35 

La lettre à tous nos camarades insoumis.es

Charlotte Girard

Charlotte Girard a fait paraître un long texte sur le facebook d'une amie. Je le recopie ci-dessous. Le lecteur attentif y trouvera de très légères modifications dans la mise en page par rapport à l'original.- ASSIMBONANGA

Mes cher.e.s camarades,

Je n’ai jamais voulu déranger. J’ai été élevée comme ça. Quand les désaccords sont venus, j’aurais beaucoup donné pour pouvoir partir sur la pointe des pieds. On m’a dit alors que ça n’allait pas être possible. Se rendre à l’évidence : ni vous, ni les journalistes n’auraient laissé faire. Vous, parce que vous auriez voulu comprendre davantage ; les journalistes, parce qu’on ne va tout de même pas laisser passer une telle occasion de montrer les dissensions dans la France insoumise. Comment faire alors pour dire ce qu’il y a à dire ...et pour partir ? Surtout quand il n’y a pas de lieu permettant de s’adresser aux insoumis.es sans qu’une nuée de caméras et de micros fasse écran entre vous et moi. J’avais d’abord pensé venir avec d’extravagantes lunettes noires comme maître Gims et lire ce texte à l’Assemblée représentative. Mais là encore c’était perdu d’avance : mes cheveux m’auraient trahie et puis c’était risquer de déranger davantage les débats à venir dans l’Assemblée. Autant que vous puissiez travailler en pleine connaissance du nouveau contexte et sans surprise.

Alors pourquoi je quitte mes fonctions de coordination du programme et pourquoi j’arrête ma participation à la France insoumise ? La question de ma mise en retrait n’est plus posée. C’est un fait acquis. Mais être là sans être là, ce n’est une situation confortable pour personne ; ni pour la France insoumise, ni pour moi. Toute la difficulté était de trouver la bonne distance : la distance respectueuse. Respectueuse vis-à-vis des camarades pleinement engagés et sincères, qui, en particulier, faisaient la campagne des européennes. Ne pas exprimer de divergences sur la ligne comme sur la stratégie au risque d’ajouter encore plus de trouble et de difficulté. Et puis ce n’est pas quand la campagne est lancée qu’on jette le doute, surtout depuis une dernière place. Or ces doutes exprimés lors de la constitution de la liste et de la rédaction chaotique du programme n’ont pas trouvé de cadre où être travaillés et élaborés suffisamment pour qu’il en sorte une perspective claire et partagée ; en l’occurrence une véritable stratégie politique qui oriente à proprement parler la campagne et, au-delà, le mouvement lui-même.

Respectueuse vis-à-vis de moi-même aussi. Ne pas battre les estrades avec des directives au mieux brouillées, au pire contraires à mes préférences et mes raisonnements. Il n’en sortirait rien de bon et rien du niveau de conviction qui avait été celui de la présidentielle. Souvenons-nous de la présidentielle. Des interventions toujours fondées sur l’explication, jamais sur l’invective. Une anticipation précieuse qui avait permis que tout le monde s’approprie les contenus chemin faisant. Parler à l’intelligence. Mes camarades des ateliers des lois et des méthodes d’éducation populaire savent bien de quoi il s’agit.

La campagne est passée. Les camarades sont restés avec leurs questions pendant tout ce temps, quoique certains, dont je suis, ont alerté, à plusieurs reprises, au sujet du fonctionnement – juste le fonctionnement – de la France insoumise. Il avait été dit que des réponses seraient données après les Européennes. C’est ce qui devrait avoir lieu lors et à la suite de l’Assemblée représentative. C’est une bonne chose si ça arrive. Mais pour ma part, le chemin fléché par la France insoumise s’arrête. J’ai donné tout ce que je pouvais tant que je pensais que l’outil – le mouvement – était conforme au but – la révolution citoyenne. Mais je n’en ai plus la certitude et je n’ai pas la certitude non plus que les efforts qu’il faudrait fournir pour obtenir la refondation interne de l’outil seront au rendez-vous. Que ma défiance ne soit pas un obstacle à l’aspiration au changement et à l’effort de réflexion collective qui aura lieu. De toutes façons il n’y a pas d’autre voie que le collectif. Allons au bout de l’explication.

Ma défiance porte sur l’outil d’abord. La désorganisation que je ne suis pas seule à déplorer produit une telle perte d’énergie que c’en est désespérant. Or les voies pour y remédier demeurent opaques et difficiles à emprunter. Il n’y a pas de mode d’emploi, ni pour utiliser, ni pour réparer. Il est donc aussi usant de faire que de chercher un moyen de faire. Résultat : tant qu’on est d’accord tout va bien. Mais il n’y a pas de moyen de ne pas être d’accord. Or une dynamique politique – surtout révolutionnaire – dépend de la capacité des militants à s’approprier des raisonnements, c’est-à-dire potentiellement à les contester. Cette option est obstruée pour le moment, d’autant plus que dernièrement, on a eu parfois du mal à identifier avec quoi être d’accord ou pas. Le reproche d’inefficacité se confond finalement avec celui du manque de démocratie. J’en prends ma part. Juste après les législatives, je n’ai pas réussi à convaincre que le chantier de l’organisation était nécessaire et urgent. Après le début de la campagne des Européennes, les Gilets jaunes ont fait irruption. Hors de tout ce que ce mouvement nous a fait découvrir sur la capacité de mobilisation vivace des gens, il nous a dit beaucoup sur notre organisation, en particulier l’écart que nous n’avons pas comblé entre le monde militant institutionnel et les gens. C’est la seconde raison qui me conduit à penser que l’outil, trop tourné vers l’exercice institutionnel du pouvoir, en l’occurrence l’exploitation du seul contre-pouvoir parlementaire que nous avons encore, n’a pas permis de travailler à réduire cet écart. Or la révolution citoyenne dépend essentiellement du succès de la jonction entre ce que le mouvement insoumis produit idéologiquement et le peuple. Sur le fond, on a touché du doigt cette rencontre quand on a réalisé que les revendications étaient les mêmes que celles de l’Avenir en commun. Et pourtant la jonction n’a pas eu lieu.

