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Le bataillon médiatique oublie une importante conférence de presse

Hugo Chávez devant les médias internationaux

photo : David Fernández

C’est dommage que si peu de gens, maîtrisent la langue de Cervantès.

Hier, le Président diabolisé (depuis déjà une décennie) du Venezuela a donné une conférence de presse pour les médias internationaux. La soldate Beatriz Lecumberri du bataillon de l’AFP était présente. Le démon Chávez lui laissa les premiers mots pour donner le coup d’envoi à cette rencontre. La soldate Lecumberri de AFP a donc eu l’honneur de poser la première question. Le démon Hugo Chávez lui répondit de façon plus qu’exhaustive. Une réponse de près d’une heure.

Non seulement il répondit à sa question concernant les allégations du gouvernement Uribe de Colombie l’accusant d’avoir acheté des armes de la Suède pour les vendre ou les donner à la guérilla « marxiste » [1] des FARC, mais il en profita pour donner un cours d’armement et d’Histoire.

La bête noire (puisque ce qualificatif si constamment employé pendant la saine (sic) l’administration Bush identifie maintenant, « le gros verrat » dans l’esprit de bien des gens) a non seulement mis en contexte avec une précision incroyable les accusations colombiennes, il donna un cours d’armes de combat, suivi d’un important cours d’Histoire régional. Aussi, il nous fit part de plusieurs anecdotes et circonstances que son rôle de gradé de l’armée vénézuélienne lui a permis de vivre en tant qu’acteur important dans les événements de la région. Cette conférence de presse était plus qu’intéressante. Une conférence de presse d’une très grande importance pour comprendre ce qui se passe en Amérique latine.

Ce matin, cherchez un seul reportage de la soldate Beatriz Lecumberri (AFP) concernant cette importante conférence de presse, vous n’en trouverez pas (en tout cas, je n’ai rien trouvé). Dans les journaux mondiaux (toujours à l’unisson), on trouve deux titres. Le plus "adéquat" est : « Les armes suédoises des Farc ont été volées au Venezuela en 1995, dit Chavez ».

Remarquez le « dit Chávez » qui annule en quelque sorte la crédibilité de la nouvelle. Tout le monde sait (après se l’être fait dire depuis des années) que Chávez est (en théorie et selon les soldats de l’information internationale) un fieffé menteur (sic). Donc, bien que Chávez ait démontré d’une façon incontestable l’absurdité de l’accusation colombienne, toute sa remarquable démonstration reste sans effet. Le bataillon médiatique est simplement contre la bête noire, peu importe la réalité, les faits, les circonstances et les preuves. Une fois de plus nous constatons que le bataillon médiatique opère pour un camp et que l’information journalistique est une illusion terrible.

Pour compenser ce maigre entrefilet, je vous invite à assister à cette importante conférence de presse tenue au palais de Miraflores de Caracas, hier, mercredi le 5 août 2009. « Chávez demuestra la falsedad de las pruebas de Uribe sobre las supuestas armas incautadas a las FARC » Chávez démontre la fausseté des preuves de Uribe concernant les armes supposément saisies aux FARC (en octobre 2008). Article et vidéo en 4 parties : http://www.radiomundial.com.ve/yvke/noticia.php?30010

Haz click en cualquier video para verlo     
Puedes ver otros en radiomundial.com.ve     

C’est avec une clarté et une précision chirurgicale que la bête noire (titre qu’on nous a enraciné dans le profond de notre cerveau) démontre l’absurdité de ces dites preuves. De plus, Chávez, ce Président diabolisé, qui n’a jamais opprimé sa population, qui a été élu et confirmé dans son poste plusieurs fois par la voie des urnes (toujours amplement surveillées par des centaines d’observateurs étrangers (400 aux élections de décembre 2006), qui n’a jamais envahi aucun pays, qui ne s’est jamais ingéré dans la politique interne d’aucun pays (autrement qu’amicalement lors de rencontres bilatérales ou multilatérales (MERCOSUR, UNASUR, ALBA)), nous a livré avec émotivité ses valeurs et ses convictions. Il a aussi fait part de comment il avait vécu plusieurs événements concernant cette guerre interne de Colombie ainsi que les attaques répétées contre lui.

