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Je résiste, donc j’existe

Luis Britto García

L'écrivain et intellectuel vénézuélien Luis Britto García a lancé un appel courageux à la résistance au démantèlement de la souveraineté vénézuélienne et à la reddition du pays à l'impérialisme américain. Dans un texte au ton politique fort, le penseur bolivarien historique met en garde contre “le silence assourdissant” qui cache la livraison des ressources et du destin du Venezuela à des intérêts étrangers.

Nous avons subi un coup atroce. Si nous voulons le surmonter, nous devons l’admettre, rechercher les causes, corriger les effets.

Nous réitérons que selon un sondage Hinterlaces d’octobre 2025, 83% des personnes consultées seraient disposées à faire face à une invasion militaire étrangère, seulement 6% ne le feraient pas, et 89% considéraient que le véritable objectif d’une éventuelle intervention serait de renverser le président Nicolás Maduro pour s’emparer du pétrole.

Six mois plus tard, je n’ai pas trouvé un seul compatriote qui ne réitère pas ces réponses, mais accompagnées de nouvelles questions.

Tout d’abord, il est nécessaire de savoir de manière claire, précise et détaillée ce qui s’est passé ou non au petit matin du 3 janvier 2026. Le Venezuela avait et a toujours des armements modernes, efficaces et coûteux qui n’ont pas été utilisés. Moderna. Quarante-sept soldats vénézuéliens et 32 escortes cubaines sont morts courageusement en repoussant l’énorme agression avec des armes élémentaires. Il est nécessaire de connaître exactement les faits et de corriger les défauts pour les confrontations futures et prévisibles.

La recherche devrait reformuler la Doctrine Stratégique et Tactique de Sécurité et de Défense. Il semblerait que face à une escarmouche rapide qui a démontré la supériorité aérienne de l’ennemi, une reddition inconditionnelle ait été décidée, avec des armes, des contingents et des parcs presque intacts et sans que l’adversaire ait effectivement et durablement dominé ne serait-ce qu’un centimètre du territoire national. Une nouvelle doctrine doit exclure catégoriquement que l’enlèvement de fonctionnaires ou la simple coercition ne se traduisent par des concessions préjudiciables à la souveraineté.

On sait depuis toujours que les États-Unis jouissent d’une supériorité en matière d’armes conventionnelles. Ce n’est pas un argument pour que tous les peuples de la terre s’abandonnent à lui à volonté. Beaucoup d’entre eux l’ont vaincu avec des armes inférieures. Pour y résister, il est nécessaire d’adopter la tactique de la guerre non conventionnelle qui a systématiquement rendu cette supériorité inutile dans presque tous les conflits asymétriques du siècle passé et actuel. Il est urgent de savoir pourquoi ces tactiques n’ont pas été appliquées dans ce cas, de formuler des doctrines qui corrigent les erreurs, d’incorporer l’ensemble des citoyens dans la défense active.

Le peuple vénézuélien ne connaît pas l’étendue des concessions qui ont été faites à l’ennemi dans les minutes qui ont suivi l’agression, ni par quel mécanisme ou de quelle manière ces concessions varient ou sont prolongées jusqu’au présent et dans un avenir prévisible. En raison de l’imprécision qui règne sur la question, nous supposons que l’agresseur aspire à un pouvoir discrétionnaire absolument totalitaire qui implique la disparition de la souveraineté du Venezuela et la mainmise inconditionnelle de ses ressources. Des lois ont été promulguées qui visent à rendre possible la privatisation inconstitutionnelle de nos industries des hydrocarbures et des mines, à réduire brutalement la participation de l’État dans celles-ci et à soumettre les litiges qui y sont liés à des tribunaux ou arbitres étrangers. Il vise à usurper tous les droits qui appartiennent à notre peuple sans assumer aucun devoir envers lui.

Un tel modèle n’est pas viable. La propagande d’invasion prétend qu’une période d’investissements torrentiels s’ouvre qui apportera des déluges de devises et de prospérité. Dans un autre endroit, nous avons passé en revue l’échec de la réunion du 9 janvier 2026 entre le président des États-Unis et quelque 17 compagnies pétrolières de ce pays, pour se partager le butin énergétique du Venezuela. Pas un seul n’a avancé un seul dollar d’investissement. Ils considéraient le pays “non investissable" , non investissable, faute de sécurité juridique, car extraire la première goutte de pétrole nécessiterait un investissement d’un milliard de dollars et une durée de dix ans, car une partie de la richesse est déjà compromise.

En effet, plus de 45% des champs pétroliers et gaziers ont été légalement concédés depuis plus de 25 ans à des sociétés chinoises et filiales de la compagnie pétrolière d’État russe Roznef, qui exploraient et extrayaient des hydrocarbures alors que le blocus américain empêchait le maintien de la plupart des champs restants. Les lacunes en matière d’informations après l’invasion incluent l’état actuel de ces exploitations russes et chinoises et les hydrocarbures ou autres minéraux qui y sont produits. Les revenus de ces concessions sont inaliénablement vénézuéliens et, à ce titre, ils doivent entrer dans le Trésor et être distribués par le budget et l’administration nationaux.

D’autre part, l’ennemi maintient inflexiblement sa position agressive. Pas une seule des mille mesures coercitives unilatérales appliquées contre le Venezuela n’a été abrogée. Les otages pris par la force brutale n’ont pas été libérés. La fausseté patente des prétextes de l’invasion n’a pas été reconnue : l’absence du soi-disant Cartel des Soleils et du défunt train d’Aragua, l’absence de production et de contrebande de substances illicites, l’absence d’une majorité d’opposition qui aurait obtenu de supposées majorités électorales. Pas un mot n’a été dit sur les réparations des dommages causés par un harcèlement atroce d’un quart de siècle et un blocus de plus d’une décennie, par un bombardement exécuté par cent avions et demi, par les avoirs du Venezuela illégalement confisqués à l’étranger. Toute la rigueur et la coercition d’un État de guerre illégitime, non autorisé par le Congrès des États-Unis, sont maintenues contre notre pays.

Dans le texte précédent, nous avons souligné que l’envahisseur, par le décret exécutif 14.373, entend que tous les revenus des hydrocarbures et minéraux vénézuéliens – historiquement, 80% des entrées de devises du pays - soient détournés vers un poste du Trésor américain ou des comptes secrets privés au Qatar, sous administration discrétionnaire des États-Unis et uniquement et exclusivement pour acquérir des biens produits dans ce pays.

Avec l’annonce de l’inacceptable vol presque total de nos revenus vient la reprise des relations avec le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale, institutions spécialisées dans l’annulation de la souveraineté des pays en extorquant des Dettes publiques impayables. Privé de revenus, le Venezuela devra couvrir ses dépenses en acceptant des prêts usuraires garantis avec le reste de ses actifs et de ses ressources. Les nouveaux fonds seront utilisés préférentiellement pour annuler des dettes acquises à des prix symboliques par des fonds vautours pour la totalité de leur valeur nominale.

Cette dépossession totale des recettes publiques implique des effets dévastateurs. Ces derniers temps, les dépenses sociales du gouvernement vénézuélien représentaient plus de 70% des dépenses. La diminution brutale des fonds disponibles entraînera un démantèlement parallèle de tous les programmes actuels d’éducation, de santé, de logement, d’assistance sociale, d’alimentation, de culture, de recherche scientifique, de développement agricole et d’élevage, d’industrialisation, de défense et d’infrastructures, bien sûr déjà sévèrement punis par plus d’un quart de siècle d’agression, une décennie de blocus et plus d’un millier de mesures coercitives unilatérales visant à étrangler et à détruire notre économie.

Avec le démantèlement de ces programmes ou la réduction drastique de leurs effectifs en leur imposant des salaires à peine symboliques, viendra une vague de chômage que des investissements privés limités ne pourront absorber.

Cette situation aura des effets politiques. Dans la mesure où ils seront progressivement incapables de répondre aux besoins les plus vitaux de la population, il y aura une diminution du soutien aux organisations qui collaborent avec l’occupation.

L’opposition de droite, écartée comme instrument politique par les envahisseurs en raison de son manque de soutien populaire, deviendra progressivement violente cherchant à faire valoir ses mérites devant les occupants. Les processus électoraux gérés par les mêmes entreprises qui ont commis des fraudes au Honduras, au Pérou, en Équateur et dans d’autres pays légitimeront des simulations incohérentes qui enlèveront le pouvoir aux organisations représentatives.

Des réformes drastiques seront promulguées dans les lois du travail qui annuleront ou annihileront les droits des travailleurs, avec des répercussions sociales, économiques et politiques égales à celles que de telles mesures ont provoquées au cours du siècle dernier.

La collaboration avec les envahisseurs apportera des profits illégaux à une minuscule élite de marchands d’influence et de spéculateurs transnationaux, et annulera le prestige des mouvements politiques et sociaux qui s’y soumettent.

On peut dire de l’Empire, comme des Bourbons, qu’il n’a rien oublié ni appris. Il entreprendra une éradication systématique, implacable et globale de tous les mouvements qui ont ou ont eu une orientation progressive ou un soupçon de celle-ci. Une fois son utilité épuisée, le secteur collaborationniste ne fera pas exception. Les faits et les idées des Libérateurs disparaîtront des médias, des programmes éducatifs et de l’histoire elle-même, ou ils seront grotesquement falsifiés pour représenter le contraire de leurs idéaux. Suivant les directives de Rudolf Atkon, l’éducation sera purement instrumentale ; selon ceux de Laura Berns, l’enseignement supérieur gratuit sera supprimé.

Nous savons tous ce que cache le silence assourdissant qui nous opprime. Sans aucune consultation sur notre volonté, il vise à nous dépouiller de la souveraineté, de l’Indépendance, des ressources naturelles, de l’autonomie, des droits, passés, présents et futurs, au profit d’un pouvoir agresseur qui nous haï et nous méprise.

Depuis l’invasion, deux batailles ont été menées : l’une pour l’anéantissement de notre pays et l’autre pour la récupération complète de la souveraineté, des ressources, de l’indépendance, de l’autonomie et de l’autodétermination du peuple vénézuélien.

Tu sais de quel côté tu devrais être.

La légitime défense est le plus indéniable des Droits de l’Homme, et c’est à nous de l’exercer comme Résistance dans la mesure de nos possibilités, avec des pensées, des paroles et des actes. Des idées pour comprendre l’atroce réalité, des mots pour la dénoncer, des travaux pour la modifier. Les organisations existantes doivent être orientées vers la résistance et la victoire ; lorsque cela n’est pas possible, de nouvelles peuvent être créées. Il y a autant de formes de résistance qu’il y a de personnes et de talents ; chacun doit l’assumer dans le cadre de ses aptitudes, capacités et compétences. La résistance doit prendre plus de formes que l’oppression qu’elle combat, et un peuple a le droit de toutes les exercer plutôt que de consentir à sa servitude ou à son extinction.

Je résiste, donc j’existe.

Luis BRITTO GARCIA

 https://luisbrittogarcia.blogspot.com/2026/05/resisto-luego-existo.html

COMMENTAIRES  

07/06/2026 00:24 par John

Enfin un texte réaliste sur la situation du pays et ses sombres perspectives depuis la prise en mains de l’Oncle Sam. il faudra bien un jour révéler le nom des élites qui ont trahies leur pays pour quelques prébendes promis par le puissant voisin.

07/06/2026 10:07 par Jos

La guerre populaire est invincible, exemple : Chine,Vietnam, Iran,.....
Aujourd’hui au Venezuela les USA prennent le pétrole, le vendent et encaissnt l’argent, les vénézuéliens n’ont droit qu’a l’extraire.
Ceux qui gouverne ce pays, obéi très bien aux ordres du nazi Trump !!!!

07/06/2026 10:42 par Palamède Singouin

Un texte qui renforcent les doutes sur le déroulement des évènements du 3 janvier dont la version la plus courante - celle d’un intervention tellement "high-tech" qu’elle était absolument imparable - est en définitive celle de... Trump !!!
Concernant la résistance, en l’absence d’une invasion du Venezuela par des troupes US, elle ne pourrait qu’être dirigée contre le gouvernement de Delcy Rodriguez. Au prix d’une guerre civile ?
Pour l’avenir, il est à craindre, comme le décrit l’auteur, que celui du Venezuela ne soit identique à celui de la quasi totalité des pays Sud-Américains après des élections cette fois unanimement reconnues comme régulières par la "communauté internationale" (réduite à l’empire euraméricain).

07/06/2026 11:11 par lou lou la pétroleuse

Première lueur d’espoir depuis le Vénézuéla !
Le peuple bolivien se soulève, le peuple vénézuélien va-t-il parvenir à réagir ? Que reste-t-il de l’Alba ?

Ce que ne semblent pas comprendre certain(e)s camarades du GS qui se sont identifiés par des pseudo latino et ne cessent de nous rabâcher que nous ne comprenons pas le contexte vénézuélien, c’est que la souveraineté des peuples d’Amérique Latine, comme celle des peuples du Moyen-orient est aussi pour les peuples européens la meilleure chance de rétablir celle qu’ils ont connue (voire mieux si possible).

Réciproquement, le meilleur soutien que nous puissions apporter aux pays qui tentent de se soustraire à l’empire, est de le combattre là où nous sommes. Avec les moyens et dans le contexte historique qui sont les nôtres.

07/06/2026 16:18 par act

Oui, il est assez "piquant" de lire tant de commentateurs expliquer au Vénézuéliens (et à d’autres) comment il devraient se sacrifier pour la cause, tandis qu’en France (et ailleurs en occident) ils ne sont ni sur les barricades, ni dans les tranchées, ni dans le maquis (ni même occupé à mobiliser) mais devant leurs écrans...

07/06/2026 16:51 par Carlos Ducasse

Le déni n’est pas un fleuve en Égypte, ni au Venezuela.
Par Margaret Kimberley, Black Agenda Report .
6 juin 2026
Éduquer !
Le complot américain visant à changer le régime au Venezuela a réussi et a créé un État fantoche.
Les anti-impérialistes doivent admettre cette réalité et élaborer des plans pour la combattre.

