"Défendre le printemps vénézuélien"

Appel du mouvement social vénézuélien au monde entier
JORGE

Nous mouvements sociaux vénézuéliens, ATTAC Venezuela, Association Nationale des Medias Communautaires, Alternatifs et Libres, Réseau Vénézuélien des Médias Communautaires, Coordination paysanne Ezequiel Zamora, adressons un appel urgent aux citoyens du monde entier.

Pour le droit des citoyens à l’ information

Une fois de plus la Maison Blanche ne cache pas son désir de voir un président, un gouvernement et un parlement démocratiquement élus interrompre leurs mandats. Une nuit d’images tombe sur le monde entier, occultant notre expérience de démocratie participative sous le masque d’un pays ingouvernable-chaotique-où-il-faut-d’urgence-intervenir.
En réalité, si le Venezuela bouge et bouillonne aujourd’hui, c’ est d’une parole citoyenne critique, multiple, contradictoire. Les exclus de la mondialisation prennent enfin la parole. Des millions de vénézuéliens jusqu’ ici bâillonnés par un apartheid qui les considérait comme une plèbe violente, ignorante, se construisent a présent une véritable citoyenneté. En 1989, l'explosion populaire du "Caracazo", sévèrement réprimée, avait déjà  sonné le rejet des mesures néo-libérales par le peuple vénézuélien. Celui-ci veut s'engager aujourd'hui dans un nouveau chemin : la démocratie participative. L'élection de Chavez en 1998 a confirmé ce renouveau. Conscients de nos droits et de nos devoirs nous exigeons de nos gouvernants, non seulement qu'ils soient élus démocratiquement mais qu'ils gouvernent démocratiquement. Fort(e)s de notre Constitution Bolivarienne -une des plus démocratiques du monde, nous légalisons les terres des immenses quartiers populaires, inspectons les chantiers scolaires ou le matériel des hôpitaux, fortifions notre pouvoir de décision en élisant les nouveaux Conseils Locaux de Planification, créons des radios et des télévisions communautaires indépendantes du pouvoir politique, luttons pour la distribution des terres aux paysans pauvres, pour le contrôle public des ressources pétrolières et pour l'extension des Droits de la Femme, qui est ici à  la pointe du changement social. Ce printemps citoyen a sonné l'offensive tous azimuts de l' équipe Bush, qui finance l'opposition vénézuélienne dans sa reconquête du pouvoir. En avril 2002 cette opposition avait déjà  voulu stopper ces avancées citoyennes par un coup d' Etat, suspendant toutes les instances démocratiques et déclenchant une répression meurtrière contre les secteurs populaires. La CTV, une des directions syndicales les plus corrompues d'Amérique Latine, le haut clergé, le haut patronat, les médias commerciaux, les cadres supérieurs de l'entreprise pétrolière PDVSA pressés de privatiser cette activité ainsi que des multinationales, conspirent ici avec la complicité des Etats-Unis et d'autres pays, comme l'Espagne. Tous unis pour renverser notre gouvernement et mieux briser l'élan d'émancipation du néolibéralisme qui traverse l'Amérique Latine depuis l'arrivée au pouvoir du Président Chavez et qui se poursuit avec les victoires électorales de Lula au Brésil et de Lucio Gutierrez en Equateur. La Révolution Bolivarienne exprime le besoin de notre peuple de chercher des réponses concrètes aux problèmes posés par la mondialisation, maintes fois exprimés à  Porto Alegre, Seattle et Florence. Une bonne manière de la défendre et de la consolider, c'est de faire connaître dans le monde entier la réalité de notre processus et de faire respecter votre droit à  l'information bafoué par les grands médias. Nous vous demandons de vous manifester auprès des rédactions de vos journaux, radios, télévisions pour que ceux-ci respectent enfin votre droit à  l'information. Ecrivez, téléphonez, faxez, envoyez vos mails. Nous venons nous-mêmes de nous rassembler par dizaines de milliers, pacifiquement, devant le siège des télés commerciales, pour leur demander de cesser la campagne agressive, raciste contre notre processus de changement. D' autres types d' actions sont possibles, et nous savons que dans le monde entier la solidarité alliée a la créativité commence à  changer le rapport de forces. De façon urgente nous vous demandons aussi de vous manifester auprès d' organismes des droits de l'homme pour leur demander de protéger ici les membres des médias communautaires que la télévision commerciale ne cesse de cibler comme « terroristes », parce qu'ils sont nos seules sources d'information indépendante. Plusieurs d' entre eux, à  la suite de cette campagne, ont déjà  été agressés par des brigades de choc de l' opposition (Voir annexe) Nous vous demandons aussi d'exiger de vos gouvernements de respecter et de faire respecter le droit d'un peuple de choisir le type de développement et de démocratie qu'il souhaite, et de soutenir clairement le gouvernement légitime du Venezuela. ATTAC-Venezuela, Red Venezolana de Medios comunitarios, Asociacion Nacional de Medios Comunitarios, Alternativos y Libres, Coordinadora Campesina Ezequiel Zamora. EMail: vensocialmov@hotmail.com Annexe Ce que nous perdrions si la démocratie vénézuélienne était brisée dans son élan: 1. Premières avancées du gouvernement Chavez Reprise en main de l'industrie pétrolière nationale jusqu'ici aux mains d'une caste privilégiée, pour la réorienter au service du développement national. Amorce d'une réforme agraire et extension de la zone de pêche réservée aux pêcheurs artisanaux, en vue de conquérir une souveraineté alimentaire. Lancement d'un programme de scolarisation d'un million d'enfants. Arrêt de la privatisation du secteur de la santé et de la sécurité sociale. Démocratisation du capital á travers les prêts populaires (Banque de la femme, Banque du Peuple, Fonds pour la Décentralisation). Lois des coopératives. Loi sur les hydrocarbures. Loi de la Fonction Publique. Construction de plus de 92000 logements sociaux, adduction d'eau potablea des millions de vénézuéliens. Baisse de la mortalité infantile de 2,1 % à 1,7%. Augmentation à 8% du budget de la santé. Doublement du budget de l’éducation. Parmi tant d’autres "crimes", le gouvernement du Venezuela n’a-t-il pas émis quelques critiques sur le Plan Colombia et l’Initiative Andine ? N’a-t-il pas suggéré que l’intégration de l’Amérique latine était prioritaire par rapport à l’établissement d’une zone de libre échange des Amériques, n’a-t-il pas noué des accords pétroliers avantageux pour les plus pays les plus défavorisés des Caraïbes ?

