37 
Fake news, gilets jaunes-bashing, BFM-TV, plaintes contre les manifestants

J’avais un ami journaliste, clanique.

Cet article est une reprise d’un article publié en novembre 2018. C’était au début des GJ et la presse leur était hostile. Il a fallu plusieurs mois pour que les médias, talonnés par les réseaux sociaux, consentent à parler de violence policière et à en montrer. Aujourd’hui, des journalistes sont matraqués, gazés, nassés, embarqués, inculpés comme des vulgaires "Jojo le Gilet jaune". Il sont attaqués par les policiers quand ils filment.
On pourrait reprendre le fameux poème du pasteur Martin Niemöller ("Quand ils sont venus me chercher…"). Mais la fin n’est pas bonne : il reste du monde pour protester avec les journalistes. LGS le fait, mais n’absout ni n’oublie.
MV

J’ai (je devrais probablement dire : j’avais) un ami journaliste, militant syndical élu au niveau national, qui a connu les foudres et un procès de son employeur. C’est dire s’il fait la différence entre journalistes et propriétaires des médias. C’est dire s’il pense aussi que les journalistes ont le droit et le devoir de faire face au patron, pour défendre leurs intérêts et/ou faire valoir l’idée qu’ils se font de leur métier.

Je lui avais fait parvenir le billet de Théophraste : « Comment un journaliste de BFM-TV a failli mourir (de peur) à Toulouse. »

On y lisait comment un journaliste toulousain, qui avait pourtant camouflé le logo de BFM-TV de son micro a été reconnu par les gilets jaunes (« la bave aux lèvres ») qui l’ont conspué, insulté (une vidéo le montre), frappé (selon ses dires). Il a été sauvé, dit-il, par ses deux gardes du corps.

Et Théophraste de se demander pourquoi un journaliste, s’il est reconnu dans sa ville, s’expose au lynchage (c’est le mot employé par les médias) malgré ses précautions, s’il n’est pas flanqué de deux gardes du corps.

La « victime » a déposé plainte. Ses confrères le défendent tous, sans chercher à savoir ce qui a bien pu provoquer la colère de la rue. Quelqu’un a parlé d’esprit de clan. Un lecteur souligne que leur esprit de clan s’arrête aux portes de l’ambassade de l’Equateur à Londres (Cf. Julian Assange dont ils se fichent tous, et qui est le plus grand des journalistes vivants).

Un autre lecteur écrit :

« Ce qui est hallucinant, c’est qu’on voit des matraquages des manifestants, parfois des vieux, souvent à terre, souvent traînés comme des sacs de patates, souvent en sang, et que nos journalistes en rendent compte froidement, sans passion, sans laisser percer le moindre bout de commencement d’amorce de désapprobation. Bien contents que nous sommes s’ils ne dénoncent pas les victimes.

C’est bien d’ailleurs ce qu’ils font parfois, comme Pujadas qui avait condamné les "violences" de prolos qui ont jeté à terre des ordinateurs après avoir tout perdu.

Mais qu’un journaliste dans la manif soit « agressé verbalement » par des manifestants exaspérés par les mensonges de la presse des 9 milliardaires, voilà qui est intolérable. Il ne faut pas les toucher (tant mieux) ni mal leur parler (tant pis). Les gueux ont encore le droit de les regarder sans baisser les yeux, mais cela va-t-il durer ? ».

Sur un plateau de télé, le cinéaste (et grande gueule infatuée) Romain Goupil a montré comment il était habilité à faire taire un gilet jaune mandaté par d’autres que lui.

Je rappelle au passage ce qui a déjà été dit ailleurs : le journalisme est un contre-pouvoir. Le seul qui n’a pas de contre-pouvoir. Malheur à qui veut en instaurer un ! Et malheur aux journalistes honnêtes : ils se mettent en danger comme un syndicaliste en usine.

Intervenant dans le débat qui a suivi l’article du Grand Soir, j’ai écrit :

« Les journalistes de deux chaînes de Bolloré (BFM et CNews) qui portent plainte à Toulouse contre les pauvres revêtus de gilets jaunes auront des témoins pour le procès, ils produiront des vidéos.

