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A coups de marteaux et de pioches, des musulmans exaspérés transforment une mosquée salafiste qu’ils avaient eux-mêmes construite en salle des fêtes

Mayotte, flambée de violence contre une mosquée salafiste

L’information est passée inaperçue dans la presse. Vendredi 27 Février, sur l’île de Mayotte peuplée à 95% de musulmans, les habitants d’un village ont saccagé une mosquée pour protester contre des prêches intégristes.

Pendant que tous nos guides de la politique française s’échinent à domestiquer l’islam à leur guise, et que se met en route un bulldozer sacré piloté par Plenel et Ramadan afin de faire place nette à de nouvelles fondations du sacré, des citoyens français, eux, utilisent une méthode radicale : pour lutter contre l’intégrisme ils ont détruit une mosquée.

Tout cela ne fait guère de bruit et ne mobilise pas les mouvements anti islamophobes… Explication : les éradicateurs sont eux-mêmes musulmans.

Des prêcheurs radicaux "venus de l’extérieur"

L’évènement s’est produit le 27 février sur l’île de Mayotte, 101e département français. L’attaque menaçait depuis longtemps. La colère est montée un certain vendredi quand des fidèles de M’Tsangamouji, qui se jour de prière désertent leur moussada, petite mosquée de quartier, pour une autre bien plus importante, ont découvert que, dans leurs dos, des prêcheurs radicaux l’utilisaient pour y diriger une prière du genre dur et radical. Des prêcheurs « venus de l’extérieur », affirment les fidèles en colère, se sont mis à tenir des propos « qui ne sont pas les nôtres et qui injurient le rôle de la femme dans notre société ».

Il semble que ces nouveaux oracles viennent de Doujani, une autre petite ville de l’île, dont ils ont été chassés une première fois. Et il semble que ces religieux intégristes aient bien une lecture du Coran totalement répressive et hors d’âge. A Mayotte, une société matriarcale, vouloir ainsi couper les ailes des femmes passe très mal. D’où la révolte.

Armés de marteaux et de pioches, les citoyens mécontents ont vidé le contenu de la moussada et éventré un mur, transformant la mosquée qu’ils avaient eux-mêmes construite, en une salle des fêtes à demie ouverte. Depuis plus d’un an Mayotte est au prise avec des poussées de fièvre radicale. Sous la houlette d’un imam on a pu voir dans les rues de jeunes défiler sur un mode militaire en entonnant des chants chers au djihadistes de Daech.

Jacques-Marie BOURGET, 05 Mars, 2015.

Grand reporter et écrivain : Il commence sa carrière chez Gallimard à la NRF puis enchaine l’ORTF, L’Aurore, Le Canard Enchainé, L’Express, VSD, le Sunday Times, Paris-Match et Bakchich.
En 1986 a obtenu le Prix Scoop pour avoir révélé l’affaire Greenpeace. Il collabore au GS qui publie ici son 33ème article.

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Il y a bien une grande différence entre les articles publiés dans les médias institutionnels et les articles publiés dans les médias alternatifs (comme Le Grand Soir) : les leurs vieillissent super mal alors que les nôtres ne font que s’améliorer avec le temps.

Viktor Dedaj

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