même pas. Donc, ils ne vont pas chipoter pour faire payer aux agriculteurs une juste cotisation. Ils laissent aux petites gens les mesquineries ! Pourtant, la justice et l’égalité c’est important, même dans les petits revenus.

Quant à ce que ce gouvernement en est à dire comme mensonges, c’est sidérant. Ils vont partout prétendant que LFI fait de l’obstruction et ne dit rien de sérieux dans le débat. Les télés de milliardaires sont leur colporteurs. Goupil est atroce. Pourtant, LFI fait de son mieux et bataille autant que possible. https://www.youtube.com/watch?v=GV7H-mH5LK4
Le bulletin de Ruffin n° 68 n’est pas mal. Il fait le tour des dernières nouvelles. Par contre, je trouve que "leur faire payer plus tard" n’est pas une consolation. Quand le mal sera fait, on ne pourra plus revenir en arrière. Les fonds de pension, quand ils se seront incrustés dans notre organisme social, ils ne le lâcheront plus. Ce sera incurable.

12/02/2020 23:12 par Danael

La version pizza :
https://youtu.be/aJOP9lN1ZnQ

13/02/2020 00:03 par Chin-Chin

@Assimbonanga
J’imagine sans peine que la convention "citoyennantesque" sur le climat va se terminer par l’adoption d’une taxe, carbone donc, type CSG qui pourra augmenter au fil des ans, + 2,3 mesurettes pour faire des heures de débat stérile sur nos chaines d’information, elles-mêmes stérilisées.
En dehors du pognon ainsi collecté qui, puisque l’on reste dans le même modèle économique, ne pourra financer que de nouveaux audits (du boulot bien rémunéré pour les copains), de la pub "ne partez pas de chez vous sans vérifier que toutes les lumières sont bien éteintes", des we-séminaires-gueuletons chez Accor et consorts, ou que sais-je encore. Des communicants (c’est-à-dire des gens qui font profession de menteur), nous pondront les mêmes nullités que d’habitude en prenant leur commission au passage.
Green Peace l’a très bien dit sur France Bleu :
« ……, les moyens d’agir contre le réchauffement sont connus, et l’exécutif se cache derrière cette convention pour ne pas assumer ses responsabilités. "La profusion de déclarations et d’instances est la parfaite illustration des manœuvres dilatoires du gouvernement," dénonce l’ONG auprès de l’AFP. »
Donc tout le monde sait très bien quels sont les enjeux et les décisions à prendre. Cette pseudo consultation démocratique est de la poudre aux yeux et une façon comme une autre de gagner du temps et de ne pas toucher à l’essentiel, l’économie libérale. C’est avant tout pour Macron l’opportunité de nous expliquer (bientôt)(peut-être attendra-t-il l’après municipales) « « que des citoyens responsables, sensibles à l’héritage légué aux générations futures, dûment informés par des experts de premier plan, ont décidé démocratiquement et en leur pleine conscience, de pérenniser la taxe carbone car c’est la meilleure décision ! Et même l’unique ! Le gouvernement va donc se réunir pour examiner les propositions des citoyens. » »
Info : à propos du comité de gouvernance, quelques éléments en vrac : co-président de la convention (qui se déroule dans les locaux du CESE !) T.Pech / pdt de Terra Nova, le site au baratin humano-progressiste genre gauche-caviar dont les sponsors sont (en plus de + de 50 % de fonds publics) : Acticall, Areva, Air France, Caisse des dépôts et des consignations, Groupe Casino, Constructa, EADS, EDF, Ernst & Young, GDF Suez, HH Développement, Microsoft, Mutualité Française, La Netscouade, Sanofi, SAP AG, SNCF, Tilder, Vivendi. Une belle brochette d’écolos ! Et d’humanisme de gauche.
Extrait de Challenges 09/2016 : Thierry Pech : « « « « l’entourage de M. Macron revendique le soutien du directeur du cercle de réflexion Terra Nova, proche du PS, qui pour sa part a démenti récemment dans Libération œuvrer pour En Marche !, tout en reconnaissant une "proximité intellectuelle" avec l’ex-ministre. » » »
Effectivement, en parcourant la presse, T.Pech, macroniste de gauche ( !!!), égratigne (gentiment) le président de temps en temps. En réalité de petites chamailleries comme on aime les commenter sur bfm et cie. Le président, lui, grand seigneur, l’a nommé co-président de sa convention climat. La classe !
Info (pour le fun) : Augustin de Romanet, PDG d’ADP, mis en cause récemment dans une affaire de détournement de fonds durant sa présidence de la Caisse des D. & C. (affaire Alain Bauer Conseil), et récemment condamné à une amende pour violation du secret de l’instruction !), était invité en qualité d’intervenant lors du premier week-end de la convention au CESE. Question : c’était pour réclamer l’application de la taxe carbone aux objets volants de sa compagnie ?
« « « « « «  » » » » Extrait du programme du 1er week-end (de travail !) : dimanche 6 octobre 2019
9h15 – Temps de partage sur l’appréhension par la Convention des blocages à l’action climatique
9h45 – Audition sur les écarts observés entre objectifs et réalités de la politique climatique et les blocages en France
• Laurent Berger, Secrétaire général de la Confédération française démocratique du travail
• Élisabeth Borne, Ministre de la Transition Écologique et Solidaire
• Anne Bringault, Responsable Transition énergétique pour le Réseau Action Climat
• Augustin de Romanet, Président-directeur général du Groupe ADP » » » » » » » » » » » »

