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Maintenant que le parti au pouvoir a son candidat, ça va enfin commencer !

Hamon pour le PS, Mélenchon pour le pays !

Ouf ! Enfin, le spectacle des primaires est terminé ! Entre celle de la droite et du centre et celle de « La Belle Alliance Populaire » qui s’est très vite révélée comme ce qu’elle était véritablement, à savoir la primaire du PS, on a cru qu’on ne s’en sortirait jamais ! Les médias se sont laissés aller en parlant de « la primaire de la gauche ». Sans LO, sans le NPA, sans le PG, sans le PCF, sans EELV mais seulement avec le PS et ses satellites, cette primaire était tout sauf une primaire de la gauche française.

Avec Jean-Luc Mélenchon, nous avions dit très tôt notre opposition à l’exercice des primaires. Outre le fait que les primaires imposent le mode de fonctionnement américain pour mieux nous servir le bipartisme dans la vie politique française, elles ne mobilisent pas les masses mais uniquement le coeur de l’électorat des forces politiques qui s’y essayent, à savoir les catégories socio-professionnelles les plus favorisées, les citoyen-ne-s les plus politisé-e-s, les plus proches des partis politiques. Il ne s’agit donc certainement pas d’une part représentative de l’électorat du pays. Elles fonctionnent de fait comme un tamis social, sorte de suffrage censitaire.

Celui ou celle qui gagne les primaires, ne dispose donc pas d’une légitimité populaire en dehors de cet électorat bien spécifique. Le spectacle médiatique a beau traiter le sujet comme s’il s’agissait de l’élection présidentielle elle-même, il n’en demeure pas moins que malgré quelques cafouillage de chiffres, la réalité est crue. Ainsi, la primaire du PS n’a réuni que 2 millions d’électeurs, c’est-à-dire 1 million de moins qu’en 2011. Signe s’il en fallait un de plus de la déconfiture de ce parti qui catalyse les colères après les trahisons et renoncement du quinquennat finissant de François Hollande. Au total, seuls 15% des électeurs ont voté aux primaires de la droite et du PS. C’est pour l’ensemble de ces raisons mais aussi parce qu’une élection nécessite de convaincre sur le temps long et d’aller directement au Peuple lui-même que Jean-Luc Mélenchon, opposé au principe de primaires depuis toujours, a fait le choix de ne pas s’en mêler.

Dans une primaire, la guirlande de candidats en présence permet au débat de se tenir sans qu’un contenu trop précis n’émerge jamais vraiment. On reste dans le flou. Chacun a pu s’en apercevoir lors des débats télé soporifiques de la primaire de la droite ou du PS. Néanmoins, la primaire permet d’occuper l’espace médiatique à plein régime. Une dizaine de candidats tous plus proches les uns des autres idéologiquement font ainsi l’objet d’un traitement médiatique similaire à celui du premier tour d’une élection présidentielle, comme si tout les séparait. Ainsi, l’espace médiatique s’en trouve littéralement monopolisé. Imaginez un instant une primaire entre Jean-Luc Mélenchon et ses amis Alexis Corbière, Eric Coquerel, Danielle Simonnet, Raquel Garrido !

Bref, il nous tardait que cela se termine car l’élection présidentielle, pour véritablement démarrer, a besoin que ses protagonistes soient clairement identifiés. C’est le cas désormais puisqu’après la droite qui a choisi sa version dure en la personne de François Fillon, nous connaissons maintenant le candidat du Parti au pouvoir. François Hollande, qui aurait dû être le candidat du PS, ayant renoncé à assumer le bilan de son quinquennat devant les électeurs, c’est Benoît Hamon qui sera celui-ci. Grand bien nous fasse ! Même si nous sommes déjà en campagne depuis un an avec le mouvement hors cadre de parti, La France Insoumise, et son candidat Jean-Luc Mélenchon, la campagne présidentielle va enfin véritablement pouvoir commencer.

Maintenant que le spectacle médiatique des primaires est terminé, passons au contenu. Hamon est le candidat du Parti Socialiste. Il le devient seulement 83 jours avant le 1er tour de l’élection présidentielle. Son ambition première est de rassembler « sa famille politique, les socialistes ». Pas une mince affaire quand on sait que sa candidature divise encore davantage un PS aux abois. Combien ne le soutiendront pas ou partiront chez Macron ? Ensuite, il aimerait « rassembler la gauche ». Cette incantation chamanique est l’apanage des apparatchiks qui se vivent comme étant au centre du jeu politique sans voir qu’ils n’en sont que de vains pions. En dehors du microcosme des partis, « rassembler la gauche » ne veut plus rien dire après les trahisons du quinquennat Hollande. Plus que les étiquettes, c’est le contenu porté qui importe. Place aux programmes, place aux idées, place au débat ! De ce point de vue, Benoît Hamon doit encore accorder les violons de son parti sur un programme. Et les contradictions sont nombreuses quand on voit que le résultat de la primaire du PS désavoue la politique menée par le gouvernement toujours en place que ce parti soutient et auquel Hamon a lui-même participé ! Et quid des candidats PS déjà investis pour les législatives ? Quelle cohérence entre une candidature Benoit Hamon à la présidentielle, qui porte notamment l’abrogation de la Loi El Khomri, et la candidature sous la même étiquette PS de Madame El Khomri elle-même dans la 18ème circonscription de Paris  ? Elle va être candidate pour abroger sa propre loi ? Les exemples sont nombreux qui ouvrent au PS une période de tambouille générale dans la grande tractation de l’opération sauve qui peut !

Si on résume, il reste 83 jours à Benoît Hamon pour rassembler le Parti Socialiste, « rassembler la gauche » (comprendre neutraliser Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon) derrière sa candidature et accorder tout ce petit monde sur un programme ? A ce train là, l’élection présidentielle sera déjà terminée que les premières lignes du programme ne seront toujours pas écrites ! Comme cette primaire qui s’achève à seulement 83 jours du 1er tour, toute cette mascarade n’est pas sérieuse. Benoît Hamon s’illusionne s’il croit que si tard dans la campagne et parce qu’il arrive comme un cheveu sur la soupe en bon seigneur de la primaire du PS, il nous fera renoncer après un an d’une campagne intense qui rassemble de nombreux citoyens autour d’un programme clair, « L’Avenir en Commun », une méthode, celle du mouvement hors cadre de parti « La France Insoumise » et un candidat qui a pour lui la cohérence dans la durée et n’a pas participé aux trahisons de ce quinquennat, Jean-Luc Mélenchon.

A 83 jours du premier tour, avec tout ce qu’il a à régler au sein du Parti Socialiste, Benoit Hamon risque de pas disposer de beaucoup de temps pour aller au devant des électeurs avec un programme clair. Pourtant, le moment exige une bataille idéologique de temps long et autre chose que de la tambouille politicienne. C’est la raison pour laquelle nous sommes partis tôt en campagne avec La France Insoumise et son candidat, Jean-Luc Mélenchon et que notre programme dispose d’une assise bien réelle dans le pays.
Sarkozy, Hollande et Valls dehors ! A qui le tour ?