Malheureusement, aucun reportage rapportant fidèlement cette vibrante conférence de presse n’est disponible dans nos médias. Par contre, on peut trouver un second titre faisant référence d’une façon plus que partielle à cette rencontre d’hier avec les médias internationaux : « Tensions Venezuela/Colombie : Chavez interdit l’importation de 10.000 voitures ». Un titre que vous pouvez retrouver dans l’ensemble de la presse dominante. Un titre vide mettant au premier plan un aspect négligeable de cette présentation de Hugo Chávez.

C’est cet aspect, totalement secondaire, que les bataillons médiatiques ont choisi de transmettre à la population. C’est l’aspect le plus inoffensif pour ne pas que l’image du gros verrat ne s’améliore.

Il faut noter la présentation "malhonnête" de AFP (repris par TV5 [2]).

L’article se termine en disant :

«  M. Chavez a poursuivi en déclarant que les lance-roquettes et fusils automatiques trouvés en Colombie dans un camp des rebelles marxistes avaient été volés dans un arsenal vénézuélien il y a 14 ans, démentant l’affirmation des Colombiens selon laquelle ces armes avaient été fournies par le Venezuela aux Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc).

Ces armes se trouvaient à la base de Cararabo, proche de la frontière colombienne, et furent volées en 1995, a affirmé le président Chavez, qualifiant les accusations de Bogota de "sale action" destinée à détourner l’attention alors que la Colombie s’apprête à autoriser l’ouverture sur son sol de sept bases militaires américaines. »

Il est faut de dire : « Chavez a poursuivi en déclarant… »

Chávez n’a pas « poursuivi », il a débuté sa conférence de presse avec ces accusations colombiennes des armes supposément saisies aux FARC en octobre 2008. Sa conférence a duré plus d’une heure sur ce seul point.

Il a parlé environ 5 à 10 minutes, tout au plus concernant l’aspect économique entre le Venezuela et la Colombie, en s’appliquant à démontrer que par ses décisions politiques il avait augmenté de façon incroyable le commerce entre les deux pays, et ce, au bénéfice de la Colombie. Il a dit, qu’étant donné les circonstances (ces attaques diffamatoires répétées contre son gouvernement), il était tout simplement pour faire affaire avec l’Argentine et le Brésil qui eux se comportent en gouvernement honnête et "ami" et non pas comme Uribe qui vient signer des accords en jouant hypocritement l’amitié et en ayant un poignard dans sa manche près à lui planter dans le dos.

Une guerre est en cours en Amérique latine. Une guerre dont nous sommes les témoins aveugles. Aveugles parce que les bataillons médiatiques qui participent activement à cette guerre nous voilent délibérément la réalité.

Cette conférence de presse, malgré son importance, malgré la justesse des preuves et des éléments démontrés, ne nous est pas fidèlement rapportée. La soldate Beatriz Lecumberri, une des vaillantes soldates de AFP, n’a rien fait transpirer des propos du Président vénézuélien.

On nous garde confortablement dans nos préjugés et on travaille à conserver intacte dans notre esprit l’image de la bête noire.

On constate, une fois de plus que le bataillon médiatique joue un rôle de premier plan dans cette guerre.

Tout le monde sait que la première victime d’une guerre est la Vérité. Nous en avons, une fois de plus la preuve.

La couverture du Coup d’État au Honduras est aussi une autre preuve flagrante. La dictature s’est maintenant installée en douce et ce régime dictatorial est devenu le gouvernement « de facto ».

C’est honteux de constater comment nos (sic) vils soldats de l’information servent de façon félonne les intérêts qui les emploient et desservent à ce point l’information.

L’Information qui, dans une société démocratique, est la pierre angulaire de la santé du système. Sans une information honnête, toute démocratie ne devient qu’illusion.