Le problème est le suivant : quand des manifestants pacifiques se font crever un oeil, ouvrir le cuir chevelu, traîner à terre par les policiers, les journalistes sont là. Mais rarement ils iront témoigner pour le peuple devant un tribunal.

Pire, si un vieux ou une vieille se fait tabasser devant eux, ils filment sans essayer d’intervenir. Filmer, c’est leur job et le journaliste efface l’être humain. [J’ajoute ici : Il y a un dessin, comme ça, où l’on voit des passants filmer avec leur smartphone un homme qui se noie].

Ils sont douillets et prétendument épris de justice, mais ils supportent stoïquement la souffrance des gens du peuple et l’injustice infligée aux pauvres.

A ce jour, on a vu des policiers (peu nombreux) enlever leur casque, d’autres enfiler des gilets jaunes, on n’a pas vu un seul journaliste des grands médias prendre ses distances avec la répression. On en a vu se faire matraquer par la police, mais c’est contre les prolos qu’ils portent plainte. Cherchez l’erreur et essayez de les aimer ».

Un autre lecteur encore, par ailleurs journaliste qui a travaillé pour les plus grands médias me demande au téléphone : « Tu as déjà joué à chat perché ? Ben, les journalistes sont toujours perchés. En haut. Intouchables ».

Mon ami le syndicaliste ne l’entend pas ainsi : « Maxime ce que tu écris est en grande partie faux, sinon honteux. Avant d’écrire renseigne-toi ».

C’est justement ce que j’ai fait. Et je rétorque donc à mon ami, en aggravant mon cas que «  L’esprit de clan des journalistes est un problème. A côté de ceux qui font honnêtement leur travail, comme toi, une bande de militants droitiers enfument, font monter les haines contre les sans-dents et leurs représentants... ».

En retour, contre mes écrits « honteux », il passe à l’attaque ad hominem, en guise de débat d’idées :

« As-tu déjà été confronté à ce genre de situation ? Entouré de plusieurs dizaines de personnes qui te menacent ? Moi oui. Apparemment toi non. C’est facile de faire l’amalgame derrière son ordi bien au chaud. Tu ne connais rien au travail de terrain, ne confonds pas "Les médias" avec ses salariés qui travaillent sur le terrain et ne demandent qu’à remplir leur mission ». Et on « n’a pas attendu Maxime Vivas pour se poser (et poser) des questions sur les dérives de la presse. Nous nous battons chaque jour ».

Ici, on touche à la négation de toute critique. En quelque sorte : qui es-tu pour juger ce film, cette interprétation musicale, ce tableau, ce match, ce plat ? Si tu n’as pas filmé, interprété, peint, couru dans un stade, cuisiné, tu n’as pas le droit de parler de ces sujets. On imagine mal pire censure.

Derrière mon ordi, je commence donc à avoir bien chaud aux oreilles et je dois sortir mes états de service de combattant du terrain en lui écrivant :

«  Ton : “ C’est facile de faire l’amalgame derrière son ordi bien au chaud. Tu ne connais rien au travail de terrain”, est de trop. J’ai connu la rue et couru devant des CRS (pas Forquès. Lui, il court devant le peuple et va se réfugier derrière les CRS place du Capitole).

Moi aussi, j’ai été “entouré de dizaines de personnes menaçantes”. En général elles avaient des matraques et des casques, elles me délogeaient d’un centre de tri occupé par des postiers : j’étais leur secrétaire de section CGT.

Enfin, s’il faut étaler ses diplômes de courage, j’étais en Grèce au moment de la dictature des colonels pour mettre en place des réseaux de résistance et d’évasion. J’ai personnellement sorti par la Yougoslavie un militant communiste à qui j’avais fourni des faux papiers. C’était aussi risqué qu’un filmage des gilets jaunes à Toulouse. Je n’étais pas bien au chaud derrière un ordi, ni planqué derrière la puissance de BFM pour traîner des pauvres (dont certains sont sans doute syndicalistes) devant un juge ».