Après la défaire cuisante de Nicolas Sarkozy à la primaire de la droite et le fait que Hollande, plus impopulaire que jamais, décide de ne pas assumer son bilan devant les électeurs en renonçant à se présenter, l’éjection en règle de Manuel Valls, inspirateur des trahisons et renoncements de ce quinquennat, à la primaire du PS, est une victoire supplémentaire du Peuple français dans l’ample coup de balai qu’il a l’air décidé à passer sur la caste des oligarques. Nous ne pouvons que nous en réjouir.

Nous vivons un moment « dégagiste ». Les scénarios préconçus, les sondages, la prose des éditorialistes politiques ne résistent plus à l’aspiration populaire profonde au grand nettoyage. Il ne faut pas le déplorer. C’est au contraire, le point numéro un de la réappropriation par le Peuple des affaires politiques. N’est-il pas d’usage de s’adonner à un grand nettoyage pour faire de la place avant de ranger correctement les choses ?

De par ses pratiques, ses institutions obsolètes et antidémocratiques, ses trahisons, ses promesses non tenues, ses affaires multiples, c’est tout le vieux système politique qui est menacé. C’est le moment « Qu’ils s’en aillent tous », décrit dès 2011 par Jean-Luc Mélenchon dans son ouvrage du même titre. Pour le mener à bien, les citoyen-ne-s s’emparent de tout ce qui peut contribuer à sa réalisation.
Ainsi, et comme cela a pu être vérifié par un journaliste qui a suivi le déroulement de la journée du second tour de la primaire PS à Lille, de nombreux électeurs qui n’ont pas l’intention de voter pour Benoît Hamon à l’élection présidentielle se sont emparés de ce bulletin à la primaire pour barrer la route à Manuel Valls qui a été le 1er ministre des multiples usages du 49.3 pour imposer par la force la Loi Travail dont personne ne voulait et qui n’avait pas été annoncée par le candidat Hollande. Le vote Benoît Hamon à la primaire PS a donc fonctionné comme un vote contre. L’élection présidentielle, elle, a besoin d’un vote d’adhésion sur un programme abouti.

Dès la primaire de droite, Jean-Luc Mélenchon avait appelé au respect de la tenue des primaires et à ne pas succomber à la tentation de participer pour troubler le jeu politique et en fausser les résultats. Il l’a rappelé quand certains électeurs de gauche disaient vouloir aller voter à la primaire de droite pour écarter Nicolas Sarkozy. Malgré les appels répétés à ne pas troubler non plus la primaire du PS, nous savons que la mission « coup de balai » contre Valls a fonctionné à plein et qu’il s’agit d’abord et avant tout de cela.
Une chose est désormais certaine : Si l’investiture du candidat du Parti au pouvoir permet de connaître les protagonistes de l’élection présidentielle, elle ne ferme cependant pas la séquence de décantation en cours. Avec la victoire de Hamon à la primaire du PS, bien des choses vont encore bouger. Moins de 24 heures après, c’est déjà la panique au PS avec des départs vers Macron, des retraits de poids lourds du parti. La grande mutation est en cours et ce n’est que le début. Après une soirée grisante pour Benoit Hamon, les ennuis ne font pour lui que commencer.

La vague « dégagiste », elle, va se poursuivre. Qui sera le prochain sur la liste ? On devine aisément que François Fillon pourrait en être la prochaine victime. Voilà que Monsieur « père la rigueur » qui revendique un programme qui opérerait une saignée budgétaire sans précédent et courre les plateaux télévisions pour en appeler aux efforts des français pour la sacro-sainte com-pé-ti-ti-vi-té, se trouve soupçonné dans des affaires peu reluisantes d’emploi fictif et de détournement de fonds publics. Tellement dommage pour celui qui faisait l’essentiel de sa carte de visite de sa prétendue intégrité. La justice doit faire son travail. Le plus tôt sera le mieux. Mais il est clair qu’à partir de maintenant, le candidat de la droite est sur une pente savonneuse et que la glissade sera de plus en plus rapide à mesure que les jours et les semaines vont passer.

Et qu’en sera-t-il du sort d’Emmanuel Macron, la candidat prétendument antisystème qui bénéficie des soutiens des premiers représentants de la caste avec son programme ultra-libéral, qui a aussi fait parler de lui ces derniers jours pour des suspicions de financement de son mouvement sur des fonds publics ? Et Madame Le Pen, bien discrète sur ces sujets et dont le parti n’est pas en reste en ce qui concerne les affaires judiciaires ? Sans tirer de conclusion hâtive, en respectant les présomptions d’innocence et en laissant à la justice la part du travail qui lui revient, ces informations régulières ont un écho certain sur les citoyen-ne-s, réajustant à chaque fois un peu plus la trajectoire du coup de balai qu’ils sont déterminés à passer.
Jean-Luc Mélenchon a l’avantage de ne pas être visé par ce coup de balai. Et pour cause, il est un outil au service de sa réalisation. Avec le programme qu’il porte de passage à la 6ème République par la réunion d’une Assemblée Constituante, de balayage de l’oligarchie, d’abolissement des privilèges de la caste, de permission de l’intervention populaire, d’abolissement de la monarchie présidentielle, le candidat de La France Insoumise est le meilleur atout pour achever le grand nettoyage commencé. Avec lui, nous ferons le travail de fond en comble. Ce n’est certainement pas un candidat du Parti Socialiste, si « de gauche » soit-il, qui peut y prétendre.

Pas d’amnistie pour le candidat issu du gouvernement

La tentation est forte, on l’a bien vue, pour celles et ceux qui ont occupé des responsabilités, de se présenter aux primaires en espérant y retrouver une virginité et ne pas être comptable d’un bilan trop difficile à porter. C’est ainsi que Manuel Valls, pour ne prendre que cet exemple, a pu se présenter en pourfendeur du 49.3 après en avoir usé et abusé pendant le quinquennat, notamment pour le passage de la Loi Travail rejetée massivement par l’opinion. Mais la primaire n’est pas une machine à laver : les taches restent ! Nous ne sommes pas dupes. Que ce soit la primaire de droite ou celle du PS, chacun a pu apprécier les allures de Conseil des Ministres des débats des primaires. Pour l’immense majorité des candidats, ils ont été ministres et sont donc comptables des bilans Sarkozy et Hollande quelque soit la distance qu’ils essaient de prendre avec leurs propres responsabilités, Hamon en tête.