Il faut que les citoyens en soient conscients. Il faut que le citoyen s’informe par lui-même.

Internet est un outil extraordinaire pour parvenir à mieux s’informer. Sans internet, jamais nous ne pourrions voir l’importante conférence de presse qui s’est tenue hier à Caracas.

Il faut profiter d’internet et il faut être conscient que probablement, cet outil d’information extraordinaire nous sera retiré peu à peu. Soit par des coûts le rendant inaccessible, soit en contrôlant l’information qui y circule.

Il faut profiter d’internet le temps que nous le pouvons et il faut essayer d’empêcher qu’on nous enlève peu à peu, en douce, cet outil trop démocratique.

La démocratie est d’une fragilité bien plus grande que l’on peut l’imaginer.

Serge Charbonneau
Québec

P.S. : Hugo Chávez a dit attendre un invité de marque aujourd’hui à Caracas. Il a failli vendre la mèche hier, mais a décidé au dernier moment de nous garder la surprise. Peut-être ai-je mal compris, mais, il faut s’attendre à une rencontre, peut-être, importante.

Il faut aussi chercher les reportages ou la diffusion en direct de la prochaine rencontre de l’UNASUR prévue la semaine prochaine à Quito. Il sera question des sept nouvelles bases militaires US en sol colombien. L’UNASUR va sûrement condamner cette présence illégitime de militaires états-uniens sur le sol sud-américain. Mais peu importe les condamnations, l’empire ne recule pas. Il n’y a qu’à voir l’installation sans encombre de la nouvelle dictature au Honduras. Malgré que la communauté internationale ait condamné sans ambages et unanimement le Coup d’État, rien n’a empêché la dictature de prendre le pouvoir. On peut noter la « faiblesse » de la communauté internationale, de l’ONU ainsi que de tous les regroupements de pays, pour contrer ce gouvernement obscur et global qui contrôle (ou tente de contrôler totalement) le monde.

[1] Guérilla « marxiste ». Les bataillons médiatiques ont pris l’habitude de toujours mentionner le qualificatif « marxiste ». Bien que ce qualificatif ne veuille rien dire quant à la réalité actuelle de la guérilla colombienne, il sert à nourrir le bon vieux sentiment de la « maladie » de l’anti-marxisme. Une maladie qui sert à alimenter les préjugés, préjugés servant à voiler les valeurs morales et la simple réalité de l’injustice du pouvoir oligarchique et de l’incroyable fossé entre les classes sociales (surtout en Amérique latine).

[2] http://www.tv5.org/cms/chaine-franc...

COMMENTAIRES  

07/08/2009 10:50 par Serge Charbonneau

L’invité spécial attendu par Hugo Chávez était nul autre que l’ex-président de Colombie (94-98) Ernesto Samper.

http://www.radiomundial.com.ve/yvke/noticia.php?30138

Serge Charbonneau
Québec

07/08/2009 14:47 par Amaru

Il serait judicieux de nous faire partager la totalité de l’intervention d’Hugo Chavez, soit par un sous-titrage de la vidéo, soit par une retranscription en français... ou de nous indiquer un lien qui fournirait cela, si jamais il existait...

Internet c’est aussi la TRADUCTION !

Ce genre de texte est fort intéressant pour nous faire sentir la propagande mais il nous tient éloigné du discours de Chavez et je crois que cela nous manque car son discours est exactement celui que nous espérons en France. (Mais il est vrai que pour un Québéquois, la France, c’est du lointain ! Et Chavez dans un pays qui est malgré tout, infiniment noyé dans l’américanisme, c’est une opportunité d’article mais pas de fond...)

Pour ce qui est de la guerre prévisible sur Internet, cela a déjà commencé, il y a les sites d’Indymedia qui ont été supprimés sur ordre du F.B.I.

Je connais au moins deux sites en France qui ont été fermés, sans compter les sites piratés par toutes sortes d’officines idéologiques...

Voyez : http://www.fauxmonnayeurs.org/

Ensuite :

Le premier site de Bernard Monnier a été supprimé.

