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Ils veulent défaire tout le programme du CNR

L’Union doit être notre combat !

Ne nous leurrons pas ! Ce gouvernement issu d’un vote minoritaire, ira jusqu’au bout du bout de l’ignominie : la mort de la République !

Chacun a compris (enfin je l’espère) que Macron a été installé et mandaté par l’oligarchie financière, pour accélérer la destruction de tous les conquis sociaux, de tous les services publics pourtant garants d’un accès égal pour tous, sur l’ensemble du territoire de la République, de tout ce qui ressemble de près ou de loin à des corrections même infimes des inégalités sociales.

Toute forme de solidarité entre citoyens, un gros mot dans la bouche de la bourgeoisie libérale, sera bannie et remplacée par la charité, cette charité divine ou non, qui humilie et enchaîne le petit peuple mais qui remplit de suffisance et de mépris, ceux qui la pratiquent !

Ils se rapprochent du but... Et telles les Furies, ça leur donne des ailes, des ailes armées pour réprimer aveuglément et violemment, et anéantir toute velléité de rébellion. Ce but suprême est celui que le patronat rêve de reconquérir depuis sa débâcle collaborationniste de 1944, un but qu’il n’osait, jusqu’en 2007, exprimer ouvertement, mais que la gueule de Cerbère de Denis Kessler, emporté par un enthousiasme renaissant et avec la morgue qui le caractérise, ne put retenir : "Il s’agit de défaire méthodiquement le programme du CNR", proclamait-il. Oui, car le modèle social français est le pur produit du Conseil National de la Résistance. Donc "Adieu 1945, raccrochons notre pays au monde, revenons à des choses plus raisonnables. C’est simple, revenons sur tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception", ajoutait-il.

En assénant au peuple des coups de boutoir de plus en plus durs, sans état d’âme, toujours plus durs parce qu’encouragés par nos fatales divisions qui la servent au-delà de son espérance, une caste de nantis avide de pouvoir absolu a décidé d’entériner ce rêve patronal. L’oligarchie financière sait qu’il faut aller vite et qu’aujourd’hui, ils peuvent appuyer à fond sur l’accélérateur anti-social, pour qu’à l’avenir plus rien ne puisse être changé.

Face à cette engeance clanique antidémocratique qui a réussi à vassaliser le pouvoir médiatique en en prenant le contrôle, avec pour objectif de museler et asservir le peuple, celui-ci n’a pas d’autre choix que de s’unir dans la lutte, pour retrouver sa souveraineté et sauver son modèle social. Unissons nos efforts malgré nos différences, il y va de notre avenir immédiat et de la récupération de nos droits. Seule la convergence des luttes pourra remettre le train de l’humanisme sur ses rails, mais pour cela, nous devons tous faire preuve d’humilité et de courage, y compris nos dirigeants politiques, avec comme objectif suprême, la reconquête du pouvoir pour le bien-être de tous.

"L’Union est un combat" écrivait en 1975 Etienne Fajon, eh bien, aujourd’hui encore, et plus que jamais, l’union doit être notre combat. L’Union dans le respect de chacun... Il y a urgence ; en effet le péril est dans la demeure ! Nous sommes face à une régression sociale historique. Serons-nous nos propres fossoyeurs ? Allons-nous leur tendre l’autre joue ? Amis et camarades, ressaisissons-nous et faisons de l’union le moyen de regrouper nos forces, toutes nos forces et retrouver notre dignité. Ils ont si peur d’un peuple uni et déterminé. Alors transformons leur rêve en cauchemar !

Si nous voulons vraiment bannir de notre patrie, les théories ultralibérales de Milton Friedman, alors nous n’avons pas d’autre voie que celle de l’UNION autour de l’humain d’abord. Le peuple souffre, aussi le temps presse.

Michel TAUPIN

COMMENTAIRES  

25/09/2019 15:09 par Vigie rouge et insoumise

La photo en contre-jour ne nous permet pas de voir s’il y a des membres du PS dans le groupe uni.
L’article nous dit que oui, oubliant que le programme du CNR a déjà été bien mis à mal par la clique du PS.
L’article est un appel brouillardeux à de nouvelles magouilles, à des accords d’Etat-Majors.
La conclusion, reprend textuellement le slogan du PCF et de Yann Brossat aux européennes (acoquiné avec la PS Hidalgo pour les municipales) : "l’UNION autour de l’humain d’abord". Non monsieur, l’union autour d’un programme d’abord et sans les sociaux-traîtres !
On sort d’en prendre !
Bref, voici un article qui nous dit : "Tous ensemble pour gagner et faire n’importe quoi après, avec n’importe qui, avec ceux qui ont trahi et fabriqué Macron". S’il n’avait pas fui à Barcelone (puisque Macron n’a pas voulu de lui) Valls aurait pu le signer.