Benoit Hamon est le candidat du Parti Socialiste, le parti au pouvoir, celui des promesses non tenues, des trahisons, des reniements. Il a été ministre délégué chargé de l’économie sociale et solidaire auprès de l’actuel commissaire européen Pierre Moscovici dans le premier gouvernement Ayrault, puis ministre de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche dans le gouvernement de Manuel Valls. Le même Manuel Valls qu’il vient de battre à la primaire.
En frondeur inconséquent qu’il fût, Benoit Hamon a refusé de voter pour une motion de censure du gouvernement au moment du passage en force de la Loi El Khomri qu’il critiquait pourtant. Fusse-t-elle de droite, cette motion de censure était le dernier recours et donc un choix rationnel pour empêcher le passage de la loi El Khomri. Benoit Hamon n’a pourtant pas honte de recevoir avant son dernier meeting de la campagne des primaires à Lille une délégation de salariés de La Voix du Nord en lutte, dont le plan social qui les menace est facilité par la Loi El Khomri que le même Benoit Hamon aurait pu contribuer à empêcher. Girouette !

En apparatchik de longue date du PS, Benoit Hamon est un habitué des manoeuvres internes et des coups tactiques. Tout comme la clique qui l’entoure désormais, à l’image de François Lamy, le depuis quatre mandatures député de l’Essonne parachuté dans le Nord par Martine Aubry, qui refusait son soutien à un candidat au 1er tour de la primaire et que l’on voit désormais pétarader en tête de l’entourage du candidat Hamon pour « imposer le rassemblement de la gauche » et autres incantations chamaniques ! On voit bien que les thèmes qui ont fait la victoire de Benoit Hamon à la primaire du PS sont largement imposés par le succès de la campagne de La France Insoumise et son candidat à l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon.

Hamon pour ne faire que la moitié du chemin

Sans mettre en cause la sincérité des convictions de Benoit Hamon et de ses amis, nous sommes contraints de constater qu’ils n’ont posé que des actes de frondes au pistolet à eau pendant ce quinquennat de trahisons. Il faut réécouter les discours du candidat Hollande en 2012 pour se rendre compte de ce qu’il peut advenir des paroles « de gauche » des candidats du PS une fois au pouvoir. Hamon ou un autre, quelle importance ? A quoi bon un candidat du PS ? Ils ont durablement perdu la confiance et c’est bien la moindre des choses. Leur détermination sans borne pour conserver leurs sièges ne suffira pas à les sauver.
Le spectacle des primaires derrière nous, passons à la seule chose qui vaille la peine d’être discuté : le programme ! Ce n’est pas un hasard si l’on a pu voir dans les files d’attentes des meetings du candidat Hamon à la primaire PS des gens lire « L’Avenir en Commun », le programme de La France Insoumise En 2012, c’est à mesure que Jean-Luc Mélenchon montait dans les sondages d’intention de vote, que l’on entendait François Hollande dire que son adversaire était la finance, qu’il allait renégocier le TSCG, qu’il allait taxer à 75% les revenus supérieurs à 1 million d’euros, etc. Chacun appréciera le résultat.

J’invite chacun à lire le programme de Jean-Luc Mélenchon sorti en librairie le 1er Décembre et à le comparer avec les lambeaux de programme disponibles sur le site de campagne de Benoit Hamon. C’est édifiant. C’est au mieux de l’inspiration. Car si l’exercice des primaires et de leur multiplication de candidats permet d’éviter la nécessité d’être précis, c’est quand Benoit Hamon vient sur les thèmes imposés par la campagne de La France Insoumise qu’il cesse d’être inconséquent. Après nous, il parle aussi de passage à la 6ème République. Après nous, il vient sur les thèmatiques écologistes.

Si, venant sur les thèmes de Jean-Luc Mélenchon, Benoit Hamon cesse d’être inconséquent, il n’en demeure pas moins insuffisant, n’allant jamais au bout des choses, n’apportant pas les précisions utiles et demeurant donc dans le registre incantatoire. Il parle de 6ème République sans jamais expliquer comment il la met en pratique. Sur l’écologie, il ne reste qu’au milieu du gué en évoquant une modification du mix énergétique. Sur le partage des richesses et les questions économiques, il manque de précisions également : Est-il d’accord pour mettre fin au pillage économique de la Nation en remettant en cause les privatisations des secteurs stratégiques ? Est-il favorable à l’instauration d’un protectionnisme solidaire ? Est-il pour la fixation d’un revenu maximum pour limiter l’accumulation des richesses et l’instauration d’un écart maximum de 1 à 20 des salaires dans une même entreprise ? Il y a tellement de questions en suspens. On ne peut pas exiger d’un candidat qui vient de sortir du chapeau des primaires le même niveau de précisions que Jean-Luc Mélenchon qui fait campagne depuis un an sur un programme clair et issu d’un travail de longue haleine.

Mais Benoit Hamon pourra faire sienne toutes les paroles de Jean-Luc Mélenchon, il ne franchira jamais le pas de s’éloigner de la feuille de route de la Commission Européenne. Benoit Hamon ne remet pas en cause les traités européens. Tout juste indique-t-il vouloir changer l’Europe. Peut-on savoir quel plan stratégique il propose pour faire cela en dehors de la déblatération de ses bonnes intentions ? Assurément non ! C’est pourtant là notre point de désaccord essentiel. Il n’est pas possible de mener une politique sociale et écologiste ambitieuse dans le cadre des actuels traités européens. Quiconque se laissent aller à des promesses sans stratégie claire de rupture avec les traités d’aujourd’hui ne chante que des comptines sans lendemain. C’est évidemment le cas de Benoît Hamon. Ce qu’il suscite est voué à buter contre cette question.

A l’inverse, Jean-Luc Mélenchon assume que l’Europe de nos rêves est morte et que son idéal a été dévoyé et qu’il n’en subsiste qu’un marché unique qui met les peuples en concurrence et organise une compétition destructrice aux quatre coins du continent. L’expérience grecque a fait la démonstration de la nécessité de rompre avec ces traités qui empaquettent des pays dont la construction européenne a refusé méthodiquement l’harmonisation sociale et fiscale pour imposer le dumping partout. C’est la raison pour laquelle la question européenne ne peut se contenter de belles paroles. C’est pourquoi avec La France Insoumise et Jean-Luc Mélenchon, nous avons mis au point notre stratégie du Plan A et du Plan B. Le Plan A, c’est le pari qu’il est possible, parce qu’on ne fait pas l’Europe sans La France qui représente 16% de son économie et en est un pays fondateur, de discuter avec nos partenaires d’une réorientation importante de l’Union Européenne. Pour que la discussion puisse avoir lieu, il est nécessaire d’agiter le spectre d’un Plan B méthodiquement préparé : la sortie unilatérale des traités. Cela ne fait pas de la sortie une fin en soi mais signifie clairement que si nous sommes contraints de choisir entre l’application de notre programme et le respect des traités européens, autrement dit entre la souveraineté du peuple français et le respect des traités, nous choisirons la souveraineté du peuple français et l’application de notre programme. Nous avons engagé des discussions avec la plupart des pays européens à ce sujet autour des Sommets Internationaux du Plan B en Europe. L’Europe, on la change ou on la quitte et il faut y être préparé. Qu’a préparé Benoit Hamon sur ce sujet ?