Le site suivant qui relatait cette infamie n’est plus du tout lisible :

http://www.aredam.net/bernard-monnier-gerard-rousseau-service-action-civique-barbouze.html
etc...

Mon propre site a été pendant un temps complètement effacé sur son serveur... avec la signature délibérée d’une officine.

07/08/2009 15:47 par legrandsoir

Internet c’est aussi la TRADUCTION !

... et la TRADUCTION, c’est des gens et du temps (bénévoles).

07/08/2009 16:19 par Anne Wolff

Je veux bien traduire la première, mes traductions, je suis plutôt lente, si personne ne c’est proposé quand j’en aurai finit avec celle-là , on verra pour la suite...je m’y mets tout de suite...

07/08/2009 16:19 par Serge Charbonneau

« C’est dommage que si peu de gens, maîtrisent la langue de Cervantès. »

C’était ma première phrase.
J’aimerais bien que tous puissent entendre et comprendre tous les mots du Président Chávez.
Il y a non seulement la traduction, mais l’intonation, les pauses, les respires, les yeux et les gestes.

Bien sûr, il y a les mots.
Traduire une heure de discours est un défi nécessitant un temps considérable.
La note du Grand soir est plus que pertinente.

Quand je lis :
« Ce genre de texte est fort intéressant pour nous faire sentir la propagande mais il nous tient éloigné du discours de Chavez », je me pose des questions.

Loin de moi, très loin de moi, l’idée de tenir la population éloignée du discours de Chávez et de tous ceux qui parlent avec conviction de valeurs humaines et profondément morales.

J’aurais bien aimé traduire dans sa totalité cette conférence de presse. Non seulement les mots, mais aussi les intonations pour tenter de faire transpirer les sentiments et les émotions que pouvait transmettre le Président Chávez (alias, le gros verrat pour certains atteint de la maladie anti-progressiste, anti-socialisme).

Apprendre l’espagnol peut être très enrichissant. En tout cas, autant qu’apprendre l’anglais.

Vive le multilinguisme.

Serge Charbonneau
Québec

07/08/2009 19:07 par Anna

Cher Serge,
Je vous remercie de votre intervention salutaire. Par chance, je comprends assez l’espagnol pour l’avoir appris à l’école, et que l’accent de Chavez reste compréhensible même pour quelqu’un comme moi qui ne connais qu’un espagnol scolaire (à ce propos, pour l’anglais que je maîtrise beaucoup mieux, j’ai souvent eu du mal avec certains accents nordaméricains à couper au couteau, alors que pour l’espagnol, j’arrive à comprendre un discours de Chavez, Correa ou Morales).
Cependant, comme vous dîtes, son intervention est capitale pour réfuter les accusations du président narco-paramilitaire Alvaro Uribe car elle porte sur des points techniques que par contre, je ne maîtrise pas. C’est pourquoi j’aurais besoin qu’un sachant (dans le domaine militaire) fasse quand même une synthèse, même si j’ai globalement compris son intervention.

M. Charbonneau, je vous livre pour information l’avis d’une certaine Sandra Borda Gúzman dans le courrier international :

http://www.courrierinternational.com/article/2009/08/03/en-finir-avec-les-errements-diplomatiques

J’ai arrêté de lire le Courrier International, car cet article est typique de la fausse neutralité de ce genre de médias : en effet, la journaleuse semble vouloir être pacifiste et dénoncer l’attitude du narco Uribe, mais elle reprends sans le MOINDRE RECUL les accusations de ce dernier contre l’Equateur et le Venezuela. Faut-il rappeler que les "preuves" de la connivence de ces 2 pays avec les Farc proviennent des ordinateurs indestructibles de Raoul Reyes qui ont miraculesement survécu à des bombardements intensifs en mars 2008 (bombardements ayant provoqué de gros cratères et deux dizaines de morts) ? Faut-il rappeler la troublante coïncidence de la panne du radar équatorien la semaine même de l’attaque de l’armée colombienne ? Faut-il souligner que les accusations contre des politiciens colombiens (membres de l’opposition) dont on aurait trouvé d’autres preuves dans ces fameux ordinateurs ont été abandonnées ? Que récemment, un enquêteur sous serment a affirmé qu’il n’y avait aucun e-mail dans ces ordinateurs ? Que le rapport de Interpol souligne la modification de fichiers ? Etc Etc Etc.
Bref la Guzman est le même genre de soldate que celle de l’AFP que vous dénoncez : elle est plus perverse car elle arbore une façade prétendument critique vis-à -vis d’Alvaro Uribe (elle lui reproche juste de "mal" se servir des révélations des ordinateurs indestructibles), là où l’autre fait juste du mensonge par omission.