2. Démocratie et pluralisme de l’information

Le Venezuela vit encore sous la botte de groupes de communication transnationaux, dont le journaliste et spécialiste de l’ Amérique Latine Maurice Lemoine a étudié le rôle décisif dans le coup d’ Etat d’avril 2002. Médias racistes (vous n’ y verrez aucun(e) présentateur(trice) de peau noire, pour une population souvent d’ origine africaine) qui orchestrent une campagne pour créer le chaos, s’ aidant au besoin de manipulation subliminale et qui appellent toutes les minutes et dans un ensemble parfait, au renversement du président "assassin, dictateur". Car ces médias vont jusqu’a mettre en scène des morts pour pouvoir les attribuer à Chavez et justifier un nouveau coup d’ Etat.
Cette dictature médiatique a poussé la population à créer ses propres médias. S’ il est un signe palpable de la sédimentation de la démocratie participative, c’ est bien la multiplication des médias communautaires. Les quartiers populaires ou vivent 80 % de la population se dotent de radios et de télévisions, comme Catia TVe et Radio Perola à Caracas ou Teletambores à Maracay. La voix des sans voix sort de la longue nuit de la répression. Pendant des années, l’élite propriétaire du monopole des médias privés, identifiée aux gouvernements, envoyait la garde nationale détruire le matériel de transmission des médias populaires. L’élection de Hugo Chavez a mis un terme à cette répression. A la différence d’ autres pays ou les permis d’ émettre supposent de longues batailles légales, le Venezuela est aujourd’hui probablement le seul Etat au monde à octroyer des fréquences, directement et pou ! r plusieurs années, aux communautés elles-mêmes. Le règlement de la Commission Nationale des Télécommunications, (disponible en espagnol sur www.conatel.gov.ve ) définit la communauté comme seule productrice du message, lequel ne peut en aucun cas etre asservi à des intérêts politiques, religieux ou commerciaux. Ce règlement, négocié pendant des mois avec les médias communautaires, insiste sur la formation audiovisuelle permanente comme outil de prise de parole citoyenne. Un bond en avant pour la démocratie, qui signifie aussi la possibilité de renouer avec les pouvoirs de l’ imagination longtemps écrasés par l’ importation effrénée d’images étasuniennes.