Mélenchon pour aller au bout

Depuis un an, La France Insoumise est en campagne. Sa méthode, hors cadre de parti, permet au grand nombre de s’engager sans passer nécessairement par les partis politiques. C’est un programme et une méthode d’action qui nous rassemblent. Le programme L’Avenir en Commun, basé sur l’Humain d’Abord avec lequel Jean-Luc Mélenchon avait déjà recueilli 4 millions de voix en 2012, a été considérablement enrichi par les contributions des internautes, les auditions et les évènements de la campagne. Déjà diffusé à 200 000 exemplaires, il est désormais bien ancré et sa transmission au Peuple français se poursuit par l’action des plus de 2 000 groupes d’appui sur le terrain.

Ce programme a pour lui sa cohérence. Tout s’y tient. Il permet de traiter méthodiquement la triple crise démocratique, sociale et écologique qui s’aggrave. Parce que Jean-Luc Mélenchon est à un niveau dans l’opinion qui ne fait pas de sa campagne une campagne pour témoigner et parce qu’il est le seul à se donner les moyens de l’application de son programme par le passage à la 6ème République et la rupture avec les traités européens, il est l’unique vote nécessaire. Le vote Jean-Luc Mélenchon est en effet le seul qui conjugue la rupture franche avec l’oligarchie, la capacité de traiter la triple crise précédemment décrite et de gagner l’élection présidentielle. Aucun autre candidat ne peut prétendre conjuguer ces différents points. Tous ont des programmes (complets ou partiels) bourrés d’angles morts quand nous nous sommes efforcés à faire véritablement le tour des questions. « L’Avenir en Commun » est d’ailleurs en cours de complétude par une quarantaine de livrets thématiques que nous sortons au fur et à mesure de la campagne.

Avec Jean-Luc Mélenchon, la méthode d’implication de La France Insoumise et les 317 propositions du programme « L’Avenir en Commun », nous passerons à la 6ème République par la Convocation d’une Assemblée Constituante, nous protégerons les citoyen-ne-s et partagerons les richesses, nous engagerons pour de bon la planification écologique, nous sortirons des traités européens, nous renouerons avec l’indépendance de La France pour la paix, nous aurons de nouveau l’ambition du progrès humain ainsi que celle de mettre la France aux frontières de l’Humanité par l’économie de la mer, l’espace, le numérique et le virtuel. Bref, notre projet est complet et permet d’aller au bout de la démarche : Coup de balai, redéfinition de la règle du jeu, traitement de la triple crise démocratique, sociale et écologique, et nouveaux horizons.

Après ce quinquennat désespérant, le PS devrait présenter des excuses plutôt que des candidats. Nous n’avons pas besoin d’un Benoit Hamon pour faire du sous-Mélenchon quand l’urgence du moment exige d’aller au bout de la démarche et que nous disposons déjà de la candidature de Jean-Luc Mélenchon. J’attends avec impatience qu’on vienne nous expliquer que la candidature de Jean-Luc Mélenchon, présente depuis un an, est celle qui divise à gauche quand la candidature du PS n’est connue que depuis moins de 24 heures. Laissons à Benoit Hamon la tache ingrate de refonte d’un PS moribond mais finissons avec Jean-Luc Mélenchon l’ample travail que nous avons commencé. Il ne fait aucun doute que si la démarche de Benoit Hamon est sincère et que sa capacité d’analyse de la situation politique est réelle, alors, il se rendra très vite compte que ce n’est pas derrière le candidat du Parti Socialiste que peut s’opérer le rassemblement nécessaire pour gagner dans trois mois face à la droite et à l’extrême-droite. Cela mérite effectivement une discussion autour d’un café. Et ce sera un arabica !

Adrien QUATENNENS* (30 janvier 2017)

*26 ans, Lillois, conseiller clientèle, membre du Conseil National du Parti de Gauche, investi par La France Insoumise pour les législatives de Juin 2017 sur la 1ère circonscription du Nord.

 https://adrienquatennens.wordpress.com/2017/01/30/hamon-pour-le-ps-melenchon-pour-le-pays/

COMMENTAIRES  

31/01/2017 11:54 par D. Vanhove

Belle analyse, à laquelle je souscris, tout en sachant qu’il n’existe pas de candidat providentiel... et que justement, le seul qui semble vouloir associer autant les citoyens à son projet, c’est JLM... mais la tâche sera rude, pcq l’establishment du PS ne se laissera pas voler la vedette et que ss doute comme souvent, les ennemis les plus redoutables se trouvent à l’intérieur...

31/01/2017 12:09 par Roger

Assurément les jeunes et nouveaux dans la politique apprennent très vite des anciens.
Le contenu de cet article pouvait être exprimé directement et sans un délayage frisant la langue de bois.
Le côté "matraquage" par la répétition ne correspond pas à la philosophie du FI, et à sa nouveauté.
Jeunes, merci de vous engager dans ce combat, mais je vous en supplie n’imitez pas le "style politicien" des anciens dont on a soupé.
Le "dégagisme" concerne aussi la manière de faire de la Politique.

31/01/2017 14:04 par CN46400

Question subsidiaire non abordée par ce long article :
On fait quoi si le 2° tour c’est Le Pen-Fillon ?

31/01/2017 14:18 par Palamède Singouin

A mon humble avis, Mélenchon ne vise pas tant l’Elysée que d’occuper une place centrale dans l’inévitable recomposition de la gauche qui suivra les élections de 2017.

31/01/2017 14:44 par Moris

Le programme de JLM porté par « la France insoumise » est totalement incohérent.
Premier paradoxe : il ne peut pas proposer en même temps un projet de refondation des institutions démocratiques et un projet politique. Le seul projet politique valide serait celui qui serait produit par les institutions issues de l’Assemblée Constituante. Alors que son programme politique apparaît, comme celui de F Hollande avant lui, dans la logique autocratique de la Vème République.
Deuxième paradoxe : son projet tente la synthèse impossible entre son inspiration marxiste et son inspiration libérale-libertaire. La lutte des classes et la guerre contre l’oligarchie nécessitent la mobilisation de tous contre « eux-tous », alors que l’idéologie libérale-libertaire, basée sur la dynamique individualiste du repoussement de la barrière de l’interdit toujours plus loin, débouche sur la guerre de tous contre tous, révélant sa nature fondamentalement réactionnaire.
Depuis des décennies qu’ils sont pris pour de caves par les politiciens de « gauche », « les gens » ont fini par développer une intuition salutaire des postures paradoxales annonciatrices des grandes désillusions. La gémellité psychologique de JLM et de F Hollande ne peut pas leur échapper. Leur réaction se partagera entre la résignation à l’abstention et le nihilisme masochiste du vote pour le FN.
JLM est l’allié objectif du FN et de l’oligarchie qu’il prétend combattre par l’impasse que constitue la paradoxalité de son projet autant que de sa personnalité.

