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Quand David Pujadas reçoit chez lui François Hollande

"François, tu es content de ton gros camion rouge ?"

Je souhaite, ci-après, me pencher sur un aspect particulier de l’interview de François Hollande, réalisée le mardi 29 mai, à 20 h, sur France 2, par David Pujadas. Après un tour d’horizon de l’actualité intérieure et extérieure, voici la partie de cette interview qui m’a retenu :

David Pujadas : "Et comme promis, nous recevons le président de la République, François Hollande. Bonsoir, M. le président. Merci de nous réserver ces premiers mots. On entend parfois qu’être président, cela s’apprend. Alors, cela fait deux semaines que vous avez été investi. Est-ce que vous vous sentez pleinement président ?"

François Hollande : "Je n’ai pas eu le temps de me poser cette question. J’ai pris immédiatement la responsabilité du pays. Et je m’y étais préparé. Et j’ai donc, très vite, rencontré Mme Merkel, c’était mardi, le jour de mon investiture, puis ensuite je suis parti aux Etats-Unis, voir le président américain, nous avions à préparer le G8, c’était le vendredi. Et j’étais au sommet de Chicago, sommet de l’OTAN, nous étions le lundi, et vendredi dernier, j’étais en Afghanistan pour parler aux troupes françaises, pour leur dire que, d’ici la fin de l’année, il n’y aurait plus de soldats qui combattraient en Afghanistan. Donc, vous voyez, je n’ai pas tardé à prendre mes décisions, et non plus à prendre pleinement les responsabilités de mon pays".

David Pujadas : "Alors, on va évoquer ces événements. D’un mot, simplement : "Est-ce que vous vivez ces premiers moments du quinquennat comme de la plénitude, comme un bonheur ou comme du stress ?"

François Hollande : "Du bonheur, il y en a eu au moment de l’élection. Il dure assez peu de temps, quand arrivent les sujets, vous les avez évoqués, tout au long de votre journal, les plans sociaux, l’Europe, qui est toujours en difficulté, les affaires du monde, la Syrie, donc, ces défis-là , je les ai devant moi. Et je n’ai pas eu non plus de stress, au sens où une espèce de pression serait tombée sur moi ; ça fait quand même des mois que je m’étais présenté devant les Français, que je m’étais préparé à être leur président. Je le suis et je suis en action. Il n’y a pas eu de transition, je ne suis pas un président en transition, je suis un président en action.

David Pujadas : "Alors, on va revenir sur quelques-unes des images de cette première quinzaine. Et d’abord vos premiers pas, vous l’évoquiez, dans ces sommets internationaux, ils se sont un peu enchaînés. On va vous voir, là , ici, avec Barack Obama. Alors vous connaissiez pas cet univers, vous disiez même, vous aviez dit régulièrement que ces sommets, notamment le G8, ne servaient à rien. On va découvrir ces quelques images. Est-ce que vous avez changé d’avis ?"

François Hollande : "D’abord, vous me posez la question de la rencontre elle-même avec des personnalités éminentes, que je ne connaissais pas jusqu’à présent. Mais je suis le président d’un grand pays, la France. Nous sommes un grand pays. Nous sommes respectés. Nous sommes attendus".

David Pujadas : "Mais on peut être intimidé ?"

François Hollande : "Non, il ne peut pas y avoir d’intimidation pour un pays comme la France, pour celui qui représente la France...".

[Après, viennent des questions sur les points de l’actualité, qui n’entrent pas dans le cadre de ces remarques.]

- Dans cette partie, David Pujadas traite François Hollande comme ses confrères journalistes traitent un apprenti-pâtissier, un chômeur ou un terrassier (je ne choisis pas ces exemples au hasard...) qui vient de gagner 100 millions d’euros au Loto. Décryptons donc les remarques et questions de Pujadas :

1. "On entend parfois qu’être président, cela s’apprend." Que cela s’apprend où ? Dans un ministère ? Et, sous-entendu, dans un des ministères du sommet, Premier ministre, ministre de l’Intérieur, de l’Economie, des Affaires étrangères ou de la Défense ? Pujadas aurait-il osé poser cette question à Fillon, à Juppé, à Fabius, voire au Strauss-Kahn d’avant la Chute ? Comment mieux dire à l’intéressé que, n’ayant jamais occupé un poste ministériel, il n’est qu’un amateur, à qui on ne saurait faire confiance ?