Là, mon interlocuteur m’annonce la fin du dialogue. Je le regrette parce que, malgré plusieurs relances, je n’ai pas réussi à lui faire dire ce qu’il pense d’un nouvel enfumage : Barthélémy Bolo, de BFM-TV, avait menti sur le dépavement des Champs-Elysées qu’il attribue à tort aux manifestants, alors qu’il s’agissait de travaux.

Barthélémy Bolo invoque une « erreur » (peu professionnelle) sur le dépavement. Elle peut, à la rigueur, être oubliée. Mais le lascar a prétendu, en plus, sans l’avoir vu (et pour cause !) que les gilets jaunes avaient jeté ces pavés sur les boutiques et les forces de l’ordre. Là, il y a une invention, un désir de nuire, une tromperie des téléspectateurs. Dans une entreprise, un tel boulot volontairement saboté entraîne le licenciement. Il s’en tire donc bien.

Mais, comme Forquès (1), de Toulouse, il a bobo. Aujourd’hui, il ne supporte pas les critiques et porte plainte (2) pour « menaces » et « harcèlement ».

Car, ose-t-il écrire « On ne peut pas laisser passer ça, il ne faut pas que les gens se sentent en impunité. »

Il donne un exemple :

Claire T.@Zipzip37
• 25 nov. 2018

@BFMTV @B2Bolo votre reportage sur les pavés arrachés sur les Champs-Elysées alors que ce sont les travaux de la piste cyclable est d’une malhonnêteté incroyable ! Vous faites de la Fake news tranquillou !

Ainsi, quelques mails reçus pour le recadrer seraient plus graves que sa fake news de nature à présenter les gilets jaunes comme des brutes et à justifier une future répression plus violente des CRS, répression que l’opinion approuverait.

Il devrait fonder un syndicat des porteurs de plaintes contre les pauvres en gilet jaune avec son confrère Jean-Wilfrid Forquès de Toulouse qui porte plainte contre les Smicards ou chômeurs toulousains en gilets jaunes.

Finalement, on finira par se demander si le plus dangereux, dans les manifs, ce sont les CRS ou les journalistes de BFM-TV et consort.

Troisième fake news de BFM-TV, la fable du salut nazi du gilet jaune passant devant l’écran. En fait, il fait le geste de salut à César en disant « Ave Macron ». Mais en coupant le son, on a le salut à Hitler.

Qu’un journaliste de BFM-TV (Eric Brunet) traite les électeurs de la FI d’abrutis, que le mot soit repris dans un dessin du (nullissime) Xavier Gorce, dessinateur du Monde, qui traite les gilets jaunes de troupeaux d’abrutis, que Plantu ne dessine pas un syndicaliste CGT autrement qu’avec un nez rouge et un litron de vin en main, cela est tolérable puisque les cibles ne sont pas journalistes, ce sont les émetteurs qui le sont. Ils le sont, couverts par la profession.

Il est temps de créer le conseil de déontologie des médias. Les journalistes de terrain ont tout à y gagner

Un lecteur du Grand Soir raconte cette scène dont il a été témoin le jour de l’enterrement de Fidel Castro. Deux journalistes de BFM-TV s’agaçaient, à Santiago de Cuba, de l’émotion ambiante :

« Alors maintenant il faut trouver un dissident » dit l’un. « Ça n’a pas l’air facile », répond l’autre. « Appelons Paris, conclut le premier. Et mon lecteur d’ajouter qu’il s’est fait violence pour « ne pas leur hurler à la gueule : à l’enterrement de la Reine d’Angleterre, vous allez chercher un républicain, bandes d’ordures ? ».

Et pour finir (mais on y passerait une semaine), cette anecdote contée par Viktor Dedaj et que je rapporte de mémoire (il rectifiera si je la dénature) : Il parle avec un journaliste de TF1 qui l’assure de sa parfaite liberté. Voyons, dit Viktor, prenons un exemple : Vous êtes en direct devant le parlement cubain. Pouvez-vous dire : Je me trouve devant le parlement du régime communiste cubain ? Bien sûr, dit l’homme libre de chez Bouygue. Parfait. Maintenant, vous êtes devant la Maison Blanche. Pouvez-vous dire : Je me trouve devant la présidence du régime capitaliste états-unien ? Ah, mais non !