25/09/2019 16:49 par François de Marseille

Super résistant, tu es fais comme un rat !
(Michel Taupin, alias Christian Clavier)

25/09/2019 16:54 par Christine Z

Ce n’est pas les partis politiques qui doivent s’unir, c’est le peuple, les différentes luttes doivent se coordonner.

25/09/2019 17:13 par cunégonde godot

Le gouvernement macronien franco-européiste ira jusqu’au bout car ce programme est "euro-maastritchien" – le Traité de Maastricht fondateur fut considéré comme un "compromis de gauche" en son temps.

Ce programme "euro-maastritchien n’ira pas seulement jusqu’à la "mort de la République", mais plus largement et plus définitivement jusqu’à la disparition pure et simple de la France et de son peuple.

Surtitre de M. Taupin : « Ils veulent défaire tout le programme du CNR » :
Le compromis CNR ne peut fonctionner qu’à l’intérieur d’un pays "frontiérisé" en quelque sorte. Vouloir à la fois l’Europe et la France du CNR c’est se foutre du monde. C’est soit l’une, soit l’autre.
Les pires ennemis du peuple aujourd’hui sont ceux qui laissent accroire qu’il suffirait d’une union de la "gauche", pour au final avoir l’une sans renoncer à l’autre. Les Gilets-Jaunes ne s’y laissent pas prendre et ils ont raison....

25/09/2019 21:13 par alain harrison

Bonjour.

« « Les Gilets-Jaunes ne s’y laissent pas prendre et ils ont raison.... » »

Bien dit, car les gilets jaunes parlent justement de la condition humaine et de ses contradictions : d’où la lutte des classes. Marx en a marqué le pas, soulignant l’Évolution Naturelle au passage.. Ainsi notre vision d’ensemble historique doit contenir la préhistoire de l’homme (qui devra être articulé dans le système d’éducation juste __justesse__et global pour tous), pour mettre un terme aux fumisteries du pouvoir __de droit divin à aujourd’hui, de l’argent et tout le montage du système capitaliste __ époque oblige (le tandem connaissance-ignorance).

Préparons la Constituante et veillons à bien choisir les solutions prioritaires. Ne tombons pas dans les ramifications des Oui Mais, y en a à gauche.
La Constituante Citoyenne. Il y a le mot citoyen.

25/09/2019 21:15 par Méc-créant

"Ils veulent défaire tout le programme du CNR" ? Le plus gros du travail n’a pas déjà été accompli, à commencer par une gôche (parfois "unie") ? Ils mettent les dernières pelletées sur la tombe, creusée le plus profondément possible. Fort heureusement, les leaders des classes populaires (mais si), des partis révolutionnaires (mais oui) ont su forger une analyse pleine de rigueur et de clairvoyance pour appeler les électeurs à...."faire barrage au fascisme". Et quel barrage, camarades : en comparaison, la catastrophe de Malpassé était juste un débordement de lavabo ! Mais qui diable aurait pu imaginer cela ? Peut-être quelques vieux-cons, comme moi, ayant compris, depuis ses origines, que Cette Europe avait un but essentiel : imposer le droit des actionnaires à disposer des peuples. Alors, l’union pour...quoi ? Pour une "Europe sociale" ? Est-ce que cela relève de l’aveuglement historique et intellectuel ou de la soumission idéologique ?

Evoquer le CNR serait particulièrement bienvenu si l’on mettait en tête les éléments premiers sur lesquels a été élaboré son programme qui fonda notre république sociale : souverainetés populaire et nationale, indépendance, liberté, démocratie. Alors oui, pour reconquérir ces libertés essentielles, la constitution d’un nouveau CNR va s’avérer décisive, ce qui implique en effet de faire taire quelques divergences mais implique également qu’aucune de ces libertés et aucun programme social ne peut advenir sans sortir de l’UE, de l’euro et de l’OTAN.
La fin de la République ? Le petit-Pétain-en-chef et ses acolytes, "nouveaux collabos" de la nouvelle "souveraineté européenne", l’ont simplement ramenée à la taille de Vichy (sur le blog : "Sors d’ici Jean Moulin"). Mais comment prétendre rassembler et unir quand, alors qu’on massacre des manifestants ; que lois, policiers, magistrats, hauts fonctionaires enfilent gaiement l’uniforme fasciste ; qu’on rend une "zone transfrontalière" à l’Allemagne,...on juge que l’action la plus importante est...d’aller voter aux "européennes" ?! De quoi faire trembler l’immondialisation capitaliste ! Vieux-con matérialiste invétéré (un brin "marxisant", il est vrai) je n’ai jamais mis un bulletin dans l’urne de ces "européennes", simple piège-à-cons et outil idéologique au service de l’oligarchie cornaquée en nos colonies par l’UE. Alors oui : constituer un nouveau VRAI CNR au programme actualisé devrait être un axe du combat politique et, sans doute, seul chemin capable de réaliser un puissant rassemblement populaire. Peut-être ?...
Méc-créant.
(Blog : "Immondialisation : peuples en solde !")