La forme institutionnalisée de notre mouvement ajoutée à son expression électoraliste ont révélé deux handicaps auxquels il n’était pourtant pas possible d’échapper. Un mouvement même gazeux est un groupement politique régi par la constitution et la loi. Et nous présentions une liste aux élections en cours. Il n’est pas question ici de prétendre que nous n’aurions pas dû. Cet état de fait a permis de réaliser le caractère auto-contradictoire de notre situation. L’exercice du pouvoir dans le cadre stérilisant de la Ve République – serait-ce un contre-pouvoir aussi énergiquement et brillamment investi par le groupe insoumis à l’Assemblée nationale – produit une défiance immédiate du peuple lorsqu’il prend conscience de ce que précisément ce cadre est hostile. Lorsque la répression atteint un tel niveau de violence, non seulement la démobilisation par l’effroi augmente, mais il n’est plus possible de distinguer un consentement minimal aux règles qui permettent des expressions politiques comme la nôtre et une compromission avec le pouvoir qui menace. Dans ce contexte de grande violence – et il n’est pas possible qu’un projet aussi alternatif que l’Avenir en commun n’y conduise pas par réaction du pouvoir oligarchique –, l’outil FI identifié à la conquête du pouvoir en Ve République ne peut suffire à produire cette jonction incontournable. J’ajoute qu’il ne faut pas confondre cette jonction avec une approbation électorale. Ce qu’il faut rechercher est un niveau de conscience populaire acquise non seulement à ce qu’il existe une oligarchie bien identifiée qui est dangereuse pour soi socialement et écologiquement, mais aussi à l’idée qu’un rôle politique légitime incombe souverainement à soi en tant que peuple. Rien de nouveau ici ; c’est la stratégie de l’ère du peuple. Mais c’est l’instrument pour produire ce niveau de conscience menant à la révolution citoyenne qui pose problème et qu’il faut résoudre. Une piste a été suggérée, celle des « cercles constituants », ni un parti, ni une association, sans doute encore un mouvement ; à ceci près qu’ils n’ont pas d’objectif électoraliste et qu’ils ne concurrencent donc pas l’outil FI tourné vers la conquête du pouvoir d’État en Ve République.

Et s’il s’agissait au fond de distinguer la perspective constituante et la perspective électorale sans pour autant les opposer ? C’est ce questionnement qui gît sous les demandes de réflexion sur le fonctionnement ; pas une minable demande de reconnaissance individuelle. Comme il ne m’apparaît pas qu’on ait bien perçu cet enjeu soit en niant avec constance la dimension centrale de l’objection relative au fonctionnement, soit en persévérant dans une ambition de sauvetage à court-terme de l’outil, je préfère me libérer des préoccupations et projections qui m’éloignent de cette recherche. En attendant, nos chemins se séparent ici pour les raisons que j’ai dites avec la certitude que rien n’a été vain.

La suggestion poétique est de Manon Le Bretton. Voici cet extrait de Caminante no hay camino du poète républicain espagnol Antonio Machado.

Caminante, son tus huellas [Toi qui marches, ce sont tes traces]
el camino y nada más ; [qui font le chemin, rien d’autre ;]
caminante, no hay camino, [toi qui marches, il n’existe pas de chemin,]
se hace camino al andar. [le chemin se fait en marchant.]

Al andar se hace camino [En marchant on fait le chemin]
y al volver la vista atrás [et lorsqu’on se retourne]
se ve la senda que nunca [on voit le sentier que jamais]
se ha de volver a pisar. [on n’empruntera à nouveau.]

J’ajouterais le vers qui précède et que Manon ne m’avait pas suggéré :

Nunca perseguí la gloria. [Je n’ai jamais cherché la gloire.]

À vous, camarades de lutte.
Charlotte.

 https://fr-fr.facebook.com/AvecCharlotteGirard/posts/1096052570592850?__xts__%5B0%5D=68.ARBKnVwV74WucBKr7-NQL7Q1sYjHJdaw

COMMENTAIRES  

12/06/2019 11:32 par Danael

J’aimerais dire que le problème d’organisation démocratique dans ce parti n’est pas spécifique à la FI ( ceci pour écarter tous les braillements qui font une fixette sur la FI). Je crois qu’à ce niveau la FI est un organe politique assez avancé dans une démarche démocratique mais Charlotte Girard qui a fait un travail fou dans ce sens voudrait une organisation interne plus efficace encore pour en assurer le mode démocratique. Venant d’une militante de sa trempe, je regarderais cette critique par deux fois . Je crois que la FI a tout intérêt à se pencher sur la question hors des aboiements médiatiques habituels et dans ce sens le silence de Mélenchon est intelligent car c’est à la FI de faire son bilan interne lors de ses assemblées et non Mélenchon et trois ou quatre cadres devant un micro.
Là où j’aurais une critique à faire sur le raisonnement de Charlotte Girard c’est de ne pas voir que ce qu’elle reproche par ailleurs à la FI, elle le fait elle-même lorsqu’elle dit :

Ce qu’il faut rechercher est un niveau de conscience populaire acquise non seulement à ce qu’il existe une oligarchie bien identifiée qui est dangereuse pour soi socialement et écologiquement, mais aussi à l’idée qu’un rôle politique légitime incombe souverainement à soi en tant que peuple.

À moins d’une mauvaise interprétation de ma part et je m’en excuse à l’ avance mais croire que les Gilets Jaunes nécessiteraient une éducation populaire de conscientisation, injectée par les militants de la FI pour les faire basculer vers une" révolution citoyenne", est une erreur grave car c’est plutôt l’inverse qui se passe en ce moment. Si l’on reste matérialiste et marxiste comme plusieurs le prétendent alors il faut penser que ce sont surtout les conditions matérielles concrètes des GJ qui ont amené ces derniers à une certaine conscience de classe pour réclamer plus de pouvoir à travers le RIC et d’autres structures de pouvoir pour s’y inclure. Ils n’ont pas eu besoin d’être influencés par la FI pour y arriver. Ce sont surtout les conditions objectives d’où ils partaient qu’ils ont analysées quelque peu qui ont abouti à des demandes de plus en plus précisées et inclusives de telle sorte qu’ils vont plus loin dans la critique des institutions et des solutions possibles. Donc c’est à la FI aussi de s’y abreuver et de s’y enrichir avec modestie et intelligence. Des militants le font déjà sans étiquette ni directive , en compagnon de route comme il se doit, pour continuer à fédérer et s’enrichir d’une intelligence collective dont nous avons tous besoin pour sortir de ce monde de brutes.