2. "Est-ce que vous vous sentez pleinement président ?" On discerne, dans cette question, le même ton condescendant des journalistes qui interviewent un ouvrier ayant gagné le gros lot. Décryptage : "Alors, est-ce que vous vous sentez pleinement millionnaire ?", version polie de : "Alors, pour vous, le pointage à Pôle Emploi, c’est vraiment fini ?". On celui de l’adulte s’adressant à l’enfant : "Alors, tu es content de ton gros camion rouge ?"

3. "Alors, on va évoquer ces événements. D’un mot, simplement : "Est-ce que vous vivez ces premiers moments du quinquennat comme de la plénitude, comme un bonheur ou comme du stress ?" Décryptage : "Alors, ça vous fait quoi de compter par billets de 500 euros plutôt que par pièces de 50 centimes ? ou : "Alors, ça ne vous affole pas, tout cet argent chez vous ? Et vous savez que, cet argent, vous pouvez le mettre à la banque ? Que ce n’est pas la peine de le conserver dans la boîte à sucre ?". On croirait entendre la fable "Le savetier et le financier"...

4. "Alors vous connaissiez pas cet univers, vous disiez même, vous aviez dit régulièrement que ces sommets, notamment le G8, ne servaient à rien". Décryptage : "Alors, vous ne saviez pas qu’on mange le poisson avec un couteau à poisson ? N’est-ce pas vous qui aviez dit, régulièrement, que vous ne faisiez pas la différence entre les oeufs de lump et le caviar Petrossian ?".

5. "Mais on peut être intimidé ?". Décryptage : "Comment ça ! On vous présente la reine d’Angleterre et vous n’en bredouillez pas de confusion !!?"

Cette attitude envers François Hollande n’est pas inédite. Il y a quelques jours encore, lorsqu’il s’était déplacé à Washington, une journaliste de France 2 lui avait demandé [je cite en substance] s’il n’était pas "impressionné" (sous-entendu par Barack Obama, par les chefs d’Etat du G8, etc.). Ce à quoi François Hollande avait répondu que "lorsqu’on est président de la République française, on ne doit être impressionné par rien".

Qu’en conclure ?

- La première conclusion est que les journalistes ne font aucun cas de François Hollande. Ils le traitent comme un quidam qui aurait gagné le gros lot, c’est-à -dire qui ne devrait rien de son sort à ses mérites. Alors que François Hollande a réussi là où Jacques Delors a renoncé, là où Lionel Jospin et Ségolène Royal ont échoué, là où Dominique Strauss-Kahn a trébuché avant même d’être arrivé sur la ligne de départ. Les journalistes oublient que, pour en arriver là , François Hollande a dû éliminer, amadouer ou rallier nombre de (fortes) personnalités du P.S., qui se seraient bien vues à sa place. Or, la plupart de ces personnalités avaient exercé - ou exercent toujours - des fonctions bien plus élevées, bien plus prestigieuses que celles de président du Conseil général de la Corrèze. Et les luttes au sein de son propre parti ne sont pas moins impitoyables, ne requièrent pas moins d’énergie, de patience ou d’intelligence que celles qui mettent aux prises avec un adversaire de l’autre camp...

- La deuxième conclusion est que ces mêmes journalistes affichent un certain mépris du suffrage universel. Car cet homme, à qui ils s’adressent, dédaigneusement, comme à un enfant qui joue avec son cadeau de Noël, est celui à qui plus de 18 millions de ses compatriotes ont accordé leurs suffrages. Où se trouve, pour les journalistes, la légitimité, si elle ne réside pas dans le suffrage universel ? Chez le milliardaire ? Chez l’homme d’affaires ? Chez le pape ? Chez la reine d’Angleterre ? Chez tous ceux qui, par d’autres modalités que celles de la démocratie, se trouvent au sommet de la pyramide sociale ?

