L’éditocratie unanime : haro sur les grèves !

Frédéric Lemaire

La série de grèves dans le secteur pétrolier et les actions des chauffeurs routiers n’ont pas manqué de provoquer la colère des tauliers des grands médias. Sans surprise, leurs avis sont unanimes : les grèves sont irresponsables, insupportables, et elles doivent cesser au plus vite.

« Une radicalisation tous azimuts »

Le lundi 23 mai, le sujet fait la « Une » du journal télévisé de TF1 : des pénuries de carburant ont frappé de nombreuses stations-services dans le pays. L’occasion de revenir en long et en large sur les « galères » des automobilistes (4 minutes 35). L’accroche de Gilles Bouleau donne le ton : « Chantage, prise d’otage, un vocabulaire rarement employé par un gouvernement de gauche [...] Les images d’automobilistes attendant des heures pour faire le plein ont sans doute incité le pouvoir à réagir et à désigner la CGT. » Et les médias à lui emboîter le pas ?

Le JT de France 2 débute sur une note moins caricaturale. Un sujet fait le point sur les blocages, il est conclu par un David Pujadas à la mine sombre : « Et nous apprenons à l’instant que le personnel du terminal pétrolier du Havre, qui représente 40% de nos importations, vote pour la grève.  » Allons-nous en savoir plus sur les enjeux ou les revendications de ces grèves ? Non, puisque s’ensuit un long sujet (2 min.) sur la « gêne » des automobilistes et les entreprises touchées ; puis deux sujets sur l’organisation des grévistes (les barnums, tables, palettes et pneus qui brûlent) et sur le profil des manifestants qui tiennent les barrages. Puis une longue explication sur la pénurie. Qu’on se rassure : grâce aux stocks stratégiques, la France pourra encore tenir 2 mois face aux grèves. Une information importante, qui devrait contenir toute « analyse » alarmiste, mais dont personne ne semble tenir compte... y compris sur France 2.

Après douze minutes de journal, va-t-on enfin évoquer la cause de ces grèves ? Oui, mais d’une façon... toute particulière. Très remontée, l’éditorialiste Nathalie Saint-Cricq, responsable du service politique de France 2, tient son explication [1]. Elle dénonce « une radicalisation tous azimuts » de la CGT, qui « paralyse un pays malgré une base rabougrie et même si le mouvement s’essouffle ». Et d’afficher son exaspération devant un tract d’une section locale de la CGT qui apparaît à l’écran : « Alors regardez cette affiche, elle est d’une confondante clarté. On y parle de compte-à-rebours, on y voit des bâtons de dynamites, un slogan "on bloque tout", bref clairement on joue la rue et l’affrontement total  ». Effrayant !

S’ensuit une « expertise » d’une rare finesse : « La CGT de Philippe Martinez veut tout faire sauter quand celle de Bernard Thibault laissait toujours une petite porte entrouverte. » Pourquoi cette stratégie, s’interroge Pujadas, n’est-ce pas un pari risqué ? Nouvelle tirade de notre experte qui cache mal son agacement : « Alors cette stratégie est justifiée par un score en chute libre à la CGT. Mais c’est un pari risqué parce que rien ne permet de dire que cette radicalisation va dans le sens de l’histoire, au contraire. » Salariés mobilisés, sachez que vous roulez à contresens de l’histoire. Vous êtes par ailleurs irresponsables, puisque « jouer l’explosion sociale c’est prendre finalement la responsabilité qu’il y ait un accident, un blessé ou un mort ». Tout cela en pure perte, car « exiger purement et simplement le retrait de la loi travail, c’est jouer un va-tout qui n’a pratiquement aucune chance d’aboutir ». Fermez le ban ! Une transition parfaite pour enchaîner avec les déclarations de Manuel Valls qui dénonce la « dérive de la CGT » et Nicolas Sarkozy qui appelle à « remettre de l’ordre et de l’autorité dans le pays »...

