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Il faut rompre avec le "dialogue social". C’est tous ensemble qu’il faut faire grève et se rassembler contre le MEDEF et Sarkozy-Fillon.

Ce qui s’est passé à partir de la "position commune" élaborée et signée par le MEDEF, la CGPE, la CGT et la CFDT est éloquent : ce texte a servi de base à l’attaque frontale par Sarkozy de la réglementation du temps de travail, en faisant primer les accords d’entreprise contre les conventions collectives et le droit du travail.

Vendredi 27 juin


Vers le Tous ensemble et en même temps.

En France, grande est l’interrogation des militants aprés la "journée" du 17 juin dont on ose à peine rappeler que Bernard Thibault lui avait fixé l’objectif d’ "un million de manifestants". C’était impossible, non pas tant parce que notamment FO, ainsi que l’UNSA, la CGC et la CFTC, refusaient d’y appeler (et que l’unité CGT-CFDT, décidémment, ce n’est pas l’unité syndicale ! ), mais parce que de toute façon, on ne réussit pas une journée de grèves et de manifestations pour défendre le "dialogue social" avec en prime le soutien de Madame Parisot ! D’ailleurs les manifestants qui étaient là , essentiellement de la CGT, n’étaient pas là pour le "dialogue social", mais pour les retraites et la limitation légale du temps de travail.

Tous ensemble et en même temps : voila le besoin qui est ressenti en profondeur par de trés larges couches sociales, qui ont pris part ou ont observé, depuis des mois, les combats massifs mais dispersés dans les entreprises, dans la jeunesse, dans le secteur public. Voila aussi la conclusion à laquelle parviennent des dizaines de milliers de militants syndicaux. Cette conclusion mène à la question du débouché politique, et là c’est le vide : le PS est ailleurs, le PC ne sert à rien, (et le NPA et le POI récemment créés ne le sont pas pour combler ce vide mais pour occuper un petit espace dit "de contestation"). Pour autant, impossible de baisser les bras (et ce qui vient d’être dit du PS, du PC et de leurs petits frères ne signifie d’ailleurs pas qu’on doive se désintéresser de ce qui s’y passe) : on est poussés par le réel à agir, on n’a pas le choix. Donc il est nécessaire que les militants, syndicalistes, socialistes, communistes, s’associent pour reconstruire une vraie représentation politique du monde du travail, autant que pour le Tous ensemble et en en même temps : les deux vont de pair. Par l’un, nous combattrons et nous battrons Sarkozy, par l’autre, nous aiderons la majorité à s’ouvrir une issue politique.

Ce qui se prépare dans les profondeurs, c’est la recherche active du Tous ensemble le même jour, à grande échelle, cet automne. Il faut le préparer consciemment et ouvertement. Cela est incompatible avec le "dialogue social". On ne prépare pas le Tous ensemble en signant un accord sur la "modernisation du marché du travail", depuis transposé en loi, qui permet aux patrons de commencer à licencier "à l’amiable" (accord signé en janvier par FO et la CFDT). On ne prépare pas le Tous ensemble en signant une "position commune" qui détermine avant tout dans le cadre de "l’entreprise" ce qu’il en est de la "représentativité syndicale" ("position commune" signée par CGT et CFDT en avril et ayant servi de base, dans sa transposition en loi, aux attaques aggravées contre les conventions collectives, le Code du travail et la loi en matière de temps de travail). On ne prépare pas le Tous ensemble en allant signer sans condition un texte sur le "dialogue social dans la Fonction publique" qui prétend améliorer les conditions de présentation et d’existence des syndicats dans la fonction publique au moment précis où sont adoptées les lois sur la "mobilité" introduisant licenciement déguisé et intérim et la loi anti-grève dans les écoles primaires (accord signé par les fédérations FSU, CGT, UNSA, CFDT, Solidaires, de la fonction publique fin mai). On ne prépare pas le Tous ensemble à la rentrée en signant des "points de convergence" indiquant sur quoi une "discussion" (ou ne dit même plus "négociation") avec le ministère de l’Education nationale doit déboucher (à savoir : autonomie renforcée des établissements, rétribution différenciée des enseignants selon leurs activités et le type d’heures devant élèves, etc.), avant même que celle-ci ait commencé (ce que viennent de faire les syndicats FSU, CGT, UNSA et CFDT des lycées et collèges).