31/01/2017 16:01 par Beyer Michel

Je l’aurais parié, à peine les primaires du PS terminées, un premier sondage donne JL.Melenchon en recul, plaçant Hamon devant lui. C’était couru d’avance. Hamon n’a peut-être pas de programme, mais le "vote utile" va tenir lieu de ce programme.
Tout part d’un présupposé qui dure depuis des années : Marine Le Pen est certaine d’être au 2ième tour. L’autre "arrivé" a toutes les chances d’enlever la mise.
1ière remarque, si M.Le Pen est au 2ième tour, elle peut l’emporter compte-tenu du trouble politique ressenti dans la population.
2ième remarque, et là beaucoup vont penser que je suis fou : M.Le Pen n’est pas certaine d’être au 2ième tour, compte-tenu, là encore du trouble politique. Je reste persuadé que JL.Melenchon, dans les 2 cas peut être présent au 2ième tour. Sa réserve de voix se trouve chez les abstentionnistes.

31/01/2017 17:02 par Georges SPORRI

Effectivement, si MLP est aussi habile que je crois, elle va se débrouiller pour être 3ème et ainsi, permettre l’élection de plus nombreux députés FN (but : position de pivot à l’assemblée nationale)... En fait, les élections législatives sont 1000 fois plus importantes que l’élection présidentielle... Il faudra donc gérer ce bordel et passer très vite à des institutions plus démocratiques, beaucoup plus démocratiques !!!

31/01/2017 17:16 par Georges B

JLM a toutes ses chances d’être au deuxième tour au vu du triste et lamentable spectacle politique des autres candidats. C’est le seul vote utile maintenant à gauche. Si le candidat du PS veut éviter un risque d’une victoire de la droite ou du FN, il doit rapidement clarifier sa position et non faire des propositions surréalistes, ex : se rassembler autour de ma candidature. Il reste moins de 3 mois pour éviter une catastrophe avec le danger FN et le chaos qui risque de suivre, voir à quoi les primaires au USA ont débouché sans d’autres candidats que ceux désignés par leurs primaires.

31/01/2017 17:51 par jakodey

JLM est député européen et ça dégage une très mauvaise impression car les Dalton aussi (le père, la fille etc.).
Il sent le bobo et beaucoup des "gens" n’aiment pas les bobos car contrairement à ces profiteurs que sont les bobos, "les gens" en bavent vraiment alors qu’un bobo a forcément la belle vie avec des émoluments dodus de toutes sortes (qui, pour JLM dépassent largement les 15 000 € MENSUELS !!!!!!!!!!!!!!!! Un "gens" c’est en dessous de 1500 (pour les plus chanceux !)
Ecoutez, la question cruciale de cette élection qui vient sera celle de notre
SOUVERAINETE POPULAIRE vis à vis de l’ue
Point-à-la-ligne
Enfin la question de l’euro qui va rendre l’âme dans très bientôt devrait être prise au sérieux, et très au sérieux, et très très rapidement. Et même le plus rapidement possible.
Tout le reste n’est que politicaille as usual, discutaille, perte de temps, fausse piste, leurre.

31/01/2017 18:56 par legrandsoir

Vous avez oublié de préciser qu’il est Franc-Maçon...(soupir)

31/01/2017 19:27 par Georges SPORRI

"Souveraineté populaire contre l’UE" = slogan simplet sans contenu social... Par ailleurs il est impossible de construire le socialisme dans un seul pays... Le salaire de JLM est bien utilisé pour financer son mouvement : TANT MIEUX (c’est quoi ces arguments poujadistes ?)...
JLM est critiquable, comme vous et moi, mais certaines critiques rabaissent le débat et sont des sophismes (argumentum ad hominem, ad numismam...). NB : Friedrich ENGELS est un PATRON qui a financé les travaux de MARX pendant que certains ouvriers se dévouaient pour NAPOLEON III...

31/01/2017 19:58 par François

J’espère que le PS et les EELV ne se relèveront jamais de leur haute trahison collective.
Mais je n’y crois pas quand je vois le nombre de zombies sans cervelle commencer déjà à se raccrocher à la candidature de cette raclure de hamon. Ses réels faits d’arme (rappelés ici) sont déjà oubliés. Ils sont incurables. Le PS est leur religion !
On commence déjà à ré-entendre que JLM est calculateur et qu’il cherche a se replacer sur l’échiquier (merci Palamède) alors qu’il a prouvé 1000 fois qu’il ne mangeait pas de ce pain.
Cette salade (votez PS si vous êtes à gauche puisque de toute façon Melenchon n’est qu’un leurre, on va vous pondre un nouveau menteur crédible à chaque élection, si vous êtes à droite pas de soucis, lâchez vous), j’ai peur que nous soyons condamnés à la respirer sine die car les médias continueront à la servir et la grande masse des français la mangera sans aucune retenue.
J’espère de tout cœur me tromper et je salue le courage de JLM dans ce combat contre une machinerie politico mediatique titanesque.
Qu’il soit Franc Maçon ou pas, je m’en tape, il est courageux, moi je voterai Melenchon ou un(e) autre insoumis(e) et je ne me déplacerai pour personne d’autre au second tour, quelle que soit la configuration. Si JLM n’est au second tour, je resterai chez moi. Et ce sera pareil pour toutes les futures élections, un(e) insoumis(e) sinon rien !
Ca aura été utile de voter chirac contre jmlp (ce que j’ai fait) car il aura eut le mérite de refuser la seconde guerre d’Irak.
Par contre, légitimer hamon ou macron ou fillon, en votant pour l’un d’eux afin d’empêcher mlp d’être élue est au dessus de mes forces...

31/01/2017 20:18 par Georges SPORRI

Je crois qu’il ne faut pas craindre l’épouvantail MLP... Sa première conférence présidentielle, intitulée "pour une France durable" , le 26-01-2017, en dit long sur son désir de faire un bon score de 3ème place... Elle a prononcé les mots anthropocène et néo nicotinoïdes comme si elle avait suivi les cours d’ELLUL et comme si elle avait été nourrie au sein par MADAME Rivasi... Fabuleux spectacle qui a plongé dans une dépression passagère les anti-bobo du FN et les habitants de certains villages des VOSGES (voir les réactions sur YouTube et Google)...

31/01/2017 20:32 par jakodey

au GS.
Je me suis déjà moqué de ça une fois en disant qu’il était franc-pinson. C’est plus discret pour une société secrète.
N’oublions pas aussi la secte à Léon tant qu’à faire. (grand déballage de déjà connu)
Je ne demande qu’une chose pour pouvoir voter pour lui éventuellement (et faute de mieux) (et ce parcequ’il pourrait représenter ce qui reste du PC) c’est qu’il laisse tomber cette honte de deputé européiste. S’il ne le fait pas, j’irai voir ailleurs (rassurer vous ni chez Micron ni chez les Dalton). Il lui reste trois mois pour retrouver un statut social conforme à ses ambitions populaires.
Merci ici pour votre ouverture d’esprit en laissant quand même parler "les gens" (pour qui il use sa vie).

01/02/2017 01:22 par DD

Ce texte est beaucoup trop long. C’est la maladie de la FI. Ce n’est pas ainsi qu’on atteint les masses dont je fais partie... Mais je voterai tout de même JLM, aux deux tours j’espère.