25/09/2019 21:44 par legrandsoir

@ Cunégonde Godot..

Surtitre de M. Taupin : « Ils veulent défaire tout le programme du CNR » :

Le surtitre (comme souvent) est du GS. Il reprend en condensant une phrase de l’article.

26/09/2019 04:53 par BEYER Michel

En 1975, le texte d’Etienne FAJON avait du sens, et nous avons lutté pour la réalisation de cette Union. Depuis les évènements se sont réalisés : l’Union a bénéficié au seul PS. Au bout du compte, malgré parfois quelques avancées, la CO et le peuple français ont été cocus. .
Union du peuple français : OUI !!!, mais pas avec les appareils ?

26/09/2019 09:26 par Vincent Lessage

Chacun a compris (enfin je l’espère) que Macron a été installé et mandaté par l’oligarchie financière, pour accélérer la destruction de tous les conquis sociaux, de tous les services publics pourtant garants d’un accès égal pour tous, sur l’ensemble du territoire de la République, de tout ce qui ressemble de près ou de loin à des corrections même infimes des inégalités sociales.

Il y a dans cette phrase introductive des pudeurs de gazelle qui ruinent tout le reste de l’article. Il eut effet fallu écrire : "Macron a été installé par François Hollande (PS) et mandaté par l’oligarchie financière..."
Et à la place de :

"pour accélérer la destruction de tous les conquis sociaux, de tous les services publics pourtant garants d’un accès égal pour tous"

La vérité est plutôt ici : "pour accélérer la destruction de tous les conquis sociaux entreprise avec Manuel Valls (PS) et Myriam El Khomri (PS)..." pour gentrifier Paris sous l’égide de la maire Anne Hidalgo (PS) secondée par le conseiller chargé du logement Yann Brossat (PCF).
Il manque ici les Verts (Jean-Vincent Placé, François de Rugy, Barbara Pompilli), le premier en attente déçue et les deux autres ralliés à Macron comme les PCF Robert Hue, Patrick Braouzec, les PS Jean-Yves Le Drian, Christophe Castaner, Ségolène Royal, Elisabeth Guigou, Bertrand Delanoë, Richard Ferrand et des centaines d’élus qui postulent ou ont franchi le pas.
Alors oui, "L’union doit être notre combat", mais pas par des contrats au sommet signés avec ceux-là qui trahiront le peuple. L’union doit se faire à la base, avec tous les militants qui acceptent un programme et des engagements qui répugnent au PS, PCF, EELV.

26/09/2019 11:00 par Arbicivi

Le programme "l’humain d’abord" a été tué par le PCF quand il a signé des accords électoraux avec le PS et ses associés. Depuis, le programme "L’avenir en commun" est le seul a avoir été discuté, amandé, voté par une immense assemblée de militants de toutes les gauches (les vraies). En appeler à l’humain d’abord trahi une volonté manipulatrice qui ne trompe personne !

26/09/2019 12:06 par leon

ce ne sont pas la perquise ni le passage de Mélenchon hurlant à la tête d’un flic que nos camarades insoumis ont vu le score divisé par 3 mais la volonté d’hégémonie de la FI qui a été durement sanctionné, quant au rapport avec le PS les dirigeants de la FI sont issus majoritairement de ce parti certes à la gauche de ce parti qu’ils ont quitté en 2008, aujourd’hui dans un grand nombre de cas ils ont du mal à débarrasser de leur anticommunisme issu de leur passer au PS les vieux réflexes, c’est un constat, je dis à mes amis insoumis débarrassez-vous de ce vieux réflexe ; nous ne sommes pas d’accord sur tout, mais pouvons travailler ensemble et se respecter