C’ est parce que les médias communautaires sont les seules sources indépendantes d’ information au Venezuela qu’ ils ont été la cible des putschistes en avril 2002. Torture, perquisitions, arrestations, célébrées par les médias privés, pendant que Miguel Angel Martinez, président de la Chambre de Radiodiffusion, signait en direct le décret des putschistes. Venezolana de Television, seule chaîne publique au Venezuela, traitée d’" ordure" par un des gouverneurs d’ opposition, dut stopper ses émissions. L’ échec du coup d’ Etat face a la mobilisation populaire n’a pas empêché les médias à poursuivre leur objectif : rétablir leur monopole de l’ information. Programmes ou articles attaquent systématiquement depuis des mois les médias communautaires, les accusant d’être à la botte du régime, ou d’ abriter des "cercles de la mort". Réunis le 13 décembre dans un hôtel de Caracas, directeurs de quotidiens et de télévisions dénon ! cent, comme dans les semaines qui précédèrent le coup d’ Etat, l’ existence des médias communautaires et reconnaissent être investis d’une mission : empêcher la mise sur pied d’un régime castro-communiste au Venezuela. Une semaine plus tard un reporter de la Voz de Guaicaipuro est agressé par un groupe de choc de l’ opposition qui venait de l’identifier comme un membre d’ un média communautaire, et ne doit sa vie qu’a l’ intervention de la police. D’autres médias ont vu leur matériel de transmission détruits ou leurs ondes brouillées ( Etats d’Aragua et de Zulia)
Nous demandons aux citoyens du monde entier de dénoncer auprès des organismes de défense de la liberté d’ expression cette campagne systématique d’ agressions qui contrairement a ce que disent les grands médias n’est pas le fait de l’Etat vénézuélien mais des grands groupes économiques transnationaux qui détiennent encore le monopole médiatique au Venezuela.

Quelques organismes auxquelles vous pouvez demander d’agir :

AMARC, Asociaciõn Mundial de Radios Comunitarias . amarc@amarc.org
Presidenta : Maria Victoria Polanco mavipo@mafalda.univalle.edu.co , director de legislaciones Gustavo Gomez : gusgomez@chasque.apc.org,
OEA : cidhrela@oas.org , pi@oas.org
ALER : lucho@aler.org
ALAI, Sally Burch : sburch@alainet.org
Committee to Protect Journalists :
info@cpj.org, americas@cpj.org, franksmyth@compuserve.com
RSF : ameriques@rsf.org
SIP : info@sipiapa.org, rtrotti@sipiapa.org
Et … guida@freedomhouse.org alerts@ifex.org intpen@dircon.co.uk communique@ifex.org ftw@pen.org freepress@wpfc.org jdh-miami@att.net apg@infovia.com.gt ifj@ifj.org fxi@wn.apc.org sntp@reacciun.ve ipi@freemedia.at info@rcpf.org cjfe@cjfe.org outreach@ifex.org jss@euronet.nl hrwnyc@hrw.org nffe@online.no anp@amauta.rcp.net.pe pwhitehead@wan.asso.fr ncfe@ncfe.net webmaster@adidem.org cencos@laneta.apc.org ifex@ifex.org sussman@freedomhouse.org periodistas@asociacionperiodistas.org info@freemedia.

Tiré du site RISBAL

COMMENTAIRES  

02/01/2003 18:09 par Jean-Michel Hureau

Bravo Jorge, les dernières infos qui me venaient de Caracas me laissaient penser exactement le contraire. Je suis réconforté de penser que je ne m’étais pas trompé sur ce que je croyais auparavant. Je transmets le lien à mes copains venezueliens, dominicains et français.

07/01/2003 23:10 par Jean-Michel Hureau

Je me contente de vous livrer les commentaires d’un de mes anciens élèves de Caracas, sur la situation qu’il vit dans son pays. Décidémment, pour juger, je crois qu’il faut s’y rendre soi-même. Les commentaires sont écrits en majuscules.

Bien cordialement

JMH

Ce que nous perdrions si la démocratie vénézuélienne était brisée dans son
élan :