01/02/2017 07:30 par hf

Je vois bien pour JLM le risque intrusif d’une candidature Hamon après celle de Jadot, s’il continue la course, mais franchement, ne croyez-vous pas qu’il y a d’autres projets à combattre beaucoup plus dangereux que celui là ?
Si on veut bien regarder ce que nous disent les sondages, ne devrait-on pas, séance tenante, essayer un rassemblement de tout ceux qui veulent une politique orientée à gauche, couplé avec les législatives qui restent, d’un point de vue institutionnel les élections les plus importantes, afin de surmonter au mieux le piège de la présidentielle pour aborder dans les meilleures conditions l’élection en grand nombre de députés en rupture avec les lignes libérales suivies jusqu’ici. je vois bien ce qu’être encore socialiste signifie, mais après tout JLM l’a été pendant une trentaine d’années, il soutenait alors des politiques combattues par le PCF qui l’a choisi pourtant en 2012 comme son candidat, puis en 2017 en dépit de son arrogance absurde.
Sa posture actuelle l’emmène droit dans le mur, il suffit d’ôter les oeillères du militant pour voir et pour entendre ce qui se dit, comme nous emmènent dans le mur tous ceux qui restent dans leur couloir, acceptant ainsi la purge que va subir notre peuple. tout ceci me dégoute profondément au point que j’envisage de ne pas aller voter pour de telles inconséquences cumulées.

01/02/2017 09:33 par babelouest

hf, que veut dire EXACTEMENT une politique orientée à gauche ? Les mots ont un sens, à moins bien sûr qu’on ne leur retire ce sens.

Soyons précis. Nous voulons (en tout cas je suis partant) un retour au service public, de préférence gratuit parce que financé par nos impôts en particulier directs (les plus justes, une fois des quantités de niches fiscales aberrantes supprimées, et la fraude fiscale durement réprimée, celle des riches).

Nous voulons un retour au droit du travail et au droit au travail, facteurs de fins de mois devenues tenables pour tous.

Nous voulons que le travail manuel redevienne nettement plus valorisé, face à des emplois tertiaires dont beaucoup sont non seulement inutiles, mais nuisibles : cela va dans le sens de la fin de l’obsolescence programmée, et du retour aux simples réparations.

Nous voulons que la santé soit vraiment sauvegardée, et non qu’elle soit comme actuellement prétexte à des actionnaires gras de bénéficier d’une industrie pharmaceutique artificiellement florissante.

Nous voulons un retour à la priorité du chemin de fer sur courtes et moyennes distances, par rapport à la route, et aux pollutions massives des camions (et à leur dangerosité inéluctable).

Nous voulons....

Voilà ce que des citoyens sensés peuvent vouloir. Compte tenu de ce que dit la gauche actuellement (rien de tout cela), je me considère comme révolutionnaire. Comme le PCF l’était il y a un siècle.

01/02/2017 10:37 par boudu

à hf,
je pense que tu es victime de l’image que les médias renvoient de Hamon. Il n’est en rien un anti-libéral. Il n’est pas opposé aux politiques d’austérité. S’ils l’étaient, lui et ses potes frondeurs, ils avaient l’opportunité de faire de tomber ce gouvernement Valls lors de la motion de censure de la droite (ce qui au passage aurait permis de ne pas faire perdre des centaines d’€ aux grévistes. Pour ma pomme, j’ai perdu 600 €). Alors quand ce connard affirme qu’il abrogera la loi El Khomery (pourtant investie pour les législatives sur Paris), je comprends mieux pourquoi il ne faut libéraliser la vente d’armes. Sinon, pour voir les positions de vote de cet homme de gauche, un lien : http://www2.assemblee-nationale.fr/.... Vous pouvez les comparer avec ceux d’une autre élus de gauche : http://www2.assemblee-nationale.fr/...
Mais les médias ne parleront pas de ça, comme ils ne relateront pas les propos de Hamon en 2012 lorsqu’il affirmait que son rôle était que les voix d’électeurs de gauche ne partent vers JLM, bref qu’il jouait la caution de gauche du PS. Le piège que tendent les médias ces jours-ci, c’est de pointer une proximité entre les programmes de Hamon, de JLM et de Jadot. Piège dans lequel sont tombés d’ailleurs dimanche soir JLM et ses porte-paroles en affirmant que Hamon piquait des idées du programme de FI, au lieu de pointer l’illusion de gauche que représente Hamon.

01/02/2017 10:42 par Assimbonanga

@Georges Sporri, madame Lepen est une commerçante avisée qui fait attention d’avoir dans sa droguerie des articles convenant à toutes les clientèles : de l’agriculteur catholique en agro-industrie et désormais jusqu’aux citoyens soucieux de manger des aliments propres. Ah ! Quelle fine mouche, cette Marion-Anne-Perrine, alias Marine ! Il y en a pour tous les goûts dans sa boutique. Tant qu’elle n’a qu’à promettre, il lui suffit de puiser ses nouvelles gammes de produits réactualisés sur le blog à Mélenchon, c’est ouvert à tous.
D’ailleurs, pourquoi se gêner ? Hamon ou Macron s’y servent aussi.

01/02/2017 11:59 par CN46400

Désolé les gars, toutes les entreprises de dézingage de Hamon, venant de chez les macroniste, ou des mélenchonistes sont contre productives. Le petit peuple de gauche prend cela pour de la division. Appelez-le Bilal, notez qu’il a été dans une école catho, que son père était ingénieur etc...etc... aucune de ces conneries ne va l’arrêter. Il est dans le même char que Mitterand en 81. Le seul obstacle sérieux serait le ralliemment trop voyant des hollandistes. Quand à Mélenchon, il ne lui reste plus qu’à évaluer le temps dont il dispose, pour signer avec Hamon, un accord lui permettant de payer ses dettes de précampagne et d’obtenir son soutien pour obtenir quelques éventuels strapontins législatifs pour son staff, de préférence au dépends du PCF....

01/02/2017 12:09 par Autrement

Je suis de l’avis de ceux qui trouvent l’article filandreux, langue de bois et trop long. Bien qu’argumenté (grâce à notre programme l’Avenir en commun qui est solide et collectif), il ne donne pas une image très ressemblante de la FI.

Ceci dit, les embrouilles inverses, à plate-forme non seulement plate mais totalement confuse, n’en sont pas moins à critiquer !
@hf : vous voyez la situation avec les oeillères du PCF et des médias. La FI a enfin réalisé ce que le FdG aurait dû être dès le début pour réussir, comme une majorité de citoyens le souhaitait : un mouvement ouvert à tous, avec ou sans carte, admettant la double appartenance (personne n’est déposédé de son identité, mais personne non plus n’est en situation de dominer : un citoyen = une voix), et porteur d’un programme l’Humain d’abord, réellement offensif et permettant de faire basculer le rapport des forces du bon côté.