26/09/2019 21:05 par Georges SPORRI

Certains commentaires m’étonnent / La proposition d’unité n’a pas forcément pour but réel l’unité, elle peut aussi servir à démasquer les traîtres sociaux qui vont se contorsionner comme des vers accrochés au hameçon pour répondre / Mais cette tactique a été utilisée trop souvent et ne fonctionne plus / La référence au CNR me parait douteuse, le CNR n’étant qu’un compromis en échange duquel fut établie la base d’une collaboration de classe répugnante, il me désole / La lutte des classes ne doit pas se limiter à défendre des soit disant acquis, ou à militer pour des fétiches politiques exhumés et qu’on prétend réanimer dans des contextes totalement différents / Je crois que la situation actuelle requiert plutôt un combat pour l’obtention de fric, de thunes, de blé, d’oseille et de quelques autres revendications immédiates /

26/09/2019 22:26 par Borboleta

Il n’y a plus d’entreprises réellement productive de valeur ajoutée en Europe et aux usa. Ils ont totalement délocalisés et / ou détruits l’outil de production. Leur croissance est uniquement basée sur la consommation, le bluff de la bulle immobilière elle même adossée à une dette entretenue par les faux monnayeurs des banques centrales qui vont bientôt nous donner de l’argent pour qu’on leur en emprunte. Le simulacre de richesse des pays développés ne peut plus se faire qu’au prix de la destruction de la valeur du travail et donc de l’argent et par voie de conséquence, du capitalisme lui même. Un SMIC en franc des années 90 équivalait en moyenne à 13 napoléons ; en 2019, un SMIC en euro ne vaut plus que 5 pièces d’or. Dans le circuit capitaliste mondial, la seule vocation des Européens est la consommation. Et c’est là qu’ils ont un gros problème, c’est là qu’ils sont faits comme des rats au fond de leurs trous : leurs méthodes passéistes d’exploitation et de spoliation du produit du travail ne peuvent plus s’appliquer sans créer une crise d’envergure mondiale qui risquerait d’emporter avec elle les fortunes virtuelles des bourreaux de la cause humaine et écologique. Tout est beaucoup trop imbriqué ; eux même ne savent plus ou vont leurs investissements avant qu’ils leur reviennent gonflés de plus value artificielle. Plus rien n’a aucun sens ni logique dans leurs propres schémas capitalistes : ils détruisent la retraite par répartition et réduisent les pensions des chômeurs, et dans le même temps, ils parlent d’instituer le revenu universel (= helicopter money) pour qu’ on continu à consommer. En fait, le moment est historique, on assiste véritablement à la fin du capitalisme tel qu’il existe depuis maintenant plusieurs siècles. Paradoxalement, le mouvement communiste n’a jamais été aussi décomposé, alors que la base matérielle nécessaire à son établissement n’a jamais été aussi présente et tangible. L’étincelle doit probablement être individuelle avant d’être collective.

26/09/2019 23:32 par alain harrison

Bonjour.

« « Alors oui : constituer un nouveau VRAI CNR au programme actualisé devrait être un axe du combat politique et, sans doute, seul chemin capable de réaliser un puissant rassemblement populaire. Peut-être ?...
Méc-créant. » »

par Vincent Lessage
« « Alors oui, "L’union doit être notre combat", mais pas par des contrats au sommet signés avec ceux-là qui trahiront le peuple. L’union doit se faire à la base, avec tous les militants qui acceptent un programme et des engagements qui répugnent au PS, PCF, EELV. » »

par Georges SPORRI
« « le CNR n’étant qu’un compromis en échange duquel fut établie la base d’une collaboration de classe répugnante » »

Bien je vois que les contradictions s’affichent. Bien qu’avec des raisons bien fondé, il ne faudrait pas jeté le bébé avec l’eau du bain.

Comme disait quelqu’un dans un commentaire (sur le Grand Soir ?), que la gauche Française du haut de sa supériorité (Révolution Française *,etc ) ne savait pas reconnaître un grand homme, au sujet de M. Chavez et de la Révolution Bolivarienne. Pourtant Castro en avait démontré la détermination et toujours là. Maduro est l’homme de la situation, et sera sans doute parmi les géants de la Révolution
qui semble revenir en Amérique Latine (malgré la vague contre le Nicaragua, toujours le montage médiatique). Alors , il faut faire le pas et du moins, en minima promouvoir la Révolution Bolivarienne (le Chili d’Allende n’est pas mort pour ceux qui ont suivi un peu ce qui s’y passait) qui s’apparente à ce que Jean Jaurès :

Pour Jean Jaurès, la révolution socialiste n’est concevable que dans le cadre de la légalité démocratique, c’est-à-dire par une conquête graduelle et légale par le prolétariat des institutions parlementaires et de la puissance de la production.