L’enlèvement, le 3 janvier 2026, du président vénézuélien Nicolas Maduro et de son épouse, Cilia Flores, figure emblématique de la lutte anti-impérialiste, visait expressément à transformer ce pays riche en pétrole en un État vassal dont les ressources deviendraient la propriété des États-Unis. Un tel acte n’aurait eu aucune raison d’être si la fin de l’expérience socialiste vénézuélienne n’avait pas été l’objectif. Les États-Unis ont non seulement perpétré un acte d’agression contre une nation souveraine, mais ont également semé la confusion parmi les anti-impérialistes, confusion qui perdure bien après ce méfait.

Le coup d’État fut mené avec une grande habileté. Aucune invasion ni action militaire ne put provoquer de protestations ni de demandes d’intervention du Congrès. Pendant les quatre mois précédant l’enlèvement, les États-Unis entreprirent de délégitimer l’État vénézuélien aux yeux de millions de personnes, réduisant ainsi l’opposition au moment du coup de grâce. Les exécutions extrajudiciaires de pêcheurs dans les Caraïbes furent perpétrées sous couvert de lutte contre le trafic de drogue. Le récit répété selon lequel le président Maduro et d’autres dirigeants étaient des trafiquants de drogue constituait un argument de vente cynique qui s’est ancré dans l’esprit de tous, sauf des rares personnes ayant une connaissance approfondie de la politique étrangère américaine. Maduro était sous le coup d’une inculpation américaine depuis des années, et plusieurs présidents américains avaient mis sa tête à prix. La révolution bolivarienne, à l’instar des régimes syrien et libyen, fut méthodiquement démantelée et étouffée dans l’œuf.

Depuis le 3 janvier, le débat sur l’état de l’État vénézuélien a été vif. L’espoir de voir le projet bolivarien se poursuivre est compréhensible, mais la réalité est tout autre. Après des mois de spéculations sur sa détention, Alex Saab a été remis aux États-Unis le 16 mai 2026. Pour l’auteur de ces lignes, cet acte a mis un terme au débat. L’État était totalement corrompu . Non seulement son sacrifice et ses souffrances, déjà endurés pour la révolution bolivarienne, ont été ignorés au profit d’un recours juridique contre Maduro, mais même certains anti-impérialistes convaincus ont fermé les yeux sur un signe évident que le Venezuela n’était plus la nation qu’ils avaient si longtemps défendue.

Non seulement Saab fut renvoyé dans le bourbier de l’injustice américaine, mais sa femme fut expulsée vers son Italie natale. Tandis que l’espoir persistait et que certains défenseurs refusaient d’admettre l’évidence, les États-Unis démentirent toute illusion quant à la souveraineté du Venezuela en envoyant deux hélicoptères militaires à Caracas, officiellement pour s’entraîner aux « urgences » à l’ambassade américaine. Le commandant du Commandement Sud des États-Unis (SOUTHCOM) figurait parmi les passagers, comme pour bien montrer qui détient le pouvoir.

Mais nombreux sont ceux qui refusent encore d’y croire. Les actes les plus flagrants de contrôle américain ne mettent pas fin à leur déni. Même l’annonce par le secrétaire d’État américain Marco Rubio de l’itinéraire de voyage de la présidente par intérim Delcy Rodriguez ne les convainc pas d’affronter la dure réalité : « Nous voulons leur vendre [à l’Inde] autant d’énergie qu’ils voudront bien en acheter. Nous pensons également qu’il existe des opportunités avec le pétrole vénézuélien. D’ailleurs, il me semble que la présidente par intérim du Venezuela se rendra également en Inde la semaine prochaine. »

Elle se rendra en Inde, comme on le lui a ordonné, et s’est ainsi attiré les faveurs de Washington. C’était un secret de polichinelle que, comme Maduro et Saab, Rodriguez était elle aussi sous le coup d’une inculpation. Ce souci est désormais écarté, les procureurs fédéraux ayant reçu l’ordre de se retirer et de ne pas donner suite aux enquêtes criminelles montées de toutes pièces par les États-Unis à son encontre.

Pendant que le commandant du SOUTHCOM se pavane à Caracas à sa guise et que les compagnies aériennes reçoivent l’ordre de payer le carburant aux États-Unis et non au Venezuela, tous les revenus pétroliers vénézuéliens sont déposés sur un compte du Trésor américain . Pourtant, le déni persiste, généralement en invoquant l’existence continue des communes comme preuve qu’il subsiste encore une lueur de souveraineté au Venezuela.

Les communes ne confèrent aucun pouvoir d’État. En l’absence de révolution bolivarienne, leur lien avec l’État est purement formel. Leur existence n’empêche pas Washington de détourner les revenus pétroliers. Que Delcy Rodriguez visite une commune n’a aucune importance si elle agit également sur ordre de Washington. En réalité, donner l’illusion d’un pouvoir communautaire inexistant est l’un des moyens utilisés par Washington dans sa politique du double visage : feindre la souveraineté tout en démontrant qu’il n’est plus un État indépendant.

Le changement de régime opéré par les États-Unis au Venezuela s’inscrit dans une stratégie plus vaste visant à contrôler l’approvisionnement mondial en pétrole . La mainmise sur le pétrole vénézuélien a privé la Chine d’une source d’approvisionnement et a permis aux États-Unis de contrôler l’une des plus importantes réserves mondiales. Les communes ne feront pas obstacle à la domination américaine sur les approvisionnements énergétiques à l’échelle mondiale.

Le rôle de l’anti-impérialiste est de dire la vérité sur le Venezuela et de condamner l’agression américaine qui dure depuis des décennies et qui prive ce pays de nourriture, de médicaments et de la possibilité de tirer profit de ses propres ressources pétrolières. Nous devons condamner cette nouvelle stratégie d’annexion du Groenland, de l’Iran et du Venezuela, visant à servir les intérêts stratégiques américains. Prétendre que les communes peuvent contrecarrer ce plan témoigne d’une profonde incompréhension des rouages ​​de la politique des grandes puissances.

Elías Jaua , ancien ministre et vice-président vénézuélien du gouvernement d’Hugo Chávez, adresse une directive très claire aux anti-impérialistes sur la manière dont nous devons réagir face à la situation actuelle.

« Quatre mois plus tard, le gouvernement vénézuélien et toutes les forces politiques doivent dénoncer clairement auprès de la communauté internationale la coercition dont nous sommes victimes. Il est impératif, d’une part, de formuler une dénonciation publique, et d’autre part, de la faire consigner formellement devant des instances internationales telles que la Commission internationale des droits de l’homme. Les événements de janvier constituent des crimes de guerre, un fait confirmé par les rapporteurs des Nations Unies. Il convient ensuite de déposer une plainte auprès de la Cour internationale de Justice afin que l’État vénézuélien reprenne le contrôle des recettes nationales. Enfin, il est essentiel de s’adresser à la communauté internationale, et surtout aux peuples du monde, pour qu’ils sachent qu’une nation refuse d’être placée sous tutelle et soumise à de telles conditions, et ainsi renforcer la solidarité internationale. Une position politique intérieure doit également être définie, car cette tentative de dissimuler la gravité de la coercition subie par le pays anesthésie la conscience populaire, mine le moral patriotique, ce qui est contraire aux attentes envers les dirigeants – non seulement du gouvernement, mais de l’ensemble de la classe politique nationale. »

Jaua expose clairement notre mission. Aussi douloureux que soit de reconnaître le crime américain, il est vital de le dénoncer et de ne pas fermer les yeux en faisant comme si les communes empêchaient le SOUTHCOM d’atterrir en plein cœur de Caracas. D’autres luttes politiques nous attendent tous, et il est impossible et nécessaire de les éviter. Mais à ce stade, la vérité est tout aussi incontournable. Le changement de régime a eu lieu le 3 janvier, et ceux qui ont été solidaires du Venezuela doivent dénoncer ce crime et le condamner avec toute la vigueur à laquelle se sont opposées pendant des années les mesures coercitives et les instrumentalisations du droit.

Les peuples du monde sont en grand danger à cause des actions des États-Unis, et ce danger doit être constamment dénoncé. On ne saurait y parvenir en se berçant d’illusions, ce qui, bien que compréhensible, constitue une grave erreur. Les États-Unis ont mis à exécution un complot longtemps mûri contre le Venezuela le 3 janvier 2026. Reconnaître cette réalisation est essentiel pour mettre fin à cette agression.

https://popularresistance.org/denial-is-not-a-river-in-egypt-or-in-venezuela/

07/06/2026 16:55 par Assimbonanga

Avant son enlèvement, le président Maduro lui-même se sentait intouchable. Son optimisme confinait à l’euphorie (dieu aidant !). Toutefois, juste après les bombardements massifs et coordonnés d’un ennemi surarmé, j’avais écouté une brave dame membre des milices populaires se rendant brutalement compte du dérisoire de ses moyens : les miliciens ne possèdent même pas un gilet pare-balles. Or, le sondage de l’entreprise privée Hinterlace date d’octobre 2025. Entre-temps, les Venezueliens ont pu prendre conscience de la limite de leurs moyens.
C’est bien joli de vouloir jouer les Tartarin de Tarascon, encore faut-il tenir à la vie, malgré tout. Avant de se jeter dans la gueule du loup, il conviendrait de préparer une tactique, une stratégie, une organisation plus intelligente que de seulement donner sa vie pour la patrie. Il faut dépasser le stade de la sidération, ne pas réagir pour réagir.
Visiblement, personne ne sait ce qui s’est passé mais beaucoup accusent, sans savoir davantage. Ça va vite.
nous supposons que l’agresseur aspire à un pouvoir discrétionnaire absolument totalitaire qui implique la disparition de la souveraineté du Venezuela et la mainmise inconditionnelle de ses ressources : ben oui ! Qu’il aspire donc !
Notez ce détail : l’échec de la réunion du 9 janvier 2026 entre le président des États-Unis et quelque 17 compagnies pétrolières de ce pays, pour se partager le butin énergétique du Venezuela. Pas un seul n’a avancé un seul dollar d’investissement. Ils considéraient le pays “non investissable" , non investissable, faute de sécurité juridique, car extraire la première goutte de pétrole nécessiterait un investissement d’un milliard de dollars et une durée de dix ans, car une partie de la richesse est déjà compromise. Le Venezuela est sous développé industriellement par la volonté des USA ! C’est la réalité tangible. Celle à laquelle se heurte aussi ce butor de Trump. Ça ne se passe pas non plus comme il le voudrait.
Je n’entends personne s’indigner que Trump se soit permis de bombarder un gouvernement tout entier en Iran en anéantissant d’un seul coup le palais et 50 dirigeants (et la famille et le personnel de service). Je n’entends personne avec le courage d’exprimer sa solidarité pour Maduro et Florès et pourtant tous ces muets exigent que la population du Venezuela s’apprête au sacrifice suprême en révolutionnaire bon teint. Tout cela est fort condescendant. Il ne faudrait pas que des gens mal intentionnés veuillent envoyer le brave peuple bolivarien se faire dégommer pour se débarrasser de ce ferment révolutionnaire...

07/06/2026 17:43 par Enrique

Felicitaciones !. Por fin publican la opinión de un reconocido y apreciado intelectual venezolano. Y no es el único

07/06/2026 18:23 par jacques-françois bonaldi

Pour Cuba, un simple et triste constat : pas un seul représentant du gouvernement vénézuélien n’a assisté à cette cérémonie !!! Et les organisateurs et promoteurs, dont l’article ne dit pas qui ils sont, ont pourtant poussé l’art de la diplomatie et de la solidarité jusqu’à afficher sur le mausolée qui porte les photos des 32 Cubains une déclaration de Dercy Rodríguez de mars 2026 : « « Rappelons aujourd’hui les mots de notre Libertador et Père de la patrie Simón Bolívar : "La liberté est le seul objectif digne du sacrifice de la vie des hommes". » Symptomatiquement, le site de TeleSur n’en dit mot. Sans commentaires… Quand on préfère la paix (des cimetières) à tout prix à l’indépendance, on en arrive là... (Soit dit en passant, ce texte de l’intellectuel vénézuélien date de plus d’un mois.)
(Traduction automatique Office Word.)

Jacques-François Bonaldi (La Havane), 7 juin 2026.

Mausolée inauguré à Caracas en mémoire des 32 combattants cubains tués le 3 janvier
7 juin 2026 |

La mémoire des 32 combattants cubains tombés en service, lors des événements du 3 janvier au Venezuela, fut perpétuée par l’inauguration d’un mausolée en hommage aux héros au Cimetière général du Sud de Caracas.
Sous une fine bruine, les membres des missions de collaboration et les diplomates, accompagnés de leurs enfants, ont rendu hommage aux 32 combattants des Forces armées révolutionnaires (FAR) et du ministère de l’Intérieur, qui ont donné leur vie pour défendre « cette terre sœur ».

Dans le cadre de l’hommage, l’ambassadeur de La Havane dans cette capitale, Jorge Mayo, et le major-général Raúl Omar Acosta, déposèrent une couronne avec les drapeaux de Cuba et du Venezuela, au nom de la Mission d’État.

L’attaché militaire de l’ambassade de Cuba à Caracas, le colonel Marcos Hernández, a évoqué les liens de grandes figures de l’histoire des deux pays, Simón Bolívar, José Martí, Narciso López, Cecilio Acosta et le Maceo, qui ont forgé une patrie et uni Cubains et Vénézuéliens « au-delà de la proximité géographique ».

Hernández se souvenait que le 3 janvier, l’impérialisme américain mena l’attaque criminelle et rusée contre le Venezuela, protégé par la supériorité technologique et numérique, le facteur surprise et une puissance de feu écrasante.

Le marbre de ce mausolée porte leurs noms, mais c’est le cœur de Cuba et du Venezuela, où ils vivront éternellement par leur exemple.

Cette action, a-t-il dénoncé, était un signe du « mépris le plus absolu du droit international », au cours duquel le président constitutionnel Nicolás Maduro et la première combattante, la députée Cilia Flores, emprisonnés depuis cinq mois dans une prison de New York, ont été enlevés.

En ce sens, il loua la résistance résolue des combattants cubains et vénézuéliens, dont le sang « ont arrosé le chemin sacré de l’indépendance » initié par les héros.

Il voulait dire que ses exemples impérissables de loyauté envers la patrie, envers l’unité des peuples d’Amérique latine et la fidélité aux principes les plus nobles de l’homme, guident aujourd’hui ceux qui ont choisi la voie de la dévotion au Parti communiste de Cuba, à Fidel, à Raúl et à l’héritage internationaliste de la Révolution.