Et pourquoi, s’étonne Viktor, faussement candide mais intérieurement satanique ? Ben, ça n’est pas la même chose.

Ha ! Ha ! (car il vaut mieux finir sur un éclat de rire que sur un ulcère possible à l’estomac).

Maxime VIVAS

Notes :

(1) Forquès, journaliste intouchable car impartial et professionnel, devrait s’abstenir de retweeter (comme ci-dessous) un fake d’Aphatie qui ampute le début et la fin d’une phrase de Mélenchon pour lui imputer la violence contre les journalistes, alors que l’auteur appelait au contraire au sang-froid.

"Jean-Wilfrid Forquès a retweeté
jean-michel aphatie‏ Compte certifié @jmaphatie 26 nov.

La haine des médias est juste et saine, a dit le penseur. Voilà le résultat. « Gilets jaunes » : la violence contre des journalistes « prend une ampleur inédite » — via @lemondefr"

(2) A ce jour, cinq journalistes de CNews et BFMTV ont porté plainte pour « violences aggravées », « menaces de mort », « tentative d’agression en réunion », samedi et dimanche. Mentir sur les luttes, frapper au portefeuille les sans-le-sou et espérer un bon accueil dans la rue, n’est-ce pas trop demander ?

Ici, et dans tout ce que je viens d’écrire, c’est moi qui défends les journalistes, qui cherche à les protéger. Contre leurs patrons et contre eux-mêmes.

COMMENTAIRES  

01/12/2018 00:57 par Yannis

Le miroir est brisé du fait de ceux qui le portent, pas du fait de ceux qui sont censés s’y refléter. Le journaliste est devenu un produit du capitalisme comme un autre, un artefac produisant de l’info pour combler le vide sidéral des grands médias en matière de pensée. Mais il ou elle s’efforce aussi de défendre, en plus de sa gamelle, sa dignité vendue, un capital symbolique qui s’est évaporé. Terrible de constater comment une profession, qui est née de la belle vocation de rendre compte de la réalité, d’aller chercher la vérité sur le terrain ou via une investigation poussée avec documents et témoignages, bref qui a un temps fonctionné selon une déontologie formulée par ses représentants les plus illustres, dictée par les soubresauts parfois violents de l’histoire moderne, n’a même plus le recul d’un citoyen un tant soit peu averti. Spectaculairement prisonnière elle aussi du présent, alors qu’elle devrait nous donner les clefs pour lier passé et avenir, lire et comprendre notre réalité actuelle plutôt que de s’y noyer.

C’est à se demander aujourd’hui ce que le terme "professionnel" signifie, et pas que pour le journalisme !

01/12/2018 08:29 par pierreauguste

D’accord votre analyse est juste ,pertinente,argumentée,judicieuse et j’en passe ,et pas pour reluire...Pourtant,ne sait on pas depuis bien longtemps que,mis à part quelques exceptions, ils ne font que défendre la catégorie ou la classe sociale,comme on voudra, à laquelle ils appartiennent .Comment pourraient ils risquer de perdre un statut qui leur assure , au hasard ,les dîners en ville,les relations ,les études des enfants aux"states" le ski à St Gervais et l’appartement aux Quilles prés de l’EX Corniche de Brassens à Sète..........Pourraient ils dire ,sans perdre les quelques plaisirs susnommés, que le pauvre chanteur est enterré ,du moins symboliquement ,sous des tonnes de béton fournis par ses employeurs ? Pieds et poings liés,ils sont....Et très très petits....Je ne me sens pas particulièrement grand pour donner des leçons à qui que se soit, mais il me semble que toujours la dignité a un prix qui a beaucoup plus de valeur que les alentours bétonnés de la "corniche"
ps:Cela faisait longtemps que je n’avais mis les pieds à Sète et hier j’ai eu peur.Désolé pour ceux qui n ’ont pas connu la beauté revigorante de ce port de pécheur et de cette ville ouvrière qui n’existe plus..

01/12/2018 09:27 par Jérôme Dufaur

Article de salubrité publique. Bravo Maxime. Vous avez fait le choix de ne pas dévoiler l’identité de cet (ex) ami clanique. On peut vous comprendre. On peut également trouver cela dommage car cette révélation vaudrait information : nous saurions qu’il est désormais inutile de lire, voir ou écouter cet (ex) ami clanique.