12/06/2019 13:44 par François de Marseille

"Et nous présentions une liste aux élections en cours. Il n’est pas question ici de prétendre que nous n’aurions pas dû".
C’est vraiment ça qui me désole au plus haut point à la FI. Ca donne raison a ceux qui font le parallèle avec Syriza. Les révolutionnaires de comptoir (des bars branchés à 10 boules le kawa) en action.
Comme quoi, on peut regretter le manque d’ouverture des autres sans s’interroger sur ses propres blocages.
Patouche à l’ue et à la représentation du peuple par les élus.
Réveillez vous à la FI, les GJ vous on rattrapé et depassé depuis longtemps. C’est tout ces interdits que vous vous imposez qui creusent le sillon. Je me retrouve de moins en moins dans cette soupe aux relents du ps d’avant 81 et du programme commun. Ca m’etonnerais que je continue longtemps à en manger.

12/06/2019 13:53 par AUBERT

je partage l’observation de Danael. Au delà j’ai lu avec attention le document de Charlotte qui à mon avis fourmille de contradictions, mais qui nécessite une réponse sur le fond nécessitant la rédaction d’un vrai article, que je proposerai à LGS. j’espère juste que les événements actuels, renforceront la démarche de Révolution Citoyenne, et je souhaite à la fois raisonnablement et avec passion que JLM reste notre "porte drapeau", ce qu’il fait de manière profonde et authentique, et c’est cela le plus important. Il suffit de voir comment les "merdias dominants" tirent à boulet rouge, pour comprendre que ce qui est attaqué, au delà de JLM, c’est le programme "l’avenir en commun". La Bourgeoisie, comme du temps de Jaurès, ne s’y trompe pas, et organise l’attaque dont les médias ne sont que l’expression. Elle a eu si peur en 2017, qu’elle organise l’attaque. Tu veux comprendre "la lutte des classes" il suffit de lire et écouter les médias dominants...

12/06/2019 14:04 par robess73

la perte de charlotte est extremement préjudiciable pour la fi. j luc est tombé dans le piege tendu par la ligne reformiste autain .dont il faut se débarasser au plus vite.les fondamentaux de la fi sont d abord son programme.soutien aux gilets jaunes.position claire sur la sortie de l europe.6 eme republique.et écologie.RIEN D AUTRE.UN APPEL AU BOYCOTT DE CETTE ELECTION PIEGE A CONS AURAIT EU UNE AUTRE GUEULE.

12/06/2019 15:52 par Buffaud

Je partage le point de vue de Danael. J’ajouterai que, quelle que soit la pertinence des points soulevés par Charlotte Girard, j’ai du mal à comprendre pourquoi elle quitte la FI au lieu de tenter de changer les choses. La prochaine convention se tient bientôt, ce sera sans doute une opportunité. La FI est un mouvement qui a 4 ans, ça n’est pas le PS, et il est tout à fait normal qu’elle évolue.

12/06/2019 19:18 par Daniel BESSON

@Danael : [ mais croire que les Gilets Jaunes nécessiteraient une éducation populaire de conscientisation, injectée par les militants de la FI pour les faire basculer vers une" révolution citoyenne", est une erreur grave ]
Il suffit d’écouter les militants et " porte-paroles " de LFI , y compris le conducator maximo himself au cours de ses meetings, pour comprendre combien le terme d’ "éducation populaire "regorge de mépris pour ceux qu’il veut " éduquer " et non " instruire " .
C’est encore pire qu’autrefois avec ces instituteurs qui n’étaient titulaires que du " certif " et aujourd’hui ces journaleux avec un diplôme ESJ qui essayent de vous culpabiliser en se posant comme des experts du supposé réchauffement climatique .
Je me souviens en particulier d’une intervention du lider minimo à la fac de Grenoble en 2012 ou 2014 ou devant un public - en parti d’universitaires - il a sorti âneries sur âneries à propos du rôle du CO2 , confondant même leCO2 avec le méthane ! Mais comme c’était de l’ " éducation populaire " tout le monde se taisait et l’applaudissait , y compris les universitaires qui semblaient quand même gênés aux entournures .
L’instruction populaire est une chose trop sérieuse pour être laissée à des militants politiques !

12/06/2019 20:00 par Yannis

De nombreux militants et sympathisants de la FI se sont largement activés sur les rond-points, dans les organisations en amont, les AG, en prenant bien soin de le faire à titre individuel mais en diffusant les propositions de l’AEC, cohérentes avec les priorités des manifestants, mais en général peu connu d’eux, aux débuts du mouvement . Sans oublier les autres chapelles de gauche populaire, les marxistes avec la réaffirmation de la lutte des classes, les anarchistes pour l’auto-organisation, etc.

Sinon pour finir de digérer la défaite des européennes, comment faire pour que la direction de la FI se rapproche du peuple français 2019 et de ses réalités, de ses urgences et de sa radicalité désormais ? je remets ma conclusion postée sous l’article "Après le choc, les réflexions !" de Jose ESPINOSA :

Je n’ai pas non plus souhaiter participer à cette mascarade démocratique, cad la légitimation du supra-pouvoir de l’UE, un projet absolument antidémocratique et pervers. Au prétexte de l’interdiction du glyphosate pour reprendre ce thème - et de l’amour des coquelicots et des zoiseaux - il faut accepter le bradage de nos richesses nationales et publiques, des forêts , de nos côtes encore protégées, des industries de pointe made in France et celles stratégiques pour notre défense, la SNCF, l’éducation et la santé pour tous (même si déjà bien entamées) et pourquoi pas les centrales nucléaires après les autoroutes et barrages électriques. Le diktat germanique et étasunien, l’impunité d’états totalement mafieux comme le Luxembourg, la corruption et la morgue de nos zélites également, etc....

Donc les donneurs de lecons aux "mauvais" citoyens peuvent aller se recoucher. Ou continuer à voter et se défouler dans les commentaires, nous raconter comment ils ont été cocufiés. Pendant que les militants "de gauche" s’entre-dévorent pour imiter la mise en scène médiatique.