Le haut responsable des FAR a déclaré que, face au siège économique, financier et énergétique de l’impérialisme pour tenter de noyer l’île, l’exemple des héros « marque l’engagement à affronter les défis et dangers actuels » et la décision de défendre la souveraineté de la patrie « quelle que soit l’ampleur de la menace ».
En vidéo, plus de détails sur la cérémonie d’ouverture

(Avec des informations de Canal Caribe et Prensa Latina)

http://www.cubadebate.cu/noticias/2026/06/07/inauguran-en-caracas-mausoleo-en-memoria-de-los-32-combatientes-cubanos-caidos-el-3-de-enero/

07/06/2026 23:36 par act

Pour Cuba, un simple et triste constat : pas un seul représentant du gouvernement vénézuélien n’a assisté à cette cérémonie !

êtes-vous absolument certain de cela ?
ce serait extrêmement grave, regrettable, inexcusable et hautement révélateur quant à la situation.

08/06/2026 11:56 par Fayçal

Avant son enlèvement, le président Maduro lui-même se sentait intouchable.

Ah ? Comment le savez-vous ? C’est le telephone sonne de france enterre qui vous l’a dit ? ou votre marc de café ? ou disposez-vous d’une source quelconque corroborant vos assurances ? en ce dernier cas merci de nous en faire profiter

08/06/2026 21:38 par jacques-françois bonaldi

La dépêche de Prensa Latina reprise par CubaDebate (deux sources absolument sérieuses) ne mentionne à aucun moment la présence d’une autorité vénézuélienne. Tout s’est fait dans le cadre de l’ambassade cubaine qui, bien entendu, a dû forcément recevoir l’autorisation d’une quelconque entité vénézuélienne pour construire un mausolée dans ce cimetière. Les présents étaient des diplomates cubains, et sans doute des amis vénézuéliens. Pas de trace d’envoyés du gouvernement vénézuélien. (Cf. les liens)

08/06/2026 23:39 par Vania

Il ne faut pas exagérer ! act, l’événement est le suivant : la république bolivarienne du Venezuela a construit à Caracas un mausolée en hommage des soldats cubains morts au Venezuela. L’information sur radio ciudad del mar dit "inauguration du mausolée, symbole de la reconnaissance du peuple frère Bolivarien à ceux courageux hommes qui ont donné leur vie pour assurer la défense du Venezuela"
Info :https://www.rcm.cu/2026/06/07/caracas-combatienescubanos-homenaje/
Je ne comprends pas pourquoi depuis la tragédie du 3 janvier, il y a des commentateurs, qui cherchent par tous les moyens à prouver qu’il y a des traitres. C’est la même tactique de l’opposition du Venezuela !On dirait que pour eux un vrai chaviste révolutionnaire est un chaviste mort. Tout cela provoque la division, l’éclatement du mouvement chaviste (comme le souhaite Trompe et N. Rubio) Il faut s’acharner contre le kidnappeurs/ravisseurs , pas contre la famille du séquestré !
Voici la preuve : (site christian rodrigues ou T. Deronne spamé)
L’amitié entre ces deux peuples frères perdurera toujours
Bateau école Simon Bolivar à Santiago de Cuba (site telesur spamé)
P.S. Aux administrateurs : Pouvez-vous m’expliquer pourquoi le sites de telesur ,de Christian Rodriguez et deT. Deronne (sur X)sont considérés des spams ??Est-ce bad brother ?? Merci d’avance

08/06/2026 23:46 par Vania

J’essaye à nouveau de rajouter l’information sur le bateau école Simon Bolivar à Santiago de Cuba . L’amitié entre ces deux peuples perdurera toujours !!
https://www.telesurtv.net/buque-escuela-simon-bolivar-culmina-visita-cuba/

09/06/2026 08:34 par jacques-françois bonaldi

Le lien que cite Vania renvoie tout simplement à cette dépêche de Prensa Latina que j’ai postée moi-même et dans laquelle à aucun moment, il n’est fait mention de la présence d’un quelconque fonctionnaire vénézuélien. Ne sont mentionnés que des diplomates de l’ambassade cubaine.

Je ne cherche pas à dénigrer pour dénigrer : je me contente de faits que personne ne peut, hélas, démentir. Cette absence de fonctionnaires est d’autant plus significative que TeleSur, porte-parole du gouvernement, ne parle nulle part de cette cérémonie.

Je préférerais infiniment que la situation n’ait pas changé entre les gouvernements vénézuélien et cubain, mais je ne peux nier l’évidence d’un grand malaise, voire d’une grande froideur, entre eux, au point que les médias cubains ne disent quasiment plus rien de la situation vénézuélienne, comme s’ils ne savaient comment manipuler cette "papa caliente". Il faut vivre à Cuba pour saisir le hiatus que les évènements (ou "non-évènements") du 3 janvier a provoqué dans la population cubaine vis-à-vis de la révolution bolivarienne sœur.

Et ce n’est pas la visite (programmée logiquement depuis bien des mois) du voilier-école vénézuélien à Santiago de Cuba (mais pas à La Havane) qui changera quelque chose à cette réalité qui saute aux yeux. Les Cubains n’ont plus les yeux de Chimène pour la révolution bolivarienne parce que le refus de se battre, ou même de résister, est pour eux synonyme de trahison, et c’est comme ça qu’ils continuent de la vivre.

Et puis, ils savent compter : 7 envois d’aide humanitaire en provenance du Mexique, et un seul, si j’ai bonne mémoire, en provenance de Caracas.

Bien mieux : où et quand la présidence vénézuélienne, ce qui ne serait tout de même pas la mer à boire, a-t-elle condamné les deux derniers décrets exécutifs de Trump qui ne cessent d’asphyxier toujours plus la Révolution cubaine, alors que ceux-ci auraient donné lieu, jadis, à des déclarations ou communiqués officiels ?

Les faits sont les faits, et rien ne sert de les voiler ou de se voiler la face...

09/06/2026 12:13 par act

J.F.Bonaldi, qui vit à Cuba, signalait qu’aucun officiel du gouvernement vénézuélien n’aurait assisté à l’hommage, ma question et ma remarque étaient dès lors pertinentes et légitimes.
Malgré mes recherches je ne peux confirmer ou infirmer cette information, idem concernant le mausolée : aucune source ne permet de confirmer que ce soit Caracas qui l’ait fait construire.
Vania, comme je l’ai écris dans un autre commentaire plus haut, je partage votre agacement à lire certains vouloir expliquer aux Vénézuéliens comment ils devraient se sacrifier pour la cause, alors qu’ils se tiennent bien sages en Europe. Cela écrit, certains de vos commentaires qui refusent, avec obstination, de constater un repositionnement indéniable du "gouvernement provisoire" du Venezuela me semblent aussi contre-productifs. BàV.

09/06/2026 12:26 par lou lou la pétroleuse

Ce ne sont pas les lecteurs français, dont un certain nombre n’a jamais eu l’occasion de mettre les pieds en Amérique latine, qui vont pouvoir trancher le débat entre JF Bonaldi et Vania. Quel que soit notre sentiment de solidarité, nous ne pouvons même pas, pour la plupart d’entre nous, rêver de prendre les armes et d’aller nous battre aux côtés des Cubains ou des Vénézuélien. Mieux vaudrait élever le débat et l’élargir un peu, afin qu’il reste intéressant pour tous.

09/06/2026 20:58 par lou lou la pétroleuse

il est assez "piquant" de lire tant de commentateurs expliquer au Vénézuéliens (et à d’autres) comment il devraient se sacrifier pour la cause, tandis qu’en France (et ailleurs en occident) ils ne sont ni sur les barricades, ni dans les tranchées, ni dans le maquis (ni même occupé à mobiliser) mais devant leurs écrans...

Il est vraiment dommage que les lecteurs du GS se dispensent de lire le seul article d’analyse qui pose la question de la solidarité entre les peuples et de la nécessaire évolution des méthodes de lutte qui permettront aux peuples résistants de s’opposer aux politiques de domination et d’imposer leur souveraineté.
C’est la question essentielle que tente d’aborder Ignacio Ramonet :
"la question essentielle aujourd’hui est celle du respect du droit international, de la souveraineté des peuples et du refus des politiques de domination." source : https://www.legrandsoir.info/l-axe-de-la-resistance-contre-la-tyrannie-des-algorithmes.html

09/06/2026 22:53 par jacques-françois bonaldi

Je n’engage aucun débat avec Vania. Je donne simplement des faits à lire. Que chacun en déduise ses propres conclusions. J’ai personnellement donné mes vues sur LGS dans un long article, que je concluais en espérant que le peuple vénézuélien pourrait conserver à travers les "communes" l’autonomie de choix et de décision qu’il a visiblement perdue au niveau de la politique extérieure de son gouvernement. Rien dans le cours des évènements postérieurs ne m’incite à en modifier les prémisses. Bien au contraire... Je parle depuis Cuba, pas depuis Sirius.

10/06/2026 10:41 par Assimbonanga

(Je reposte le même com qui a été rejeté en première instance, en le remaniant et augmentant.)

Cette page est extrêmement troublante, que ce soit l’article original ou les articles envoyés par les lecteurs. J’ai donc plutôt envie de marquer le pas et d’attendre la suite des événements qui démontreront, ou pas, une trahison de la part de Delcy Rodriguez. On sent depuis le début que Jacques-François Bonaldi est remonté contre le gouvernement vénézuélien. Il préconise une réponse militaire instantanée aux intrusions trumpiennes. Nous d’ici, pauvre petits Frenchy bien domestiqués, nous ne parvenons pas à imaginer ce que ça pourrait être comme réplique armée... Aurait-il fallu déployer des batteries de missiles sur les commandos du 3 janvier ? Le Venezuela en est-il équipé ?
D’un autre côté, je crois que les Cubains, ça leur pend au nez et qu’on verra bien comment ils parviendront à bouter le Yankee hors de l’île... Surtout si le Yankee se manifeste à base de bombes. Peut-être les Cubains réussiront-ils, comme Raul Castro en son temps, à abattre les aéronefs ennemis... Mais c’est sans doute pas pour rien que Trump menace Raul Castro au sujet de cette page d’Histoire : pour ordonner de pas réitérer un tel exploit !

Pour répondre à une question qui m’a été posée un peu plus haut, c’est dans cet article d’Igniacio Ramonet que Nicolas Maduro est quasi euphorique. On le croirait presque invincible. Allez, disons "optimiste" : Nicolás Maduro : « Au peuple états-unien je dis : ici, au Venezuela, il a un peuple ami ». Interview 31 décembre 2025

Extrait vers la fin de l’entretien : "J’ai un refuge infaillible : Dieu Tout-Puissant. J’ai confié le Venezuela à notre Seigneur Jésus-Christ. Il est le Roi des rois. Le Roi de notre patrie. Je me confie à lui chaque jour. Je lui confie notre patrie. Toujours, pas seulement maintenant, toujours. Et de plus, le peuple est notre plus grand rempart, notre plus grande source d’inspiration, notre plus grande énergie. Car c’est de ce peuple que nous tenons tout ce que nous sommes."

10/06/2026 21:47 par Vania

Pour moi il est clair que les eeuu avec ses laboratoires de désinformation (cia) et l’entité sioniste d’israel très active en A.L avec le mossad + la complicité de l’occident (otan +ue) veulent convaincre les partis de gauche de la planète de la traitrise du gouvernement (E) du Venezuela (manipulations, provocations, mensonges trompiennes etc). Leur but ? provoquer la division du mouvement chaviste au Venezuela . Ils ont appliqué la même technique en Bolivie (technique réussie avec succès) : Evo et le président Arce se disputaient, un autre candidat de gauche issu du MAS mais plus jeune (Andronico Rodriguez) était candidat indépendant, Evo ne lui a pas donné son appui et a demandé le vote blanc.
Conséquence : Deux candidats de droite ont gagné le 1è tour et finalement un de deux R. Paz a gagné. Les conséquences étaient prévisibles : Paz est le président des eeuu/israel, le peuple est révolté, le gouvernement applique une réponse très violente, veut extrader Evo et est prêt à les massacrer.La situation est très grave, le peuple est vaillant mais il ne contrôle pas l’armée ni les institutions. L’ élection en Bolivie a été décrite par Miko C comme le "Harakiri al estilo boliviano ". Écoutez cette vidéo illustrée avec attention et tirer les conséquences.
https://odysee.com/@ahilesva:e/2025.08.19_Mirko-Bolivia_Odysee:2
https://www.ahilesva.info/68a489dcdc76de66498c321d
La tâche noire du fascisme étasunien/sioniste se répand en A. L : 1) Milei le psychopathe sioniste en Argentine ; 2)Kast le pinochetiste 2.0 au Chili, 3)Noboa le narco fasciste étasunien, magnat des bananes qui a fraudé les élections avec l’aide des eeuu/mossad/mafia albanesa en Équateur 4) Honduras,Asfura le président qui a été placé par Trompe avec l’aide d’Israel, élection totalement frauduleuse 5) Israel finance la sortie du narco mafieux Juan Orlando Hernandez ,( audios vérifiées =Honduras gate). 6) Financement du narco mafieux Juan Orlando Hernandez par Milei pour intervenir aux élections en Colombie et au Mexique et faire gagner le candidat de droite Trompien, appuyé Ouvertement par Trompe/Israel R.de la Espriella en Colombie. 6) Vente des votes d’Israel en Colombie 7) Tentative de déstabilisation du gouvernement du Mexique par la droite dirigé par le magnat de TV azteca Salinas Pliego. 8) la main du mossad/eeuu au Brésil avec le candidat de droite F. Bolsonaro qui avait le drapeau d’Israel lors de son dernier meeting.
La technique actuelle appliquée par l’empire est :diviser les mouvements de gauche, mentir, intimider/menacer et discréditer les dirigeants, financer les fraudes lors des élections , intervenir directement lors des élections ( personnel de l’ambassade des eeuu + espions + logiciels avec hackers )
Voilà le panorama actuel. Et Narco Rubio dit clairement contrôler l’A.L et nomme les exceptions (voir la vidéo site X de Christian Rodriguez)
Je vous invite à lire l’article de Katia Marco :"Qui se met dans la peau du Venezuela" sur venezuelainfos
https://venezuelainfos.wordpress.com/2026/06/10/qui-se-met-dans-la-peau-du-venezuela/
[..."Qu’attend de nous ce peuple qui résiste en première ligne de la construction de la Patria grande ? Du courage ! En ce moment, notre rôle, en tant que frères et sœurs, est d’unir nos voix pour la libération de Nicolás et Cília et contre les sanctions et le blocus criminel imposés par les États-Unis au Venezuela et à Cuba. Le Secrétaire d’Etat et Conseiller à la Sécurité Nationale de Trump, Marco Rubio, vient de déclarer : « une grande partie de l’Amérique latine est à présent alignée sur les États-Unis ». Parmi les exceptions, il a cité « le Nicaragua, Cuba, le Venezuela, la Colombie et le Brésil ». Pour lui, « après deux décennies de négligence, notamment face à la Chine, il est temps que les USA rétablissent leur influence ». Les cartes sont sur la table ; l’aveugle est celui qui ne veut pas voir. Le Venezuela n’est pas une menace, mais un espoir."]
Extrait de l’article :
[...."Un peuple qui nourrit en son cœur le mythe de Simón Bolívar, Hugo Chávez et Nicolás Maduro. Un peuple qui ne souhaite qu’une chose : vivre en Paix. C’est pourquoi la présidente par intérim, Delcy Rodríguez, investie de la mission conçue conjointement avec Maduro, parcourt le pays. Comme l’a rappelé la mairesse de Caracas, Carmen Meléndez, lors de notre visite à la Casa del Obrero : « La dernière proclamation de notre commandant Chávez fut : “Des temps difficiles s’annoncent.” Mais face à ces temps difficiles, “unité, unité, unité des patriotes !” » Elle a même demandé : « Qui peut se mettre dans la peau de Delcy ? »]
P.S. : J’ai des vidéos (sur X.. ) pour soutenir mes affirmations mais je crains que le site va les mettre en "spam"