01/12/2018 11:32 par Maxime Vivas

Sur ce coup-là, il se trompe, mais c’est un honnête homme et un syndicaliste courageux.
MV

01/12/2018 10:39 par J.J.

Difficile de pas avoir envie de taper sur la gueule des journalistes (enfin, qui se font appeler comme tels) quand on lit ce genre d’article, et la plupart des commentaires sortis des latrines.
Voir éditorial : La politique au point zéro http://www.charentelibre.fr/editorial/
Les vrais journalistes ne sont pas molestés par le peuple, ils sont plutôt assassinés par des "inconnus".

01/12/2018 11:25 par irae

Il n’’est jamais trop tard pour comprendre qui sont vraiment les journalistes des médias libéraux. Des incultes d’abord une armée de réserve au service des puissants surtout.
Si non ils feraient autre chose.

01/12/2018 11:45 par Chrls

Message a l’ancien 68tard retourneur de veste Goupil
- C’est pas parce que on a beaucoup de pellicules qu’on a fait du cinéma
De la part d’un "t’es qui toi,qui t’as autorisé sur le net"

01/12/2018 14:09 par Serge F.

Un mot au sujet de Xavier Gorce. Ce monsieur demande un rendez-vous à Jean-Luc Mélenchon pour réfléchir ensemble à un projet de loi autorisant l’usage dépassionné du mot "abruti" :

https://twitter.com/XavierGorce/status/1064307851781378049

Il faudrait aussi qu’il ajoute le mot "crétin", lui qui n’apprécie pas les Gilets jaunes. Peut-être préfère-t-il d’autres gilets :

https://www.youtube.com/watch?v=9M6H2rqe-f8

01/12/2018 17:20 par Serge F.

Confucius a dit un jour : « Quand la haine ou la faveur de la multitude s’attache à un homme, il faut examiner pourquoi ».

Le problème est que de nombreux journalistes sont incapables de se remettre en question. A l’image de Tom Ab : « Personne n’a dit que la presse c’était le bien. Personne n’a dit qu’elle était exempte de critiques. Mais cette violence, cette haine des médias, n’a pas sa place en démocratie. Point. ». Il ne suffit pas de reconnaître que la presse n’est pas exempte de critiques, il faut faire quelque chose pour améliorer la situation car celle-ci a un pouvoir considérable sur la vie des gens. Elle peut briser une vie en publiant des allégations non fondées sur lesquelles elle ne revient pas toujours. Elle peut aussi influencer gravement l’opinion publique au point de menacer la démocratie. Il suffit de voir l’extraordinaire couverture médiatique dont a bénéficié Emmanuel Macron lors de sa campagne électorale. En témoigne ce classement des candidats les plus cités dans la presse pendant la période allant du 18 mars 2017 au 21 avril 2017 :

https://www.lejdd.fr/Politique/Presidentielle-2017-qui-est-le-candidat-le-plus-cite-dans-la-presse-depuis-le-debut-la-campagne

On pourrait par conséquent légitimement se demander si cela n’a pas enfreint l’article L52-1 du Code électoral :

« Pendant les six mois précédant le premier jour du mois d’une élection et jusqu’à la date du tour de scrutin où celle-ci est acquise, l’utilisation à des fins de propagande électorale de tout procédé de publicité commerciale par la voie de la presse ou par tout moyen de communication audiovisuelle est interdite. »

Voyez aussi comment une bonne partie de la presse française utilise la situation au Venezuela pour décrédibiliser la FI. Ecoutez ce que dit Maurice Lemoine a propos du traitement médiatique de ce pays :

https://www.youtube.com/watch?v=4nCWY9I6-2s

A-t-on vu beaucoup de journalistes soutenir la création d’un Conseil de déontologie du journalisme ? Un tel conseil existe pourtant au Quebec. Il s’appelle le Conseil de presse du Québec ou Tribunal d’honneur des médias québécois :

https://conseildepresse.qc.ca/le-conseil/reglements-1-et-2/

« Il agit comme un tribunal d’honneur à l’égard de toute plainte jugée d’intérêt pour le Québec et assure un leadership en matière de déontologie à l’égard de tous les journalistes et de tous les médias d’information distribués ou diffusés au Québec, peu importe le support utilisé, qu’ils soient membres ou non du Conseil de presse. »

Le programme du CNR, adopté en 1944 sous le nom « Les jours heureux », annonçait notamment « la pleine liberté de pensée, de conscience et d’expression, la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’État, des puissances d’argent et des influences étrangères, la liberté d’association, de réunion et de manifestation ».