« Une loi qui ne changera pas votre quotidien ni le mien. »

Dans le JT de TF1, les mêmes propos de Manuel Valls font office d’introduction à l’intervention de l’« expert » de la chaîne, François-Xavier Pietri. Gilles Bouleau l’interroge : pourquoi la CGT déploie-t-elle une telle énergie pour mettre à bas la loi El Khomri ? On pourrait gager que c’est la colère des salariés qui s’exprime, après la fin de non-recevoir du gouvernement et le passage en force à l’Assemblée nationale. Mais pour le chef du service économie de TF1, il s’agit avant tout d’une « course à la radicalisation » [2] de la CGT. Et son « expertise » ressemble trait pour trait à celle de sa consœur de France 2 : « La CGT a un problème, c’est qu’elle a perdu beaucoup d’influence aux dernières élections professionnelles dans ses bastions. » Résultat : blocage sur l’essence, grèves à la SNCF, débrayages dans les ports, grève des routiers, à la RATP, ainsi que « l’appel à la neuvième journée de mobilisation générale ». Une mobilisation exceptionnelle des salariés ? A entendre notre expert, il s’agirait plutôt d’initiatives organisées d’un coup de baguette magique par l’état-major de la CGT. Et ce par pur opportunisme : si « la CGT joue son va-tout » face à la loi El Khomri, c’est que celle-ci remettrait en cause son influence.

Le matin même, les mêmes refrains étaient assénés par les « experts » de RMC, dans l’émission de Jean-Jacques Bourdin. Pour Laurent Neumann, « la CGT ne dit pas la vérité ». La véritable raison étant que l’adoption de la loi signifierait « la fin du leadership syndical de la CGT dans les entreprises et sans doute la prise de pouvoir de la CFDT ». Une issue qui ne serait pas forcément sans déplaire à notre éditocrate. Et de conclure : « Est-ce que pour des raisons propres à la CGT, on peut bloquer le pays ? »

Éric Brunet, dont la lucidité n’est plus à démontrer depuis qu’il a publié, en janvier 2012, son désormais culte Pourquoi Sarko va gagner, livre alors son analyse : « La CGT, son équation est simple : je bloque donc je suis ; donc elle a besoin de bloquer et de bloquer n’importe quoi ». Puis s’emporte : « Moi je suis contre Hollande, mais je suis encore plus contre cette CGT absurde qui se bat contre une loi qui ne changera pas votre quotidien ni le mien. » On gage que la loi ne changera pas beaucoup le quotidien d’éditocrates bien nantis. Mais celui des autres salariés ? Et Brunet de se lancer dans un hymne à la « réforme » suivi d’une note pessimiste : « Dès qu’on veut bouleverser, c’est la CGT de 2016 qu’on voit face à nous, c’est un mur ! [...] On dit Macron vient avec des idées ; mais si on plaque Macron sur la France de la CGT [...] eh bien Macron, tout Macron qu’il est, ne changera rien. » La conclusion est sans appel : « Les Français ne sont que des assujettis sociaux qui ne pensent qu’à leur pomme ».

Les deux compères remettent le couvert le lendemain dans la matinale de Jean-Jacques Bourdin sur le thème « la CGT est-elle devenue irresponsable ? » Le maître de cérémonie les prévient d’emblée : « Attention ! L’opinion publique n’a pas basculé ! Faites très attention moi hier j’ai posé la question aux auditeurs, c’est 50/50 ». Il est vrai que du côté des médiacrates, le pourcentage est moins équilibré. Mais ce rappel à l’ordre sera sans effet sur Éric Brunet, dont la fureur confine au délire. L’éditorialiste explique que la CGT, minoritaire, n’aurait pas été capable de bloquer les raffineries sans « envoyer des élus CGT, parfois des élus de la fonction publique payés avec l’argent du contribuable, des permanents, des salariés de la CGT ». Et de conclure que « ça n’est pas une grève et c’est illégal ». C’est Jean-Jacques Bourdin qui tentera de lui faire entendre raison (!) : les salariés ont bien voté la grève, par exemple au Havre. « Un cas singulier » répond l’éditocrate avec une mauvaise foi confondante.

