Auteur Esther VIVAS

Le mouvement des indignés : passer à l’étape suivante

Esther VIVAS, Josep Maria ANTENTAS
Cela fait déjà quatre semaines. Quatre semaines que le paysage politique et social dans tout l’Etat espagnol a été bouleversé par l’irruption d’un mouvement que personne n’attendait. Ce mouvement a déjà à son actif quelques victoires politiques face à la Junte Electorale d’abord, et face à la tentative d’expulsion du camp de Barcelone ensuite. Et, surtout, il a mis fin à la passivité résignée face aux attaques contre les droits sociaux. Après d’intenses journées d’activisme, la fatigue et (…)

Camp de Barcelone : V de Victoire

Esther VIVAS, Josep Maria ANTENTAS
Le Mouvement du 15 Mai a vaincu la première tentative de le réprimer. Ce vendredi 27 mai, l’opération d’expulsion du camp de la « plaza Catalunya » à Barcelone, le second en importance jusqu’à présent dans l’Etat espagnol, a été un échec cuisant. Une semaine après que le mouvement ait politiquement mis en déroute l’interdiction émise par la Junte Electorale Centrale d’organiser des manifestation pendant la « journée de réflexion » du 21 mai et le jour des élections, le 22 mai, ce vendredi (…)

La révolte des indigné-e-s. Notes depuis la Plaza Tahrir de Barcelone.

Esther VIVAS, Josep Maria ANTENTAS
Il n’y a plus de doutes. Le vent qui a électrisé le monde arabe ces derniers mois, l’esprit des protestations répétées en Grèce, des luttes étudiantes en Grande-Bretagne et en Italie, des mobilisation anti-Sarkozy en France… est arrivé dans l’Etat espagnol. Il n’y a plus de place pour le « business as usual ». Les confortables routines mercantiles de notre « démocratie de marché » et ses rituels électoraux et médiatiques se sont vus soudainement perturbés par l’irruption imprévue dans la (…)

Antisystème ? Bien sûr !

Esther VIVAS, Josep Maria ANTENTAS
A la suite des incidents du 29-S* à Barcelone, la critique contre les "antisystème" a inondé le débat dans les médias en associant, de façon réductrice et hors contexte, la notion d’ "antisystème" et la violence urbaine. Sans lien commun avec cette image qu’on veut lui coller, la pratique au quotidien des « antisystème » se trouve dans les associations de quartier opposées à la spéculation immobilière, dans le syndicalisme alternatif, dans le militantisme contre le changement climatique, (…)

Anticapitalisme et justice climatique

Esther VIVAS
Le changement est aujourd’hui une réalité indéniable. L’écho politique, social et médiatique du sommet de Copenhague, en décembre 2009, en a été la preuve. Un sommet qui a montré l’incapacité du système capitaliste lui-même de présenter une réponse crédible à la crise qu’il a provoquée. Si le « capitalisme vert » s’est lancé dans la course du changement climatique, il apporte des solutions technologiques (énergie nucléaire, captage du carbone dans l’atmosphère pour son stockage, (…)

Le marché haïtien du riz : un cas emblématique de la dérégulation capitaliste

Esther VIVAS
Le cas de Haïti est révélateur. Comme l’a noté Bill Quigle |1|, il y a trente ans ce pays produisait la quantité de riz nécessaire pour nourrir sa population, mais, au milieu des années 1980, face à une crise économique aiguë, lorsque le dictateur Jean-Claude « Baby Doc » Duvalier a fui le pays en vidant les coffres, Haïti a dû s’endetter auprès du FMI. Une spirale de « domination » a alors commencé, plongeant le pays sous la dépendance économique et politique profonde des institutions (…)

Les contradictions du système alimentaire mondial

Esther VIVAS
Le modèle alimentaire actuel, tout au long de sa chaîne du producteur au consommateur, est soumis à une forte concentration, monopolisé par une série de corporations agro-alimentaires transnationales qui font passer leurs intérêts économiques avant le bien public et la communauté. Le système alimentaire ne correspond plus aujourd’hui aux besoins des individus ni à la production durable basée sur le respect de l’environnement. C’est un système dont l’ensemble du processus est enraciné dans la (…)

Dix ans après la "Bataille de Seattle"

Esther VIVAS, Josep Maria ANTENTAS
Il y a 10 ans, le monde entier découvrait avec surprise les manifestations de Seattle contre la rencontre ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Ces "journées qui ont ému le monde" ont marqué l’émergence de ce qui allait être qualifié comme le "mouvement anti-mondialisation" . Elles ont inauguré un nouveau cycle international de mobilisations axées sur la critique la globalisation néolibérale. Avant Seattle Seattle n’a pas surgi du néant. Les événement de novembre (…)

Les supermarchés et la crise alimentaire mondiale

Esther VIVAS
La crise alimentaire a laissé sans nourriture des millions de personnes dans le monde. Au chiffre de 850 millions de personnes souffrant de la faim, la Banque mondiale en a ajouté 100 de plus suite à la crise actuelle. Ce « tsunami » de la famine n’a rien de naturel, il est au contraire le résultat des politiques néolibérales imposées depuis des décennies par les institutions internationales. Aujourd’hui, le problème n’est pas le manque d’aliments en quantités suffisantes mais bien (…)

Une autre agriculture pour un autre climat

Esther VIVAS
Le modèle actuel de production agricole et d’élevage industriels contribue à aggraver la crise écologique globale et a un impact direct sur le processus du changement climatique. Bien que cela ne semble pas évident à première vue, l’agro-industrie est l’une des principales sources d’émissions de gaz à effet de serre (GES). C’est ce qui a été souligné par la la campagne « Ne mange pas le monde » dans le cadre des mobilisations à l’occasion de la réunion des Nations Unies à Barcelone sur le (…)

L’insurrection zapatiste au Chiapas, 15 ans après

Esther VIVAS, Josep Maria ANTENTAS
Ce 1er janvier 2009 a été le 15e anniversaire de l’insurrection zapatiste au Chiapas, au moment où entrait en vigueur le Traité de Libre Commerce (TLC) entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique. L’irruption de l’Armée Zapatiste de Libération Nationale (EZLN) avait ébranlé l’ambition du gouvernement néolibéral corrompu de Carlos Salinas de Gortari de présenter ce TLC comme « l’intégration définitive » du Mexique dans la « modernité ». Le soulèvement a galvanisé l’opposition à un Traité (…)

La souveraineté alimentaire, un objectif politique

Esther VIVAS
Esther Vivas De nos jours, le droit d’accès à la terre, à l’eau, aux semences, et autres, n’est pas garanti pour les paysans modestes. La libéralisation agricole et commerciale mène à la pauvreté une immense partie de la population vivant de l’agriculture, alors que cette même population devrait être chargée d’assurer l’alimentation de la population, tant à niveau local que régional. La globalisation néolibérale, dans sa trajectoire pour privatiser tous les domaines de la vie, s’attaque (…)