Juste pour conclure : La FI aurait fait un geste en direction des GJ en appelant à boycotter les européennes 2019, en ne présentant aucun(e) candidat(e) et en le justifiant, non pas sur les plateaux TV, mais sur les rond-points, dans les manifs. Encore eut-il fallu que concernant l’UE, l’option de Frexit soit confirmée par les dirigeants de la FI, ce qui est loin d’être le cas de la part de JLM.

Un peu trop... radical ??

12/06/2019 23:19 par irae

Caminante no hay camino... Me ramène 45 ans en arrière. Je n’en reviens pas !

13/06/2019 08:12 par AF30

Les raisons de son retrait, après la lecture de cette lettre, restent, pour moi, insuffisantes. Il est vrai que je n’ai pas vécu de l’intérieur ce qui y est exposé et que quelquefois des fonctionnements en interne et des oppositions peuvent paraître insurmontables quand on les vit au quotidien.
Cependant compte tenu de la personnalité de C. Girard et de sa place éminente au sein du mouvement je ne peux pas m’empêcher d’être étonné que sa voix n’ait pas été ou n’aurait pas été entendue.
Si ses motifs ici exposés restent bien vagues car un exemple aurait donné plus de corps à sa démonstration je reste convaincu de l’honnêteté de sa démarche et dans ce cas qu’il en sera tiré un bénéfice pour le mouvement.
Il est bon également que les divergences émergent sur la place publique même si cela fait le miel des adversaires
Enfin de ma place de simple électeur et ayant entendu les interventions des uns et des autres il me semble que le discours vers les citoyens a été clair relativement au programme et au projet.

13/06/2019 15:18 par Assimbonanga

La révolution citoyenne, le maillage par communes, nécessiteraient en soi une forte mobilisation d’énergie. Or, le Front-de-gauche a démarré sur la base d’une campagne électorale en 2012. Rebelote en 2017 sous l’appellation France Insoumise et toute cette bataille a probablement capté toutes les énergies, l’attention, l’intelligence, l’argent.
Je comprends que Charlotte Girard soit en burn out, ou plutôt au bout du bout. J’imagine qu’elle ressent un abattement général. Elle a aussi une vie privée, quelque part et un besoin peut-être de tourner une page, de tout arrêter, de ne plus penser, de faire le vide. Enfin, j’en sais rien ! Chacun projette ses propres préoccupations sur les événements.
Les Gilets-Jaunes seront une ennième tentative de reprendre le pouvoir. Les Assemblées Citoyennes porteront leurs fruits dans certains lieux. Mais la tache reste tout à fait difficile pour tous ceux qui essaient et plein de coins de France n’essaieront même pas.
Mélenchon se retrouve avec son 6,3% qui fait ricaner le pouvoir et il va devoir faire avec ça car un insoumis ne s’abaisse pas à voter aux élections européennes, tandis qu’un front national, lui, il fait élire des députés tout en prétendant être hostile, etc...
Il fait beau, la nature est luxuriante et le monde ne s’est pas encore écroulé. Au loin, sur les sommets alpins, il reste de la neige blanche. Tachons de rester philosophe !
Jean-Luc Mélenchon retourne au turbin : https://www.youtube.com/watch?v=qjVPF1TB5jQ

@Besson. Quand vîtes-vous des instituteurs titulaires seulement du certif ? Cela est fort étonnant. Quel est ce cas particulier, très particulier ?

13/06/2019 16:57 par Maxime Vivas

On a vu des instits recrutés avec un Brevet d’Etudes (après le BEPC) mais qui devaient poursuivre leurs études (ou formation) pour devenir instits titulaires.
MV

13/06/2019 18:26 par Xiao Pignouf

@Besson, l’instruction populaire, l’éducation ou quel que soit le nom que vous lui donnez est déjà aux mains du politique... le ministère de l’éducation, vous connaissez ? Convenez-vous du fait que c’est un nivellement continu par le bas que les politiques "de droite" depuis 30 ans pratiquent à l’envi ? Ou bien, cela vous convient-il comme ça ? L’éduc populaire, c’est certainement pas la panacée tant qu’on l’a pas vraiment essayée, mais ce ne serait pas difficile de faire mieux que ce qu’on inculque à nos gosses aujourd’hui. Il faudrait des profs pour confirmer ou infirmer ce que je dis. En attendant, Besson, vous pouvez toujours écouter Franck Lepage, ça vous donnera une idée plus claire de ce qu’on entend par là. Cela ne peut évidemment qu’être promu par des gens de gauche, les gens de droite ayant toujours un oeil sur le porte-monnaie ou le compte en banque.

13/06/2019 21:23 par rené

J’aime me laisser à certains pronostics. A moins d’être naïf, il faut savoir que le monde militant, des appareils (ce n’est pas un gros mot de ma part) est un lieu où l’on parle et fait beaucoup de stratégies. Donc imaginons cette stratégie : JLM, malgré qu’à mes yeux il soit certainement le meilleur, sait que pour lui, en 2022, les carottes sont cuites. Il convient donc pour les municipales et les régionales de laisser se planter la ligne Autain dans une alliance avec la gauche qui meurt. Pourra alors ressortir Charlotte, qui est quand même plus fiable, plus stable que Ruffin, plus présentable qu’Alexis Corbière, malgré leurs qualités respectives. Autrement dit, elle ferait une très bonne candidate.

13/06/2019 23:42 par Georges SPORRI

D’après HEGEL, lorsqu’un parti nouveau se crée, il contient en lui même les principes qu’il combat. Et ce n’est qu’en traversant une crise et en subissant une scission qu’il pourra, éventuellement, donner naissance à un parti vraiment nouveau. Ce vieil HEGEL ne parlait pas pour ne rien dire !

Dans le cas concret de la FI, ils se sont débarrassés des fétichistes du FREXIT, des souverainistes et des nationalistes qui finiront tous comme le répugnant Kotarac. Reste à se débarrasser des Clémentine mièvres et des Zantoine Waechter qui ont empêché une jonction forte avec les gilets fluos. Le risque d’aboutir alors à un groupuscule est énorme et il ne peut être circonscrit que par une remise en question du programme AEC qui contient donc "les principes que la FI combat" ou voudrait combattre.