Ce programme est la principale source d’inspiration des ordonnances de 1944. Les principes qu’il énonce sont en outre réaffirmés dans les déclarations solennelles de la jeune Fédération nationale de la presse française (syndicat patronal), dans sa Déclaration des droits et des devoirs de la presse :

« Art. 1. La presse n’est pas un instrument de profit commercial, mais un instrument de culture ; sa mission est de donner des informations exactes, de défendre des idées, de servir la cause du progrès humain.

Art. 2. La presse ne peut remplir sa mission que dans la liberté et par la liberté.

Art. 3. La presse est libre quand elle ne dépend ni de la puissance gouvernementale ni des puissances d’argent mais de la seule conscience des journalistes et des lecteurs. »

01/12/2018 22:01 par Patrik Bost

Extrait de « Hommage à La Catalogne » de Georges Orwell :

« A l’intérieur de l’Hôtel une abominable atmosphère de suspicion avait grandi... Le gros agent russe retenait dans les encoignures, l’un après l’autre, les réfugiés étrangers pour leur expliquer de façon plausible que tout cela était un complot anarchiste.
Je l’observais, non sans intérêt, car c’était la première fois qu’il m’était donné de voir quelqu’un dont le métier était de répandre des mensonges si l’on fait exception des journalistes, bien entendu. »

02/12/2018 00:53 par Serge F.

Brice Couturier a pété un câble :

https://twitter.com/briceculturier/status/1068853516968570881

https://twitter.com/briceculturier/status/1068872137040191489

Voici un bel exemple de ce qui se fait de pire dans le journalisme actuel. Il devrait regarder cela, mais je doute que ça le calme :

https://twitter.com/IskandarBnt/status/1068904639813353473

02/12/2018 16:32 par Maxime Vivas

La vérité selon une "journaliste" de BFM-Bolloré :
De nombreuses personnes applaudissent le président.... (Voir à 0,14).
https://twitter.com/i/status/1069182718414589957

02/12/2018 16:37 par Maxime Vivas

Macron applaudi ? Pas par tous :
https://twitter.com/i/status/1069206049218011137

02/12/2018 16:44 par Maxime Vivas

Là, LCI-Bolloré montre la fuite de Macron sous les huées, puis s’applique à minimiser. Le héros à sa Bri-bri d’amour est passé "à quelques centimètres des riverains". Un Trompe la Mort, quoi !
https://twitter.com/i/status/1069197463175741440

02/12/2018 18:34 par Xiao Pignouf

Les « journalistes », en proie à la vindicte populaire (et c’est un terme largement suffisant) qui viennent pleurer à coups d’hyperboles en parlant de lynchage, de coups, de menaces de mort, alors même que le pire geste commis à l’encontre de l’un d’entre eux fut un oeuf cru écrasé sur l’occiput (ça rappelle les tomates aux acteurs médiocres), ces « « journalistes » » donc pour lesquels l’emploi des guillemets en double, voire en triple est devenu la règle, doivent absolument se regarder dans un miroir, car qu’y verraient-ils ? Non pas des journalistes, ce n’est plus un terme qui leur sied et qui parvient à décrire leur activité quotidienne : non, décidément pas des journalistes, mais des propagandistes, collaborateurs et collaboratrices d’un système auxquels ils obéissent servilement, quitte à en oublier leur propre humanité lorsqu’ils assistent, sans indignation aucune, au matraquage du peuple, lorsque systématiquement ils mentent et déforment la réalité afin qu’elle serve leur maître. Honte à eux, complices d’un gouvernement criminel.