- La troisième conclusion est que (comme, à plusieurs reprises, le fait remarquer François Hollande lui-même), les journalistes n’ont pas une haute idée de leur pays. Pourquoi, par exemple, le président de la République française devrait-il être "intimidé" par ses partenaires du G8, alors que, par son PIB, la France a une richesse supérieure à quatre de ces pays du G8 (Royaume-Uni, Italie, Russie, Canada) ? Pourquoi le président de la République devrait-il être impressionné alors que la France est l’un des cinq pays membres du Conseil de sécurité des Nations Unies disposant d’un droit de veto ? Pourquoi le président de la République devrait-il être impressionné alors que la France a un des plus forts taux d’accroissement démographique de l’Europe, ce qui, sauf accident, devrait la placer, d’ici 2050 - voire avant - au premier rang en Europe par la population, Russie exceptée ?

[N.B. N’allez pas déduire, des conclusions qui précèdent, que je fais une crise de chauvinisme droitier. Je me demande plutôt si, à l’inverse, les journalistes ne considèrent pas qu’une France de gauche, gouvernée par un président de gauche - avec toutes les nuances à apporter, en l’occurrence, à ce terme de "gauche", mais, affrontant Sarkozy, qui ne serait de gauche ? - est quelque chose de moins noble, de moins fort, de moins relevé qu’une France atlantiste, capitaliste et ultralibérale, et gouvernée par un Giscard, un Barre, un Balladur, un Chirac ou un Sarkozy].

Philippe Arnaud

COMMENTAIRES  

02/06/2012 10:43 par Alain

Pujadas a deux très bonnes raisons de considérer le travail de journalisme de loin et Hollande de haut.

- chaque fois qu’il a fait une connerie - faux scoop ou interview serpillère - il a été promu par la clique sarkozyste qui a pour mission de saborder toute idée de service public et tous les moyens pour ce faire à France-Télévisions. Voir la dernière sortie de l’âne libéral qui dirige FR3 contre le journaliste qui osé dire à sa direction ce qu’elle est.

- Pujadas gagne plus de deux fois ce que touche Hollande.

02/06/2012 10:47 par CN46400

Pendant qu’"on pose des questions subsidiaires à Hollande, on évite celles qui pourrait fâcher : l’OTAN ? la souveraineté (monétaire, fiscale etc...) de la France. Les mêmes qui lèchaient les bottes de Sarko, lèchent, avec encore plus de condescendance, celles de Hollande. Mais , reconnaissons-le, un seul, sur A2, nous a dit que Marie Curie avait quittè la Pologne (1891) à cause des ...soviètiques. Et puis, c’est des amis socialistes qui me l’ont dit : "ils veulent garder leur place, cinq ans de plus". Donc, plus ça change et plus c’est pareil !

02/06/2012 10:55 par Dwaabala

Je n’ai rien contre votre choix de la photographie de M. François Hollande.

De là à traiter esthétiquement la cheftaine des fachos comme vous l’avez récemment fait pour un récent article que je ne retrouve plus, en arguant qu’il n’y a pas à montrer l’ennemi grimaçant...

02/06/2012 11:01 par legrandsoir

Trouvez-moi une photo de F. Hollande content de son camion rouge.

Allez, finalement on change. Un peu de créativité que diable.

02/06/2012 11:12 par Sheynat

J’avais mis celle-là  de côté tant elle me fait rire, mais bon, sans doute inappropriée pour l’article donc je comprends qu’elle ne sera pas sélectionnée ni même mon p’tit comm’ blagueur diffusé ^^.