Dans la phrase de HEGEL, l’adverbe "éventuellement" est important. Pessimisme du vieux sage !

14/06/2019 06:05 par François de Marseille

@ René : je pense que :
1 : Autain s’est deja planté. Si on l’envoie aux municipales, beaucoup d’insoumis voterons pour cette ligne par défaut, mais pas titres, ce qui continuera a brouiller les cartes.
2 : Ce n’est pas cuit pour JLM en 2022, aucun autre insoumis n’a la moindre chance aux présidentielle.
3 : La seule alternative qui limiterait les dégâts, c’est F. Ruffin. C. Girard jette l’éponge dès le premier revers. La présidentielle c’est pas pour elle.

14/06/2019 06:22 par François de Marseille

@ Besson : quelle mauvaise fois, vous reprochez à JLM de ne pas être spécialiste du climat, de l’économie, du nucléaire, des transports, de l’agriculture, du chômage et de tout les autres thèmes abordés dans une présidentielle.
Si l’assistance se tait, c’est peut etre que contairement à vous, elle était consciente de cela. De plus, elle savait lire au dela des erreurs dans les détails pour saisir le fond.
Comme de plus vous ne sourcez rien dans le meilleur des cas, où vous énnoncez des contre vérités (comme par exemple que JLM n’accepte aucune critique), on comprend que vous faites dans l’anti JLM primaire sans aucun intérêt.

14/06/2019 08:27 par babelouest

Être insoumis, c’est l’être envers le Capital. C’est lui qui de multiples façons nous opprime.

Être insoumis envers le Capital, c’est l’être envers l’union européenne qui en est le Représentant Officiel.

Pour être insoumis efficacement, il faut sortir de cette union sans tergiverser, unilatéralement et brutalement, sans laisser aux autres le temps de se retourner, et de contrer nos efforts. C’est ce que j’ai dit déjà en 2012, aux camarades avec qui j’ai fait la campagne. Certains étaient d’accord, mais pas les responsables locaux. Ce n’était d’ailleurs pas dans le programme.

Je pense vraiment que la FI ne veut pas de vraie solution, ce qui veut dire qu’elle ne sert à rien. Ne serait-ce pas ce que Charlotte Girard avait décelé ? Dans ce cas effectivement, sa seule façon de passer le message était de démissionner.

Que celui qui a des oreilles, entende ! Après, à lui de juger. Comme le disait Morvan Lebesque en 1970 à propos du fait breton, « A chacun, l’âge venu, la découverte, ou l’ignorance ».

14/06/2019 10:15 par Assimbonanga

Un concours passé en 3ème (année du brevet) permettait de recruter les futurs instituteurs (et trices). Les élèves avaient leurs études prises en charge. Ils entraient en lycée, passaient leur bac et entraient à l’école normale. Donc, c’était des bacheliers !
Mais des instit avec juste un certif ? BESSON pourrait-il préciser à quoi il fait allusion ?

Education populaire. L’action des mouvements d’éducation populaire se positionne en complément de l’enseignement formel. On peut lire la fiche wikipedia de l’éducation populaire. C’est quelque chose que le peuple s’approprie lui-même.

En matière d’écologie, malgré toute sa bonne volonté, JLM est un converti de fraîche date, ayons l’honnêteté de le reconnaître. Mais ce n’est pas gênant s’il permet que des plus avertis la mettent en oeuvre.

Clémentine Autain a joué sa carte. Vu l’accueil reçu ici sur ce site, elle va peut-être devoir en rabaisser, non ? Quant à "la stratégie" des penseurs de la France Insoumise (René), cela me sidère un peu. Peut-être que ça existe mais j’ai plutôt l’impression qu’on navigue à vue, en improvisant au fur et à mesure des obstacles contre lesquels on se heurte. C’est prêter beaucoup de puissance à nos représentants que d’imaginer tout ce savant montage. M’enfin, pourquoi pas ?

Ruffin suit suit son destin, ses intuitions, ses enthousiasmes, selon possibilités, arrivages, coups de tête, parfois géniaux, parfois foutracs. Ruffin président ? Ce serait vraiment accidentel, mais bon Nelson Mendela, Pepe Mujica... ça peut arriver. Sinon, Quattenens a cette solidité, détermination, froideur, le flegme et le temps devant lui !

Puisqu’on en est aux pronostics !

14/06/2019 15:43 par Maxime Vivas

"... de recruter les futurs instituteurs (et trices). Les élèves avaient leurs études prises en charge. Ils entraient en lycée..."

Ah ? Les "teurs" entraient au lycée mais pas les "trices" ?
Ne répondez pas, c’est une pique.

14/06/2019 10:37 par Danael

L’abstentionnisme aux européennes. Voir deux causes possibles :
1° Existence d’un noyau dur de résistance datant de 2005 et rejet viscérale de l’UE pour certains car bien comprise comme structure du néolibéralisme mondialisé, comme source principale de paupérisation des Français et mort du politique et de la démocratie dans le pays . Les plus conscients ( ils ne sont pas tous des kotarac et ne finiront pas comme lui .Par contre , on en produira en masse ailleurs par notre surdité ) ne veulent plus alimenter cette mascarade électorale qui légitime un système construit pour annuler toute forme de démocratie dans les pays sous sa coupe. Le blocage politique actuel est en partie aussi le fait de cette incompréhension de la part des partis progressistes. Ils pensent toujours ne pas assez se faire comprendre. Erreur, c’est eux qui persistent à ne pas écouter une bonne partie des abstentionnistes et tant que ce ne sera pas compris le blocage persistera et alimentera aussi l’abstention à d’autres niveaux d’élections ainsi qu’un renforcement de l’extrême droite pseudo souverainiste.

2° Fléchissement de la position initiale de la FI qui a été perçue comme une trahison pour certains de leurs militants, à savoir plan B totalement abandonné et dilué (un peu dès le début d’ailleurs) dans un discours vaseux pour plaire au non moins vaseux Podemos en chute libre lui aussi et pas qu’au PS de gauche. Si la FI doit avancer un plus vite vue l’irruption des GJ sur la scène politique et sociale ( produit d’une rupture forte avec les politiques actuelles), qu’elle le fasse. Devons-nous avoir le même rythme politique et nous y contraindre même si nous avons des facteurs accélérateurs qui poussent de l’avant ? C’est une question d’ordre stratégique à se poser.