Krishnamurti : voir la vérité d’une chose.

La Constituante (les institutions)
Le nouveau pacte social (de la connaissance et la reconnaissance de notre condition humaine__ Évolution : de l’hominisation à l’Humanisation)
Le nouveau paradigme économique__l’imagination collective

Le chapitre 1 du livre de Jean Marie Abgrall, tous manipulés tous manipulateurs__ ÉLÉMENTAIRE mon cher Watson.

* La Révolution Française, 1917. Qu’est-ce qui en reste ?
« « « Nous devons être prêts dans notre vie à faire face à la réalité. Ce n’est pas la révolution que nous recherchons, c’est la libération. Il y a eu beaucoup de révolutions sociales en Amérique et en Europe, il y a eu de nombreuses organisations sociales, il y a eu des mouvements des droits des femmes, il y a eu des mouvements de défense des droits égaux, il y a eu des mouvements syndicaux, et pourtant regardez qui contrôle encore nos vies aujourd’hui. Nous avons à faire face à cette réalité. » » »
http://mai68.org/spip2/spip.php?article625
http://www.lebatondeparole.com/forum/histoire/nous-sommes-le-pouvoir-discours-de-john-trudell-poete-et-activiste.html

La Révolution Bolivarienne est mise entre parenthèse (guerre non conventionnelle), le voyez-vous ? Qu’est-ce qui impulsera sa remise en marche ? Mais à ne pas douter, elle reviendra plus puissante, oppression US-UE oblige. L’UE est d’une duplicité sans borne. N’est-ce pas !
Il y a 4 sorties par le haut : Constituante, et nouveaux pacte social et paradigme économique.

27/09/2019 11:20 par Jean-Yves Leblanc

"L’union est un combat" de 1975 avait un sens comme le dit Michel Beyer.
En ce temps là, le PCF était fort, l’addition arithmétique des forces "de gauche" permettait une victoire électorale moyennant un petit transfert de voix populaires de la droite gaulliste vers la gauche. Le peuple votait majoritairement à gauche. La force du PCF avait permis d’amener le PS et les radicaux de gauche à signer le Programme Commun ( autrement ambitieux que l’Avenir en Commun) dont la réalisation aurait permis de soulager les classes populaires. Le PCF en plus de cette union au sommet comptait sur une union à la base qui tiendrait le PS en respect, permettrait la tenue des engagement et autoriserait de nouvelles avancées ultérieures. (Tout le discours du PCF de 1978 à 1981 était fondé sur cette démarche)

La situation actuelle n’a plus rien à voir.
Plus de PCF parti de lutte de classe. Plus de CGT de lutte de classe. Même en n’étant pas regardant, l’addition arithmétique des forces se réclamant de "gauche" est très loin d’une majorité électorale. Une union de la "gauche" au sommet n’a guère de marge de progression électorale chez les classes sociales supérieures et intermédiaires largement acquises au Macronisme qui joue sur le même régistre sociétal. Elle n’a aucune marge de progression parmi les classes populaires qui s’abstiennent ou votent RN et desquelles elle s’éloigne de plus en plus. Le succès d’une union de la gauche au sommet dans ces conditions est une pure fiction (sans même parler de la trahison libérale qui s’ensuivrait).
La seule union au sommet qui, arithmétiquement, pourrait réussir à gagner des élections serait une union souverainiste incluant le RN. Cette union est inenvisageable.

Il n’y a qu’une seule voie de gauche (à part la révolution...) :
La constitution d’une union populaire. C’est à dire reconquérir les classes populaires. Ce sera difficile car cela suppose l’existence d’une organisation politique influente qui en ait la volonté. (La FI pouvait jouer ce rôle en 2017). Cela suppose aussi et surtout de se poser une question simple : le peuple vote-t-il RN parce qu’il est bête ou facho ou bien parce que les thèmes abordés par le RN correspondent à ses préoccupations ? Si le discours RN reprend les soucis du peuple alors ne lui en laissons pas le monopole. L’arrêt de l’immigration, la défense de la souveraineté nationale, le refus du multiculturalisme, le refus de la partition du pays (1), sont aussi des revendications communistes chères au PCF d’autrefois. Dans le même temps, mettons la pédale douce sur le militantisme écologique (qui prêche la "sobriété" au peuple !) et les minorités et billons sur les revendications initiales des gilets jaunes (pas l’inventaire à la Prévert des GJ Version 2.0 reconvertis au climat). A la FI, rappelons Kuzmanovic, Cocq et Girard et tournons le dos à Autain (2).