02/06/2012 11:18 par williamoff

La droite pense que le pouvoir par nature lui appartient. Ce qui n’est pas, pour eux, une aberration, car leurs valeurs reposent sur l’ordre, l’autorité, et la propriété : trois des éléments qui font le pouvoir, qui sont de fait "le pouvoir".
La gauche avec ses principes de liberté, d’égalité et de solidarité est donc à l’opposé de ces valeurs droitières.
La droite souhaite gouverner pour maintenir ce pouvoir et même le renforcer, c’est le principe du "pouvoir pour le pouvoir", alors que l’idéal de gauche (théoriquement) consiste à utiliser le pouvoir pour obtenir l’abolition des rapports de domination, donc " le pouvoir contre le pouvoir" (c’est le but du communisme).
Ainsi le raisonnement de la droite et des gens de droite n’est pas absurde lorsqu’il remettent en question les capacités de la gauche à gouverner. Même lorsqu’il s’agit d’une gauche non pas "rouge" mais d’un rose des plus délavé et issu des mêmes milieux bourgeois et des mêmes écoles que les dirigeants de droite....
Ce que révèle surtout le comportement des journalistes décrit ici, c’est qu’ils sont de droite, c’est tout.

02/06/2012 11:40 par Dwaabala

@ legrandsoir

C’est dommage d’édulcorer, j’approuvais votre 1er choix.

La photo de @ Sheinat est impeccable aussi.

Voir le traitement du genre « T’as d’beaux yeux tu sais » , et l’éborgné des rouges (ce qui est une référence subliminale au papa de la doutchesse) sur le montage de photos de campagne lacérées effectué par France 3 sur son site.

02/06/2012 14:51 par Geb.

La droite pense que le pouvoir par nature lui appartient.

La Droite adopte cette attitude condescendante lorsqu’elle a affaire à une "Gauche" qu’elle sait innoffensive pour elle.

Le but étant de démontrer que seule la vraie Droite est à sa place au Pouvoir. Et qu’après que la Gauche en place aura enfoncé un peu plus le clou de la paupérisation et de l’esclavage des masses ils sera temps de faire appel à de "VRAIS" dirigeants, qui évidemment, eux, "sauront" comment les sauver.

C’est le principe bien ancré de l’"Alternance", qui est à la Démocratie ce que l’Aspartam est au sucre naturel : Une substance délétère, toxique, et destinée à enrichir ceux qui l’ont inventée au détriment des populations bernées.

Lorsque la Droite a affaire à une VRAIE Gauche, à une Gauche révolutionnaire, elle mord... tout simplement.

On pourrait même dire et graver dans le marbre que l’attitude de la Droite face à ce qui se prétend "de gauche" détermine la vraie qualité de cette "Gauche" là . C’est une "pierre de touche" permettant d’évaluer la capacité de cette Gauche à changer les choses fondamentalement.

Ersatz.. Ou réalité. C’est la seule alternative possible

Ca fait trois decennies que j’applique dette méthode, et peut-être même un peu plus, y compris avec des événements à l’Etranger, et les faits dans leur déroulement ne m’ont JAMAIS démenti.

Mais après tout laissons les masses qui nous entourent rêver...

Vu que leur réveil va être très douloureux vaut peut-être mieux qu’elles profitent encore un peu de la tranquilité des cimetières que leurs maîtres, y compris labélisés "à gauche", sèment un peu partout avec leur approbation larmoyante et bien intentionnée.

Et au fait, au yeux des décideurs planétaires, ça a une importance ces "notions" de Droite ou de Gauche ???...

Pour des gens pour qui le Monde se divise en Maîtres v/s Esclaves, Classe possèdante v/s Sous-humanité, ça m’étonnerai un peu et même beaucoup. ((- ;

Geb.

02/06/2012 15:01 par calame julia

Camion ! téléphone maison !
Ou encore : moi je n’étais rien et vooilà qu’aujourd’hui ...

03/06/2012 01:04 par Dwaabala

@ legrandsoir. Je crains d’abuser de la tribune, et comprendrais que vous m’écartiez pour mes abstractions.

