Auteur M. SAADOUNE

Egypte : la démocratie militaire

M. SAADOUNE
Les Etats-Unis étaient dans une fausse ambiguïté sur la situation en Egypte et le secrétaire d’Etat américain l’a levée au Pakistan en déclarant que l’armée est intervenue pour rétablir la démocratie. Le propos suscite la controverse aux Etats-Unis mêmes où certains remarquent que John Kerry a choisi de faire sa déclaration dans un pays où, au nom de leurs intérêts, les Américains se sont accommodés, voire ont soutenu les intrusions de l’armée en politique. Bien entendu, John Kerry a pris (…)

Tunisie : la tentation du vide.

M. SAADOUNE
Un deuxième responsable politique de gauche a été assassiné en Tunisie. Après Chokri Belaïd, c’est au tour de Mohamed Brahmi d’être criblé de balles devant chez lui, par la « même arme » et selon le même mode opératoire. Dérogeant au principe du secret de l’instruction, le ministre de l’Intérieur, Lofti Jeddou, a donné le nom du suspect n°1 : Boubakeur Al-Hakim, un « membre d’un courant djihadiste takfiriste », « déjà recherché ». L’organisation salafiste Ansar Al-Chariaa figure dans la (…)

Egypte : Une mécanique implacable

M. SAADOUNE
Une mécanique implacable s’est mise en marche après la destitution du pré-sident Mohamed Morsi par le chef des armées, le général Al-Sissi, le 3 juillet dernier. Cette intrusion de l’armée, même si elle se drape d’un appel de la société civile et du soutien de très nombreux manifestants dans la rue, a littéralement tué la politique. Elle a créé une bipolarisation totale entre l’armée et les Frères musulmans, les autres acteurs politiques ne pouvant plus que s’agréger derrière eux. Or, (…)

Egypte : Passage en force

M. SAADOUNE
L’appel du chef de l’armée, le général Sissi, à des manifestations de rue vendredi prochain pour lui donner « mandat » d’en finir avec la « violence et le terrorisme potentiel » est juridiquement étrange mais politiquement compréhensible. Juridiquement, malgré la situation instable créée par la destitution du président Morsi, l’armée et la police n’ont besoin d’aucun mandat venant de la rue pour exercer les missions pour lesquelles elles ont été créées. L’armée qui est intervenue au nom de (…)

Egypte - Coup d’état, acte II

M. SAADOUNE
Les Frères musulmans et leurs alliés regroupés dans « l’Alliance nationale pour la défense de la légitimité » ont beaucoup mobilisé vendredi dans le cadre de journée baptisée « briser le coup d’Etat ». Trois manifestantes pro-Morsi ont été tuées dans le delta du Nil. Trois morts de plus dans une crise qui paraît sans issue. Une autre manifestation « millionième » pour le « retour de la légitimité » est annoncée pour lundi. On est bien dans une bataille d’usure qui peut durer longtemps et (…)

Complots Théoriques ?

M. SAADOUNE
Edward Snowden, l’auteur des fracassantes révélations sur Prism, est un personnage de roman. C’est « l’espion qui est allé au froid » ! Il est, pour l’heure, coincé dans un coin de l’aéroport de Moscou grâce à une formidable pression organisée par les Etats-Unis pour l’empêcher d’avoir une terre d’asile. Beaucoup se passionnent pour le personnage. Les médias aussi. Comme si le « suspense » entretenu sur son sort servait à atténuer l’ampleur des révélations sur le Big Brother planétaire qui (…)

G8 : Entre les lignes

M. SAADOUNE
Au sommet du G8, Moscou est resté intraitable sur le dossier syrien. Les menaces d’une déclaration des « 7 » sans la Russie sur la situation en Syrie n’ont pas fait changer de position à Vladimir Poutine qui ne joue pas que son image dans cette affaire. Le communiqué final de l’ensemble du G8 est demeuré très général. Le texte appelle à la cessation de la violence et à la tenue « aussitôt que possible » de pourparlers de paix mais ne mentionne pas l’exigence constamment invoquée par les (…)

Armes de crétinisation massive

M. SAADOUNE
Le régime baathiste de Bachar Al-Assad, c’est un euphémisme, n’est pas sympathique, c’est une catastrophe pour la Syrie. Le régime baathiste de Saddam Hussein n’était pas sympathique et c’était aussi une catastrophe pour l’Irak. Mais la ressemblance ne s’arrête pas là . Pour justifier une guerre contre l’Irak, Tony Blair le menteur et de multiples services de sa majesté ont créé de toutes pièces des preuves de l’existence d’armes de destruction massive. L’ancien Premier ministre (…)

L’Esprit BRICS

M. SAADOUNE
Le sommet du BRICS qui se tient, fin mars, à Durban, en Afrique du Sud, est une étape importante dans les tentatives, difficiles et entravées, de refonder l’ordre économique global. L’action coordonnée du Brésil, de la Russie, de l’Inde, de la Chine et de l’Afrique du Sud au niveau international est appelée à connaître un saut qualitatif avec la création de la banque de développement du Sud. Cette banque est attendue depuis des années. Par les membres du club des émergents, bien sûr. Mais (…)

Malaise aérien algérien !

M. SAADOUNE
Pour de nombreux Algériens, il était particulièrement choquant d’apprendre de la bouche d’un ministre français que leur gouvernement a accordé un droit de survol sans limite aux avions français engagés dans la guerre au Mali. Quand on fait durant des mois un discours anxiogène sur les risques d’une intervention étrangère, le moins que puissent faire les responsables du pays est de donner une explication aux Algériens. On espère qu’ils sont suffisamment « connectés » pour lire les (…)

Le bulldozer était menacé

M. SAADOUNE
Rachel Corrie est coupable ! Permettez-moi de vous transmettre l’édito de M Saadoune Quotidien d’Oran consacré au jugement posthume de la pacifiste nord américaine R. Corrie. Décidément Israël est une grande démocratie Rachel Corrie est coupable… Un militaire israélien conduisant un bulldozer lui est passé et repassé dessus. Elle en est morte. Bien fait pour elle, a dit la « justice » israélienne. Cette militante pacifiste américaine est donc coupable d’avoir été là , d’être venue en (…)

Bahrein : Un printemps couleur de sang

M. SAADOUNE
Pendant que le monde entier a les yeux tournés vers la Libye, d’autres régimes arabes se déchaînent contre des populations désarmées. Les autocrates au pouvoir au Bahrein ont fait le choix d’une répression sanglante, avec l’assistance de la dictature saoudienne - Après le Bahreïn, « amicalement » envahi par des forces saoudiennes et la répression sanglante des manifestants de la place de la Perle à Manama, c’est au tour d’Ali Abdallah Saleh, président à vie du malheureux Yémen, de lancer (…)