(1) A gauche, on a rien à dire sur la ’réannexion’ de l’Alsace-Moselle par l’Allemagne (d’accord avec Mec-créant). C’est fort de café !

(2) Qui applaudit à une procédure judiciaire écologique contre la France après avoir condamné le "lawfare" contre Mélenchon !

28/09/2019 18:13 par Sibeth

@Jean-Yves Leblanc
« La seule union au sommet qui, arithmétiquement, pourrait réussir à gagner des élections serait une union souverainiste incluant le RN. Cette union est inenvisageable. »

Bien sûr mais, comme vous le suggérez, il faudrait que la gauche sorte de sa tour d’ivoire et prenne conscience que les préoccupations des Français ne sont pas seulement matérielles : ils sont révulsés de constater qu’ils perdent de plus en plus leur souveraineté, leur identité et même leur liberté d’expression. À cela s’ajoute la crise de fonctionnement de nos institutions, qui n’ont plus rien de démocratiques, mais pour autant je ne crois pas à la démocratie directe.

D’autre part, se préoccuper des classes défavorisées n’est pas suffisant, il faut que la gauche s’adresse à l’ensemble des classes moyennes, sans tomber dans les travers du PS qui s’adressait essentiellement aux bobos.
La dérive sectaire de la gauche me désole, il me semble entendre en filigrane la rengaine soûlante « Travailleuses, travailleurs » des lambertistes : comme si le médecin et le patron de PME étaient des ennemis de classe !

P.S. : Votre vin me semble délier le jugement, peut-on en trouver dans le commerce ?

29/09/2019 09:56 par Assimbonanga

Juliette Rousseau :
"La base serait déjà de commencer par se reconnaître mutuellement, et quand on est d’une lutte plus visible, partager cette visibilité avec d’autres. Après il y a évidemment la solidarité concrète. Pour ce qui est de la répression par exemple, des centaines et des centaines de personnes ont été jugées en comparution immédiate dans le cadre du mouvement des Gilets jaunes. Elles ont été beaucoup moins visibles que celles qui ont perdu un œil ou une main. Or, elles ont aussi besoin d’un accompagnement pour trouver un avocat, d’argent pour le payer, ainsi que d’éventuelles amendes… C’est aussi le cas de nombreux collectifs Vérité et Justice à travers le pays, tous appellent au soutien du mouvement social, et certains souffrent beaucoup d’être tenus dans l’invisibilité."

Récemment, j’ai envoyé à LGS un texte qui semble n’avoir pas recueilli son assentiment, vu qu’il ne l’a pas publié. Trop féminin ? trop "écriture inclusive ? Sans doute... Je crois que l’écriture inclusive est partie de ces penseuses en effet. Je signale donc son existence ici.

29/09/2019 10:37 par Jean-Yves Leblanc

Sibeth, vous soulevez des points importants.

se préoccuper des classes défavorisées n’est pas suffisant

Vous avez raison. Pour moi les classes populaires ne se limitent pas du tout aux classes défavorisées. Elle représentent ces 60% (voire 70%) de Français qu’on appelait classes moyennes et que la mondialisation tire sans cesse vers le bas.
C’est la fausse gauche qui s’est fait une spécialité de limiter les classes populaires aux "défavorisés" des banlieues qu’elle fait semblant de promouvoir comme seule catégorie populaire digne d’intérêt.

la rengaine soûlante « Travailleuses, travailleurs » des lambertistes.

Effectivement. C’est là tout le problème de la gauche gauchiste. J’ai un ami du POID (ex-POI,ex PCI, ex-PT, ex-MPPT, ex-OCI) qui m’abonne tous les étés à "La Tribune des travailleurs". On y trouve une juste analyse des attaques du gouvernement et un soutien à toutes les luttes syndicales (pas celle des GJ !) mais il n’y a aucune stratégie politique pour changer les choses. Juste des incantations "Satisfaction des revendications !" ou "Grève générale !" et une remise à un vague et lointain futur de "L"émancipation des travailleurs" qui " sera l’oeuvre des travailleurs eux-mêmes " tout en restant dans une confortable bulle sectaire de 0,2% de l’électorat et en accordant plus d’importance aux scissions qu’à l’union.

comme si le médecin et le patron de PME étaient des ennemis de classe !