11/06/2026 00:57 par jacques-françois bonaldi

« On sent depuis le début que Jacques-François Bonaldi est remonté contre le gouvernement vénézuélien. Il préconise une réponse militaire instantanée aux intrusions trumpiennes. »

Je ne suis pas "remonté", mais ATTRISTÉ - et des millions de Cubains avec moi - face à la réaction qu’ont eue les dirigeants de la Révolution bolivarienne : ne rien faire. Car tous les indices semblent converger pour démontrer que c’est Maduro lui-même (qui, trois jours avant, avait avoué confier le sort du Venezuela à Dieu !) qui a ordonné aux forces militaires de ne pas entrer en action "au cas où"...

Quant à "préconiser", ma foi, ce serait une grande prétention de ma part, et je ne m’y risque pas.

Ici, à Cuba, dont le peuple a tant apporté à la Révolution bolivarienne à ses débuts, au point qu’on pourrait presque dire que sans lui, Hugo Chávez n’aurait jamais pu mettre en route ses projets de réforme sociale (je veux parler des Missions et des Grandes Missions, à commencer par Barrio Adentro, construite autour de l’apport des dizaines de milliers de coopérants sanitaires cubains, ou de l’Operación Milagro, ou des Centre de soins intégraux, ou de la campagne d’alphabétisation, etc.), on a vécu "ce refus de se battre" et cette décision de quasiment accepter son sort pour conserver la paix, comme une trahison.

Les liens entre les deux Révolutions étaient très solides, car l’apport contraire : celui du Venezuela à la Révolution cubaine, était une évidence pour tout le monde ici. Et on a du mal à encaisser de se retrouver tout seul du jour au lendemain. Vus d’ici, les "griefs" s’expliquent aisément.

D’où, je tiens à le redire parce que c’est très symptomatique, l’embarras des autorités cubaines face au fait vénézuélienne et leur silence "gêné".

11/06/2026 05:00 par Carlos Ducasse

Oui IL y a anguille sous Roche entre Cuba et le Venezuela, car Delcy a inauguré le même monument IL y a presque deux mois, sauf que comme Mausolée aux Heros et Heroines victimes de l’invasion du 3 Janvier... De même le gouvernement venezuelien ne reporte plus les envois d’aide Humanitaire via Coviansa, mais l’Institut Simón Bolivar (Brigades Internationales), encore dépendant du Ministère des affaires Étrangères, le reporte sur ses réseaux sociaux (mais sa page officielle n’est plus actualisée depuis 2 mois)... En parlant des Brigades Internationales, je profite de l’occasion pour demander à Mr Bonaldi s’il y a actuellement a Cuba des plans de les reactiver ? Je ne parle pas des Brigades de Travail Volontaire, mais des Brigades de Solidarité Armée, comme celles qu’envoyait Fidel en Angola, au Salvador, au Nicaragua ou a Panamá, mais cette fois pour défendre Cuba en retour (je pense qu’elles pourraient être organizées depuis le Nicaragua

11/06/2026 12:07 par Palamède Singouin

Pour justifier la "perplexité" des Cubains exposée par Bonaldi vis à vis de la passivité du Venezuela à la suite de l’agression US, une hypothèse :

L’inaction du Venezuela ne constitue-t-elle pas une aubaine pour les barbares US (pour qui tout ne se passe déjà pas comme prévu en Iran) afin d’en finir définitivement, y compris militairement, avec Cuba ?

11/06/2026 17:48 par act

« L’inaction du Venezuela ne constitue-t-elle pas une aubaine pour les barbares US (pour qui tout ne se passe déjà pas comme prévu en Iran) afin d’en finir définitivement, y compris militairement, avec Cuba ? »

En précisant que j’ai beaucoup de respect pour le peuple Vénézuélien et plus encore pour le peuple Cubain, et tout autant pour ses forces armées, la réponse à la question de PS est évidement positive mais il ne s’agit pas de la question centrale.

Question qui serait plutôt : étant donné la supériorité écrasante, gigantesque, entre les forces armées vénézuélienne et celle des USA, cela avait-il du sens, était-ce humainement acceptable, de provoquer un bain de sang inimaginable, un véritable massacre de civils, en refusant de discuter avec les USA ? Dans le cas du Venezuela, cela aurait représenté un véritable suicide militaire et social.

Notez que le gouvernement cubain a lui aussi entamé des « discussions » avec les USA, dans un autre contexte certes : le président cubain n’a pas été enlevé et le déploiement de troupes US à proximité n’a pas (encore) la même ampleur. Mais il est clair que le gouvernement cubain ne refuse pas les discussions et son but est évident : il s’agit aussi de tenter d’éviter un bain de sang.

Résister pour résister ? Alors que le déséquilibre des forces en présence est plus que défavorable, qu’il revient à sacrifier la population civile et les structures vitales du pays ?
Que les autorités résistent, armes à la main, ce serait tout à leur honneur, cela aurait une valeur politique indéniable mais totalement nulle au niveau militaire. Je crains qu’il en aille de même pour l’armée cubaine, héroïque mais totalement déclassée et en infériorité abyssale à tous le niveaux.

Le peuple en arme, les MTT et les CDR ? Il est certain qu’un partie de la population répondrait présente mais ce serait loin, très loin, d’être la majorité. Surtout parmi les jeunes.
A l’heure des satellites haute résolution et de starlink, le type de guérilla qui à mené à la victoire de la Révolution cubaine n’est tout simplement plus possible et certainement pas à une telle proximité des USA eux-mêmes.

Si résistance il peut et doit y avoir, ce serait et sera plutôt une résistance passive et collective. Si elle peut être armée, elle sera plutôt du type « lutte clandestine », des réseaux de résistance similaires à ceux qu’à connu l’Europe de l’Ouest durant la seconde guerre mondiale. Toute autre forme de confrontation armée sera balayée sans pitié et surtout : sans effet concret à l’avantage des Cubains (ou des Vénézuéliens).

Ceux qui affirment le contraire, qui voudraient voir, hier les Vénézuéliens et demain les Cubains, se sacrifier pour la cause, sont inconscients et/ou bien prétentieux. Bien planqués derrière leurs écrans, qu’attendent-ils donc pour se sacrifier eux-mêmes et d’ouvrir un front armé ici en Europe (ou là où ils vivent), de frapper l’empire dans ses QG ou tout simplement : de mobiliser pour créer un nouveau rapport de force ?

12/06/2026 08:27 par Tardieu

Carlos Ducasse et Jacques-François Bonaldi ont semble-t-il bien résumé la situation au Venezuela.

Depuis au moins le 3 janvier 2026, Maduro passe ses journées à prier, il s’en remet à Dieu en guise de "résistance" à l’impérialisme américain ! On nous a dit aussi, que toutes les décisions économiques et politiques prises par Rodriguez depuis le 3 janvier 2026 avaient été approuvées antérieurement par Maduro, qui à ce jour n’a pas démenti, n’est-ce pas ?

Pourquoi voudriez-vous qu’il y ait eu trahison ? A y regarder de plus près, les choses pourraient être beaucoup plus simples, trop peut-être, vous savez ce qui se passe dans ce cas-là...

Depuis des mois, je me demandais si cette histoire d’enlèvement n’avait pas été combinée secrètement entre les Américains et Maduro, ainsi que son cercle le plus proche. Un nouvel élément en faveur de cette thèse est apparu ces derniers jours, lors de la visite de Rodriguez en Inde (où je vis). C’était dans un article signé José Antonio Egido, publié le 10 juin 2026 par Investig’Action :

- La visite officielle de la présidente à l’ambassadeur des États-Unis en Inde, Sergio Gor, ami de Trump et ancien conseiller à la Maison-Blanche. Il est sans précédent qu’un chef d’État étranger en visite en Inde se rende à l’ambassade américaine pour rencontrer, « par courtoisie », le représentant des États-Unis. Ce geste n’est pas passé inaperçu auprès des hôtes indiens de Rodríguez, qui ne doutent plus de sa soumission au régime Trump. (https://investigaction.net)

Comme d’autres lecteurs l’ont déjà souligné, trop, c’est trop, à force il faut bien s’en remettre à l’évidence, surtout si elle nous dérange, car l’honnêteté ne peut pas ou mieux, ne doit pas fonctionner à géométrie variable.

Ce qui me paraît le plus grave dans tout cela, ce sont ceux qui, présents au Venezuela ou qui étaient présentés comme des experts de ce pays, nous ont délibérément menti sur la nature du régime en place ou ont colporté des illusions sur les intentions de ses dirigeants, et pas seulement après le 3 janvier 2026, depuis 1999. Je ne les ai jamais crus, je n’entretiens aucun culte. Sur l’Iran, mon pif me dit qu’aucune analyse que j’ai lue ne correspondait vraiment à la réalité, mais ce n’est pas le sujet.

12/06/2026 10:45 par Palamède Singouin

Ceux qui affirment le contraire, qui voudraient voir, hier les Vénézuéliens et demain les Cubains, se sacrifier pour la cause, sont inconscients et/ou bien prétentieux. Bien planqués derrière leurs écrans, qu’attendent-ils donc pour se sacrifier eux-mêmes

Ce refrain est un peu pénible. Je ne sais pas si Britto Garcia et Bonaldi sont planqués derrière leur écran, mais en tout cas, ils sont sur place. et on peut légitimement partager leurs doutes sur les choix des autorités vénézuéliennes sans être taxé qui de trotskysme, qui de gauchisme, qui d’inconscience...

Quant a présenter l’apocalypse qui se serait abattu sur le Venezuela en cas de refus des diktats étasuniens comme une certitude, n’est ce pas un peu présomptueux ?

12/06/2026 15:19 par Tardieu

Qui résiste à quoi , pourquoi ou pour qui ?

Offert par l’IA de Google, car cela ne vaut même pas la peine de se casser la tête.

Les accords de Munich.

Ce que Daladier-Chamberlain ont "sauvé" : Ils sont revenus de Munich acclamés par des foules soulagées d’éviter une guerre imminente. Ils ont sauvé une paix illusoire de quelques mois pour leur génération, au prix de l’abandon de leur allié tchécoslovaque.

Ce qu’ils ont "gagné" : L’illusion de la paix. L’Allemagne nazie a pu annexer la région stratégique des Sudètes sans coup férir.

Le résultat concret : En cédant à la menace, les Occidentaux ont conforté Hitler dans sa conviction que tout lui était permis. Six mois plus tard, en mars 1939, il violait les accords en envahissant le reste de la Tchécoslovaquie, ouvrant la voie à la Seconde Guerre mondiale. Fin.

Trump (et Netanyahou) se comportent de la même manière, et les Occidentaux aussi envers les Syriens, les Libanais, les Irakiens, les Palestiniens et les Iraniens entre autres. Il y en a qui estiment normal de discuter avec de tels barbares, mieux ou pire, ils mériteraient qu’on leur fasse confiance.

Il m’est arrivé d’être menacé de mort par une douzaine de types en furie armés de machettes et de lances. Ils menaçaient de me couper en morceaux et de balancer le tout dans la mer. Ils m’ont dit (par expérience) qu’ils ne seraient pas inquiétés, pas de témoins, pas de traces, cela se passait sur la plage où je vivais (en Inde). Je me suis moqué d’eux, je les ai traités de lâches et de gonzesses, je leur ai dit que j’en tuerais plusieurs avant qu’ils aient ma peau, tiens, toi, non, toi plutôt, cela a dû provoquer un choc dans leur cervelle de moineau, et je suis toujours vivant !

Un autre cas de figure un peu plus sérieux.

Traité de Brest-Litovsk.

Le traité de Brest-Litovsk (mars 1918) est une victoire militaire à court terme pour l’Allemagne, mais une victoire stratégique sur le long terme pour les bolcheviks.

1. La victoire allemande :
La Russie perd :
- Près du quart de sa population et de ses terres cultivables.
- Une très grande majorité de sa production de charbon et de minerai de fer.
- Ses territoires occidentaux (Pologne, Ukraine, Pays baltes, Finlande).
- L’Allemagne gagne un répit vital : elle peut transférer massivement ses troupes du front de l’Est vers le front de l’Ouest pour lancer son offensive de printemps.

2. La victoire bolchevique :
- Pour Lénine, l’objectif principal était de stopper la guerre pour sauver la jeune révolution bolchevique, quitte à sacrifier de l’espace pour gagner du temps.

Pari réussi :
- Sortie de l’impasse : Les bolcheviks ont pu concentrer leurs forces sur la consolidation du pouvoir et la guerre civile.
- L’effondrement allemand : À l’automne 1918, l’Allemagne capitule face aux Alliés.
- L’annulation du traité : Dès le 13 novembre 1918, Moscou annule officiellement le traité de Brest-Litovsk.
- L’Armée rouge entreprend dès lors de reconquérir une partie des territoires perdus. Fin.