Par contre le Tous ensemble au même moment se prépare bel et bien, comme une besoin dans la masse, comme un souhait chez des dizaines de milliers de militants, comme un projet conscient dans une minorité organisée encore trop petite.

Aggrandissons-la : voila la tache la plus urgente.


- A tous les militants syndicaux.

Ce qui s’est passé à partir de la "position commune" élaborée et signée par le MEDEF, la CGPE, la CGT et la CFDT est éloquent : ce texte a servi de base à l’attaque frontale par Sarkozy de la réglementation du temps de travail, en faisant primer les accords d’entreprise contre les conventions collectives et le droit du travail.

D’un coté, le gouvernement attaque le droit de grève, dans les transports et maintenant à l’école. En même temps, par le "dialogue social", il passe une camisole de force aux organisations syndicales, mais cela dans la mesure où leurs dirigeants sont consentants !

"Position commune", "protocole de dialogue social", "protocole sur les objectifs de la négociation", "diagnostics partagés" ... Tout cela, ce n’est pas de la négociation, c’est l’association de l’Etat et du capital avec le travail pour le ligoter. Non à la camisole de force, oui au rapport de force !

Salaires, retraites, services publics : ça suffit ! Dans toutes les entreprises, dans la jeunesse, chez les personnes âgées, monte la protestation contre la baisse du niveau de vie. C’est tous ensemble le même jour qu’il faut faire grève et se rassembler contre le patronat et le gouvernement.

Mais pour cela, il faut rompre avec le "dialogue social", facteur d’affaiblissement et de division. On ne gagnera pas sur nos revendications si l’on craint de combattre et de battre Sarkozy !

Il est nécessaire que les militants syndicaux se relient les uns aux autres, formant un réseau pour s’informer mutuellement, pour empêcher nos syndicats d’être ligotés dans la camisole et pour être prêts quand viendra l’heure de l’action.

Vincent Présumey

COMMENTAIRES  

28/06/2008 08:50 par Danton

Camarades,
A quand la lutte finle ?
A 17h00, ce soir, je dois faire mes courses.
Mais c’est d’accord, à partir de 18h30.
On se donne rendez-vous, puis on y va.
Faites chauffer la colle.
Camarades, soyez sérieux, dans quel monde vivez-vous ?
Pensez vous réellement que c’est en harrangant les foules, de Y a qu’à , faut qu’on, qu’on fait changer les choses. Surtout que vous emblez faire partie de ceux qui ne veulent pas assumer de gouverner.
Et viva ZAPATA

28/06/2008 13:24 par vincent présumey

Yakafocon toi même ! Nous visons dans le monde réel. La question d’y aller tous ensemble au même moment concerne des millions de gens réels. Et il s’agit ben d’assumer de gouverner, de prendre le pouvoir. Tout à fait !

28/06/2008 18:59 par indigo

TOUT à fait d’accord, trop de libertés grignotées sans qu’on s’en rende compte.Trop d’attermoiements et de temps perdu, jouons l’union contre ce chefaillon et gagnons, gagnons, regagnons notre dignité et nos libertés au lieu de nous laissés mener par une culpabilité qu’on veut nous inculquer : autre manière de règner et de nous contrôler par la peur dissimulée.
C ’EST en effet le ENSEMBLE qui nous manque le plus."En meme temps" me fait penser à "ici et maintenant", OUI il n’y a que le présent qui compte, c’est maintenant qu’il faut agir, demain restant une illusion.