14/06/2019 10:45 par Danael

Oui, oui viscéral.

14/06/2019 11:04 par Assimbonanga

Au niveau de l’éducation nationale, on ne le souligne pas assez mais Blanquer a été idéologiquement formaté pendant 7 ans (collège et lycée) à l’école Stanislas qui est ouvertement prosélyte et a pour projet de répandre l’évangile. Stanislas est une école élitiste destinées aux enfants de bonne famille, riches. Ces gamins ne voyagent qu’en première classe quand ils prennent le train. C’est un univers tout à fait à part. Comment confier l’école publique à un type pareil ? C’est par l’entremise de Brigitte Macron, elle-même enseignante dans le catho, qu’il a été présenté à Macron. Cela mérite qu’on y prête attention. Ce n’est pas un détail.

A Stanislas, nous voulons que les élèves découvrent et cultivent la joie profonde et durable du don d’eux-mêmes. « Le mystère de l’Homme ne s’éclaire vraiment que dans le mystère du Verbe Incarné ». https://www.stanislas.fr/la-vie-spirituelle-au-college-stanislas
Il est fondamental que chaque élève puisse apprendre tôt à travailler avec méthode, de façon régulière, à développer son sens de l’écoute et de l’effort … mais il devra également apprendre à se connaître et pour cela cheminer avec Dieu car comme le souligne Blaise Pascal : « Nous avons besoin de chrétiens qui sachent découvrir, dans la foi, leur véritable identité humaine, à la lumière de Jésus Christ. Non seulement nous ne connaissons Dieu que par Jésus Christ, mais nous ne nous connaissons nous-mêmes que par Jésus Christ ».https://www.stanislas.fr/projet-et-specificites-de-lecole

14/06/2019 13:19 par Xiao Pignouf

Pour être insoumis efficacement, il faut sortir de cette union sans tergiverser, unilatéralement et brutalement, sans laisser aux autres le temps de se retourner, et de contrer nos efforts. C’est ce que j’ai dit déjà en 2012, aux camarades avec qui j’ai fait la campagne. Certains étaient d’accord, mais pas les responsables locaux. Ce n’était d’ailleurs pas dans le programme.

C’est mettre la charrue avant les boeufs.

Mettre la FI au pouvoir, c’est la meilleure garantie d’obtenir le RIC. On peut d’abord foutre un coup de pied dans la fourmilière européenne et proposer un référendum pour ou contre le Frexit. Ensuite, on avise. Mais le peuple doit décider, tout comme on le fait avec ADP. Toute autre formation politique fermera la porte au RIC et donc au Frexit.

Bien sûr, certains rétorqueront qu’il y a toujours l’option UPR, mais celle-ci est trop faible, trop isolée et trop unicellulaire pour pouvoir l’emporter un jour. En outre, démocratiquement et au vu des sommets atteints par l’abstention, l’UPR ne pourrait probablement pas faire valoir à elle seule (sans référendum) la sortie de l’Europe car à l’instar de n’importe quelle formation politique, si elle parvenait au pouvoir, ce ne serait pas avec la majorité absolue des inscrits. Enfin, hors Frexit, on ne voit pas en quoi son programme est meilleur que celui de la FI.

14/06/2019 14:03 par juan

il est clair qu’à gauche il y a beaucoup d’abstention aux élections européennes , et il y a l"usure du temps , JLM et Corbière sont très solides et ont du muscle en débat tiennent la route et la barre , Marion Aubry c’est gentil , c’est pour le moment flamby , la ligne Autain Coronado à fuir .. c’est le réformisme gauchisme , tout sauf Maduro et la révolution bolivarrienne ça veut tout dire , que dire que c’est du dérapage ? non
quand à Ruffin concernant Wirlpool je l’ai trouvé un peu léger ...
le fond du recul de LFI c’est l’abstention massive ,le découragement de nombreux électeurs ; la gagne qu’on veuille ou non de Macron , il fédère autour de lui et très large , faisant intelligemment monter le FN c’est du caviar dans les épinards ! camarades ! du capitalisme
la verdure qui resurgie avec Jadot avec une armure d’un PDG de jardilland , on est tous écoloooo..., Jadot c’est le marché du vert
quand à toi Charlotte tu es tombé aussi dans le piège du contre Ortéga , il faut être prudent tu sais , Charlotte il te faut lire l’écrivain journaliste Eduardo Galéano ou par exemple écouter Walter Martinez le Vénézuelien sur télésur c’est autre chose que ce que dit Raquel ... c’est d’un autre niveau sur la connaissance et l’histoire de l’Amérique latine
je ne fais surtout pas un procès , c’est une petite réflexion , peut être si ça pouvait faire bouger les abstentionnistes , JLM a raison la persévérance c’est l’espoir , le Che en Bolivie n’a jamais douter ..
Charlotte tu as le temps largement de progresser , ce sont les erreurs qui permettent d’apprendre et d’avancer , pour lutter contre l’union européenne ou en sortir c’est ensemble que l’on pourrait trouver la voie , pas individuellement

14/06/2019 16:45 par Xiao Pignouf

quand à Ruffin concernant Wirlpool je l’ai trouvé un peu léger ...

Juan, excusez-moi, j’ai loupé un truc ? Eclairez-moi s’il vous plaît : en quoi Ruffin a été léger sur Whirlpool ?