Question : Chavez-Maduro, plutôt Daladier-Chamberlain ou Lénine ? Je crains que la réponse ne plaise pas à grand monde !

Si je n’ai pas pris comme exemple le Pacte Ribbentrop-Molotov, c’était par crainte qu’on ne puisse pas départager les différents avis sur cette question, l’un et l’autre protagonistes étant infréquentables.

12/06/2026 16:43 par act

En écrivant :"Ceux qui affirment le contraire, (...) Bien planqués derrière leurs écrans, qu’attendent-ils donc pour se sacrifier eux-mêmes et d’ouvrir un front armé ici en Europe (ou là où ils vivent), de frapper l’empire dans ses QG ou tout simplement : de mobiliser pour créer un nouveau rapport de force ?"
je ne pense évidement pas à Bonaldi (qui vit à Cuba) ni à Garcia (qui vit au Venezuela) , ni à vous Palamède mais à ceux qui, ici en Europe, derrière leurs écrans, en postant un commentaire, appellent au sacrifice des habitants de ces deux merveilleux pays.

Comme je l’avais déjà signalé, je partage une impression similaire à celle de Tardieu concernant le déroulé de l’enlèvement de Maduro mais pourtant il y a bien trahison dans cette hypothèse : à minima envers Cuba et les 32 Cubains tombés en défendant Maduro...

Pour le reste, à ceux qui désirent répondre à mon post : lisez le en entier avant de répondre, je ne parle pas de "se rendre sans condition" mais d’opter pour une résistance qui permet d’éviter un massacre de civils d’entrée de jeu, une résistance réfléchie qui vise le long terme et la victoire, pas juste un "baroud d’honneur" héroïque mais final.

Car il n’est pas présomptueux de redouter "l’apocalypse qui se serait abattu sur le Venezuela en cas de refus des diktats étasuniens", juste réaliste en comparant les forces en présence. Dans certains cas le courage et la détermination révolutionnaires de suffisent pas.

13/06/2026 09:34 par Tardieu

Au départ, on veut prendre le pouvoir pour mener une politique meilleure ou plus juste conforme aux besoins sociaux du peuple et à ses aspirations démocratiques. Jusque là, tout va bien, c’est lorsqu’on est parvenu au pouvoir que les choses se gâtent généralement.

On va très vite s’apercevoir ou plutôt, on feint de percevoir qu’on ne pourra pas honorer tous les engagements qu’on avait pris, encore moins répondre à tous les besoins en attente du peuple. Dès lors, on aura le choix entre démissionner ou adopter au minimum les mesures ou réformes sociales que l’économie du pays peut supporter, tout en reportant les autres à des jours meilleurs. L’exercice consistera à concilier les intérêts des exploités et des exploiteurs, bon courage ou pure numéro d’illusionnisme la plupart du temps.

Quant au plan politique, on aura le choix entre appliquer son programme qui comportait l’abolition des institutions en place ou reporter cette mesure, afin d’éviter que la réaction ne déclenche une guerre civile, qui s’ajoutant au sabotage économique risquerait de menacer gravement le nouveau pouvoir, de sorte que la réaction conservant tous ses privilèges et ses marges de manœuvre pourra préparer son retour au pouvoir tôt ou tard, puisque dans ces conditions, jamais les besoins de la majorité aussi bien que ses aspirations démocratiques n’auront été satisfaites, sa chute sera juste une question de temps et une combinaison de circonstances.

Les bonnes ou généreuses intentions, c’est bien, la réalité, c’est autre chose, et c’est elle qui s’impose, alors la question se pose : comment concilier les deux de sorte qu’on puisse avancer résolument vers le socialisme ? La réalité est traversée de contradictions, tout va dépendre sur quel pan de ces contradictions on va s’appuyer, les exploiteurs ou le peuple exploité révolutionnaire ?

Soulever et organiser les masses en leur jetant en pâture les prédateurs du CAC40, elles en feront une bouchée. Il faut oser briser le carcan imposé par le capitalisme, sinon on est foutu d’avance, il faut tout risquer, car à ce stade on a encore rien à perdre ou tout à gagner. On adoptera la même méthode radicale en politique en liquidant les institutions de la Ve République, en s’inspirant des enseignements de La Commune de Paris et de la révolution russe de 1917.

Le peuple a soif de pouvoir et de liberté, nous lui donnerons l’occasion de pouvoir les exercer sans se brûler les ailes ou sans dérive antidémocratique ou autoritaire, nous le vaccinerons contre cette menace, tout est une question de volonté, de conviction et d’honnêteté, cela fait beaucoup de conditions qui font défaut à la plupart des hommes, c’est faux, elles sommeillent en eux, il suffit de les stimuler pour qu’elles s’expriment ou qu’ils donnent le meilleur d’eux-mêmes, on y croit ou on n’y croit pas, toute la question est là.

Et Maduro et Rodriguez dans tout cela, pensez-vous qu’ils y croient ? Je l’ignore, ils croient en Dieu, cela vous ira comme réponse ?

13/06/2026 11:57 par Palamède Singouin

Car il n’est pas présomptueux de redouter l’apocalypse [...] juste réaliste

L’apocalypse est une possibilité, mais pas une certitude. Et entre l’apocalypse et la reddition sans condition, n’y a-t-il pas un espace de manœuvre ? Reste à savoir à quelle distance de ses 2 pôles se situent les autorités vénézuéliennes.

Concernant la disproportion des forces, qu’en est-il des Houthis du Yémen qui font face depuis des années à Israël, l’Arabie Saoudite et parfois aux États-Unis ? Certes, à un coût humain que je me garderais bien de passer simplement au compte "pertes et profits" n’ayant pas personnellement un goût prononcé pour l’héroïsme, le sacrifice ou le martyr...

13/06/2026 21:42 par CAZA

Choisir le camp de la lutte Camarade ou ne pas choisir et subir le pillage de la colonisation
Et mourir quand même .
Vivre à genoux ou mourir debout .
Des collabos de Pétain assassins des résistants , aux Harkis qui ont combattus le FLN , aux Hmong alliés des américains l’histoire foisonne de la trahison des contre révolutionnaires complices des envahisseurs .
C’ est à la 23ème Mn :
Le Che dit à Jean Ziegler qui veut partir combattre avec lui de rester en Suisse car c’ est ici qu’ il doit combattre le cerveau du capitalisme .

https://www.rts.ch/play/tv/documentaires/video/jean-ziegler-loptimisme-de-la-volonte?urn=urn:rts:video:d2203651-ba77-3862-8516-b54403b764cf

14/06/2026 02:36 par Vania

Tardieu affirme :""Ce qui me paraît le plus grave dans tout cela, ce sont ceux qui, présents au Venezuela ou qui étaient présentés comme des experts de ce pays, nous ont délibérément menti sur la nature du régime en place ou ont colporté des illusions sur les intentions de ses dirigeants, et pas seulement après le 3 janvier 2026, depuis 1999. Je ne les ai jamais crus, je n’entretiens aucun culte. ""
Donc, selon Tardieu , le "rrrégime " en place au Venezuela depuis 1999 serait une imposture Tous les bénéfices reçus par la population pauvre et oubliée depuis l’arrivée du comandant H Chavez seraient des mensonges inventées ?? Les misiones : - Barrio adentro (médecins cubains qui s’occupaient Enfin de la santé des exclus) ; Mision Robinson (alphabétisation de toute la population) ; éducation gratuite et de qualité (ouverture de plusieurs universités gratuites) ; santé ; mision milagro (chirurgie gratuites ) ;système d’orchestre national pour permettre aux enfants pauvres de jouer un instrument de musique : gran mision vivienda Venezuela ( 5 millions de logements accessibles, construits par l’état) ; sous Chavez (avant le blocus des eeuu, les vols des eeuu, les 1000 mesures coercitives "sanctions" appliquées contre l’état) réussir à avoir le salaire minimum le plus élevé d’A. Latine ; la création d’un gouvernement communal "las comunas" ; 75% du budget accordé à la protection sociale + la solidarité internationale de la révolution bolivarienne comme Petrocaribe (pétrole à prix réduit pour les pays d’A.L/caraibes) + création d’organisations de solidarité/coordination (unasur, caricom, celac, alba ).
Je comprends mieux maintenant,tous ces commentaires faits par les "Vrais " Révolutionnaires occidentaux....de salon. Tout est utilisé pour critiquer. Oui, probablement (hypothèse) le président Maduro face aux bombardements, par le fait même de voir mourir 75 personnes autour de lui, écoutant le bruit des bombardements, observant le ciel orange, comprenant que le rapport de forces était si disproportionné a choisi de se laisser séquestrer.Le temps nous le dira...
Comme dit @Assim :""Je n’entends personne avec le courage d’exprimer sa solidarité pour Maduro et Florès et pourtant tous ces muets exigent que la population du Venezuela s’apprête au sacrifice suprême en révolutionnaire bon teint. Tout cela est fort condescendant."" SOLIDARITÉ est tout ce que le peuple vaillant du Venezuela bolivarien a besoin , pas de condescendance et de mépris
J’espère seulement que la "goche" occidentale est au courant de la situation actuelle en Amérique Latine :
La tâche noire du fascisme étasunien/sioniste se répand en A. L : 1) Milei le psychopathe sioniste en Argentine ; 2)Kast le pinochetiste 2.0 au Chili, 3)Noboa le narco fasciste étasunien, magnat des bananes qui a fraudé les élections avec l’aide des eeuu/mossad/mafia albanesa en Équateur 4) Honduras,Asfura le président qui a été placé par Trompe avec l’aide d’Israel, élection totalement frauduleuse 5) Israel finance la sortie du narco mafieux Juan Orlando Hernandez ,( audios vérifiées =Honduras gate). 6) Financement du narco mafieux Juan Orlando Hernandez par Milei pour intervenir aux élections en Colombie et au Mexique et faire gagner le candidat de droite Trompien, appuyé Ouvertement par Trompe/Israel R.de la Espriella en Colombie. 6) Vente des votes d’Israel en Colombie 7) Tentative de déstabilisation du gouvernement du Mexique par la droite dirigé par le magnat de TV azteca Salinas Pliego. 8) la main du mossad/eeuu au Brésil avec le candidat de droite F. Bolsonaro qui avait le drapeau d’Israel lors de son dernier meeting.
La technique actuelle appliquée par l’empire est :diviser les mouvements de gauche, mentir, provoquer, intimider/menacer et discréditer les dirigeants, financer les fraudes lors des élections , intervenir directement lors des élections ( personnel de l’ambassade des eeuu + espions + logiciels avec hackers ). Voilà le panorama actuel.

14/06/2026 08:46 par Tardieu

Face à l’exploitation et à l’oppression, la résistance, la révolution, le soulèvement armé est légitime, et on ne choisit pas les conditions dans lesquelles cette lutte se déroule. Si ces conditions sont favorables, on aura une chance de vaincre, dans le cas contraire on sera vaincu, reste à savoir comment ou si on sera amené à se battre héroïquement en demeurant digne de notre cause, dans ce cas-là cette expérience servira d’enseignements pour les combats à venir, mais si au contraire, de reniements en compromissions on aura fait preuve de lâcheté jusqu’à accepter une reddition sans condition, tous ces morts et destructions n’auront servi à rien, sinon à renforcer le camp de nos ennemis.

Nombreux sont ceux qui ont condamné le soulèvement armé palestinien du 7 octobre 2023, mais pas la majorité des Palestiniens, parce que la plupart des jeunes qui n’avaient pas d’autre avenir que passer leur vie dans le camp de concentration que les anglo-saxons avaient conçu pour eux, ont refusé un tel destin.

Quelque part, c’est toujours la même histoire, les peuples soumis en esclavage (salarial) luttent contre leurs oppresseurs pour conquérir la liberté. Il ne viendrait à l’esprit de personne de condamner une telle ambition, la seule qui devrait mériter notre attention ou qu’on devrait partager, et non celle d’obtenir un statut social privilégié ou de s’enrichir à tous prix de préférence.

Les Palestiniens n’avaient aucune chance de vaincre la coalition impérialiste occidentale, d’autant plus que tous les régimes et les peuples occidentaux demeurent solidement amarrés au capitalisme et à ses institutions. Pour autant, leur lutte héroïque aura permis de mettre en relief le vrai visage du capitalisme, barbare à souhait, et d’ouvrir les yeux des nouvelles générations qui n’avaient jamais eu l’occasion d’observer en direct quotidiennement un tel spectacle de cruauté, car étant nées ou ayant vécu jusqu’à présent relativement confortablement dans des pays en paix et prétendument démocratiques, mais qui en réalité sont des dictatures, qui à l’occasion sont prêtes à adopter le comportement du fascisme ou du nazisme, comme à recourir à la guerre contre tous les peuples sans exception, gageons ou espérons que cette expérience leur aura servi d’enseignement politique, qu’elle sapera un peu plus leur soutien au régime en place, que le prolétariat révolutionnaire renversera tôt ou tard...

Il faut miser sur le long terme quand on analyse la situation, il faut avoir le processus historique à l’esprit, et ne pas se contenter des apparences ou des résultats immédiats, sinon, sachant qu’on va de défaite en défaite, on déprime, on devient aigri, pessimiste, on déserte, on se résigne, on capitule, il n’y a rien de pire au crépuscule de la vie !

Quant au régime vénézuélien, il est comme tous les régimes dits de gauche, de type Front populaire, donc s’appuyant sur des pans du capitalisme, c’est un régime transitaire voué à disparaître et à réapparaître un peu plus tard, parce que le niveau de conscience des masses en Occident n’a pas encore atteint le niveau de maturité suffisante pour passer au socialisme, parce que tous ces régimes demeurent sous domination de l’impérialisme, qui malheureusement semble encore avoir de beaux jours devant lui.

La mondialisation du capitalisme est loin d’être achevée. Il dispose donc encore de suffisamment de réserves pour se refaire une santé lors de chaque crise. Son effondrement attendra encore un peu ou prendra encore beaucoup de temps, il y a à craindre qu’il faille en passer par là hélas, puisque manifestement, tant que les classes moyennes disposent de quoi vivre confortablement, elles n’entendent pas s’allier avec la classe ouvrière pour renverser le régime capitaliste, il n’y a aucun miracle à attendre de ce côté-là non plus...