02/07/2008 01:04 par Un ami

Je tiens a remercier tout les internautes de ce forum...Tout ces debats m’ont fort diverti et m’ont donné matiere a sourir...Toute ces ideologies pseudo-revolutionnaire introvertie sont fort louable mais ne feront pas avancer le "schmilblik" (comme disait un comique trop souvant pres de la tragique realitée)...Dites vous que rien ne changera tant que votre frigidaire sera plein, tant que de l’eau potable chaude et froide coulera en abondance de votre robinet, tant que votre electricité illuminera l’ecran de l’ordinateur sur lequel vous lisez ces lignes, tant que continurez a sacrifier votre temps de vie si precieux sur l’autel du travail, tant que vous conserverer votre instinct de consommateur occidental, le pouvoir et les fausses valeurs qui vont avec...et surtout tant que plus de trois milliard d’etre humain, hommes, femmes et enfants continurons a mourir et a (sur)vivre dans un monde contraire au votre, pour vous permettre de conserver vos caprices et vos privileges...Tout le monde sait que l’avenir n’est bon pour les enfants a personne, mais tout le monde prefere faire comme si de rien n’etait, les gens ne reagissent plus...preferant le securitaire communautarisme a l’elan personnel, le vrai individualisme, pas l’egoà­sme...C’est fort louable de vouloir changer le monde...mais le seule monde que vous pouvez changer est votre monde, votre realité...et cela ne ce fait pas sans sacrifice...d’ailleur celui qui ne croit en lui-même, ment toujours.

Mais le changement arrivera par une autre voie que celle attendue, serez vous pret ?

"Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs"
declaration des droits de l’homme et du citoyen...

Rien d’audacieux n’existe sans la désobéissance à des règles...Au moment où nous concevons l’inconcevable, il commence à résonner en nous et devient concevable.

Et s’il n’y avait jamais d’accidents dans notre vie ? Si tout, absolument tout, avait une signification ? Si le hasard n’était qu’une illusion...

01/07/2008 20:51 par Anonyme

Qui "prendra le pouvoir" ?

02/07/2008 17:35 par Anonyme

pas qui...

mais... quand ?

Quand le pouvoir de l’amour sera plus fort que l’amour du pouvoir car depuis des millenaires l’homme domine l’homme a son détriment...

28/06/2008 12:04 par Guillaume

Je me permets de vous signaler la pétition suivante, qui me semble aller dans le sens de votre article :

http://www.snadgi-cgt-02.fr/phppetitions/index.php

LETTRE OUVERTE DE MASSE aux états-majors syndicaux :
Face à la casse généralisée des acquis populaires, seule la construction d’une action déterminée « tous ensemble et en même temps » permettra de stopper la rupture sarkozyste et de remettre la France sur la voie des libertés démocratiques et du progrès social !

28/06/2008 13:22 par vincent présumey

Oui, ce texte va dans le même sens, il faut justement que tous ceux qui veulent aller dans ce sens entrent en contact. On va s’apercevoir qu’on est trés nombreux ...

01/07/2008 20:48 par Michel

bah oui ce texte plait à présumey car il est écrit par des staliniens...

28/06/2008 14:14 par Stéphane

Pour rompre avec le dialogue social il faut commencer par rompre avec les directions syndicales Vincent !

28/06/2008 20:03 par vincent présumey

T’es qui, Stéphane ? En tous cas, pas un héritier de Monatte que cite abondamment le blog auquel mène ton lien : il ne confondait pas dénonciation et combat réel. Ce combat se mène pour la défense des syndicats : les syndicats sont à nous, c’est d’abord ça qu’il faut affirmer dans la pratique. "Rompre avec les directions syndicales", en soi, dit comme ça, cela ne veut strictement rien dire et ce n’est certainement pas ça qui va inquiéter les dites directions. Combattre le dialogue social pour réaliser l’unité syndicale véritable et au delà le tous ensemble, au même moment, ça a un contenu. Parce que notre problème n’est pas de "rompre", mais de gagner -contre les patrons et Sarkozy. C’est le contenu qui compte, pas le plumeau révolutionnaire qu’on se plante dans le derrière pour proclamer qu’on "rompt" (l’auteur de cette jolie parabolle du plumeau : Pierre Monatte).

29/06/2008 12:47 par Anonyme

Il ne s’agit pas de se planter un plumeau révolutionnaire dans le derrière mais de savoir si on milite mieux pour la rupture avec le dialogue social en participant aux directions ou en luttant à l’interne contre elles sur la base d’une orientation syndicale alternative. A quoi bon écrire un article juste quand on milite dans une fédération où existe le pluralisme interne mais où celui-ci n’est pas utilisé par ceux qui disent ce que ne devrait plus faire la direction syndicale mais ne font rien pour la remplacer ? C’est pas prendre une posture verbeuse ça. La direction syndicale de la FSU ne peut rien faire d’autre que du "dialogue social". Lutter pour la rupture avec le "dialogue social" c’est aussi lutter contre elle, pour un vrai syndicalisme de lutte, où discours et pratique forment un tout.