14/06/2019 18:03 par AF30

Besson, " conductator maximum " rien que ça, ça discrédite toute le reste de la démonstration. Chacun est bien libre de porter un jugement sur une personne publique et d’ailleurs il faut bien reconnaître que ce sport est largement pratiqué par toute le monde médiatique envers JLM. Ce qui est pénible c’est qu’on le réduit à cette fausse image afin de taire le fond.
Par ailleurs il est inévitable qu’ une personne qui intervient aussi abondamment oralement ou par écrit puisse forcément commettre une erreur. Est-ce suffisant pour laisser supposer que tout le reste est du même tonneau ?
Que voulez vous, il m’est difficile de ne pas adhérer à certaines de ses interventions comme à celle, par exemple, qu’il a faite cette semaine à la tribune de l’assemblée. Je suis convaincu que si ses mots étaient aussi entendus que ceux de bien d’autres hommes ou femmes publics le paysage politique en serait modifié.
Babelouest : plan A, plan B, Frexit. Le Frexit a l’avantage du choix binaire et est peut être susceptible de rassembler plus de citoyens. Il me semble pourtant qu’il s’agit de la solution la plus ardue a mettre en œuvre compte tenu des imbrications européennes multiples qui ont été construites au fil des années.
A contrario la stratégie plan A/ plan B si elle peut paraître alambiquée, elle reste la plus efficace. En effet elle se développe en 2 temps. le premier : l’affirmation selon laquelle certaines dispositions actuelles ne conviennent pas à la France et par conséquent soit elles sont modifiées soit on s’en libère. L’avantage de cette solution est que cela ne nuit pas à des choix nationaux et brise le mouvement régressif actuel. Secondement la France restant membre de l’UE , il est plus aisé d’agir de l’intérieur pour modifier les trajectoires présentes. Bien évidemment cela ne se fera pas sans difficulté mais doit-on abandonner une utopie européenne fondée sur des nations avec la mise en œuvre de politiques progressistes en interne et avec les pays qui n’en font pas partie ? Le rêve de V. Hugo et de bien d’autres doit-il être abandonné ?

14/06/2019 19:18 par Assimbonanga

N’étant pas défenseuse de l’écriture inclusive, ça pique moins. (Le correcteur donne défenseure. Je refuse.)
Règle du masculin qui l’emporte : on ne peut pas obliger les vieux à renier leurs études orthographiques, quand même ? On ne va pas nous envoyer les keufs, nous perquisitionner, nous convoquer au commissariat comme ils font pour les donateurs de la cagnotte pour Christophe DETTINGER ?
https://www.youtube.com/watch?v=pU_GEcDr9jc

14/06/2019 19:33 par Daniel BESSON

@Assibonanga et François de Marseille
[ Mais des instit avec juste un certif ? BESSON pourrait-il préciser à quoi il fait allusion ?]
"Désormais, tout citoyen âgé de 18 ans accomplis pourra fonder, entretenir, diriger tout établissement quelconque d’instruction primaire, soit du degré inférieur, soit du degré supérieur, normal ou autre, dans toute espèce de commune urbaine ou rurale, sans autres conditions qu’un certificat de bonne vie et mœurs, et un brevet de capacité obtenu après examen. [...] Nous ne redoutons pas la liberté de l’enseignement, nous la provoquons au contraire. "
Voir aussi la remarque de Joseph Pagnol à son fils dans ( ? ) " La gloire de mon père " ( ??? ) ou il lui dit " Maintenant tu sera plus savant que moi " .
Sur Mélenchon et son air de " petit instit péteux " !
Mélenchon consulte des études scientifiques , les digère très mal et cherche à en faire une récup partisane . Pour ça il sort un remugle de ces études très souvent biaisé .
Il encore pire que ces journaleux péteux de SOIR 3 qui heureusement va disparaitre !

14/06/2019 20:52 par Gilbert Duroux

On peut entendre les reproches qui sont formulés par pas mal de militants de la France insoumise : ligne politique devenue fluctuante et trop grande verticalité, avec emprise trop forte du chef. Il y a cependant un point qui me dérange lorsqu’on associe ces griefs à Charlotte Girard, que l’on présente toujours comme la veuve de François Delapierre, le successeur désigné de Mélenchon. Que je sache, cette verticalité a toujours existé et ce n’est pas nouveau que Mélenchon et ses porte-flingue décident de tout. Il me semble que ça n’avait pas trop dérangé Charlotte Girard jusqu’ici, qui avait l’oreille du chef. Peut-être que ce qui dérange le plus Charlotte Girard aujourd’hui, c’est l’influence auprès de Mélenchon de dame Chikirou, qui me fait penser à un mauvais génie et qui a l’air d’aimer l’argent plus que tout (on l’a vu à l’œuvre au Média) ?

PS : à celui qui dénonce sur ce forum "les merdias" (il se reconnaitra), ce vocabulaire appartient à l’extrême droite. On peut faire de la critique des médias sans reprendre les termes des adversaires. D’autant qu’à gauche on n’a pas attendu que les fachos, les identitaires, les soraliens et les complotistes s’y mettent pour s’intéresser à la question.

14/06/2019 22:28 par Xiao Pignouf

Besson/Godot, même combat : injures et arrogance.

Dans les films de flibustiers, y a toujours un perroquet ou un singe capucin pour combler les baisses de rythme de l’intrigue et auxquels, comme aux bouffons, on passe tout. C’est à ça que ces deux pseudo trublions me font penser.

Je ne sais pas si certains ont déjà tenté des commentaires sur des pages de la droitosphère, c’est corsé, ordurier à souhait, franchement menaçant. Le degré zéro de l’intelligence. Ces gens-là n’attendent qu’un signal pour enfiler leurs bottes. J’aimerais savoir si nos duettistes apprécient la coolitude et le savoir-vivre de leurs contradicteurs dans les pages du GS ou si même ça, ils le mettent sur le compte d’une soit-disant apathie des gauchistes...

Besson, je vous laisse à vos références pagnolesques, sûrement cette F-rance pétainiste que vous appelez de vos voeux.... Vous avez dû en avoir des frissons à la tentative de réhabilitation de cette ordure par Macron... Pour ma part, je préfère Cendrars.

16/06/2019 15:29 par Assimbonanga

Daniel BESSON DIXIT : ["Désormais, tout citoyen âgé de 18 ans accomplis pourra fonder, entretenir, diriger tout établissement quelconque d’instruction primaire, soit du degré inférieur, soit du degré supérieur, normal ou autre, dans toute espèce de commune urbaine ou rurale, sans autres conditions qu’un certificat de bonne vie et mœurs, et un brevet de capacité obtenu après examen.]
Désormais, c’était quelle date, à peu près ?
Et le brevet de capacité obtenu par examen, c’était quel niveau ?

