RSS SyndicationTwitterFacebook
Rechercher
Commentaire
Argenpress
L’économie bolivienne va droit dans le mur
DIVERS

La Bolivie est durement frappée par la crise. Le chomâge et les emplois informels augmentent, les investissements privés et public chutent, le déficit fiscal croît, et la croissance économique ralentit. Le gouvernement actuel explique que c’est la faute des gouvernements précédents.

Chiffres à la main, les autorités économiques ont confirmé les craintes des citoyens : l’économie bolivienne va de mal en pis.

Chiffres à la main, les autorités économiques ont confirmé les craintes des citoyens : l’économie bolivienne va de mal en pis.

Lors de la conférence de presse les ministres du développement durable et de l’économie, José Guillermo Justiniano et Javier Comboni ont rendu compte d’indices de chômages et de croissance de l’économie informelle élevés, d’une forte chute des investissements privés et publics, d’un inquiétant déficit fiscal et de taux de croissance de plus en plus réduits.

Ces trois dernières années, l’économie informelle a augmenté de plus de 6%. Plus de la moitié des personnes présentes sur le marché du travail (54%) occupent un emploi informel.

Le taux de chômage a doublé depuis 1999. en juillet 2002, le non-emploi atteignait 11.6%. En 1999 le même taux était de 6.1%, alors que dans les années 1996-1997 il était inférieur à 4%.

En 2002 la croissance de l’économie bolivienne ne va pas dépasser, dans le meilleur des cas les 2%, suivant le pronostic du ministre de l’économie. Il a rejeté les prévisions réalisées au début de l’année qui projetaient une croissance de 3.5%.

« Les prévisions du gouvernement précédent sur la croissance de l’économie ne seront pas atteintes. Les estimations dont nous disposons maintenant démontrent que le taux de croissance sera de 2% voire en dessous du pourcentage envisagé », a dit Comboni.

La restriction drastique des crédits, la chute des dépôts, la dette énorme en attente et la réduction des investissements, entre autres facteurs, ont réduit l’optimisme officiel.

Le premier semestre 2002, les investissements étrangers ont enregistré une chute supérieure à 10% par rapport à l’exercice précédent, alors que l’investissement public subit un retard notable dans son execution et se situe à un des niveaux les plus bas de ces dernières années. C’est en se surpassant que le gouvernement tentera de débloquer quelques 300 millions de dollars, un peu plus de la moitié de ce qui était projeté initialement.

Le déficit fiscal dépasse d’à peu prés 60 millions de dollars ce qui avait été prévu lors de l’exercice précédent. Le déficit projeté était de 5.7%, mais actuellement il dépasse les 7%.

Tous les indicateurs témoignent d’une détérioration de la croissance bolivienne, ce qui a conduit le ministre Gonzalo Sánchez de Lozada à rechercher les responsables de la catastrophe.

Coupables et accusations

Pour les ministres de la coalition (MNR-MIR), les erreurs commises par les gouvernements des présidents Hugo Banzer et Jorge Quiroga ont aggravé la crise économique dans la mesure où ils n’ont pas pris de mesures anti-crises opportunes et globales.

(...)

Pour les actuels ministres du champ économique il n’y a pas de doute : le gouvernement de Banzer - Quiroga (1997- 2002) est le grand responsable de l’agravation de la crise. Cependant, à quelques mots prés, les ministres de ce gouvernement avaient la même certitude : pendant cinq ans, ils ont accusé l’administration précédente, celle de Sánchez de Lozada (1993 - 199)d’avoir provoqué l’effondrement économique de la Bolivie en ayant offert à vil prix les entreprises publiques du pays à de puissantes multinationales. Pour beaucoup, toutes ces versions s’accordent parfaitement en réalité.

Almudena del campo (traduction)

 
COMMENT AMADOUER LES MODERATEURS : Les lecteurs sont priés de poster des commentaires succincts, constructifs, informatifs, polis, utiles, éventuellement drôles, élogieux (tant qu'à faire). Les modérateurs sont parfois sympas mais souvent grognons. Sachez les apprivoiser.
modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par les responsables.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Ajouter un document

  • Merci de limiter le nombre de vos interventions
  • Merci de ne pas dévier du sujet
  • Merci d'éviter les commentaires totalement anonymes...
  • Merci d'éviter les empoignades stériles
  • Merci d'éviter le prosélytisme
  • Souriez ! Vous êtes filmés lus par des milliers d'internautes.
COMMENTAIRES
MODE D'EMPLOI
Les commentaires sont modérés.
Votre adresse IP est automatiquement enregistrée avec votre commentaire (mais ne sera pas divulguée). L'adresse IP sera supprimée au bout de 2 mois.

Merci de préciser votre nom (ou un pseudo). Ca facilite les échanges éventuels.

Notez que les commentaires anonymes ou sous pseudo, ainsi que les utilisateurs de proxy et autres "anonymiseurs", sont plus sévèrement filtrés que les autres. Mais n'oubliez pas aussi qu'un commentaire posté sous un vrai nom laisse des traces sur Internet...

Merci aussi de surveiller le ton et le style de votre intervention.

Ne soyez pas impatients si vous ne voyez pas apparaître votre commentaire, les modérateurs ne sont pas toujours devant un écran. Plusieurs heures peuvent donc s'écouler (ou pas) avant sa publication (ou pas).

Si votre commentaire n'apparaît toujours pas après un "certain temps", vérifiez s'il ne rentre pas par hasard dans une des catégories énumérées ci-dessous...


NE SERONT PAS PUBLIES :

  • les racistes, xénophobes, sionistes, etc,
    (la liste habituelle quoi)

  • les adeptes du copier/coller.
    Des extraits et un lien devraient suffire.

  • les "réactionnaires" visiblement à côté de la plaque.
    Certain(e)s prennent le temps d'écrire. Ayez la gentillesse de prendre le temps de lire - avant de réagir.

  • les représentants de commerce.
    Le Grand Soir ne roule pour (ni contre) aucun groupe ou organisation particuliers. Si vous avez quelque chose à vendre, attendez le prochain Salon.

  • les Trolls
    (qui se reconnaîtront)

NE SERONT PAS PUBLIES NON PLUS :

  • les propos insultants, méprisants, etc à l'égard des contributeurs du site.
    Un minimum de respect s'impose.

  • les rapporteurs des clichés habituels véhiculés par les médias dominants
    Le Grand Soir n'a pas pour vocation de servir de relais aux discours dominants. Si vous ne supportez que le politiquement correct, adressez-vous à France-Inter.

  • les attaques contre les pays en état de résistance.
    "Des Révolutions et des révolutionnaires : il faut les examiner de très près et les critiquer de très loin." Simon Bolivar

  • les réglements de compte au sein de la gauche.
    Apportez vos convictions et laissez vos certitudes au vestiaire. Si l'un d'entre vous avait totalement raison, ça se saurait... Précision : le PS, jusqu'à preuve du contraire, ne fait pas partie de la gauche.

  • les "droits de réponse" à la noix.
    Ceux qui occupent déjà 90% de l'espace médiatique aimeraient bien occuper les 10% qui restent au nom de leur liberté d'expression. Leurs droits de réponse seront publiés chez nous lorsqu'ils nous accorderont un droit de parole chez eux.

  • les "appels aux armes" et autres provocations.
    Vous voulez réellement monter une guérilla dans la forêt de Fontainebleau ?

SERONT SYSTEMATIQUEMENT PUBLIES :

  • les compliments
  • les encouragements
  • les lettres d'amour
  • etc.