07/08/2009 19:32 par Serge Adam

Magnifique commentaire et je confirme votre point de vue. J’apprécie vos articles M. Charbonneau.
Je fais confiance a Anne Wolff pour ces traduction.

07/08/2009 19:46 par xalisco

@ Serge

Effectivement ce serait plus simple si tout le monde parlait ou comprenait l’espagnol et puis toutes les langues du monde. En-dehors des bonnes volontés bénévoles - pour ma part merci, j’ai déjà donné, et continuerai dans la mesure de mes possibilités - cela devrait être le travail honnête, s’il était correctement fait, des agences et de leurs correspondant(e)s, genre Beatrà­z Lecumberri, de traduire ou sous-titrer les conférences de presse de Chávez ou d’un quelconque dirigeant latino-américain.

Visiblement, tout le monde s’en fout, les médias les premiers ! Ce qui fait que nous avons droit au mieux, de la part des mêmes médias et de leurs correspondant(e)s, à un résumé on ne peut plus succinct et des plus tendencieux.

Malgré tout, ils osent encore appeler ça de l’info !

07/08/2009 20:44 par Amaru

Apparemment le Grand Soir est de plus en plus chatouilleux...

Hier, sur un commentaire d’un article de Loty Malebranche, immédiatement on a souligné la dérive conspirationniste...

Pourtant je ne disais que les choses du bon sens et du plus élémentaire.

C’est bien dommage pour une presse qui se veut différente !

Aujourd’hui, on ne supporte pas une simple demande de lire la totalité d’un texte dont on nous donne que des pointillés... (C’est bien là le minimum positif de réaction d’un lecteur un peu sérieux.) Vous devriez vous en réjouir... Cela montre qu’on s’intéresse. Mais non ! Vous montez sur vos grands chevaux. Offusqués...

Du calme, s’il-vous-plaît !

On ne vous connaissait pas comme ça auparavant. Qu’est-ce qui a donc changé ?

08/08/2009 00:59 par Anne Wolff

Voilà , j’apprécie la confiance de Serge pour l’espagnol L’espagnol écrit aucun problème, avec un dictionnaire pour certaines expressions. J’ai écouté plusieurs fois le discours del Hugo cet après-midi et oui, j’ai bien envie de traduire ce que je peux. Il dit tellement de choses que j’aimerais dire, mais ma compréhension à l’audition est loin d’être parfaite. Donc avec plaisir, je traduirai tout ce que je comprends sans problème et laisserai des [...] pour ce qui m’échappe, je l’ai fait comme cela pour un discours de la Pichu et d’autres ont complété...mais si que ce discours doit être diffusé. Me encanta el Hugo, me da esperanza y fe, no es el unico, comme il le dit il est, non celui qui crée la situation, mais le produit des circonstances.

08/08/2009 07:23 par fred

- >Amaru, la pub google sur le côté, et la pub amazon en bas...

08/08/2009 14:23 par legrandsoir

C’est vrai. Mais vous seriez prêt à donner combien par mois pour couvrir les frais (sans même parler de donner de vrais moyens) du Grand Soir ? Le modèle économique (ou plutot le "non modèle") des sites alternatifs atteint ses limites et la question devra bien se poser un jour. A moins de compter sur le renouvellement des militants au fur et à mesure que certains s’usent ou se désabusent.