29/06/2008 19:47 par Anonyme

Excuse-moi, mais ta réaction est totalement verbeuse. Il y a d’autres manières en effet d’ "utiliser le pluralisme interne" que de se planter un plumeau dans le cul : "regardez mon syndicalisme de lutte à moi comme il est beau". Oui, oui, il est trés beau, mais viens donc avec la masse, avec les responsables syndicaux qui n’arborent pas leur identité "de lutte" parce qu’ils n’en ont pas besoin, vu qu’ils luttent, contre Sarkozy, et donc aussi contre le dialogue social. Il y a place pour beaucoup de monde dans ce combat commun, même pour les plumeaux. Dixit Monatte !

29/06/2008 20:56 par Anonyme

"les responsables syndicaux qui n’arborent pas leur identité "de lutte" parce qu’ils n’en ont pas besoin, vu qu’ils luttent, contre Sarkozy, et donc aussi contre le dialogue social."
Si donc les reponsables syndicaux luttent contre le dialogue social ce post sur le grand soir était inutile, sauf à un bureaucrate syndical (SD 63), majoritaire (UA) à une FSU qui signe un accord sur le dialogue social, mais qui veut se donner un air et qui rembarre à coup d’images insultantes de plumeau plutôt que d’argument concret. Je ne confond pas pour ma part la "masse" avec la "masse des reponsables syndicaux".

30/06/2008 00:57 par vincent présumey

En écrivant pour te répondre "les responsables syndicaux qui n’arborent pas leur identité "de lutte" parce qu’ils n’en ont pas besoin ... etc." je n’ai évidemment pas écrit que "les responsables syndicaux" en général luttaient contre le dialogue social, mais jai parlé uniquement de certains d’entre eux, néanmoins assez nombreux, sans parler de tout ceux qui suivent encore mais qui se posent de graves questions : la posture gauchiste, assez bureaucratique à mon avis, qui consiste à dire "crachons sur tous ceux qui assument des responsabilités dans la FSU" est idéale pour faire le jeu, justement, de la signature de tous les accords dangereux du moment !

Hé oui, il y a à la FSU (comme on peut en trouver sous d’autres formes à la CGT, à FO ...) des responsables, donc UA ou sans tendances dans la FSU, que l’absence de plumeaux révolutionnaires plantés dans leurs derrières n’empèche pas -au contraire- de tenter de jouer leur rôle de syndicalistes quotidiennement, et qui en effet combattent le "dialogue social".

Me traiter de "bureaucrate syndical" justement maintenant, cela témoigne pour le moins d’une profonde stupidité(et là je suis gentil). Tu crois avoir sous la main une tribune dans le Grand soir écrite par un responsable FSU, départemental, de tendance UA, qui se prononce contre le "dialogue social", et tout ce que tu trouve à faire c’est de l’insulter : c’est à se demander si tu veux vraiment qu’on rompe avec le "dialogue social", si tu tiens vraiment à ce que tous ensemble on dégomme Sarkozy au lieu du contraire !

Tes infos sont partielles et partiales : 1°) je ne suis pas secrétaire départemental du 63, 2°) surtout ma section départementale a bel et bien pris position publiquement pour le retrait des accords de "dialogue social" signé ces temps-ci par la FSU (et par d’autres).

Ce n’est qu’avec la masse qu’on gagnera. Et avec la masse il y a, en effet, des dizaines de milliers de responsables syndicaux qui ne sont pas des bureaucrates. La posture qui consiste, au nom du plumeau révolutionnaire qui énervait le vieux Monatte, à les insulter comme bureaucrates, surtout quand ils cherchent à sortir le syndicat de l’ornière, est une posture elle-même bureaucratique. Mon cher Stéphane (au fait qui es tu ?) tu raisonne déjà comme un bureaucrate : les sigles les étiquettes ... enfin bref les plumeaux plantés là où tu sais ont déjà pour toi plus d’importance que l’indépendance réelle de l’outil syndical et la victoire ou la défaire des travailleurs. Ressaisis-toi, car, tous ensemble, avec toi, nous pouvons gagner ...