Ils ne le sont effectivement pas au sens strict mais ils constituent des groupes sociaux qui constituent la garde prétorienne du capitalisme et sont prêts à se mobiliser contre le peuple le cas échéant. Cela dit, Ils peuvent se trouver déclassés par la mondialisation et rejoindre les ex-classes moyennes devenues classes populaires. Cela rejoint la question des "bobos" récemment débattue ici. Des groupes sociaux aux revenus modestes peuvent s’allier aux capitalistes par affinité culturelle avec les valeurs libérales mondialisées.

Votre vin me semble délier le jugement

L’autre jour j’en ai donné un verre à un ami écolo. Il s’est produit une sorte d’éclair et, subitement, il m’a dit : "Je l’admets, l’Orne (la rivière locale qui était un égout puant) est devenue limpide et poissonneuse" ...

29/09/2019 15:16 par Sibeth

@Jacque-Yves Leblanc
« Cela dit, Ils peuvent se trouver déclassés par la mondialisation et rejoindre les ex-classes moyennes devenues classes populaires. »

D’autant plus que les professions libérales sont désormais attaquées par Macron, notamment au travers de la réforme des retraites, or nous connaissons leur sensibilité au niveau du portefeuille.
Le premier souci de la gauche devrait être de fédérer les mécontentements afin de définir en commun différentes stratégies de lutte.
Il y a là quelque chose à tenter pour se débarrasser de la macronie, sachant que si cela devait fonctionner il faudrait encore lutter contre toutes les inégalités et injustices.

30/09/2019 13:40 par benzekri

L’Union oui mais...
Avec qui et pour faire quoi ?
N’oublions pas que Macron est le lègue des "socialistes" et leurs alliés, des faux cocos, écolos bref tous ceux qui ont abandonné la lutte des classes pour la course aux places... "Socialistes" qui avaient TOUS les pouvoirs en main Assemblée, Sénat, 20 régions sur 22 et combien de commune et résultat de l’union nous avons le règne Macron...
Des femmes et des hommes, des "riens" sont dans la lutte depuis plus de 10 mois et ils sont décidés à ne rien lâcher, pourquoi certains refusent d’agir avec eux ? Ils dérangent qui ? Qu’on ne me ressorte pas mais c’est eux qui... et caetera et caetera.

Hier j’ai tenté de faire le point que je livre à chacun(e)... comme contribution au "débat"

Et si on faisait le point...
Souvenons-nous que pour Macron, sa clique et collabos nous n’étions « Rien ».
Rappelons-nous que quand Jupiter nous précarisait, nous méprisait, nous brutalisait et n’arrêtait pas de dire : « j’assume », sa clique et collabos « assumaient » eux aussi... Sauf que ces parasites assumaient verbalement et c’est nous qui supportons matériellement et moralement !
Ensuite nous avons été traités de naïfs, d’ivrognes, d’incultes et pour nous calmer ils nous ont jeté à la figure les miettes -des restes- en nous considérant pire que des chiens !
Et comme nous avons tenu bon, résisté et montré que nous exigeons tout et le meilleur pour chacun(e), ils ont estimé que nous sommes allés trop loin... et là le pouvoir et collabos ont perdu la raison et se sont lancé dans une surenchère répressive sans précédent !
Pour discréditer le mouvement, nous avons été qualifiés de racistes, de violents, de casseurs... avec lesquels il ne faut pas hésiter à utiliser les armes... Paroles d’un philosophe des ténèbres plusieurs fois planqué par la république des privilégiés et grassement payé à ne rien faire !
Je ne reviendrai pas sur le lourd bilan d’une police/milice dressée, protégée, décorée et primée pour -sauvagement- réprimer.
Je ne dirai rien non plus sur « les nouveaux chiens de garde » qui ont mené contre nous une propagande nauséabonde.
Rien sur la complicité -avec le pouvoir contre nous- de certaines formations politiques et syndicales et sur la lâcheté de beaucoup d’autres qui souhaitaient notre échec pour continuer à jouer le jeu des vraies/fausses protestations en contrepartie d’une confortable situation.
Nous voici à presque un an de lutte et d’une résistance légendaire et nous sommes toujours là... Debout, alors que le pouvoir -avec tous les moyens à sa disposition- va mal ; va très mal. Les langues se délient même en son sein et sa police/milice craque... Elle qui s’est jurée de nous mater s’auto mate... Elle est nue devant le monde entier qui la regarde avec dégoût parce que hideuse, brute, vulgaire, inhumaine, cruelle, criminelle, barbare et le mot n’est pas assez fort !
Soyons clairs, les ami(e)s, Macron s’est suicidé le jour où poussé par la suffisance a osé : « qu’ils viennent me chercher »... Il va tomber. C’est l’attitude de ses maîtres qui me trouble. Ils s’entêtent au risque de perdre la tête ! Je les savais cupides mais pas stupide à ce point !
Que des ami(e)s ne s’inquiètent pas ; nous savons quoi faire et comment faire... Des projets sont élaborés, des femmes et des hommes vertueux sont disponibles cependant ce mouvement des GILETS JAUNES fraternel, fort, inventif et efficace grâce à sa diversité préservons-le pour empêcher tout retour en arrière et pour prévenir tout comportement opportuniste... N’oublions jamais cette citation plein de bon sens et de vérité : « le pouvoir rend fou et le pouvoir absolu rend fou absolument »... Nous n’allons pas donner le pouvoir aux personnes qui vont nous représenter, nous allons les déléguer à des responsabilités en gardant le pouvoir de les démettre s’ils s’avèrent être malhonnêtes et/ou incompétents.
Pour l’heure poursuivons notre combat, ami(e)s bienfaiteurs de l’humanité et surtout ne lâchons rien ! HB