C’était en effet le seul moyen de mobiliser en masse et de reconstituer la belle unité des tribunes de 2005 et la victoire du NON de gauche au TCE. Mais le PCF, méconnaissant totalement l’aspiration à la diversité solidaire qui s’était manifestée, n’en a pas voulu, car il entendait être la force dirigeante et obtenir ses 80% de candidats aux législatives.

J’ai milité 25 ans au PCF et continue de respecter son histoire. Mais depuis l’échec du Programme commun "d’avant 81" (comme disait Jean Ferrat), il s’est obstiné dans l’erreur. Et que dire des dernières municipales ! Ah, ces assemblées de citoyens où le PCF refusait de mettre aux voix, au profit de "ses" votes "en interne" ! Pour pouvoir continuer à marchander ses sièges avec l’appareil PS, le PCF a sacrifié et continue de sacrifier l’action commune et le rassemblement des citoyens. C’est lui, du moins ses cadres, qui seront (entre autres acharnés ad hominem, comme si nous n’existions pas !) - responsables de ce qui suivra si Mélenchon échoue. C’est dans le mouvement FI que se situe, pour les militatns autant que pour les libres intervenants, le vrai combat contre les droites de tout poil, appareil PS compris.

La "gôôôche de papa", celle des Hamon-Jadot, celle qui vous paraît devoir sauver la situation, - la gauche des appareils, l’union factice au sommet sur un programe fourre-tout improvisé -, personne n’en veut plus et elle n’a aucune chance. Elle est seulement le subterfuge qu’a trouvé le MEDEF-médias pour perpétuer sa domination politique sous forme de l’alternance du pareil au même : allégeance USA-UE-OTAN, ce qui interdit toute politique sociale.

Lisez plutôt sur LGS le contribution, beaucoup plus éclairante et constructive, de Vincent Christophe Le Roux :"Tomber dans le piège Hamon ou s’engager dans la révolution Mélenchon ? C’est vous qui voyez..."

01/02/2017 12:14 par Georges SPORRI

C’est vrai que JLM a prononcé le mot "anthropcène" quelques jours avant MLP qui est très attentive, voire un peu fascinée, par la propagande du staff "Mélenchon"... Dans une librairie, on peut mettre côte à côte le gnan-gnan CLAUDEL et BAUDELAIRE (cf. les *Litanies de Satan" chantées par Sonya SCARLETT). Mais lorsqu’elle se la joue Commandant COUSTEAU - CLUB de ROME, La Marine sait parfaitement que cela déplaira à ses électeurs villageois et ne lui amènera qu’une demi douzaine de bobo qui vivent en face d’un foyer "Sonacotra" à LODEVE... Vous pouvez m’accorder le bénéfice du doute car j’ai étudié tous les coups tordus, depuis ceux de MOURAD 4 et JEHANGIR jusqu’aux associations édifiantes ( JADOT et Raphael GLUCKSMANN)...

01/02/2017 17:16 par CN46400

Dernière vage de sondages :
Le Pen = 26-27
Macron = 22-23
Fillon = 19-20
Hamon = 16-17
Mélenchon = 9-10
Calcul simple : Hamon + Melenchon = 25-27 soit sur les talons de la Marine

01/02/2017 18:39 par legrandsoir

PS+ FI = l’eau et le feu. Hamon est le vrai leader du PS depuis dimanche. Se rallier à lui, c’est demander un Hollande-bis.
Il reste à la FI à dégonfler la baudruche Macron, le solférinien Hamon, la fasciste Le Pen et on verra comment ça s’additionne.
MV
PS. Je ne crois pas à ce sondage.

01/02/2017 18:58 par Assimbonanga

Notre girouette nationale a cette fois changé d’avis sur la peine de mort. J’espère qu’elle ne l’a pas fait exprès depuis qu’elle a un adepte tueur de masse au Canada....
Ok, je le concède, j’y vais peut-être un peu fort, mais quand on voit qu’on nous ressort ci-dessus tous les mêmes arguments anti-Mélenchon qu’en 2012, ça donne envie d’y répliquer avec la même bêtise méchante.

01/02/2017 22:20 par je hais les cookies

autre solution : considérant qu’un candidat qui ne recueillerait que des voix de gauche ne peut pas gagner, considérant que comme dit Wolinsky avant d’ouvrir une porte il faut l’entrouvrir, ET aussi moi je dis avant de l’entrouvrir il faut même d’abord mettre la main sur la clinche ! or l’Union "Européenne" nous l’empêche, elle est d’ailleurs faite POUR ça !
Il y a donc des priorités, 1 avant toute autre chose il faut sortir de l’UE, de l’Euro et de l’OTAN.
Or sur un tel programme on peut rassembler non seulement le peuple de gauche (je parle de la vraie ! le peuple, pas des bourgeois collabos du genre Hamon ou Hollande) mais aussi le peuple de droite, plus les apolitiques, et tous les dégouttés qui ont renoncé depuis longtemps à voter.
Donc ce qu’il faut c’est élire François Asselineau, le candidat du CNR 2.0
Et lui il est intègre, lui il s’adresse à l’intelligence des français tandis que les autres ne profèrent que des slogans et des mensonges.
Et son parti a ZERO dette auprès des banques, financé par rien que des dons des adhérents et des sympathisants. Et lui est un vrai humaniste. Et il connaît ses dossiers, il est calme, mais sait lancer quand ça vaut le coup des vannes cinglantes, qui laissent ses adversaires pulvérisés. Il aura la droiture et le courage qu’il faudra pour sauver le pays dans cette passe difficile (car bien sûr le clan des européistes, des atlantistes, du grand capital spéculateur, ne va pas être content !)

01/02/2017 22:28 par jehaislescookies

"Souveraineté populaire contre l’UE" = slogan simplet sans contenu social...

non ce n’est pas un slogan simplet etc, c’est un slogan pragmatique : vous avez l’air de ne pas savoir que l’UE est une "assurance-vie contre le socialisme" comme a dit un politicient réac bien connu, et "un puissant levier" pour le CNPF.et que aucun contenu social (ou meême qui ne soit pas ANTISOCIAL n’est possible tant qu’on est dans l’UE et dans l’Euro. Et comme avant d’ouvrir un porte eh bien il faut déjà pouvoir mettre la main sur la clinche,avant de faire la moindre politique dans l’intérêt du pays et des gens il faut d’abord reconquérir sa démocratie et son indépendance, et celà n’est possible qu’en sortant de l’UE. C’est donc une condition sine qua non de la souveraineté populaire et de son exercice. D’ailleurs Nikonoff du PARDEM l’a bien compris.

02/02/2017 01:58 par Georges SPORRI

Après une sortie de l’UE on peut faire une politique encore plus dégueulasse qu’auparavant, ou aussi dégueulasse... On peut aussi être encore plus cons et incultes que l’UE... C’est ce qui semble advenir au royaume uni... Donc je dirais, pour vous expliquer ce qu’est un contenu social, que je suis d’abord pour le communisme (qui ne peut-être que MONDIAL) et pour fracasser l’UE qui n’est qu’une construction impérialiste et belliciste...
J’en ai un peu marre du fans club d’ASSELINEAU, cet imposteur qui prétends avoir 15000 adeptes et n’est même pas foutu de commettre quelques actions médiatiques et subversives (moins intelligent et utile qu’ACT UP ou SUD nettoyage)...