(à 9 h 15 : temps de partage !!! comme chez les scouts !)
Info : la co-présidente de la CCC est L.Tubiana, nommée la « championne du climat » par ses consœurs et confrères de la COP21. Evidemment, la championne, en dehors du fait qu’elle est multi-présidente de multiples institutions, n’a jamais rien produit d’important dans le domaine « environnemental » sinon de longs discours et de fausses solutions (les mêmes que Macron). Mme Tubiana est également présidente de l’Agence Française pour le Développement (public), bref pas dans le genre à renverser la table, en écologie comme ailleurs. Très belle carrière donc de la championne.
Le rapporteur de la convention est Julien Blanchet, vice-président du CESE. Avec lui non plus, pas de crainte de dérive irresponsable.
Enfin 2 extraits du web :
Public Sénat : « Les mesures proposées par la convention citoyenne pour le climat tomberont fin janvier 2020 » a annoncé Patrick Bernasconi, président du Conseil économique, social et environnemental (CESE). Lui et François de Rugy, ministre d’Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire, ont installé hier le comité de gouvernance de cette convention citoyenne.
Co-présidé par Thierry Pech, directeur général de Terra Nova, et Laurence Tubiana, présidente directrice générale de la Fondation européenne pour le climat, il sera chargé d’établir le calendrier de cette convention, et d’encadrer le travail de 150 citoyens, tirés au sort à la mi-septembre. Tous auront pour mission de définir des mesures pour lutter contre le réchauffement climatique.
 » » »
Tandis que sur le site Reporterre, E.Wargon annonce la couleur :
« Selon Emmanuelle Wargon, secrétaire d’État auprès de François de Rugy, interrogée sur CNews le 9 juillet, « on leur demandera (aux 150 élus du sort/ajouté par moi) de réfléchir : est-ce qu’on a suffisamment de financements pour accompagner la transition écologique, sinon est-ce qu’une taxe carbone est une bonne ou mauvaise idée et dans quelles conditions ?  »

Info : Patrick Bernasconi, président du CESE et donc le tuteur général de la convention (pseudo-autonome), a été désigné membre du CESE en 2015 par un accord entre CCI France, CPME et le MEDEF dont il fut membre du comité exécutif.
Dernière info : A mon avis le réchauffement climatique a pas beaucoup de souci à se faire !!

13/02/2020 10:16 par Assimbonanga

En bref, la convention citoyenne pour le climat est bien noyautée par la start-up naicheune ( je reprends à Iraë cette écriture que j’ai bien aimée ) !
A n’en pas douter, il y aura du boulot pour nos artisans français pour mettre des isolants dans les maisons et des subventions pour changer les fenêtres, la chaudière, ou mettre une pompe à chaleur ou que sais-je. Ceux qui ont des liquidités et un peu d’apport personnel pourront améliorer leur patrimoine.
Et, comme notre bon président est à la mer de glace aujourd’hui, les transporteurs recevront peut-être des sous pour acheter des camions électriques : tous les espoirs sont permis.
Au fait ! Avez-vous remarqué comme c’est dégueu ces couches de laine de roche, feuilles de plastoc ou d’alu quand une tempête arrache les toitures en tôle de nos zones artisanales ou écoles et collèges ? Ah ! C’est pas l’architecture grecque, romaine ni même ancien régime... Et ça n’a pas l’humilité d’une maison de torchis et de chaume : biodégradables.

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