14/06/2026 11:07 par Shansan

selon Tardieu

Il y a des gens dont l’ego pachidermique les fait se voir comme un soleil autour duquel tourne le monde mais qui agit au bout du compte tel le lampadaire du coin de la rue qui les empêche de voir le ciel étoilé.

Ce qui me paraît le plus grave dans tout cela, ce sont ceux qui, présents au Venezuela ou qui étaient présentés comme des experts de ce pays, nous ont délibérément menti sur la nature du régime en place

De qui s’agit-il ? De Maurice Lemoine ? De Thierry Deronne ? De Romain Migus ?

Ce que l’on a ici, c’est le travail colossal d’informations fourni inlassablement par des journalistes connaissant l’Amérique Latine comme leur poche et les peuples qui la composent comme leur propre famille mis en regard de l’intuition pifométrique d’un individu vivant de l’autre côté de la terre au fin fond du continent indien, dont il ne nous parle jamais sauf pour nous raconter ses anecdotes de plage viriles.

Moi qui ai pas mal roulé ma bosse à droite à gauche, j’ai observé chez des petits blancs qui ne sortiraient pas du lot moyen de la populace moyenne en France mais qui après des années passées dans des pays de ce qu’on appelait avant le Tiers-Monde, à être perçus par les populations locales moins instruites comme des puits de science et de sagesse une tendance assez fréquente à se croire au-dessus du commun des mortels. Certains en ont même fait des films.

14/06/2026 13:22 par Tardieu

Pour répondre à Vania.

Si à propos de l’Etat vénézuélien j’ai employé l’expression "régime", c’était sans qu’elle aie une valeur péjorative, en me moquant de la signification idéologique qu’y donnent certains à raison ou à tort, car je pars du principe que pour m’exprimer, je n’ai pas besoin de demander la permission à quelqu’un ou à recourir automatiquement à une terminologie politique particulière ou à me conformer à un dogme ou à un exercice académique, ce qui me répugne et m’est tout aussi étranger. Je m’exprime comme je pense en toute indépendance, sans avoir besoin de m’excuser, même si cet exercice devient rarissime.

Mentir par omission, c’est toujours mentir, désolé.

La réaction n’a jamais digéré l’arrivée au pouvoir, l’élection de Chavez, puis celle de Maduro au Venezuela. Dès qu’un président d’un Etat entreprend des réformes sociales ou des nationalisations, l’impérialisme lui tombe dessus à bras raccourcis et veut sa peau, cela ne date pas d’hier, ma réaction ne concernait pas ce point précis. Quant au reste, il gèrera le pays sans remettre en cause le capitalisme et ses institutions qu’il réformera à la marge tout au plus, soit, on est tout près à admettre qu’il ne soit pas possible de faire davantage, contrairement à ce que pensent des abrutis de l’extrême gauche dégénérée, je suis entièrement d’accord avec vous, mais de là à en faire des tonnes et les présenter comme socialistes ou marxistes, il ne faut tout de même pas abuser, surtout qu’on ne nous dit pas tout ce qui se passe réellement au Venezuela.

On va le découvrir au compte-gouttes à l’occasion d’une crise, et c’est cela qui est très désagréable, car on s’aperçoit qu’on nous a délibérément tenu un discours tronqué ou frauduleux, comme si on n’était pas capable de comprendre ce qu’on nous explique. Pire, quand on pose des questions à un de ces "experts" ou on lui demande des précisions, systématiquement il ne nous répond pas ; dans la rubrique commentaire de YouTube suite à une vidéo, le mien a carrément été censuré, alors qu’il était très court et anodin. J’ai essayé d’en savoir davantage auprès d’une troisième source présente à Caracas, elle m’a envoyé balader, car formuler le moindre doute sur la probité de Rodriguez et son gouvernement, et vous voilà catalogué parmi leurs ennemis, ils pratiquent le culte de la personnalité, je ne donnerai pas de noms.

Au lieu de nous informer, ils font dans la propagande idéologique (culte du chavisme) ou la désinformation, du coup ils perdent toute crédibilité, désolé. Je me demande si on saura un jour ce qui s’est réellement passé le 3 janvier 2026 à Caracas.

14/06/2026 18:35 par Assimbonanga

La réalité vénézuélienne née de l’enlèvement du Président Maduro et de la députée Cilia Flores, après un combat inégal qui a fait plus de cent victimes, se refuse à toute interprétation hâtive ou moralisatrice. Il s’agit d’un scénario ouvert de survie étatique où le pouvoir, la coercition et l’adaptation pragmatique redéfinissent les règles du jeu.

La structure du pouvoir chaviste demeure quasiment intacte, tant au niveau de sa direction et de ses postes clés que de sa cohésion institutionnelle. Il exerce le pouvoir formel, concentre le poids économique le plus important du pays et constitue un pilier de l’organisation sociale. Celle-ci continue de croître avec la multiplication d’autogouvernements populaires dans l’ensemble du pays. Le chavisme gouverne le Venezuela sur les plans matériel et existentiel.

Certes, il est confronté à une asymétrie de pression financière directe : l’octroi de licences conditionne les flux de revenus, ce qui constitue une violation manifeste et temporaire de sa souveraineté économique. Malgré cela, il surmonte cette situation en négociant des licences plus souples et en exigeant ouvertement, depuis le gouvernement et à travers des mobilisations populaires, la levée des sanctions comme garantie de son autonomie financière. Le gouvernement est convaincu que, par une gestion pragmatique, il peut assurer la survie physique de la République, repousser toute agression directe, maintenir le contrôle de l’État, promouvoir la cohésion nationale, préserver la paix intérieure et éviter un effondrement définitif. Ces conditions sont, en définitive, la protection de la population et la reconstruction de ses droits vitaux.

Cette approche ouvre de nouvelles perspectives : la production pétrolière et les recettes qui en découlent sont en hausse ; l’économie montre des signes de reprise plus vigoureuse, la croissance reste depuis quatre ans la plus forte de tout le continent (CEPAL/ONU) ; de nouveaux investissements affluent et la position internationale du Venezuela devrait s’améliorer. Le gouvernement octroie des concessions pétrolières ciblées qui constituent des incitations et des points de convergence avec Washington. Des secteurs tels que les mines, l’aviation commerciale, les services financiers et l’industrie légère regagnent en importance ou retrouvent leurs niveaux d’avant 2017. Et en 2026, pour la première fois, l’économie non-pétrolière est devenue le principal moteur de la croissance au Venezuela, représentant plus de 65 % du PIB.

Le gouvernement progresse également sur les mesures en suspens, reportées ces dernières années en raison de l’incertitude ou de choix stratégiques, comme le processus complexe de réforme du système judiciaire et certaines décisions économiques.

Caracas ne se contente pas d’exiger la levée des sanctions. Elle autorise l’implantation d’entreprises étrangères, notamment états-uniennes et européennes car, une fois établies, elles contribuent activement à l’amélioration du climat des affaires, malgré les contraintes liées aux licences. Le chavisme sait que le lobbying économique influence de nombreuses décisions à Washington. Les jugements fréquents, hâtifs, sur « le-Venezuela-bradé-aux-multinationales-capitalistes-par-Delcy-Rodriguez » se basent sur une amnésie voire une idéalisation de l’histoire de la Révolution bolivarienne. Les présidents Chavez et Maduro ont toujours signé des accords du type « association stratégique », dans tous les domaines, avec des multinationales du monde entier, et notamment des Etats-Unis. Ce sont ces derniers qui se sont auto-exclus en déclenchant le blocus destiné à faire tomber le gouvernement bolivarien. Aujourd’hui, la souveraineté sur les gisements de pétrole, de gaz ou de minerai reste vénézuélienne. Les accords visent à rétablir les infrastructures abîmées par des années de blocus et à accroître la production. Pour les États-Unis, il s’agit de se repositionner par l’investissement, et de regagner le terrain perdu suite aux mesures coercitives qu’ils ont imposées au pays. Mais pour éviter l’échec et garantir des investissements substantiels et durables, il leur est nécessaire de démanteler progressivement le système de sanctions. Les dirigeants vénézuéliens sont parfaitement conscients de cette dynamique à la Maison Blanche.

Une partie de la stratégie bolivarienne vise à recouvrer une pleine autonomie sur l’acheminement des ressources pétrolières. Les fonds détenus sur des comptes états-uniens, soumis au pouvoir discrétionnaire des États-Unis, représentent un enjeu politique majeur. Ce mécanisme de contrôle, bien qu’auditable – et de fait audité par une entreprise mandatée par le Venezuela –, est intenable à moyen terme : il expose les dirigeants états-uniens à des conséquences politiques internes en cas d’irrégularités, et la dynamique du secteur des hydrocarbures exige des rentrées de trésorerie régulières pour couvrir les frais d’exploitation et assurer le développement des activités. Caracas en est consciente et gère la situation avec une patience stratégique.

Des phrases comme « gagner du temps », « préserver la République » ou « résister », scandées par le chavisme, ont un point commun : la survie. Celle-ci prend un sens concret au sein de l’État-nation en tant qu’entité socioculturelle, dans son intégrité territoriale et au sein de sa population.

Le sort du président Maduro, détenu et jugé, demeure flou. Bien que le gouvernement vénézuélien soit parvenu à convaincre Washington de l’autoriser à financer sa défense avec une équipe d’avocats de premier plan aux États-Unis, l’issue judiciaire et politique reste incertaine et ne semble pas près de se résoudre. La capacité du chavisme à appréhender un contexte intérieur, inédit et complexe est mise à l’épreuve. Au Venezuela, les événements se déroulent plus vite que les cadres d’analyse disponibles. Par conséquent, toute conclusion prématurée sera incomplète et sujette à erreur.

L’avenir est incertain. Le jeu est fait de paris, d’incitations, de risques et de coûts indéniables. Le gouvernement vénézuélien en est conscient et continue de percevoir, au sein des centres de pouvoir de Washington, des facteurs qui menacent sa continuité et aspirent à le remplacer. Rien n’a changé à ce sujet.

L’équilibre actuel, fonctionnel mais fragile, n’est pas permanent. L’architecture qui soutient le statu quo sera modifiée en fonction des aspirations, des erreurs et des réajustements de chaque camp. Elle est exposée à des chocs et à de nouveaux facteurs de complexité. À terme, Washington tentera peut-être une nouvelle agression, ou d’imposer un calendrier électoral et de trouver une solution institutionnelle au chavisme, mais le chemin pour y parvenir est lui aussi incertain. La situation actuelle est un jeu ouvert, où chaque acteur déploie son poids, son pouvoir et sa capacité à gérer la réalité.

Source (e.a) : https://misionverdad.com/venezuela/como-entender-la-realidad-politica-de-venezuela-luego-del-3-de-enero.

15/06/2026 10:39 par Tardieu

On vient d’apprendre que le chef de la célèbre organisation criminelle Tren de Aragua, Hector Rusthenford Guerrero Flores, dit Niño Guerrero, alias l’« enfant guerrier », venait d’être liquidé lors d’une opération conjointe avec les Etats-Unis dans le sud du Venezuela, 20 Minutes avec AFP nous dit que cette annonce a été faite ont vendredi par les deux pays. Les journalistes ont précisé, que l’info avait été rendue publique par Donald Trump puis confirmée par le gouvernement vénézuélien. (Source : Venezuela : « L’enfant guerrier », chef du célèbre gang Tren de Aragua, abattu par une frappe américaine - 20 Minutes avec AFP 13 juin 2026)

Décidément, on se demande qui gouverne ce pays, non ? Ne posez pas ce genre de question impertinente à des gens qui n’ont que sa souveraineté à la bouche, ils vont s’étrangler et avoir aussi envie de vous étrangler !

Je me suis peut-être mal exprimé, je vais essayer de préciser ma pensée.

J’avais en tête le débat sur les syndicats entre décembre 1920 et le Xème Congrès de mars 1921, qui a un moment donné avait donné lieu à une polémique entre Lénine et Trotsky ainsi que "l’opposition ouvrière" sur la nature de l’Etat, au cours duquel Lénine avait recouru à une formule théorique qu’il avait déjà esquissée dans L’État et la Révolution (1917) : tant que le droit bourgeois subsiste pour répartir les produits, l’État reste, dans sa structure et ses méthodes, un « État bourgeois sans bourgeoisie ».

Avec l’aide de l’IA de Google pour gagner du temps.

Pour Lénine, qualifier l’État d’ouvrier était une abstraction théorique qui masquait la dure réalité de la Russie de 1921.

La survie de l’ancienne bureaucratie : Les bolcheviks avaient dû réemployer des dizaines de milliers d’anciens fonctionnaires et d’ingénieurs tsaristes pour faire tourner l’administration, faute d’ouvriers formés. Lénine disait que l’appareil d’État était juste « repeint en rouge », mais restait foncièrement tsariste et bourgeois au fond.

La déformation bureaucratique : L’État s’était détaché de la base ouvrière à cause des ravages de la guerre civile.

L’utilité des syndicats : En concluant que l’État conservait cette nature bourgeoise et bureaucratique, Lénine a imposé l’idée que les ouvriers devaient garder leurs syndicats indépendants pour se défendre... contre leur propre État.

L’IA terminait ainsi : Votre souvenir était donc très précis : entre 1918 et 1922, Lénine a utilisé le concept d’« État bourgeois sans bourgeoisie » pour doucher l’idéalisme de ceux qui pensaient que l’appareil d’État était devenu magiquement prolétarien après la révolution. Fin.

Lénine ne tolérait pas qu’on puisse lui imputer la moindre illusion sur la situation économique et sociale, car elle aurait été néfaste ou nuisible pour comprendre les immenses tâches qui attendaient encore les militants du parti bolchevik et la classe ouvrière, pour les mobiliser... Il faisait une distinction entre le discours politique de type propagandiste, et une analyse de la situation qui ne devait receler aucune altération ou déformation, parce qu’en dernière analyse c’était elle qui déterminerait comment le cours des choses évoluerait.

Les faits nous importe davantage que la propagande, c’est tout ce que je voulais dire. C’est aussi indispensable pour comprendre la situation que pour s’entendre et agir ensemble.

Que dire alors de l’Etat vénézuélien, sinon qu’il est toujours un État bourgeois tout court. Dans l’état actuel des choses, pourrait-il être autrement ? Non. Maintenant il y a ceux qui le constatent et l’assument, et il y a ceux qui le nient et refusent de l’assumer, à chacun de voir dans quelle catégorie il entend se ranger, personnellement je refuse tout déni de la réalité, même désagréable, c’est une question de principe.