02/12/2018 18:59 par Georges SPORRI

Le ministère de l’intérieur et ses media annoncent des chiffres complètement foutraques sur le nombre de manifestants du 1er décembre ... c’est du type 80 000 dans tout le pays, 1000 à DAX et 800 à SAINT-YORRE ...etc. Aucun attroupement de 80, 120 ou 150 manifestants n’est décrit alors qu’on peut en rencontrer plusieurs en roulant sur les RN et les RD de tout le pays. Le blocage total de la plus grande zone commerciale de Chambéry plusieurs samedis depuis le début du conflit n’intéresse pas les commentateurs...etc. A partir d’un certain niveau la désinformation devient du délire et nos potentats devraient méditer longuement après lecture de l’axiome : " Le mensonge qui n’est jamais démenti devient de la folie " ... Une ambiance corse se prépare partout, ce qui n’est pas forcément rigolo, et on radote sur quelques extrémistes de droite fourni à Macron par le FN parallèle pour corriger les infos du 24-11. ( NB : nouvelle preuve du rôle axial du FN - RN qui fait partie du système et du jeu politique franchouillard depuis 35 longues années de régression-répression ponctuées par les réconciliations de la gauche avec l’entreprise, avec la sécurité puis avec la bonne finance, comme disait Hollande... ).

02/12/2018 20:21 par Serge F.

Younous Omarjee nous a appris que le gouvernement avoue, dans un courrier du 15 octobre à l’UE que le coût du CICE sera compensé par l’augmentation de la fiscalité écologique. Ainsi pour échapper aux sanctions de l’Europe, les français paieront les cadeaux aux riches. Il cite pour appuyer ses dires sur un paragraphe du rapport économique, social et financier (PLF 2019).

Un internaute fait remarquer que si la presse était indépendante, ce document devrait faire l’objet d’articles, et devrait être largement commenté, mais ce serait dans un pays non vendu à l’oligarchie. A cela, Tom Ab, journaliste territorial, répond que c’est le cas sans en apporter la moindre preuve :

https://twitter.com/Tomab5117/status/1067156463494270977

Le paragraphe pointé par Omarjee se trouve en page 70 de ce rapport :

https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/d58fcd58-6abc-4f62-b8aa-26a4686d4108/files/f119b2cb-e974-4985-ba72-fd8095fd48f4

Je n’ai trouvé que l’agence Reuters qui en parle :

https://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKCN1M20SA-OFRTP

et encore partiellement. Jugez par vous-même :

Reuters (22 septembre 2018) :

Ces baisses sont partiellement compensées par la hausse de la fiscalité énergétique, représentant 1,9 milliard d’euros, celle des paquets de cigarettes, pour 400 millions d’euros, ou les restrictions du périmètre du CITE (crédit d’impôt pour la transition énergétique), pour 800 millions d’euros.

Le document du gouvernement (29 septembre 2018) :

Page 70 : Ces baisses de prélèvements seront partiellement contrebalancées par la poursuite de la montée en puissance de la fiscalité sur le tabac et de la fiscalité écologique, ainsi que par la suppression de la niche fiscale pour certains usages du gazole non-routier.

Page 104 : En 2019, la TICPE brute budgétaire bénéficierait à nouveau de la poursuite de la montée en charge de la fiscalité écologique : la hausse de la composante carbone contribuerait à hauteur de 2,8 Md€ supplémentaires, et la suppression du taux réduit pour certains usages non-routiers du gazole à hauteur de 1,0 Md€.

A seulement 7 jours d’intervalle, l’agence Reuters était loin du compte.

03/12/2018 11:42 par Buffaud

Sur ce thème, à lire ou relire le livre que François Ruffin avait écrit il y 20 ans, "les petits soldats du journalisme", de plus en plus d’actualité, hélas.