(PS : nous ne contrôlons pas le contenu des pubs affichées, comme vous l’avez trés certainement compris)

08/08/2009 08:23 par François

et si vous vous renseigniez avant d’ecrire un article comme celui là ?
Et si vous demandiez à la population locale avant d’ecrire ?
Certes, il n’a pas envahit d’autres pays, heureusement !
Mais savez vous comment est la vie à Caracas ?
Savez vous comment est la justice dans ce pays ?
Avez vous entendu parlé de la corruption ?

J’ai une source. Certe une. Mais c’est du quotidien. Je sait comment est la vie là bas. Le "kidnap express", tuer pour manger, ne rien trouver dans les supermarchés, les prix multiplié par 10, pour l’alimentaire...la liste est longue.
c’est la vie ordinaires des venezueliens.
Ceux qui peuvent quittent le pays, le font. Souvent ce sont les "etrangers", enfants ou petits enfants de migrants, cars le nationaliste revient en force et ils sont devenus source de jalousie uniquement parce qu’ils un travail.
C’est la réalité.
Ne pas se tromper quand on porte un jugement. Appeler cet homme comme vous voulez, cela ne changera rien. Les faits sont là . La misère revient dans un pays riche en ressources naturelle, ou tout pousse facilement. Mais le simple fait d’acheter un fuit devient un problème du quotidien.
Alors s’il vous plait, prenez le maximun d’informations, de tout horizon, allez voir sur place, chez le resident, observer.
Peut importe ce que disent les USA ou autres. ce n’est pas cela qui compte. C’est ce qui se passe réelement.
nformez vous avant de publier quoique ce soit, je vous en conjure.
Cordialement

08/08/2009 14:31 par legrandsoir

Ciel, mais vous nous racontez le Venezuela de toujours, celui qui existait pour 70% de la population lorsque le pétrole coulait à flots et certains quartiers vivaient dans des bulles bien préservées de tous ces tracas quotidiens.

Votre source regrette probablement le bon vieux temps. Mais c’est peut être justement ça qui rend le Venezuela si sympathique aujourd’hui.

08/08/2009 11:57 par Serge Charbonneau

Un certain Thomas Coex qui dit être "journaliste" (pour semble-t-il AFP, par son adresse courriel) m’écrit.
Il me dit avoir assisté à la conférence de presse de Hugo Chávez.
Sans me donner plus de précision, il me lance une attaque personnelle puérile.

Comme le personnage est public (un "journaliste") comme le sujet est public (la conférence de presse du Président Hugo Rafael Chávez Frias) je vous transmets la "précision" émotive que me fait parvenir ce "professionnel" de l’information.

J’invite aussi publiquement tous les "professionnels" de l’AFP à commenter, en plus de mon texte (qui tente de mettre en lumière cette conférence précieusement gardée dans l’ombre par les soldats de l’AFP), les propos de leur confrère, Monsieur Thomas Coex.

Je trouve un peu "lâche" que de tels propos soient envoyés à mon adresse personnelle. Ce sujet et ces propos sont du domaine public. Le sujet est la coloration idéologique de l’information et l’honnêteté de nos soldats médiatiques.

Cette missive du soldat Thomas Coex de AFP, aurait dû être un commentaire dans ces pages. Alors, le voici (incluant ses fautes d’orthographe) :


- Message d’origine -
De : thomas.coex
A : Serge Charbonneau
Envoyé : 7 août, 2009 16:48
Objet : au sujet de votre prose sur Chavez et les medias internationaux

C est desolant de lire tout cela de la part d une personne qui melange
tout, dit tout et son contraire et surtout ne sait pas chercher l
information la ou elle est. Il y a eu de nombreuses reprises des papiers d
analyse des agences de presse internationales, mais beaucoup plus dans les
medias hispanisants. J etais present egalement a cette conference de presse
au palais de Miraflores (je suis journaliste) et je peux vous dire que tout
votre charabia montre que vous ne connaissais rien et ne savez pas ce qu il
se passe reelement dans ce genre de conf de presse. Ca devient plus qu
enervant de tomber via des recherche google sur des propos qui injurient
une journaliste (Beatriz Lecumberri de l AFP. Vous devriez vous renseigner
sur la production de l agence a l issue de cette conference de presse et
surtout vous excuser pour avoir diffamer une professionnelle du journalisme
qui a pris tous les risques dans sa carriere pour informer le monde entier
depuis tous les zones de guerre des 10 dernieres annees. C est quand meme
plus professionel que de faire des analyses digne du bistrot du conmmerce
depuis son mac assis tranquillement au Canada.