15/06/2026 17:57 par Assimbonanga

J’ai vu deux reportages péniblement s’élevant à une durée de 1,59 minute grâce à des images d’archives ou autre documentaire sur les orpailleurs pauvres !
Ces reportages relayent exclusivement la propagande de Trump et prétendent que le Venezuela est associé à cette explosion sur une baraque, quelque part, on ne sait où. On ne voit rien des troupes engagées. Bref, il n’y a strictement rien comme véritable information dans ces reportages, mais ça suffit pour convaincre la populace même celle qui sait grâce à Ignacio Ramonet que Maduro a amplement lutté contre la drogue et ramené la tranquillité dans les quartiers rongés par la violence...

Opération conjointe des Etats-Unis et du Venezuela : le chef du gang Tren de Aragua tué

Une opération conjointe menée par les États-Unis et le Venezuela entraîne la mort du chef de l’organisation criminelle vénézuélienne Tren de Aragua

C’est dingue cette faculté du peuple à tomber dans la propagande de l’ennemi !
Quand on voit l’état dans lequel se trouve Gaza, le Liban, l’Iran, la Syrie, rien que des ruines, de la poussière, chaque jours des morts violentes, des peuples courbés, des femmes épuisées, asservies, trouver le moyen de démolir une révolution active qui a fait progresser les pauvres et les peuples indigènes et qui continuent dans les conseils communaux de plus de 5000 communes, c’est d’une ingratitude !
Le monde est le jouet d’un despote fou, irresponsable et borné et, sur LGS, certains s’imaginent que la solution est simple face à cet imprévisible et que les traîtres sont ceux qui essaient de garantir la continuité des avancées sociales.

J’avais envoyé un article au GS mais comme il ne paraît toujours pas, j’ai peut-être rêvé l’avoir fait. Celui-ci : Qui se met dans la peau du Venezuela ?

16/06/2026 00:47 par Carlos Ducasse

Ce serait plutôt qui veut la peau du Venezuela

teleSUR s’est vantée de l’operation conjointe de L’Armée Venezuelienne avec le Southcom

Le Venezuela démantèle les structures du crime organisé dans le sud du pays

https://www.telesurtv.net/venezuela-desarticula-estructuras-delincuencia-organizada/

Un Vénézuélien s’attaque à l’exploitation minière illégale dans l’Orénoque

Le 9 juin, l’armée vénézuélienne a mené une opération contre des groupes criminels impliqués dans l’exploitation minière illégale dans la région de l’Orénoque, au sud de l’État de Bolívar. Les opérations ciblées ont rencontré une résistance armée près du complexe minier Las Brisas-Las Cristinas à Las Claritas, une zone contrôlée par des acteurs armés non étatiques.

L’opération militaire menée par le gouvernement vénézuélien constitue une étape symbolique importante, témoignant de ses progrès en matière de sécurité face aux fortes pressions exercées par les États-Unis pour qu’il contrôle les réserves de cuivre, d’or et de terres rares du pays. Ce déploiement a eu lieu quelques jours seulement après la visite d’un groupe d’investisseurs internationaux dans la région.

Ce déploiement est d’autant plus curieux que, à peu près au même moment, une opération conjointe vénézuélienne-américaine a tué le chef du Tren de Aragua dans la même région.

Le Venezuela cède-t-il aux pressions américaines pour garantir l’accès à ses précieuses ressources minières aux investisseurs étrangers ? Oui. Tiendra-t-il ses promesses à exécution ? Nul ne le sait. La situation mérite d’être suivie de près. Il est toutefois à noter que le Venezuela ne s’est jusqu’à présent pas attaqué aux groupes rebelles colombiens ELN et Segunda Marquetalia dans la région, qui entretiennent des alliances fragiles avec Caracas et sont militairement bien plus puissants que les gangs de prisonniers vénézuéliens

https://www.piratewireservices.com/p/the-big-stories-in-latam-284

16/06/2026 01:00 par Vania

Comme dit très bien Assim :""C’est dingue cette faculté du peuple à tomber dans la propagande de l’ennemi !
Quand on voit l’état dans lequel se trouve Gaza, le Liban, l’Iran, la Syrie, rien que des ruines, de la poussière, chaque jours des morts violentes, des peuples courbés, des femmes épuisées, asservies, trouver le moyen de démolir une révolution active qui a fait progresser les pauvres et les peuples indigènes et qui continuent dans les conseils communaux de plus de 5000 communes, c’est d’une ingratitude !Le monde est le jouet d’un despote fou, irresponsable et borné et, sur LGS, certains s’imaginent que la solution est simple face à cet imprévisible et que les traîtres sont ceux qui essaient de garantir la continuité des avancées sociales.""
Le monde est le jouet d’un despote fou, menteur, mégalomane et surtout fortement armé avec des armes conventionnels et non conventionnels et une arme très puissante :les médias de masse occidentaux qu’il contrôle à sa guise et lui permet de mener une guerre Médiatique et Cognitive sans précédents, qui englobe la Terre entière puisqu’ils sont les propriétaires de l’internet !!

16/06/2026 10:14 par Tardieu

Qui est "ingrat" envers qui ?

Les pays qui se développent économiquement ou industriellement depuis 50 ans, suivent finalement le même processus que leurs prédécesseurs entre la moitié du XIXe et du XXe siècle, scolarisation généralisée, accès à la formation professionnelle, accès à la santé et construction de logements sociaux, électrification et développement du réseau routier et ferroviaire, des infrastructures en général, accès aux instruments financiers (compte en banque, carte bancaire, crédit, etc.), amélioration des conditions de travail et protection sociale, etc.

Evidemment dans chaque pays des millions de travailleurs et leurs familles ne bénéficieront pas de ces avancées sociales ou à la marge seulement, au prix d’autres sacrifices qu’on oublie de nommer ou qu’on ignore. Pire, à l’ère de l’impérialisme, ces réformes sociales seront financées en grande partie grâce à la surexploitation des peuples colonisés et au pillage de leurs matières premières aux quatre coins du monde, aux guerres de rapine, dès lors on est en droit de se poser des questiosn : Aurions-nous dû soutenir en France ce régime sous De Gaulle, Pompidou, Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande et enfin Macron ? Devions-nous célébrer les hypothétiques vertus humanistes ou philanthropiques prêtées au capitalisme ? A mon avis en aucun pas dans les deux cas, notre conscience de classe devrait nous l’interdire. C’est là que nos points de vue divergent.

Si ces avancées sociales furent mises en oeuvre à un moment donné, c’est parce qu’elles coïncidaient aussi bien avec les besoins du capitalisme pour se développer, que la lutte de classe du prolétariat pour améliorer sa condition, sans qu’elle soit radicalement remise en cause.

Le processus politique qui consacre chez le prolétartait le passage de la conscience en soi de sa condition d’esclave à la conscience pour soi pour s’en libérer n’étant jamais parvenu à maturité, on devra se contenter des conditions qui s’impose à nous. Mais qu’on ne nous demande pas d’en faire l’apologie, nous défendrons ces avancées sociales au même titre que toutes les libertés conquises, nous soutiendrons toujours des régimes dits progressistes ou de gauche, mais qu’on n’exige pas de nous de colporter des illusions dans leurs intentions socialistes ou révolutionnaires, il ne faut pas tout confondre et être sérieux.

On a tendance à privilégier le court terme ou la propagande, au détriment du long terme ou de la nécessité d’élever le niveau de conscience politique des masses, du coup on perd de vue l’objectif de notre combat politique, on sacrifie le but au mouvement en somme, et on sombre dans le socialisme révisionniste ou l’opportunisme. Il y aurait encore tellement à dire, c’est phénoménal.

16/06/2026 12:35 par Assimbonanga

On a tendance à privilégier le court terme ou la propagande : oui, c’est cela ! On se hâte de condamner le gouvernement de Delcy Rodrigues alors que , finalement, on ne sait pas grand-chose... Sarkozy, de Gaulle, certes, on s’y est toujours opposés mais il n’y avait aucun risque de recevoir des bombes comme actuellement au Venezuela. Ne perdons pas non plus de vue que Trump a fait exécuter illégalement, extra-judiciairement, avec des missiles, des passagers de petits bateaux au prétexte qu’ils étaient des "trafiquants" sans qu’on ne sache leur identité, sans le moindre procès public et en faisant achever les survivants. Rien à voir avec nos luttes politiques internes en France. Le risque est létal.

Ce que j’aimerais savoir c’est ce qu’il aurait convenu de faire le 3 janvier 2026 et ensuite. Que préconisez-vous, Carlos et Tardieu ? Quelle est l’alternative ? Comment résister à Trump ? Sur quels points précis ? Par quels moyens ?

PS : je savais que le mot ingratitude était inapproprié mais je n’en avais pas d’autre de disponible à cet instant dans mon intelligence pas artificielle. Je l’ai laissé par défaut. La révolution bolivarienne est comme un énorme paquebot qui ne s’arrête pas instantanément. Toutes les avancées démocratiques comme les délibérations collectives, les centres de santé, la place accordée aux femmes, les écoles, les universités continuent de fonctionner. Il existe un énorme gisement de gens éduqués et conscientisés, terreau pour une suite, après le fléau trumpien. Peut-être que la résistance doit rester souterraine, discrète et surtout stratégique et mûrement réfléchie. Imaginer des sabotages visant à désagréger les murs trumpiens. L’intelligence contre la force et la bêtise.

Nous sommes déçus ou effarés de découvrir que le gvt Delcy Rodriguez puisse signer des partenariats avec l’adminTrump, c’est sûr mais s’agit-il de brèches dans la coque du paquebot bolivarien ou s’agit-il d’opportunités qui rejoignent les objectifs précédemment fixés sous Maduro concernant la lutte contre la drogue ? S’agit-il d’une atteinte au processus chaviste ou s’agit-il de profiter des moyens logistiques étasuniens ?

(Merci de pas décortiquer au mot près un texte pondu dans une sorte d’urgence et d’émotion qui me submergeaient si bien que je découvre après coup une belle collection de fautes d’orthographes. ;-)

16/06/2026 15:55 par Carlos Ducasse

Le Venezuela en genuflexions : Des reculs législatifs audacieux

Par Eva Garcia, journaliste vénézuélienne
3 juin 2026

Parfois, les grands capitaux sont d’une efficacité redoutable pour dissimuler leurs actes ignobles derrière des écrans de fumée et des jeux de miroirs.

Et parfois – dans un élan de puissance brute et débridée – cela s’avère inefficace.

Six jours seulement après le bombardement de Caracas, Darren Woods, PDG d’Exxon, a déclaré à Trump que des « changements importants » étaient nécessaires dans la législation vénézuélienne pour garantir les investissements. Ryan Lance, PDG de ConocoPhillips, a abondé dans ce sens, exigeant une « refonte complète » de l’économie vénézuélienne : « Nous devons également envisager une restructuration de l’ensemble du système énergétique vénézuélien, y compris [la compagnie pétrolière d’État] PDVSA. »

Vingt jours plus tard (eh oui !), la « présidente par intérim » chérie de Trump, Delcy Rodriguez, et son frère Jorge – qui dirige l’assemblée législative – ont enfilé leurs chaussures de danse fabriquées aux États-Unis et ont docilement commencé à taper du pied et à balancer leurs hanches au rythme préféré des dirigeants pétroliers, en déployant des reculs express sur les fondements mêmes du cadre juridique vénézuélien.

Le message adressé aux investisseurs américains potentiels était on ne peut plus clair : « Ceux qui pensent, se basant sur les chiffres et les analyses, que le moment est opportun et que le Venezuela est un bon endroit pour investir, doivent savoir qu’ils bénéficient de garanties, d’une sécurité juridique et politique, de stabilité et de tranquillité d’esprit, afin que leurs investissements puissent se développer pleinement », a déclaré Delcy à ses nouveaux amis gringos en mars. « Se développer », a-t-elle insisté.

La rapidité avec laquelle les Rodriguez ont répondu à l’appel des PDG des compagnies énergétiques américaines, combinée à l’ampleur et à l’opacité des mesures de déréglementation, adoptées par une Assemblée nationale fantoche remplie de courtisans sans le moindre débat – absolument le moindre –, et qui anéantissent des avancées majeures réalisées sous Chavez, ne laisse aucun doute sur qui règne désormais en maître en Amérique latine. Il est une chose que des dirigeants pétroliers américains dictent leur loi à un gouvernement étranger, mais que ce même gouvernement exécute leurs diktats en moins de 20 jours, c’est tout simplement de la vantardise !

Alors, comment s’est déroulée la pantomime législative des Rodriguez du Rollback ?

Premier acte – Huile

Comme pour toute bonne pièce de théâtre, le premier acte était percutant, audacieux et captivant.

La loi sur les hydrocarbures est sans doute le texte législatif le plus important du Venezuela après la Constitution, ayant été modifiée par Chavez en 2001 puis en 2006-2007 afin de garantir le contrôle public sur le sous-sol, l’exploration, l’extraction et la vente des ressources pétrolières, y compris la perception d’énormes redevances et taxes.

Il n’a fallu que 26 jours aux Rodriguez pour défaire tout cela.

Selon le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, la modification de la loi était un « symbole de la volonté de mener des réformes et d’orienter le pays dans une direction positive », incitant des entreprises telles que BP, Chevron, Shell et Repsol à revenir au Venezuela de précieuses licences OFAC [l’OFAC, l’Office of Foreign Assets Control, est la branche du département du Trésor américain qui administre et applique les sanctions].

Mais la base révolutionnaire vénézuélienne conteste cette version, la qualifiant de « revers historique dans la défense de la souveraineté nationale », de « démantèlement du projet bolivarien » et de jour où le Venezuela « a cessé de posséder son pétrole de manière significative ».

La réforme ouvre davantage la voie aux entreprises pétrolières privées pour investir et gérer les activités pétrolières primaires (exploration, extraction, transport, stockage), remettant en cause l’équilibre 49/51 % privé/public instauré par Chavez. Elle permet même à des acteurs privés minoritaires d’assumer la « gestion intégrale » d’un projet pétrolier mixte, au détriment des projets majoritairement étatiques.

Ce système permet aux entreprises privées de gérer directement la commercialisation et la vente de leurs quotas pétroliers, conformément à leurs modèles commerciaux et à leurs intérêts, par le biais de comptes bancaires étrangers. Auparavant, la vente de pétrole était réservée à l’État vénézuélien, conformément aux intérêts nationaux.