30/06/2008 11:18 par Anonyme

effectivement 03 et pas 63. pour le reste je n’ai plus rien à ajouter. cette tribune est manifestement une imposture.

30/06/2008 12:11 par vincent présumey

... Tu veux dire que tu ne sais quoi pas dire. Hé oui, c’est la realité : des sections syndicales se prononcent contre le "dialogue social" alors que, comme c’est bizarre, elle n’ont pas de plumeau ! Dernière nouvelle : au congrés de l’UD CGT de Seine-Maritime (Rouen) une motion demandant le retrait de la signature de la "position commune représentativité" a été majoritaire. C’est important : c’est une lame de fond. Les porteurs de plumeaux vont-ils comprendre qu’il leur faut renoncer à leur petit monopole confortable d’opposants officiels ou vont-ils, comme toi avec moi, choisir de tirer sur les syndicalistes opposants encore plus fort que sur les directions ? un peu de conscience de classe, mon cher, il n’est jamais trop tard ...

30/06/2008 18:28 par Anonyme

choisir de tirer sur les syndicalistes opposants encore plus fort que sur les directions

Enfin un programme non hypocrite !

30/06/2008 20:00 par Quentin Dauphiné

Je veux bien entendre tes arguments.
Mais jusqu’à preuve du contraire, les opposants à une direction syndicale s’organisent en général... dans un courant d’opposition. Avec donc un sigle. Et une étiquette.
Je ne connais pas bien Marcau Pivert, mais lui était dans une tendance oppositionnelle au sein de la SFIO, et pas dans la tendance majoritaire. Avec donc un sigle. Et une étiquette.
On peut tourner les choses comme on veut, UA c’est la tendance de la bureaucratie post-stalinienne dans la FSU, UA c’est la tendance pour le dialogue social, UA c’est la tendance de la direction...
Ces derniers temps on a tiré sur les opposants c’est vrai, mais en général ce sont les opposants des tendances minos, sans eux le coup de force survenu au Conseil National de la FSU sur ces histoires de "dialogue social" n’aurait pas franchi les murs des bureaux parisiens de la FSU.
Je veux bien entendre l’histoire des "responsables qui luttent" (mais ils sont de moins en moins nombreux à la FSU dès qu’on dépasse le stade du secrétaire de section d’établissement), seulement à un moment donné il faut leur dire la vérité et ils doivent se positionner par rapport aux enjeux. Ca sert à quoi d’être un "responsable qui lutte" pendant toute une année contre les suppressions de postes et les projets éducatifs du gouvernement, si on suit une tendance dont la direction signe pour la réforme des lycées sur la base des positions gouvernementales ? Dans ce cas on doit en tirer les conséquences : voter contre la direction au prochain congrès.

01/07/2008 09:34 par vincent présumey

"Je veux bien entendre tes arguments". Ha ben c’est pas trop tôt ! Il en aura fallu des réponses pour en arriver là  !

Ceci dit tes arguments à toi sont d’une faiblesse consternante pour quelqu’un qui se réclame quelque part du syndicalisme révolutionnaire. "Mais jusqu’à preuve du contraire les opposants à une direction syndicale s’organisent en général ... dans un courant d’opposition". Mais non, ça c’est une vue de l’esprit. Jusqu’à preuve du contraire, dans la vie réelle, les gens adhérent au syndicat pour se défendre et parmi eux se dégagent des militants et des responsables, que l’appareil déjà en place s’efforce aussi de sélectionner et de formater. Il se forme une couche de militants, qui sont la courroie de transmission au bon sens ou au mauvais sens du terme, souvent les deux à la fois. En tous cas en France, ces militants, en 1995, en 2003 et en 2006, ont été un maillon essentiel de l’extension des grèves, et en 2005 ils ont été à l’origine du CCN de la CGT sur le TCE. Précisément, les dispositions actuelles sur le "dialogue social" visent à les encadrer, les fragiliser, avec en outre les lois anti-grèves qui visent à les réprimer. Ces militants sont ceux qui font vivre les syndicats au quotidien. Ils sont a priori légitimistes envers leur direction, mais se posent des questions. Cela se passe partout comme ça, même à la FSU.