02/02/2017 21:43 par François

Moi j’y crois en ce sondage, c’est du vecu, j’en rencontre des gens qui sont attirés par la candidature de macron ou hamon. Il n’y a aucun argument avancé, c’est du domaine des gouts et des couleurs pour eux. Ils ne cherchent pas à analyser cette attirance artificielle créée de toute piece par les medias. Reflechir c’est pas leur truc. La revolution citoyenne non plus.
Je croise très peu de gens motivé par la lutte contre le capital et les inégalités, ou par une volonté de partage equitable des richesses.
Parmis ceux que je cottoye, une fois le tri fait, il y en a un poignée dont les idées pourraient être proche des miennes, mais aucun ne votera melenchon, ils ont tous un très lourd conditionnement mediatique. On me ressort tout les trucs anti JLM qu’ont vomis les medias.
On discute pourtant ici entre passionnés d’idées progressiste, mais même dans ce microcosme propice à la FI, le nombre de grincheux qui trouvent une raison x ou y pour se convaincre de ne pas faire l’effort de s’impliquer est très important. Il y a pourtant clairement une fenetre propice à de grands espoirs, mais rien n’y fait pour vaincre leur ego surdimensionné.
Les ultalibéraux savent s’unir pour leur intérêt, au dela de leur divergence. Nous en sommes totalement incapables.

La france est gravement impactée par le conditionnement mediatique à l’ideologie ultra liberale. Les centres d’intérêt sont materiels, les discussions sont matérielles, les combats sont matériels. Les idealistes sont noyés dans leurs chimeres et il faut ajouter un complexe de supériorité sur les autres nations et les autres ethnies (a gauche comme a droite), hérité de notre passé et present coloniale, pour completer le tableau du soit disnat pays des droits de l’homme.
Bien sur, mon experience n’a aucun caractère statistique. Mais pour cotoyer ou avoir cotoyer plusieurs univers différents, j’ai constaté que l’insoumission c’est pas un truc pour les Français.
Revolution mon cul !

06/02/2017 02:23 par Noel Obalcon

« un candidat qui a pour lui la cohérence dans la durée et n’a pas participé aux trahisons de ce quinquennat, Jean-Luc Mélenchon »

Euh ouais, dans la durée d’un temps très court, alors, hein... Si je comprends bien il y a prescription pour ce qu’il s’est passé il y a plus de cinq ans.

Marrant que dénonciez (à juste titre) la couverture de l’aile gauche du PS par Hamon, et que vous soyez incapable de voir que c’est exactement ce qu’a fait Mélenchon il y a quelques années en prenant ses cliques et ses claques pour aller fonder son petit parti à lui tout seul.

20/02/2017 15:14 par Bernard HERON

Sans union, ce sera de nouveau "la machine à perdre", c’est mathématique !
On aura au second tour soit MLP/Macron soit MLP/Fillon avec un résultat indécis voire indécent...
Si on analyse les programmes de JLM, YJ, BH et autres (Marchandise, ...) les convergences sont évidentes : 6ème République, un RU 18-25 ans ou autre appellation, Répartition des Richesses, Réduction du Temps de Travail, Troisième Révolution Industrielle, etc...
Quand on est vraiment de gauche, on souhaite cette union sans chicanerie. La solution, pour éviter les "égo" pourrait être un tirage au sort entre les deux candidats puisque YJ s’est déjà rallier.
Si 6ème république il y a avec une assemblée constituante, il faudra établir un Programme commun sur les convergences.
C’est urgent si on veut limiter les effets d’un effondrement inéluctable. Pour plus d’infos : Lire "Comment tout peut s’effondrer" de Pablo Servigne et Raphaël stevens

20/02/2017 21:37 par mandrin

y’a ceux qui s’accroche au corbillard suivi maintenant des porteurs funèbre...ils ont fait des primaires plus transparente que translucide et maintenant faudrait tiré a pile ou face y’a pas de doute c’est mort de chez mort au marigot du PS...mais bon pour le moins sa reste comique.
En fait c’est la panique total, l’ éléction de JLM vas produire un tel dégagisme que sa va même déchiré le tissu des sièges a l’assemblé national surtout ceux plombé par les mandats a vie ..mouarff !!

20/02/2017 22:42 par Autrement(e)

@Bernard Héron .
Quand l’un veut rester dans l’OTAN et l’autre en sortir, quand l’un veut plus d’"Europe", et l’autre sortir de l’euro-TSCG, les programmes sont proprement incompatibles. Ils ne s’accordent ni pour l’indépendance nationale, ni pour la souveraineté populaire, ni pour la reconversion sociale et écologique de l’économie, pour laquelle il faudra prendre radicalement le contre-pied de Bruxelles.
Les "ressemblances" que vous relevez sont simplement les "mots" qu’Hamon "emprunte" à Mélenchon pour essayer de le faire chuter, mais qui ne valent pas mieux que le discours du Bourget.
Le rassemblement nécessaire pour tenir tête à la droite, avant ET APRÈS les élections, c’est celui des citoyens conscients et combatifs, non celui (toujours opportuniste et boiteux) des appareils de partis. Pour le moment (et elle a su commencer tôt, heureusement), seule la FI consacre tous ses efforts à un tel rassemblement, seule elle fait vraiment un travail en profondeur de politisation et d’éducation populaire, et il n’y a que Mélenchon (avec ses quelques défauts et beaucoup de qualités) pour promouvoir cette dynamique à l’élection présidentielle.

21/02/2017 10:00 par Moundi

Quand l’un veut rester dans l’OTAN et l’autre en sortir, quand l’un veut plus d’"Europe", et l’autre sortir de l’euro-TSCG, les programmes sont proprement incompatibles. Ils ne s’accordent ni pour l’indépendance nationale, ni pour la souveraineté populaire, ni pour la reconversion sociale et écologique de l’économie, pour laquelle il faudra prendre radicalement le contre-pied de Bruxelles.
Les "ressemblances" que vous relevez sont simplement les "mots" qu’Hamon "emprunte" à Mélenchon pour essayer de le faire chuter, mais qui ne valent pas mieux que le discours du Bourget.

Vous avez mal lu le programme de FI. Il ne prévoit pas de sortir de l’UE, et donc de sortir de l’OTAN, puisque UE et OTAN sont liés par les traités européens (art 42 ?). La France au sein de l’UE ne peut être souveraine, donc toutes les belles promesses des programmes de FI ou PS ne pourront être réalisées, et si par miracle, ils obtenaient quelques concessions, celles-ci ne seraient que temporaires pour mieux nous entuber profond par la suite. L’EU est l’outil des oligarques.

L’emballage est différent, mais au fond, les 2 programmes sont compatibles.

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