Ce sont des propos édifiants, vous en conviendrez.

Une constante chez ces gens qui se battent avec ardeur contre tout ce qui ressemble à autre chose que l’exploitation néolibérale globale, c’est la faiblesse de leur discours. Aucune argumentation, aucun fait précis, que des attaques personnelles sans précision dans les reproches. Si je dis des faussetés et qu’on me le démontre, j’avouerai rapidement mes torts et je m’excuserai publiquement.
Des attaques personnelles du genre de celles de monsieur Thomas Coex, sont malheureusement trop courantes. On nous accuse facilement d’avoir tort, mais sans jamais le démontrer. De plus, on joue TOUJOURS sur la crédibilité, la notoriété, le "titre" des désinformateurs ou maquilleurs de la réalité. Par exemple, en disant : « Beatriz Lecumberri de l AFP. Vous devriez vous excuser pour avoir diffamer une professionnelle du journalisme qui a pris tous les risques dans sa carriere pour informer le monde entier depuis tous les zones de guerre des 10 dernieres annees. »

Ai-je "diffamé" cette professionnelle ? Je l’ai qualifié de soldat de l’information et j’ai dit avoir cherché son compte-rendu sans le trouver.
Mme Lecumberri a pris le micro et a posé une question. Je voulais lire son compte-rendu de la réponse que le Président Chávez lui a fait. Une réponse complète.
Dois-je m’excuser d’avoir noté qu’aucun compte-rendu n’a été livré au public ?

J’ai demandé à Monsieur Coex de m’envoyer le lien où je peux lire le compte-rendu de Mme Lecumberri ainsi que son propre compte-rendu (puisque cet individu dit être un journaliste présent lors de la conférence de M. Chávez).
Aucune réponse (à l’heure actuelle).

Bon, j’espère que ce petit commentaire saura égayer votre journée tout en alimentant votre réflexion. Comme disait Monsieur l’ex-Président Bush : « Les forces du mal sont partout » et je poursuivrais en disant qu’il faut, en tant que citoyen de pays encore démocratique, lutter contre le terrorisme médiatique (soyez indulgent pour cette presqu’exagération).

Serge Charbonneau
Québec

08/08/2009 14:57 par Serge Charbonneau

J’aimerais dire à François que j’ai été sur place voir le présent.
J’aimerais dire à François que j’ai une amie vénézuélienne qui va sur place fréquemment et me rapporte aussi ce qu’elle voit.
J’aimerais dire à François que je communique quasi quotidiennement avec plusieurs Vénézuéliens et que j’y ai pratiquement une famille.
J’aimerais dire à François que je peux lui fournir adresse, courriel et no de téléphone s’il veut s’informer auprès des Vénézuéliens et Vénézuéliennes.
J’aimerais dire à François qu’il répète bêtement des clichés éculés.
J’aimerais dire à François qu’il a bien raison de parler de la « réalité ». Il faut la voir et la visiter.

Le Venezuela n’est pas le paradis. Le paradis n’existe pas.
La misère au Venezuela n’est pas venue avec Hugo Chavez.
Depuis que Chávez est au pouvoir, la pauvreté a reculé de 26,4%.
Les barrios n’ont pas été créés par Hugo Chávez, mais par la longue exploitation que ce pays a subie durant de nombreuses décennies (comme tant d’autres).