@ Geb. Je suis assez d’accord avec la tonalité d’ensemble de ce que vous dites.

Pas avec le titre cependant : « La droite pense que le pouvoir par nature lui appartient. »

Dans l’état actuel de la société les moyens de production et d’échange, concentrés depuis un siècle environ dans les mains de la finance qui est aujourd’hui plus que jamais parasitaire parce que hautement spéculative, ces moyens appartiennent à une classe bien repérable.

Dans cet état de la« nature », le pouvoir est celui de cette classe. Il se frotte évidemment à la faiblesse organique des classes populaires ; mais que sur le plan politique où cette classe se présente, elle se représente sous le nom « droite » et qu’elle pense et donne à penser que le pouvoir lui appartient n’a rien de monstrueux.

C’est parfaitement « normal ». Au contraire, ce qui ne l’est pas c’est qu’une ligne politique qui se dit
« de gauche », puisse envisager de s’y substituer, « d’avoir le pouvoir » alors qu’elle n’en a que la représentation dans le meilleur des cas jusqu’à ce jour.
La base sociale concrète de ce pouvoir, donc sa réalité, restent toujours les mêmes.

Sans aller jusqu’à prôner « la guérilla dans la forêt de Fontainebleau », je me demande si le jour où les peuples se seront forgé la volonté de dépouiller la bonne société de ses moyens de production et d’échange en mettant la mains sur « ses bourses »(!), les témoins de l’évènement ne verront pas illico les armes sortir d’un côté pour tenter de massacrer l’autre.

En conclusion, si ce jour arrivait, ils auraient alors l’air fin ceux qui seraient restés dans la mièvrerie de leurs catégories de droite et de gauche.

03/06/2012 15:46 par Annie Stasse

justement j’avais un malaise durant cette interview. Ce que j’avais surtout remarqué c’est que Pujadas regardait Sarko l’air énamouré, c’était tout à fait incroyable on aurait dit qu’il était son partenaire sexuel. Pas le cas avec Hollande… cependant c’est déjà ça !

Ce qui est à mettre en parallèle sont les paroles méprisantes des représentants de la droite (surtout Copé évidemment) depuis que Hollande est élu. Ils sont méprisants par principe, car le programme économique de chaque ne présente pas (à mes yeux) de différence si importante. ça a un côté comique de les entendre… si ce n’était surtout totalement anti-démocratique, et que si ils se permettent de les dire (et d’en plus interviewer à qui mieux mieux des électeurs épouvantés d’avance de la "perte" du sarko en tant que président) c’est qu’ils savent ne pas prendre de risque vis-à -vis des citoyens… on dirait même que cette élection n’est pas légitime aux yeux des médias.

Au regard d’une Lagarde qui méprise les Grecs alors qu’elle ne sait même pas que leurs impôts sont piqués dès la source… c’est ubuesque.

03/06/2012 15:50 par Annie Stasse

(… j’en ai oublié la moitié)

alors qu’elle même n’en paye pas… mais vous le savez…

04/06/2012 06:47 par Michail

Moi ce que je n’arrive pas à comprendre c’est qu’ils n’aient pas encore viré Poujadas et ses autres petits camarades reptiles, ils sont masochistes ou quoi ?

06/06/2012 02:36 par E.W.

A propos du pouvoir, de la gauche et de la droite :

La gauche et la droite parlent toutes deux de pouvoir, à l’origine il s’agit juste de déterminer la forme de ce pouvoir, son caractère absolu en fait. A ce moment là nous étions plus nombreux à gauche, à penser qu’il ne devait pas être absolu et il fallait déjà -je suppose- avoir un intérêt particulier à se mettre à droite pour assumer que la souveraineté nationale devait se résumer à sa majesté (sic).

Oui, oui, blablabla, mais force est de constater qu’une oligarchie peut en cacher pleins d’autres et que finalement seul le pouvoir absolu convient quand on veut absolument le pouvoir...

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