Thème Histoire

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Le gouvernement des Etats-Unis est-il coupable de génocide ?

Xiao PIGNOUF
« Si jamais nous sommes forcés de déterrer la hache de guerre contre une tribu, nous ne l’enterrerons pas jusqu’à ce que cette tribu soit exterminée ou repoussée au-delà du Mississippi. À la guerre, ils tueront certains d’entre nous, nous les anéantirons tous. » Thomas Jefferson, troisième président des États-Unis, 28 août 1807. On estime la population amérindienne de l’Amérique du nord à la fin du 15ème siècle, au moment où les premiers Européens posent le pied sur le continent, à plus (…)

Qu’est-ce qui se joue aujourd’hui dans le conflit des interprétations autour des attentats subis par les Etats-Unis le 11 septembre 2001 ?

Florent BUSSY
Deux courants s’opposent, nous serions même tentés de dire deux camps, au vu de la violence de l’affrontement. Pourtant on y retrouve des intellectuels d’horizon très divers, dont les interprétations sont elles-mêmes très diverses, et qui ne se rejoindraient probablement pas sur d’autres sujets. Il y a un effet de cristallisation, que nous nous proposons ici d’éclaircir. D’un côté, des intellectuels qui, sans faire preuve d’aucune complaisance à l’égard du terrorisme aveugle, cherchent, à (…)

Ukraine : Frank-Walter Steinmeier réécrit l’histoire du massacre de Babi Yar

Christelle NÉANT
... et fait passer les bourreaux pour des victimes. Lors de sa visite en Ukraine pour inaugurer un mémorial dédié aux victimes du massacre de Babi Yar, le Président allemand, Frank-Walter Steinmeier a littéralement réécrit l’histoire du massacre de dizaines de milliers de Juifs, et fait passer les collaborateurs ukrainiens des nazis pour des victimes. Le 6 octobre 2021, le Président allemand Frank-Walter Steinmeier s’est rendu en Ukraine pour inaugurer un mémorial dédié aux victimes du (…)
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11 septembre, 20 ans après. Impasses et horreurs de l’impérialisme

Patrick LE HYARIC
L’éditorial du Hors-série « Que reste-t-il du 11 septembre ? ». Chacun garde le souvenir précis de ce 11 septembre 2001, où le monde découvrit effaré les images de l’effondrement des tours jumelles du World Trade Center. La réalité rattrapait la fiction dans un nuage de cendres, un paysage de désolation. Le monde s’en trouva ébranlé et l’histoire, que d’aucuns prétendaient finie, se ranima brusquement. Un nouvel « ennemi » apparut. Le terrorisme islamique frappait déjà, mais personne (…)

La conquête du pouvoir par le prolétariat dans les trois premiers films d’Eisenstein

Jacques FRANJU
« Homme libre et esclave, patricien et plébéien, baron et serf, maitre de jurande et compagnon, en un mot : oppresseurs et opprimés, se sont trouvés en constante opposition ; ils ont mené une lutte sans répit, tantôt cachée, tantôt ouverte, une guerre qui chaque fois finissait soit par une transformation révolutionnaire de la société tout entière, soit par la ruine commune des classes en lutte. (...) « Toutefois, notre époque – l’époque de la bourgeoisie – se distingue des autres par un (…)

La Marseillaise (3) : la production du film

Jacques FRANJU
Après avoir analysé le film, penchons-nous un peu sur la production de celui-ci. Tout d’abord, de qui provient l’idée du film ? Les avis divergent. En effet, l’un des collaborateurs du film, Jean-Paul Dreyfus, insinue qu’il s’agit de sa femme de l’époque, membre avec Jean Renoir de l’association Ciné-Liberté, qui aurait eu l’idée. Toutefois, d’autre sources tendent à faire penser que ce soit Renoir lui-même qui aurait présenté l’idée de la fiction lors d’une réunion du secrétariat de (…)

La Marseillaise (2) : le retour de la Nation révolutionnaire

Jacques FRANJU
Une première chose frappe dans le film si l’on compare d’autres œuvres sur la Révolution française, c’est le choix des personnages principaux : celui de personnages humbles, de la petite histoire, les membres du bataillon des Marseillais se rendant à Paris pour représenter la province et faire accepter la volonté de la Nation au roi (« Monsieur veto »). Ce n’est pas pour rien que le sous-titre du film est « Chronique de quelques faits ayant contribué à la chute de la monarchie ». Ainsi, à (…)

La Marseillaise (1) : le Front populaire au cinéma

Jacques FRANJU
« Le commerce cinématographique classe les films en deux catégories : les films modernes et les films historiques. Les films modernes sont ceux qui prétendent se passer de notre temps. Les films historiques sont ceux qui prétendent se passer avant. [...] Quitte à me faire beaucoup d’ennemis je ne crois pas beaucoup à cette classification. [...] Aussi, (je) propose une grande simplification, c’est de réduire ces deux catégories en une seule et déclarer que les films ne doivent être ni « (…)

L’extermination nucléaire des habitants d’Hiroshima et Nagasaki et ses motivations réelles

Annie LACROIX-RIZ
« À ce moment précis [août 1945], le Japon cherchait le moyen de capituler en sauvant un peu la face. (…) Il n’était pas nécessaire de frapper avec cette chose horrible » Eisenhower « Les Japonais étaient déjà vaincus et prêts à se rendre. (…) L’utilisation à Hiroshima et à Nagasaki de cette arme barbare ne nous a pas aidés à remporter la guerre. (…) En étant le premier pays à utiliser la bombe atomique, nous avons adopté (…) la règle éthique des barbares » Amiral Leahy, chef d’État-Major (…)
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La passionnante histoire du Parti Communiste Chinois. 4ème Partie

Bruno GUIGUE
Quand on évoque la « Grande Révolution culturelle prolétarienne », de quoi parle-t-on ? Officiellement, elle s’est déroulée de 1966 à 1976. Mais encore faut-il dissiper une ambiguïté, la même expression désignant en réalité deux temporalités distinctes : la séquence courte (1966-68) et la séquence longue (1966-76). Or la narration dominante a trois caractéristiques : elle souligne l’immensité des violences et des destructions qui caractérisent la séquence courte (1966-68) ; elle en impute la (…)
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Ces officiers, défaits par le FLN, mais qui rêvent d’une revanche de la Guerre d’Algérie dans les banlieues de France.

Jacques-Marie BOURGET
Tout citoyen qui a fait un service militaire connait l'inutilité de l'armée, outil à transporter la mort et la brutalité, en Afrique ces derniers mois. A saigner le budget de la France par ses vaines agitations ou en tirant sur une noce au Mali. Content d'eux, plutôt que de s'excuser pour un siècle de batailles perdues, des officiers qui se jugent essentiels veulent "nettoyer" les banlieues, ratisser comme au bon vieux temps. Hasard, tous ces signataires (…)
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Les charognards de la bourgeoisie (les leçons de la Commune, III)

Bruno GUIGUE
La principale leçon de la Commune, c’est que le peuple en armes, guidé par la fraction la plus résolue de la classe ouvrière, peut saisir directement les rênes du pouvoir politique. Sa radicale nouveauté, et son exemple fécond, c’est d’avoir montré qu’on peut se passer des politiciens bourgeois pour jeter les fondements d’une République sociale, et que le prolétariat allié à la petite bourgeoisie peut lancer ce défi à la classe possédante et à ses serviteurs. Mais la tragédie de la (…)