Laurent Neumann n’est pas en reste : « La CGT ne défend pas les salariés : elle défend la CGT. » Il évoque le tract présenté par Nathalie Saint-Cricq, sur lequel figure un bâton de dynamite : « Est-ce que c’est de bon goût, en plein état d’urgence, après la séquence attentat que la France a vécu en novembre dernier ? » En revanche l’évocation d’une « prise d’otage » du pays par Manuel Valls, Michel Sapin et Myriam El Khomri ne semble pas lui poser problème – il est vrai que ce vocabulaire, qui surprenait Gilles Bouleau dans la bouche d’un « gouvernement de gauche », fait depuis longtemps partie du lexique éditocratique par temps de grève. Moins courante – mais peut-être promise à un bel avenir – l’inculpation des grévistes pour « terrorisme social », selon le titre de l’éditorial figaresque de Gaëtan de Capèle (23 mai), n’a pas non plus suscité l’indignation de nos experts en « bon goût ». Le mot de la fin, provisoirement, pour Éric Brunet : la CGT est « un syndicat ultra-violent qui souhaite mettre la France cul par-dessus tête ».

Dans la presse écrite aussi...

Ces exemples tirés d’émissions d’information grand-public sur TF1, France 2 et RMC donnent un aperçu de l’unisson du chœur des éditorialistes et autres experts médiatiques. Les réactions dans la presse écrite, qu’elle soit régionale ou nationale, condamnent elles aussi la principale organisation syndicale en France. L’AFP en livre un remarquable florilège, dans une dépêche que nous nous contenterons de reproduire ici :

La presse quotidienne fustige mardi le « jusqu’au-boutisme » de la CGT, des éditorialistes pensant que le syndicat radicalise le mouvement contre la loi travail pour maintenir son « leardership » syndical, d’autres y voyant un « bras de fer » très égotique entre le Premier ministre Manuel Valls et Philippe Martinez.



Sans surprise, dans Le Figaro, Gaëtan de Capèle tire à boulets rouges contre « cette vieille centrale rouillée (...) lancée dans une inexorable fuite en avant ». 


« La CGT joue son va-tout », estime de son côté Laurent Joffrin (Libération). « Elle se lance dans un "tout ou rien" (qui) comporte un risque majeur : s’enfermer dans un jusqu’au-boutisme ». 




Dans Les Échos, Cécile Cornudet parle même de « sabotage ». « La CGT se sent en danger et sort les griffes » car, n’ayant « plus les moyens de susciter une mobilisation d’ampleur et d’engager une vraie guerre (...) elle choisit la guérilla ». 



« À la CGT, les ultras ont pris le pouvoir », estime Olivier Auguste (L’Opinion) qui y voit « une tentative désespérée de ralentir sa chute ». 



Si Olivier Pirot dans La Nouvelle République du Centre-ouest « peut comprendre » que les reculades (du gouvernement) sur certains acquis sociaux soient « la goutte d’eau qui a fait déborder le vase ». Il n’en estime pas moins, lui aussi, que la CGT « a tout intérêt à montrer les muscles. » 



« Philippe Martinez, patron de la CGT, n’a pas laissé plus de chances au dialogue avec le gouvernement que l’article 49.3 n’en a laissé aux frondeurs du PS », écrit Jean-Louis Hervois de La Charente Libre. « Les adversaires s’engagent sur un terrain de plus en plus dangereux ». 



Pour Alain Dusart (L’Est Républicain), la CGT, « de plus en plus talonnée par la CFDT (...) joue la carte du durcissement » tandis que « Manuel Valls a poursuivi hier les moulinets en promettant de faire lever les blocages dans les ports et les raffineries ». « Si la pénurie s’aggrave, Philippe Martinez aura remporté ce bras de fer ». 



Mais « le risque de mettre l’économie en panne (...) est réel », s’inquiète Hervé Chabaud (L’Union). « Faute de mobiliser dans ses défilés, la CGT a décidé de mettre tout le monde à pied. Jusqu’à quand ? », s’interroge Hervé Favre dans La Voix du Nord. 



