4 avril 2015
3
Rases campagnes
Yann FIEVET
Cela fait beau temps que les campagnes se vident de leur substance humaine. Malgré tout ce qu’elles subissent, elles parviennent à vivre encore. La vie qu’il leur reste pourrait cependant à jamais disparaître sous le coup d’accélérateur donné à l’industrialisation de l’agriculture. Les fermes-usines – mille vaches, douze mille porcs, cent mille poules - qui défraient la chronique et émeuvent une partie de l’opinion publique depuis quelques années ne sont en réalité que les pointes visibles – (…)