Voir en ceci "l’histoire des "responsables qui luttent"" (l’ "histoire" !!! ), une histoire visiblement bien douteuse à tes yeux, c’est ignorer le réel, le quotidien, et lui substituer une vision imaginaire, idéologique -une "histoire" ! - celle des "tendances qui s’opposent".

Celles-ci ne sont pas utiles, malheureusement, aux militants syndicaux "qui luttent", en effet, et qui luttent tout simplement parce qu’a priori, ils essayent de défendre et de représenter leurs collègues, et de s’opposer à la politique du gouvernement. D’une part parce qu’elles les considèrent a priori comme des bureaucrates, comme tu le dis dans ton message ou, croyant faire preuve d’une immmmense ouverture d’esprit, tu consens au maximum a reconnaître que quelques responsables de S1, c’est-à -dire des profs animateurs de la vie syndicale dans leurs bahuts ; ne sont pas des bureaucrates, mais pas plus. D’autre part elles sont des repoussoirs servant à comprimer les contradictions et discussions que la vie fait surgir nécessairement dans l’appareil du syndicat auquel correspond, dans la FSU, la tendance UA. Ta vision des choses est en fait totalement bureaucratique. Elle explique ce paradoxe : que la prise de position publique et sans ambiguité contre le tournant qui vient de s’opérer en faveur du "dialogue social" (suivi de celui sur la réforme du lycée) d’une section départementale produise d’abord hostilité et dénonciation de votre part. Consternant de sectarisme stérile et de crispation bureaucratique -je dis bien bureaucratique : la bureaucratie est aussi une mentalité- mais explicable par ce que tu théorise, puisque tu considère que 99,99% ¨des militants syndicaux sont des bureaucrates et qu’il n’est de syndicalistes dignes de ce nom que ceux qui ont ton étiquette -le plumeau dont parlait Monatte, on le retrouve toujours décidément ...

Nous verrons bien ce qui se passera au prochain congrés : et non, je ne vais pas maintenant m’engager à voter de telle ou telle façon, si c’est cela qui t’intéresse et à cela que se réduit pour toi, ce qui serait bien dommage, l’enjeu actuel autrement plus important. Le problème n’est pas d’être "pour" ou "contre" la direction -cela, c’est une vision bureaucratique des choses. Il est de défendre les besoins de tout le syndicat et de son indépendance en tant que syndicat. Et la méthode qui est la tienne ne construit certainement pas une alternative à la dite direction : nous ne savons pas ce qui va se passer dans les prochains mois. On dirait que l’irruption de débats et de contradictions traversant le corps du syndicat, donc son appareil, donc ses responsables, donc UA, gène chez vous un jeu rodé de longue date et non dépouvru de connivences en dépit (ou au moyen) des postures : que c’est mieux quand il n’y a que des "courants" purs et d’odieux bureaucrates, que c’est pénible quand les choses se compliquent et qu’il n’est plus possible de continuer à s’opposer en rond et d’occuper sa niche !

C’est d’ailleurs totalement imaginaire que de dire que c’est grace aux minorités oppositionnelles institutionnelles de la FSU que le "coup de force" du CDFN sur le "dialogue social" a été connu. Désolé, mais vos ronflantes déclarations ne nous ont été d’aucune utilité, puisqu’elle ne faisaient que "dénoncer", sans donner ni preuves ni textes ni informations, que nous sommes donc allés chercher tout seuls et à partir d’informations autres, car heureusement qu’il n’y avait pas que vous pour les donner au delà des "murs des bureaux parisiens".

Un dernier mot. Je ne suis pas pivertiste mais l’argument de Marceau Pivert est un mauvais exemple, puisque celui-ci a d’abord été longtemps un SFIO authentique et sincère, et même assez "droitier" au départ, et n’a pas formé de courant a priori, mais progressivement à partir de la vie réelle.

Il faut regarder au délà des bureaux parisiens, camarades émancipationnés ...

01/07/2008 20:46 par Anonyme

Il est nécessaire que les militants syndicaux se relient les uns aux autres, formant un réseau pour s’informer mutuellement, pour empêcher nos syndicats d’être ligotés dans la camisole et pour être prêts quand viendra l’heure de l’action.