Et sinon, à part ça, je suppose que Besson & Godot votent RN après avoir incité les gauchistes à l’abstention.

18/06/2019 10:54 par AUBERT

A Gilbert Duroux,

J’ai lu avec attention votre commentaire sur les "merdias" terme qu’il m’arrive d’utiliser comme raccourci symbolique, mais qui d’ailleurs ne correspond pas à la réalité, puisqu’en fait les journaliste ne font pas de la merde, mais un très bon travail de propagande. Quand je l’utilise c’est donc juste de la colère, il est vrai très mauvaise conseillère en Révolution. Mais vu votre jugement, je me suis fait des reproches. Comment j’utilise des termes d’extrême droite... je me sentais fautif j’ai donc aussitôt pris en compte votre remarque et fait une recherche internet.... Sans trouver de manière générale cette expression dans le camps de l’obscurantisme. J’y ai par contre trouvé la définition suivante : " Médias considérés comme serviles, partiaux et soumis au pouvoir politique ou au pouvoir de ses propriétaires", ce qui m’a un peu rassuré, d’autant plus qu’il semble que des sociologues aient abondé le terme : "Les merdias occidentaux encore pris en flagrant délit de propagande. — (fr.soc.politique.narkive.com, 2011). J’aurais pu m’en tenir là, mais doutant toujours, j’ai donc approfondi la recherche en rajoutant à l’expression "Soral". Et là en effet, j’ai trouvé un article du sinistre sire datant de 2017. Je partage avec vous que les mots sont des pièges. Mais souvent contrairement à ce que vous semblez sous entendre, ce sont nos mots et nos drapeaux qui sont repris par l’extrême droite, pour masquer leur vrai projet. Pour finir, j’aurais aimé que votre intervention soit plus respectueuse, si le propos n’est pas le bon, car raccourci trompeur, il ne fallait pas voir en moi un agent double... Cependant de cet échange, j’en garde en effet l’idée que le mot que j’ai utilisé n’est pas approprié. Il nous faut donc bien démonter la propagande des médias et c’est ce que chaque jour, je fais au service de mes camarades...

19/06/2019 07:31 par Xiao Pignouf

@Gilbert Duroux

Non, je confirme ce que dit M. Aubert, le mot-valise merdia n’est pas l’apanage de l’extrême-droite. Après tout, eux aussi ont le droit de l’utiliser puisqu’il fait référence à un fait établi : les médias font de la merde (là, je ne suis pas d’accord avec M. Aubert : rares sont les journalistes qui font un bon travail, adeptes qu’ils sont du copier-coller et de la fake-news, de plus certains le font avec nos impôts). Cela étant, on n’entend pas beaucoup l’extrême-droite quand il s’agit de mettre en lumière les errements et la concentration de la presse en France. C’est vrai qu’elle n’en est victime qu’une fois tous les cinq ans, et encore, entre le premier et le deuxième tour de la Présidentielle.

Par ailleurs, vous devez être nouveau sur le GS : M. Aubert a publié des tas d’articles et induire ce que vous induisez signifie que vous ne le connaissez pas. Je vous invite donc à le lire.

C’est votre remarque à propos de Mme Chikirou qui met la puce à l’oreille, car ce que vous dites d’elle, c’est exactement la même chose qui fut braite au moment des perquises à la FI et du remue-ménage au Média. Donc, selon vous c’est une femme qui aime l’argent... C’est une femme qui travaille, qui est patronne de sa boîte et qui, en plus est (trop ?) bien payée pour ce faire... Peut-être préféreriez-vous qu’elle reste chez elle, au lieu de bosser ? P’t’êt ben même dans la cuisine, tant qu’on y est. Moi, je ne sais pas ce qui s’est passé au Média et depuis la mise au point télévisuelle de Mme Chikirou jusqu’à aujourd’hui, aucun élément n’est venu contredire ce qu’elle a déclaré. Et on sait bien que certains médias s’en serait donné à coeur-joie si ça avait été le cas. Donc, si vous avez sous le coude des infos sur le mic-mac au Média, on vous remerciera d’étayer un peu plus vos sous-entendus. Pour ma part, un truc comme le Média, ça a été un ballon de baudruche d’égos surdimensionnés qui n’a pas mis longtemps à se dégonfler. Parisianisme, quand tu nous tiens. Aujourd’hui encore, leur ligne n’est pas franchement claire et ils ont un mal fou à se départir des réflexes de leur caste.

Par conséquent, je vous le demande sans ambages : seriez-vous vous même journaliste pour être à ce point chatouilleux sur le lexique qu’on emploie à leur endroit ?

19/06/2019 19:44 par Gilbert Duroux

@ Aubert et @ Xiao Pignouf,
Je vous prie de m’excuser si je vous ai froissés à propos de l’utilisation du terme "merdias". Moi aussi j’ai fait des recherches et s’il a pu par le passé être utilisé plus largement, la réalité, c’est qu’aujourd’hui c’est l’extrême droite, les soraliens, les identitaires qui se le sont appropriés. Peut-être qu’inconsciemment j’imite les insoumis qui, voyant que les membres du PS on sali le mot de "socialiste" évitent de l’utiliser.
En ce qui concerne dame Chikirou, bien évidemment que je ne lui reproche pas de gagner sa vie, mais de trop aimer l’argent. Elle l’a montré au Média. L’affaire est suffisamment documentée. Et je ne parle pas du conflit d’intérêt qu’il y avait à diriger une campagne électorale tout en fournissant des prestations. Quelqu’un de droite dans la même situation, vous lui seriez tombé dessus.
Oui, j’ai été journaliste. Mais je suis repenti et je suis passé de l’autre côté, du côté de la critique des médias. C’est ce qui me fait dire aussi que je n’ai jamais entendu utiliser le mot "merdias" du côté de la critique des médias de gauche. Prenez par exemple un site que je considère comme de référence, Acrimed. Vous pouvez chercher, en 25 ans et des milliers d’articles, vous ne trouverez pas une seule fois le mot "merdias" sous la plume d’un des rédacteurs.

19/06/2019 23:10 par Xiao Pignouf

@Gilbert Duproux

L’affaire est suffisamment documentée

Dites-moi où que j’aille voir.

(Commentaires désactivés)