J’aimerais aussi dire à François :
« Prenez le maximum d’informations, de tout horizon, allez voir sur place, chez le résident, observer. Peu importe ce que disent les USA ou autres. Ce n’est pas cela qui compte. C’est ce qui se passe réellement. Informez-vous, je vous en conjure. »

Croyez-moi, François, avant de publier quoi que ce soit, je vérifie toujours plus que deux fois.

Cordialement

Serge Charbonneau
Québec

08/08/2009 18:13 par Fald

Le dialogue entre Serge Charbonneau et François est symptomatique. Je ne suis pas un grand voyageur et de pays socialiste, je n’ai connu que l’ex-RDA (Cervantes’ Sprache kann ich nicht, eher Goethes Sprache !)

L’ex-RDA n’est pas représentative, car elle a été annexée à un des pays les plus riches du monde.

Par contre, une constatation s’impose pour les autres pays ex-socialistes : le communisme, même mal gouverné, dictatorial, burocratique et peu efficace, et dans des pays pauvres, c’est un régime où les plus démunis font la queue pour acheter la bouffe.

Le capitalisme, même bien gouverné et relativement "social", et dans les pays les plus riches, c’est un régime où les plus démunis se battent pour faire les poubelles.

Certains ont l’air ici de bien connaître le Venezuela, moi pas. Mais je ne l’imagine pas peuplé d’extra-terrestres. Donc, si son gouvernement fait un effort réel pour que tout le monde ait à manger, ça ne doit pas être facile qu’il y ait de tout pour tout le monde tous les jours.

Dans les pays, dont nos pays très développés, où on s’en fout qu’une partie de la population crève de faim, les magasins sont toujours bien fournis. Pas de problème !

09/08/2009 08:53 par KarineWalsh

Merci beaucoup à Serge Charbonneau pour ses articles tellement plus crédibles que ceux des soldats de la désinformation de l’AFP. Se faire attaquer personnellement par l’un d’eux, ceux qui sont salariés pour leur soi-disant travail de journalistes et qui ne sont même pas foutu de traduire en français un discours aussi important que celui de Chavez, c’est juste un signe que vous les frustrez par la véracité de vos propos.

Ils me font rire ces témoignages de gens qui n’ont pour seul argument "il faudrait que vous alliez sur place pour comprendre ce qui se passe au Vénézuela, combien on souffre au quotidien...". Quelle hypocrisie. Ca me fait penser à un
escroc sur Facebook qui essaie de me convaincre qu’il n’y a pas de nettoyage ethnique en Israël et que lui est là -bas donc il le sait plus que moi qui est devant mon ordinateur au Québec ! Ce qu’il faut pas entendre.

Bref, merci à vous, aux auteurs du Grand Soir, ainsi qu’à Chavez, Fidel et tous les communicateurs dont les paroles sont empreintes de vérité et de valeurs de justice pour tous. Tous les autres, les défenseurs du néolibéralisme et du capitalisme, autant ceux qui le proclament sans honte que ceux qui font leur propagande hypocritement et dans la nuance, vos écrits n’ont aucune valeur !

09/08/2009 16:59 par npa aube

bonjour, à Mme Wolf Anne

Quands vous aurez fini votre traduction , nous mettrez-vous là ici sur ce forum ??? Merci. jean pierre

notre blog : http://npatroyesaube.canalblog.com/

11/08/2009 00:53 par Nimsi Mota

Merci M. Charbonneau pour votre article.
Je suis vénézuélienne et connais ce qui se passe dans mon pays :
c’est une prise de conscience d’un peuple qui ne veut pas suivre subordonné aux intérêts d’une oligarchie toujours prête aux mandats de l’impérialisme.Grâce à la révolution bolivarienne on a les réformes sociales en faveur des pauvres et des travailleurs.Cependant l’opposition poursuit une politique de sabotage économique avec l’appui des médias privés. On a le droit d’avoir l’information sans mensonges, sans manipulation.
Merci à Anne Wolff pour sa traduction.
A François et ses clichés répétés et empoisonnés : "Ils ne reviendront pas"

PATRIA,SOCIALISMO O MUERTE. SEGUIREMOS VENCIENDO !!!

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