1. Premières avancées du gouvernement Chavez

Reprise en main de l’industrie pétrolière nationale jusqu’ici aux mains
d’une caste privilégiée, pour la réorienter au service du développement
national [PDVSA EST UNE DES SOCIETES PETROLIERES LES MIEUX ADMINISTREES AU MONDE. C’EST L’ENTREPRISE AUX MAINS DE L’ETAT LA PLUS RENTABLE AU MONDE. LE
SEUL ACTIONNAIRE DE CETTE SOCIETE EST L’ÉTAT VENEZUELIEN QUI A TRAVERS LE
GOUVERNEMENT INVESTIT ET DEPENSE LES RECETTES. LE GOUVERNEMENT DE CHAVEZ A
RECU ENTRE 1998 ET 2002 PLUS DE 100 MILLIARDS DE DOLLARS EN RECETTES
PETROLIERES, CE QUI EST LE RECORD DANS TOUTE L’HISTOIRE DEMOCRATIQUE DU
VENEZUELA. ILS N’ONT ABSOLUMENT RIEN FAIT AVEC CETTE RENTE]. Amorce d’une
réforme agraire et extension de la zone de pêche réservée aux pêcheurs
artisanaux, en vue de conquérir une souveraineté alimentaire [ASSEZ DEMODE
COMME CONCEPT DE DEVELOPEMENT ?]. Lancement d’un programme de scolarisation
d’un million d’enfants [CHAVEZ A PREFERE DEPENSER 80 MILLIONS DE DOLLARS DANS UN SUPER AVION PRESIDENTIEL DE QUOI CONSTRUIRE PRES DE 100 ECOLES. LE DECRET 1011 PRETENDAIT CHANGER LES TEXTES D’HISTOIRE DU VENEZUELA, CHAVEZ ET SA
REVOLUTION ETAIENT PRESENTES COMME DES HEROS ALORS QUE LES 40 ANNÉES DE
DEMOCRATIE, D’APRES CES NOUVEAUX TEXTES, N’AVAIENT RIEN APPORTE AU VENEZUELA, TU PARLES D’UN PROGRAMME D’EDUCATION... IL S’AGIT D’UN PROGRAMME D’ALIENATION MENTALE]. Arrêt de la privatisation du secteur de la santé et de la sécurité
sociale [LE PROGRAMME AUXQUEL ILS FONT REFERENCE EST SIMILAIRE A CELUI DES
FONDS DE PENSIONS CHILIENS, JUSQU’A PRESENT UN SUCCES, AVEC UNE
PARTICIPACIà“N PLUS IMPORTANTE DU GOUVERNEMENT ET UNE ORIENTATION SOCIALE
PLUS IMPORTANTE QUE CELLE DU CHILI]. Démocratisation du capital á travers
les prêts populaires (Banque de la femme, Banque du Peuple, Fonds pour la
Décentralisation) [LES DIRECTEURS EN CHARGE DE CES BANQUES, EN PLUS DE
N’AVOIR RIEN COMPRIS AUX THEORIES DES MICROCREDITS (EXEMPLES : BANCO SOL
BOLIVIE ET GRAMEEN BANK AU BANGLADESH). CES BANQUES REPRESENTENT UN DES PLUS GRANDS ECHECS DE CHAVEZ, LES INDICATEURS FINANCIERS SON LAMENTABLES, CES INSTITUTIONS SONT INCAPABLES DE RECUPERER LES CREDITS ET PRESENTENT DES TAUX DE RECUPERATION INFERIEUR A 50%, C’EST LAMENTABLE, QUAND ON COMPARE AVEC LES RESULTATS DE LA BOLIVIE OU LE TAUX DE RECUPERATION EST DE 98%. CES BANQUES SONT TOUTES EN FAILLITE ET LE RESULTAT EST D’AVOIR TOUT SIMPLEMENT DONNE DE L’ARGENT AUX SYMPATISANTS DU REGIME. CHAVEZ AURAIT PU LANCER LES BILLETS DU HAUT D’UN HELICOPTERE ET CELA AURAIT ETE MOINS COUTEUX POUR LA NATION]. Lois des
coopératives. Loi sur les hydrocarbures. Loi de la Fonction Publique.

Construction de plus de 92000 logements sociaux, adduction d’eau potable à des millions de vénézuéliens. Baisse de la mortalité infantile de 2,1 % à 1,7%. Augmentation à 8% du budget de la santé. Doublement du budget de
l’éducation. Parmi tant d’autres "crimes", le gouvernement du Venezuela n’a-t-il pas émis quelques critiques sur le Plan Colombia et l’Initiative
Andine ? N’a-t-il pas suggéré que l’intégration de l’Amérique latine était
prioritaire par rapport à l’établissement d’une zone de libre échange des
Amériques, n’a-t-il pas noué des accords pétroliers avantageux pour les plus
pays les plus défavorisés des Caraïbes ? [QUEL HONTE, ALORS QU’IL Y A 2.400 NOUVEAUX PAUVRES CHAQUE JOUR, JE DIS BIEN CHAQUE JOUR....CHAVEZ A CONSTRUIT MOINS DE LOGEMENTS QUE LA PLUPART DE SES PREDECESEURS ALORS QU’IL A RECU LES PLUS IMPORTANTES RECETTES DE L’HISTOIRE DU VENEZUELA]