« En plein état d’urgence, la chienlit, pour reprendre le mot du général de Gaulle, en mai 1968, fait tache d’huile », se désole Laurent Marchand dans Ouest-France. 



Le Journal de la Haute-Marne, sous la plume de Christophe Bonnefoy, note que « le Premier ministre, en plus de montrer les muscles, a également adopté la politique de la sourde oreille » et que « la CGT marche sur le même chemin et durcit le ton ». 



Dès lors, « l’affrontement semble inéluctable entre un pouvoir qui joue du 49.3 et une minorité qui veut en découdre sur le bitume », s’alarme Yann Marec dans les colonnes du Midi Libre.

Il ne manque à ce triste passage en revue que Gilles Gaetner, « journaliste d’investigation » chez Atlantico, qui pose gravement la question qui fâche : « La CGT alliée objective du Front national ? » (c’est le titre).

Ainsi que celui sans qui l’éditocratie française ne serait pas tout à fait ce qu’elle est :
Jean Michel Apathie sur Twitter /

Reste-t-il encore une once de débat contradictoire au sein des grands médias ? Il est permis d’en douter...

Frédéric Lemaire

 http://www.acrimed.org/L-editocratie-unanime-haro-sur-les-greves

COMMENTAIRES  

26/05/2016 18:06 par "Personne"

Un mal étrange (ou une simple relecture de La Fontaine)

Un mal étrange qui répand la terreur,
Comme pour expier une terrible erreur,
En tout lieu sur la Terre,
Faisait aux êtres la guerre.
Ils n’en souffraient pas tous, mais beaucoup étaient frappés,
On en voyait certains fort désespérés.
Le plus écouté tint conseil : ’’ mes chers amis,
Je crois qu’il est bien admis,
pour nos errements, cette infortune,
Que le plus coupable de nous
Se sacrifie aux traits du céleste courroux.
Peut-être obtiendra-t-il guérison commune.
Ne nous flattons donc point ; voyons sans indulgence
L’état de notre conscience.
Pour moi, satisfaisant mes irrépressibles penchants,
J’ai exploité force femmes, hommes et même enfants,
Qui étaient sans une once de défense.
Comme au Rana Plaza, il m’est arrivé d’abuser,
Par trop de chiffres accaparé.
Je me dévouerai donc, s’il le faut, mais je pense
Qu’il est bon que chacun s’accuse ainsi que moi,
Car on doit souhaiter, selon toute justice,
Que le plus coupable subisse.
Maître, dit un politique, vous êtes trop bon roi,
Vos scrupules font voir trop de délicatesse :
Faire travailler humains, marmaille sans cesse,
Est-ce crime ? Non, non, vous leur fîtes, Seigneur,
En les employant beaucoup d’honneur.
Et quant aux excès, pour ces pauvres hères,
Le risque est le lot lié à leur misère.’’
Ainsi dit le politique ; et les folliculaires d’applaudir.
On n’osa trop approfondir,
Des consommateurs, ni des braves gens en présence,
Les moins pardonnables offenses.
Tous les doctes experts, jusqu’aux simples mâtins,
Aux dires de chacun, étaient tous de petits saints.
Le rebelle vint à son tour, et dit : ’’j’ai souvenance
Que d’avoir en chanson la bienséance outrepassée ;
La fougue, l’occasion, la licence poétique, je pense,
Et quelque diable aussi m’a poussé.
J’ai vomi ce monde d’injustice à pleine langue,
Je croyais en avoir le droit, puisqu’il faut parler haut.’’
À ces mots, on cria haro sur l’ado.
Un philosophe, quelque peu clerc, prouva par sa harangue
Qu’il fallait dévouer ce maudit chenapan,
Ce chevelu, ce turbulent, d’où venait les tourments.
Sa peccadille fut jugée un cas pendable.
Dénigrer les biens d’autrui ! Quel crime abominable !
Rien que le châtiment n’était capable
D’expier son forfait. On lui fit bien voir.
Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.