30/09/2019 18:33 par Assimbonanga

@Benzekri, je ne suis pas sure que tu lises les commentaires des autres contributeurs. Je te renvoie à mon post 29/09/2019 à 09:56. L’union peut se faire avec ceux qui sont déjà en lutte. Autre exemple
Par contre, il ne faut pas être pétrifié par la peur. Peur que les écologistes soient des dictateurs qui interdisent d’aller au Puy-du-fou ou de faire du sport automobile !!!
Lorsque la catastrophe écologique aura pris sa pleine ampleur, on se foutra pas mal d’aller aux sports d’hiver. Faudra déjà trouver à boire et à manger.
Par contre, si tu comptes sur les avocats et les agriculteurs, tu risques de te brosser longtemps.

01/10/2019 11:15 par benzekri

Je lis pour apprendre et avancer ; j’essaie de m’informer. Dans une discussion j’écoute ou je lis ce disent ou écrivent les autres mais que répondre Assimbonanga à ce que tu avances... Tu passes ton temps à commenter les commentaires et tu ne proposes rien... Les gens luttent, discutent et luttent.
Un moment il faudrait se poser et s’interroger sur ce que l’on fait et mesurer l’ impact sur les luttes citoyennes, sur le quotidien des gens. Avoir raison pour raison avoir ne sert à rien. On écrit pas pour écrire... Personnellement,

J’écris pour faire exploser les choses
Et l’écriture est une explosion
J’écris pour faire éclater la vérité
J’écris pour que triomphe la lumière sur l’obscurité
J’écris pour appuyer le combat des femmes en lutte pour se libérer des caves des despotes,
« Du monde des morts,
Des jours qui se suivent et se ressemblent,
De la froideur et de la routine.
J’écris pour libérer la parole des tribunaux d’inquisition,
Du flair des chiens
Et des potences de la censure. »
J’écris pour la mémoire de celles et ceux qui se sont battus, à travers le monde, pour nos libertés, nos conquis sociaux, politiques et pour la paix.

J’écris pour dire assez à ces guerres fomentées, alimentées par une propagande sous contrôle des lobbies de la guerre (Etats-Unis-Israël...).

J’écris pour dénoncer les accumulateurs des indécences et propagateurs des misères, les Arnault, les Dassault, les Pinault..., leurs chiens de garde et collabos qui par leur rapacité et leur opportunisme font de la France la risée du monde.
J’écris pour saluer le combat salvateur des Gilets Jaunes qui ont réussi à secouer la France longtemps installée dans la servitude volontaire et dans la soumission aux profiteurs du système capitaliste qui tue par les guerres, par la faim et par les privations de soins.
Voilà
Cordialement HB

01/10/2019 12:26 par Assimbonanga

@Benzekri, je vois que tu aimes les grandes envolées verbales. Tu me terrasses avec ta sentence (Tu passes ton temps à commenter les commentaires et tu ne proposes rien... ) Message reçu. Penses-tu faire mieux avec tes propres commentaires ? That is the question !
Pas grave si tu ne veux pas te pencher sur mes propositions d’articles au sujet des autres Français (et Françaises ) qui luttent régulièrement, en manifs, en actions diverses et variées...

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