2. Démocratie et pluralisme de l’information

Le Venezuela vit encore sous la botte de groupes de communication
transnationaux, dont le journaliste et spécialiste de l’ Amérique Latine
Maurice Lemoine a étudié le rôle décisif dans le coup d’ Etat d’avril 2002.
Médias racistes (vous n’ y verrez aucun(e) présentateur(trice) de peau
noire, pour une population souvent d’ origine africaine) [JEAN MICHEL, TU A
VECU AU VENEZUELA JE PENSE QUE JE N’AI AUCUN COMMENTAIRE A FAIRE SUR CE
POINT. TU AS DU CONSTATER TOI-MEME QU’ ON EST TOUS TRES METISSES ET LA
PLUPART DES VENEZUELIENS NE SONT PAS RACISTES, CHAVEZ ESSAYE DE DIVISER MEME
DANS CE SENS EN PARLANT CONSTAMMENT DE RICHES PAUVRES NOIRS ET BLANCS]qui
orchestrent une campagne pour créer le chaos, s’ aidant au besoin de
manipulation subliminale et qui appellent toutes les minutes et dans un
ensemble parfait, au renversement du président "assassin, dictateur". Car
ces médias vont jusqu’a mettre en scène des morts pour pouvoir les attribuer
à Chavez et justifier un nouveau coup d’ Etat [C’EST FAUX, ABSOLUMENT FAUX
LE PLUS GRAND LABORATOIRE D’IMAGES EST LA CHAINE DE L’ETAT]. Cette dictature
médiatique a poussé la population à créer ses propres médias. S’ il est un
signe palpable de la sédimentation de la démocratie participative, c’ est
bien la multiplication des médias communautaires. Les quartiers populaires
ou vivent 80 % de la population se dotent de radios et de télévisions, comme
Catia TVe et Radio Perola à Caracas ou Teletambores à Maracay. La voix des
sans voix sort de la longue nuit de la répression. Pendant des années,
l’élite propriétaire du monopole des médias privés, identifiée aux
gouvernements, envoyait la garde nationale détruire le matériel de
transmission des médias populaires. L’élection de Hugo Chavez a mis un terme
à cette répression. A la différence d’ autres pays ou les permis d’ émettre
supposent de longues batailles légales, le Venezuela est aujourd’hui
probablement le seul Etat au monde à octroyer des fréquences, directement et
pou ! r plusieurs années, aux communautés elles-mêmes. Le règlement de la
Commission Nationale des Télécommunications, (disponible en espagnol sur
www.conatel.gov.ve ) définit la communauté comme seule productrice du
message, lequel ne peut en aucun cas etre asservi à des intérêts politiques,
religieux ou commerciaux. Ce règlement, négocié pendant des mois avec les
médias communautaires, insiste sur la formation audiovisuelle permanente
comme outil de prise de parole citoyenne. Un bond en avant pour la
démocratie, qui signifie aussi la possibilité de renouer avec les pouvoirs
de l’ imagination longtemps écrasés par l’ importation effrénée d’images
étasuniennes. [SERIONS NOUS TOUS DES ABRUTIS 80% DE LA POPULATION ABRUTIE QUI CROIT AVEUGLEMENT LA TELE. L’EVIDENCE EST LA CHAQUE JOUR LES VENEZUELIENS SONT PLUS PAUVRES, L’INFLATION EST DE 35% CETTE ANNEE, PLUS DE 100% DE DEVALUATION DE LA
MONNAIE, CHUTE DES RESERVES INTERNATIONALES, DETOURNEMENT DE 3 MILLIARDS DE DOLLARS, IRRESPECT DES LOIS ET DES DECISIONS DE LA COUR SUPREME DE JUSTICE,REPRESSION LORS DES MANIFESTATIONS, CORRUPTION A TOUS LES NIVEAUX... ON A VRAIMENT PAS BESOIN DES MEDIAS POUR VIVRE CELA AU VENEZUELA IL SUFFIT DE VIVRE ICI UNE SEMAINE POUR VOIR LA REALITE]