Les militants syndicaux SAUF les oppositionnels...

02/07/2008 18:17 par vincent présumey

"Sauf les oppositionnels" : c’est toi qui le dis. Le sectarisme est toujours à sens unique : pour ma part, je n’ai jamais dit que les oppositionnels officiels et estampillés n’étaient pas des militants syndicaux, mais bon, là franchement, s’ils refusent d’être considérés comme tels, je ne peux rien pour vous les gars ...

01/07/2008 20:57 par Anonyme

Vincent Présumey est secrétaire départemental majoritaire de la FSU 03

02/07/2008 18:20 par vincent présumey

C’est bon signe : quand vous écrivez un petit texte, et que cela réveille les dénonciateurs de bureaucrates, les dénonciateurs de gauchistes, les dénonciateurs de trotskystes et les dénonciateurs de staliniens, et sans doute d’autres variantes encore du genre corbeau, c’est que vous avez tapé dans le mille ! N’ayez crainte, je recommencerai ! A bas le dialogue social et vive la Sociale !

02/07/2008 19:39 par Anonyme

Radio Corbeau (on aime les oiseaux décidément...)=
http://auvergne.fsu.fr/spip.php?rubrique7

02/07/2008 13:04 par JMT

Qu’un coucou trotskard au ps et à la direction de la FSU s’offusque d’un plumage ouvertement révolutionnaire n’a rien de surprenant.

28/06/2008 21:15 par ROBESPIERRE

Tous ensemble et en méme temps de preférence UN GRAND SOIR,Eh oui il n’y a qu’une solution : LA REVOLUTION !!e

29/06/2008 12:05 par raoul

Le travail de sape des syndicats du style faire des grèves par ci par là c’est de la DAUBE c’est juste fait pour dégouter les grévistes les décourager c’est à dire affaiblir la résistance. UNE BONNE ET LONGUE GREVE GENERALE BIEN PREPAREE et tu vas voir si les choses ne vont pas évoluer.
Partout ou le système libéral a cassé les travailleurs ça à été la même chose TRAHISON DES SYNDICATS.
Et si des fois je suis un menteur il n’y a qu’à vous mettre vos clavier et regarder comment r reagan à cassé le mouvement de grève des aiguilleurs du ciel au début de sa mandature et la suite et les conséquences :une longue série de casse sociale et de trahison.

29/06/2008 21:40 par BENBARA Abdallah

C’est aussi simple préparer une Gréve Générale et le tour est joué !Que fait tu de la conscience de classe des salariés ? s’ils étaient conscients il y a longtemps que les choses seraient réglées.Une anecdote,dans l’entreprise où je travaillait (direction paternaliste mais humaine)pas de syndicat j’étais au CE mais pas sur une liste syndicale ,j’ai toujours été réelu jusqu’au jour ou un syndicat (pas trés méchant :CGC)s’est créé en me présentant sur la liste syndicale j’ai été recalé.

30/06/2008 10:25 par raoul bis

Avec le baril à 3 dollars la conscience de classe va se faire de plus en plus criante.... On se retrouvera tous en survie on pourra largement réfléchir à ça en faisant bientôt du tourisme devant les soupes populaires le libéralisme va bien vite nous mettre a la rue. Et de toutes manières c’est clair si le peuple n’était pas si lobotomisé par la TV on n’en serait pas là .
De plus la recette on la connait on met tout le monde à crédit les gens, les entreprises, les compagnies, le foncier la production, puis on fabrique un crack et on rafle tout à bon compte.Et tant que le peuple se laisse tondre pourquoi se gêner.

01/07/2008 20:53 par Anonyme

Et tant que les syndiqués se laissent tondre pourquoi se gêner.

04/07/2008 01:26 par Simon caribou

Regardez le nombre de commentaire et de gens qui se chamaillent juste pour un article écrit ! Tout le monde dit qu’il faut être ensemble mais combien avez vous lu de commentaires où les gens étaient d’accord et sans rejeter les autres ! Alors syndicats et non syndiqués, arrêtons de nous diviser, si on veut reprendre nos droits c’est ensemble qu’il faut le faire !
Alors on y va !

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