(relire ’’Les animaux malades de la Peste’’)

27/05/2016 23:44 par alain harrison

Et voilà , l’auteur de la violence (pour résumer) Valls et cie. les véritables fauteurs de troubles, à l’aide de la complicité des discours médiatiques partiaux, rejettent la faute aux travailleurs et au syndicat, secteur pétrolier...__qui joignent le mouvement " travailleur citoyenne " contre un nouveau recul des avancés sociétales __

Voyons un article type : __ Un titre qui en dit long.

« « ___Terrorisme syndical : faudra-t-il se résoudre à dissoudre la CGT ?__

« « « __Chantage sur la presse, blocages des raffineries, stratégie du chaos : la graduation des actions menées par la CGT déstabilise la situation économique et sociale du pays, alors que la centrale syndicale ne représente qu’une minorité de salariés. __

Atlantico : Grèves, manifestations, blocages des raffineries et des centrales nucléaires, chantage exercé auprès des rédactions... La CGT a-t-elle tous les droits ? Dans quelle mesure la loi française lui permet-elle d’user de telles méthodes qu’on ne tolérerait pas de la part d’autres organisations ? __

Sylvain Boulouque : Il faut bien distinguer ici trois types de situations totalement différentes. Premièrement, la question de la presse. Il y a là une volonté unilatérale d’imposer son opinion, ce qui a été refusé par la quasi-totalité des rédactions. C’est une volonté d’atteinte à la liberté d’expression.__ » » »

Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/terrorisme-syndical-faudra-t-se-resoudre-dissoudre-cgt-sylvain-boulouque-jean-luc-touly-2712776.html#EGOGVvsV3CKI3Ccc.99 ___

Ce gouvernement, le PS-hollande, tente un coup d’état, mais d’un nouveau genre, non pas un coup d’état contre un parti au pouvoir, mais un coup d’état visant l’institution, dans le continuum des Reagan-Thatcher.
__Ne pas oublier : le document JPMorgan : réclame des états autoritaires__
Eux ont imposé la dérèglementation, ce qui signifie le premier coup contre la légitimité de l’état de droit à légiférer des lois balisant le développement économique et encadrant la finance.__
La dérèglementation, voté, a libéré la finance et les conglomérats de toute responsabilité de leurs actions.
Et par la même occasion l’état a réduit ses propres pouvoirs. Et comme la nature à horreur du vide, la finance et les conglomérats (leur puissance d’argent) ont pris la place. La BCE et l’euro-groupe ne font que mettre en place l’agenda de la finance et des conglomérats (les grosses compagnies).« « « __ La chose à comprendre est ceci:__
Les grands fonds d’investissement nous ont pris en otage. » » »__

Et ceci est fondamentale, puisse que maintenant, l’état s’occupe de consolider cet état de fait en s’attaquant
au périphérique comme les syndicats, les "fédérations professionnelles", ..........Leur donnant un nouveau cadre de soumission qui cadre avec l’agenda de la finance.__

).« « « __ La chose à comprendre est ceci:__
Les grands fonds d’investissement nous ont pris en otage. » » »__

Et cela a un effet synergique incroyable.
Donc, retirons nos argents de ces grands fonds d’investissement et......
Il faut analyser ce système de mise en otage.
Est-ce le noyeu de la roue ?__

On dit que l’argent est le nerf de la guerre, d’où vient les argents, à la base qui donne autant de pouvoir à ses fonds d’investissements Et que sont les fonds vautours ? __

Un article intéressant.___

Christine Lagarde : « Plus le monde va mal, mieux c’est pour le FMI »
Par Tyler Durden
Mondialisation.ca, 08 avril 2016__
« « Cette institution est un mélange fascinant réunissant presque tous les pays du monde, et elle doit – pour perdurer – avoir comme objectif de transcender toutes les politiques et stratégies nationales particulières et d’être extrêmement adaptative (“agile”), en restant toujours au contact des pays adhérents, la base de sa clientèle, si on peut l’appeler ainsi. Et comme je l’expliquais au sujet de passer d’une surveillance bilatérale à une surveillance multilatérale, et d’une vision étriquée à une plus large, c’est exactement ce qui est en jeu ici.”
Article original en anglais : IMF’s Christine Lagarde : “When The World Goes Downhill, We Thrive”, Zerohedge.com, 2 avril 2016 » »__
http://www.mondialisation.ca/christine-lagarde-plus-le-monde-va-mal-mieux-cest-pour-le-fmi/5519290 » »__