Cela ouvre la voie à un règlement des conflits devant les tribunaux internationaux, sapant et contredisant potentiellement la souveraineté et la prédominance du code juridique vénézuélien sur ses propres ressources.

Ce texte supprime les 30 % de redevances pétrolières reversés à l’État vénézuélien pour financer des projets sociaux. Désormais, le pourcentage sera fixé par le gouvernement et pourra atteindre « jusqu’à 30 % », ce qui signifie que les redevances pourraient être aussi faibles que 1 % pour les plus privilégiés.

Elle supprime également les taxes sur l’extraction et soumet l’ancien impôt sur le revenu de 50 % applicable aux opérations pétrolières au même pouvoir discrétionnaire opaque du gouvernement.

Bien que cette loi marque assurément une avancée majeure en anéantissant la souveraineté pétrolière du Venezuela, il convient de noter qu’elle ne fait que renforcer ce que le prédécesseur de Delcy avait initié.

Depuis 2016, Maduro a entrepris une libéralisation du secteur pétrolier en proposant des avantages fiscaux considérables, des procédures d’attribution de marchés opaques et, dans certains cas, en rompant l’équilibre public-privé de 49 %/51 %. C’est également lui qui a initialement proposé une réforme de la loi sur les hydrocarbures.

Deuxième acte – Les mines

Le deuxième acte commence avec des bandits en costume visitant Caracas. D’abord, Wright et une bande de PDG du secteur énergétique le 11 février, puis le secrétaire à l’Intérieur Doug Burgum et une autre bande de PDG du secteur énergétique le 4 mars. Tous deux ont parlé mines à Delcy tandis que les Vénézuéliens criaient « bouh ».

Le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, rencontre Delcy Rodriguez, quelques jours avant l’adoption d’une loi importante au Venezuela (Photo AP/Ariana Cubillos)

Deux jours après la visite de Burgum, l’OFAC a annoncé une autre mesure incitative : autoriser les entreprises américaines à collaborer avec Minerven, la compagnie minière d’État vénézuélienne. Cela a suffi à Jorge Rodriguez pour que l’Assemblée nationale entérine la réforme de la loi minière 48 heures plus tard.

Selon Orlando Camacho, député du PSUV, la réforme vise à « attirer les capitaux nationaux et étrangers en établissant des garanties juridiques » pour leurs investissements. N’est-ce pas précisément ce que Darren Woods, d’Exxon, avait demandé à Trump de faire au Venezuela en janvier ?

La réforme ouvre la voie à de vastes concessions d’extraction de 30 ans pour des entreprises privées étrangères, détruisant de fait le contrôle de l’État sur le secteur et annulant la nationalisation de l’or de Chavez en 2011.

Selon le géant juridique américain Holland & Knight , « les investisseurs étrangers disposeront [désormais] d’un cadre juridique beaucoup plus clair et sûr qui leur permettra, entre autres, de développer des projets rentables ».

La réforme encourage également l’exploitation minière artisanale, dangereuse pour l’environnement, qui était réglementée par la loi précédente ; elle permet le règlement des litiges devant des tribunaux internationaux ; et elle autorise la gestion des ventes d’or par des entreprises privées plutôt que par la Banque centrale.

En matière de politique fiscale, le texte déréglemente les redevances et les impôts, qui seront désormais plafonnés à 6 %. Autrement dit, ils pourraient être nuls pour les meilleurs amis à vie.

Troisième acte – Travail

La réforme de la célèbre et novatrice loi du travail vénézuélienne de 2012 est en cours – après tout, aucune pantomime n’est complète sans que les héros ne soient confrontés à un peu de labeur.

Nous ignorons encore le contenu exact du texte, mais lors d’une interview le 11 mai , le ministre du Travail, Carlos Castillo, a révélé que la réforme « vise à instaurer un système véritablement durable pour le pays, le secteur des entreprises et les travailleurs. Nous ne pouvons plus tolérer ce mensonge, ce mensonge de la protection sociale. »

Il a également mentionné que la clause populaire de « l’immobilité au travail », qui empêche par exemple les femmes enceintes d’être licenciées pendant leur congé de maternité, devrait être « réexaminée » et remplacée par le concept de « stabilité au travail ».

Castillo a également plaidé pour une « restructuration » du système de retraite. Oui.

La fédération patronale Fedecamaras ferait pression pour la reconnaissance légale des contrats zéro heure, du télétravail et de la déréglementation contractuelle, tandis que des rumeurs persistantes laissent entendre qu’elle pourrait légaliser la destruction des salaires, politique tant décriée du gouvernement .

Comme on pouvait s’y attendre, les syndicats ne sont pas contents – ce qui explique probablement pourquoi ils n’ont pas eu leur mot à dire dans cette pièce.

Quatrième acte – Impôts

Rien n’est plus provocateur que de réduire la charge fiscale des capitaux étrangers. À l’instar de la loi sur le travail, le contenu précis de cette réforme reste un mystère, mais elle est bel et bien en cours.

Les entreprises font pression pour obtenir une baisse des impôts sur les sociétés, tandis que d’autres suggèrent que cela pourrait créer des failles fiscales, des amnisties et accorder des allégements fiscaux plus importants aux entreprises.

Les taxes actuelles sur les transactions importantes ou les échanges en dollars pourraient également être supprimées.

Pour sa part, Delcy a plaidé pour « un système plus compétitif, un modèle fiscal plus efficace, des procédures simplifiées et un renforcement de la production nationale », évoquant une fois de plus la « sécurité juridique » et la « stabilité macroéconomique ». À vous d’en tirer vos propres conclusions.

Les députés votent à l’Assemblée nationale du Venezuela (AVN)

Cinquième acte – L’électricité

L’Assemblée nationale du Venezuela a approuvé le 2 juin une réforme électorale qui « introduira » des concessions de 25 ans aux entreprises privées pour la production, le transport et la vente d’électricité, 15 ans après sa nationalisation par Chavez.

Delcy a publiquement lancé un appel aux entreprises américaines Siemens USA et General Electric pour qu’elles « règlent » les coupures de courant paralysantes qui touchent l’ouest du pays.

Rappel

Cette mascarade de reculs législatifs a suscité des critiques acerbes et aucun rire de la part de la classe ouvrière vénézuélienne, qui commence à comprendre – et à résister – à la tutelle américaine.

Comme je l’écrivais dans ma dernière chronique Venezuela Flex : « Delcy entend poursuivre la politique de son prédécesseur de 2018 qui vise à faire du Venezuela un paradis pour les investissements étrangers grâce à une main-d’œuvre peut-être la moins chère au monde, le tout au détriment d’une main-d’œuvre fatiguée et exaspérée. »

Pourtant, personne n’aurait pu prédire la rapidité des reculs qui ont pris les masses par surprise. Ce qui est fait est fait (jusqu’à ce qu’une révolution le défasse), et ce qui va suivre (notamment la réforme du droit du travail) devrait, espérons-le, déclencher une lutte.

Pendant ce temps, les dirigeants des compagnies pétrolières américaines profitent du spectacle, sirotant leur champagne et calculant leurs marges bénéficiaires à distance, tout en exhibant leur pouvoir machiste en regardant Delcy danser et s’agiter au rythme de leur programme législatif.

Source : Marxism-Leninism Today

https://mltoday.com/the-venezuela-flex-gnarly-legislative-rollbacks/

16/06/2026 18:03 par Vania

Il y a certains qui suggèrent aux chavistes du Venezuela de se sacrifier et mourir... débout. Allende l’a fait en 1973 et aujourd’hui 2026, c’est le pinochetisme 2.0 qui est au pouvoir au Chili avec le fasciste Kast ! Arrêtez de vous acharner et de faire des analyses théoriques sur ce qu’on aurait dû faire ou pas au Venezuela. Cela ne sert à rien.Ducasse se contredit, parfois il répand des données qui sont fausses (ex ;gonfle le résultat électoral du candidat fasciste en Colombie), parfois il utilise des sources étranges(ex : affirmer que les eeuu vont offrir du pétrole aux Cubains , citant le miami herald ??),sur un autre article sur le Venezuela il colle un extrait de Hegel sur la sémiotique et la rhétorique et blablabla.
Des événements gravissimes se succèdent sans fin en Amérique latine !!1) Les eeuu organisent la fraude au Pérou pour faire gagner K. Fujimori la fille du dictateur corrompu . 2) Un monstre républicain Trompiste/sioniste tentera le tout pour gagner/frauder les élections en Colombie. Il faut écouter ses déclarations : cela fait peur il promet de "dépecer" ses adversaires et d’appliquer dans son pays les méthodes de Satanhyaou à Gaza ! C’est un psychopathe qui devrait être enfermé dans un hôpital psychiatrique ; jeune il explosait des chats !! et pour parler des lois,il montre des balles !!Allez voir le site X de Christian Rodriguez et écoutez la vidéo, c’est apeurant.On voit clairement comment la barbarie se répand, lesTerriens se déshumanisent. La méchanceté et la haine sont à la mode.

16/06/2026 19:13 par Tardieu

- "Que préconisez-vous, Carlos et Tardieu ?"

Pour que je préconise quelque chose, il faudrait que je sois impliqué dans le processus politique qui a porté Chavez, puis Maduro au pouvoir. Or, ce n’est pas le cas, désolé je n’ai pas vocation à diriger ou à gérer un tel Etat, ni au Venezuela, ni en France, ni nulle part ailleurs.

Sous des régimes qui ne sont pas démocratiques, lors de sa campagne électorale un candidat ou un parti pour conquérir la majorité des suffrages ou pour parvenir au pouvoir doit promettre beaucoup, sachant pertinemment qu’il tiendra peu ou rien du tout de ses engagements, qu’il y soit contraint ou qu’il y vienne de lui-même ne change rien ou le résultat sera le même, quelque temps plus tard il sera remercié et retournera dans l’opposition parlementaire, car il ne bénéficiera plus de la confiance ou de la crédulité de la majorité des électeurs.

Mais qu’est-ce qui s’est passé au juste et quelles en sont les conséquences politiques ?

Ils ont fait naître des attentes trompeuses ou ils ont alimenté des illusions dans la tête des travailleurs au nom des intérêts des classes populaires, de la classe ouvrière, des exploités, du socialisme, ils ont fait croire qu’ils allaient procéder à un changement radical de l’orientation politique économique et social du pays ou de l’Etat, ce qui changerait la vie des travailleurs, alors qu’en réalité ils ne l’avaient jamais envisagé ou ils savaient que les conditions ne leur permettraient pas d’appliquer leur programme, et qu’en aucun cas ils ne s’y attaqueraient (à l’orientation politique de leurs prédécesseurs ou aux fondements du capitalisme).

Voilà ce qui caractérise tous les gouvernements dits progressistes ou de gauche en Amérique du Sud ou ailleurs dans le monde depuis le début du XXe siècle. Et comment cela s’est traduit politiquement ? Ils ont participé à la dégénérescence du mouvement ouvrier international ou ils lui ont porté le coup de grâce, au point que des régimes de plus en plus à droite ou d’extrême droite prennent la relèvent de nos jours chaque fois que les électeurs les chassent du pouvoir ou observent ce processus sans réagir.

Les faits que rapportent Carlos Ducasse sont connus, tout le monde était censé en avoir déjà pris connaissance depuis des mois. Ce qui m’interpela au départ, c’est la rapidité avec laquelle les autorités vénézuélienne dégainèrent toute une batterie de mesures dans la foulée des exigences formulées par les Américains. La réponse vint de Rodriguez, qui affirma qu’elles étaient prêtes depuis longtemps, et que Maduro les avait approuvées. J’en déduisis qu’ils n’attendaient qu’un bon prétexte ou une occasion favorable pour les sortir, c’est là qu’intervint à point nommé l’enlèvement de Maduro le 3 janvier 2026.

Le choc qu’il était destiné à produire sur les Vénézuéliens devait servir à exonérer les autorités de toute responsabilité pour les évènements à venir. Chacun serait invité à admettre que les énormes concessions qui seraient accordées aux Américains, serviraient aussi bien à sauver la peau de Maduro que la révolution bolivarienne. Partant de là, ceux qui oseraient les dénoncer seraient traités de contre-révolutionnaires ou d’ennemis du Venezuela, relayant au second plan qu’on assistait en toile de fond à un changement de régime. La formule n’est peut-être pas la plus appropriée ou ce n’est pas tout à fait exact, car en réalité, il n’y a jamais eu de changement de régime au Venezuela, là je sens que je vais me faire beaucoup d’amis !

Pourquoi n’aurions-nous pas le choix entre : Lutter pour un gouvernement capitaliste de gauche, ou participer à la lutte de classe du prolétariat pour arracher des concessions du capital dans la perspective d’un gouvernement ouvrier qui rompra avec le capitalisme ?

17/06/2026 01:11 par Carlos Ducasse

Désolé Vania vous avez l’Air si perdue... IL ne faut pas desespérer... IL faut vous ressaisir... Le Peuple Venezuelien est Noble et courageux, surtout les Indiens (la bourgeoisie de Caracas est une autre affaire)... Arrêtez de vous humilier en defendant Delcy et reprennez la lutte de votre Peuple, les Communautés indigènes appellent à la grève générale en Bolivie, du Perou, en Ecuateur au Chili, en Argentine su Bresil, en Colombie et au Venezuela... L’Etat bourgeois de Caracas n’est plus votre Ami... IL faut recuperer les soldats avant qu’ils ne les utilisent contre le Peuple... Reveillez vous ! Vous êtes une guerrillera oui ou merde ?

17/06/2026 10:57 par Palamède Singouin

Il y a certains qui suggèrent aux chavistes du Venezuela de se sacrifier et mourir... débout. Allende l’a fait en 1973 et aujourd’hui 2026, c’est le pinochetisme 2.0 qui est au pouvoir au Chili avec le fasciste Kast !

Je ne vois pas très bien le rapport existant entre la mort d’Allende et l’élection 50 ans plus tard de Kast.
Par contre cette dernière semble vérifier le constat amer fait par Mujica pour l’Uruguay ou Correa pour l’Equateur selon lequel, les peuples, une fois sortis de la misère, se préoccupent beaucoup plus du smartphone que de la construction de socialisme.

Je crains fort que les résultats des futures élections au Venezuela ne marquent la fin du chavisme.

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