C’ est parce que les médias communautaires sont les seules sources
indépendantes d’ information au Venezuela qu’ ils ont été la cible des
putschistes en avril 2002. Torture, perquisitions, arrestations, célébrées
par les médias privés, pendant que Miguel Angel Martinez, président de la
Chambre de Radiodiffusion, signait en direct le décret des putschistes.
Venezolana de Television, seule chaîne publique au Venezuela, traitée d’"
ordure" par un des gouverneurs d’ opposition, dut stopper ses émissions. L’
échec du coup d’ Etat face a la mobilisation populaire n’a pas empêché les
médias à poursuivre leur objectif : rétablir leur monopole de l’
information. Programmes ou articles attaquent systématiquement depuis des
mois les médias communautaires, les accusant d’être à la botte du régime, ou
d’ abriter des "cercles de la mort". Réunis le 13 décembre dans un hôtel de
Caracas, directeurs de quotidiens et de télévisions dénon ! cent, comme dans
les semaines qui précédèrent le coup d’ Etat, l’ existence des médias
communautaires et reconnaissent être investis d’une mission : empêcher la
mise sur pied d’un régime castro-communiste au Venezuela. Une semaine plus
tard un reporter de la Voz de Guaicaipuro est agressé par un groupe de choc
de l’ opposition qui venait de l’identifier comme un membre d’ un média
communautaire, et ne doit sa vie qu’a l’ intervention de la police. D’autres
médias ont vu leur matériel de transmission détruits ou leurs ondes
brouillées ( Etats d’Aragua et de Zulia) Nous demandons aux citoyens du
monde entier de dénoncer auprès des organismes de défense de la liberté d’
expression cette campagne systématique d’ agressions qui contrairement a ce
que disent les grands médias n’est pas le fait de l’Etat vénézuélien mais
des grands groupes économiques transnationaux qui détiennent encore le
monopole médiatique au Venezuela.

[IL OUBLIE DE MENTIONNER LES MANIFESTATIONS PAS TRES PACIFIQUES AVEC DES HOMMES CAGOULES DEVANT LES CHAINES DE TELE ET LA DESTRUCCION DE CERTAINES CHAINES ET RADIOS DANS LE PAYS LE SOIR DU 7 DECEMBRE. EXPRESSION, D’APRES LE GOUVERNEMENT, SPONTANEE QUI S’EST PRODUITE A 22:00 HEURES PILE DEVANT TOUS
LES SIEGES DES MEDIAS NON CHAVISTES....SPONTANEE ?]

Ca me deprime vraiment de voir les informations diffusee sur le Venezuela
dans les medias francais, ils ont un vision romantique d’un gouvernement de
gauche dans le berceau du neoliberalisme sauvage... S’il te plait ! Il ne
s’agit pas de droite ou de gauche au Venezuela et je le repeterai jusqu’au
bout. Il s’agit tout simplement d’un populiste totalitaire incompetent
entourré de voyous corrompus... Chavez et son gouvernement n’ont pas
d’ideaux ni de programme de developpement soutenable le seul but qu à­l
poursuivent c’est tout simplement de maintenir le pouvoir le temps de finir
leurs pillage. Je verrai Le Monde et Le Monde Diplomatique demander des
excuses a ses lecteurs de la meme facon qu à­ls ont du le faire avec les
Khmer Rouge. Il suffit de se proclamer de gauche pour avoir le support des
medias et ONG francaises ? J’espere que non car sinon qu’elle deception pour
un pays qui jusqu’a present s’errige comme exemple de democratie et
precursseur des droits de l’homme. Peut-etre les contrats pour
l’exploitation de chiste bitumineux qui viennent d’etre cedes a
Total/Fina/Elf dans le delta de l’Orénoque SANS licitation pour une valeur
de 54 Millions de dolars alors que le gouvernement avait annonce qu’ils
esperaient au moins obtenir 1,2 milliard de dollars pour la cession de ces
concessions petrolieres, influ en une certaine mesure sur la position de la
France vis a vis du Venezuela. Qui sait ? Au meme titre que les US, qui
attendent impatiament quel sera le vaiqueur de ce tour de force entre Chavez
et ses opposant pour voir a qui il donnent leur soutient, peut importe la
demicratie. Tantot la France comme les US sont tres peu interessés a la
democratie au Venezuela, les uns pour une question forme (gaucha ou pas
gauche) les autres pour une question pratrique (Guerre ou pas guerre du
golf). En tout cas s’est assez pitoyable et personnellement je crois qu’on
ne doit pas trop se faire de soucis de l’opinion internationale, les
venezueliens sommes seuls dans ce combats et nous vaincrons, car la raison
s’impose toujours face a la force.

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