ACTA : le traité secret qui pourrait changer la face d’internet

reprise d’article

Si le traité ACTA venait à être appliqué, l’internet tel qu’on le connait aujourd’hui serait radicalement changé. Le traité renforce de façon démesurée le pouvoir du copyright (ou du droit d’auteur, en l’occurrence la différence est insignifiante), forcera les fournisseurs de services sur internet à faire la police du copyright, rendant du même coup l’hébergement de contenus générés par les utilisateurs impossible à assumer financièrement, il mettra en place des sanctions pour les utilisateurs violant le copyright, comme de leur couper l’accès à l’internet après trois avertissements, et exigera que les supports informatiques soient inspectés aux frontières (disques dur, lecteurs mp3, etc.). Ceux qui contiendraient des fichiers copyrightés téléchargés de façon illégale seraient détruits, et leur possesseurs se verraient infliger une amende.

Parmi les informations qui ont fuité du traité ACTA - toujours en négociation -, on trouve aussi la possibilité pour les ayants droits d’accéder aux informations personnelles d’un internaute, suspecté d’avoir téléchargé un contenu copyrighté, sans avoir besoin de recourir à un juge. En bref, Hadopi, à coté, ce n’est pas grand chose, mais c’est un bon début.

Les négociations autour du traité ACTA se font en dehors de tout cadre, aucune organisation internationale comme l’OMC ne les supervise. Elles ont commencé en 2006 entre les USA, la Commission Européenne, la Suisse et le Japon. Depuis, l’Australie, le Canada, l’Union Européenne, la Jordanie, le Mexique, le Maroc, la Nouvelle Zélande, la Corée, Singapour et les Emirats Arabes Unis se sont joints aux négociations.

Ce traité est négocié dans le plus grand secret, mais en mai 2008, Wikileaks.org a publié un document en révélant de nombreux éléments. C’est plus récemment que l’opinion publique a été alertée, grâce à l’EFF dans un premier temps, puis à ReadWriteWeb US en fin d’année dernière.

Beaucoup d’analystes en France voient le couple Hadopi/Loppsi comme un premier pas dans la mise en application du traité ACTA. Les récentes loi impactant l’usage de l’internet en Espagne et en Italie font penser que c’est une partie de l’Europe qui est en train de mettre en application ce traité, avant même qu’il soit signé.

Mais comme le montre les dernières évolutions législatives concernant Internet en Italie, ce n’est pas seulement le téléchargement "pirate’ qui est visé par ACTA, mais bien l’ensemble du web 2.0 et de la capacité qu’a donné l’internet à tous de s’exprimer (sans même parler du logiciel libre, nous reviendrons sur ce point ultérieurement). L’obligation faite aux services "web 2.0"² de faire la police obligerait de facto la plupart des plateformes de blog à fermer, tout comme les autres sites proposant d’héberger gratuitement les contenus des internautes.

lire la suite ici : http://fr.readwriteweb.com/2010/01/...

COMMENTAIRES  

23/01/2010 10:16 par Caleb Irri

bonjour,

internet est le dernier rempart protégeant la liberté d’expression : pas étonnant que les pouvoirs publics soient si pressés de le contrôler.

mais si tout ceci n’est qu’une histoire de copyright ou de droit d’auteur, cela signifie-t-il que ceux qui seront prêts à abandonner leurs droits (financiers) pourront continuer à se faire diffuser sans risque ?

car si tel est le cas, la seule parade à cette censure sera... la gratuité

23/01/2010 21:28 par K.

Oui et non caleb.

"gratuité" oui et non je ne sais pas si tu comprend jusqu’ou la gratuité, les licences libres devrait aller et son déjà actuellement.

Elle ne sont d’ailleurs que la continuité du domaine public, qu’ils ont déjà détruit si vous ne souvenez pas non plus !

C’est la liberté ou non de l’information - et du reste qui définira l’humanité : et croyez moi quelque chose de controlé n’est pas libre et est loin de la notion de démocratie, et de la liberté, et de l’humanité.

Il faut défendre l’ouverture, les systèmes ouverts.

Si vous pouvez vous passer du système : ils perdent leur pouvoir : ce n’est pas que les téléchargement illégaux qu’ils visent : c’est aussi les partages libres, la culture libre, (et encore "légale")

OUAI : n’oublions pas non plus que la propriété c’est le vol : surtout dans une société ou la propension de travail REEL, et utile (réellement utile ) diminu a chaque SECONDE.

Que va faire les êtres humains : doivent ils mourrir si il n’y a plus de travail et que’on les a remplacé par des machines pour obtenir non pas autant mais encore plus de productivité ( donc autant de "production" ).

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