Le FMI, un fond d’investissement, un de plus, il semble qu’il ya un paquet de ses fonds (clones) à double rôle.__

Voyons un peu.___
Un article à lire et à relire___

Grèce : les Banksters ont gagné

par Cpt Anderson(son site)
lundi 13 juillet 2015__

La Grèce a tout simplement été victime d’un attentat financier.__
Les confessions de l’ex-assassin financier, John Perkins se retrouvent dans la mise à sac de la Grèce :__

« « Pour l’essentiel, mon boulot consistait à identifier les pays détenant des ressources qui intéressent nos multinationales, et qui pouvaient être des choses comme du pétrole, ou des marchés prometteurs, des systèmes de transport. Il y a tant de choses différentes. Une fois que nous avions identifié ces pays, nous organisions des prêts énormes pour eux, mais l’argent n’arriverait jamais réellement à ces pays ; au contraire, il irait à nos propres multinationales pour réaliser des projets d’infrastructures dans ces pays, des choses comme des centrales électriques et des autoroutes qui bénéficiaient à un petit nombre de gens riches ainsi qu’à nos propres entreprises. Mais pas à la majorité des gens qui ne pouvaient se permettre d’acheter ces choses, et pourtant ce sont eux qui ployaient sous le fardeau d’une dette énorme, très semblable à celle de la Grèce actuellement, une dette phénoménale.__

Et une fois [qu’ils étaient] liés par cette dette, nous revenions, sous la forme du FMI – et dans le cas de la Grèce aujourd’hui, c’est le FMI et l’Union européenne – et posions des exigences énormes au pays : augmenter les impôts, réduire les dépenses, vendre les services publics aux entreprises privées, des choses comme les compagnies d’électricité et les systèmes de distribution de l’eau, les transports, les privatiser, et devenir au fond un esclave pour nous, pour les sociétés, pour le FMI, dans votre cas pour l’Union européenne. Fondamentalement, des organisations comme la Banque mondiale, le FMI, l’UE sont les outils des grandes sociétés multinationales, ce que j’appelle la corporatocratie. » »__
http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/grece-les-banksters-ont-gagne-169710___

C’est vraiment la plus grande arnaque jamais vue, à une échelle aussi grande, une Arnaque contre l’Humanité ?!?!
___ Seule la vision d’ensemble nous permet d’avoir accès aux tenants et aboutissants, aux causes (modus operandi) et acteurs responsables.
Un article type : Crime contre l’humanité, l’ultime retour des barbares par Fethi Gharbi.

28/05/2016 21:09 par alain harrison

Ce qui est fantastique c’est que nous pouvons voir l’ensemble historique.
Après analyse, toute la problématique se résume en une phrase :
Le phénomène de l’exploitation de l’homme par l’homme.
Les époques antérieures avaient des excuses du à l’ignorance inhérente aux époques.

Mais aujourd’hui nous avons les mots pour dire avec exactitude ce qui se passe.
Et ce qui se passe est inacceptable.
Les états ont sciemment donner un pouvoir, que seul le Peuple Souverain peut avoir, entre les mains de la finance et des supers marchands.
Ils on mis des centaines de milliers de personnes en danger (malnutrition, santé, violence, monté du fascisme.....)
Et ceci est un crime contre l’Humanité, cela se passe partout, parce que l’état de droit a trahis son mandat de gouverner à l’amélioration de la vie des citoyens en respect de l’équilibre écologique dont on vient à peine de prendre conscience en regard des âges géologiques.
Nous pouvons nous reprendre !?!?

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