03/12/2018 15:04 par AF30

L’info est aujourd’hui un produit. Un produit d’appel qui sert à vendre du cerveau disponible. La chose est particulièrement visible si on regarde les BFM, Cnews et autres. Le temps de pub est considérable. Par conséquent l’info doit attirer le chaland et dans ce but tout est organisé afin d’atteindre ce but. Il y a donc un défaut originel qui tord le fonctionnement de tout le reste. Je connais peu de chose à ce sujet mais il me semble que cette presse remplissait sa mission d’information et de formation que dans les derniers temps de l’ancien régime sous la forme des gazettes qui ont d’ailleurs préparé la révolution.
Cette dépendance financière se manifeste aussi localement auprès des collectivités dont les élus peuvent ouvrir ou fermer le robinet des attributions des publicités pour les appels d’offre des marchés public.
Le dépendance auprès des services de police est tout aussi effective. L’accès à ces services peut être interrompu si un article venait à déplaire. On peut imaginer les conséquences sur la rubrique des faits divers qui est un produit d’appel particulièrement lucratif.
Tout ceci pour dire que la structure ne peut qu’accoucher inévitablement que de ce type de journalisme. Ajoutons la servilité pour les cyniques et l’adhésion pour les dogmatiques et nous avons un système dont la déontologie n’est pas le souci principal.
Enfin chacun aura remarqué depuis les manifs GJ l’appel permanent de ces journalistes à la répression policière. Les chiens dé garde ont fini leur mutation en chiens policier.

03/12/2018 20:53 par Byblos

Ce que Maxime Vivas nomme "l’esprit de clan" s’appelait il n’y a pas si longtemps "corporatisme". Les "corporations" mussoliniennes n’étaient déjà pas très sympathiques. Mais le glissement aux clans préhistoriques est une sérieuse, une très inquiétante régression. Pauvre France !

04/12/2018 12:17 par bostephbesac

Merci Serge F pour votre post du 2/12 à 20 h 21 . Vous confirmez le détournement des taxes écologiques pour "autre chose à quoi elles devraient servir" (par exemple la modernisation du réseau ferroviaire ("petites lignes" rurales notamment, intercités et fret aussi)), et confirme mes dires précédents : à propos des "taxes écologiques" et de leur affectation, nous avons un véritable détournement de fonds par un gouvernement de voleurs/d’ escrocs !

04/12/2018 15:36 par Maxime Vivas

Où il est suggéré peut-être que les journalistes ne paient pas le train et autres considérations un peu éloignées du sujet de l’article.

05/12/2018 20:31 par Serge F.

@Maxime Vivas

Détrompez-vous ! Marc Landré, rédacteur en chef et responsable du service Économie France au Figaro, prend le train. Il n’a pas soutenu le mouvement de grève de la SNCF, mais il s’est plaint récemment des tarifs prohibitifs pratiqués par la société. Il n’a pas compris que la privatisation rampante de la SNCF n’allait pas du tout arranger les choses. On dit que les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés. Il aura bientôt l’occasion de vérifier la véracité de ce proverbe.

06/12/2018 15:57 par DD

Lorsque en mai 68 avec des millions d’anonymes, j’occupais mon outil de travail, j’ignorais totalement l’existence d’un dénommé Goupil.
Depuis, et par l’insistance des médias, j’ai accédé à la connaissance... Mais de là à en faire un cinéaste, franchement, vous exagérez...

22/11/2020 10:55 par Assimbonanga

Moi commère de base, citoyenne lambda, il y un truc que je comprends pas :

L’article 24 de la loi de sécurité globale interdit la diffusion d’images de représentants des forces de l’ordre dans l’intention de porter atteinte à leur « intégrité physique ou psychique ».

Comment une photo pourrait-elle porter atteinte à un flic ? Ne sont-ce pas plutôt les messages qui l’accompagnent sur les réseaux dits sociaux ? Contre-exemple, Samuel Paty était ciblé, nommé, et ses coordonnées révélées par des agitateurs pernicieux du milieu intégriste islamique. Dans ce cas précis, la mise en danger était manifeste.
Ce qui fait le délit, c’est le dévoilement ou non de l’identité ? Samuel Paty a été abandonné à son sort par 5 services de police et , pour tout résultat, on instaure l’immunisation complète des flics qui seraient en pleine dérive professionnelle lors d’arrestations ou de manifestations ?
Je ne comprends pas. Sauf qu’il s’agit d’installer une dictature ne souffrant aucune contestation... Soutien complet à Jean-Marc Rouillan, visé lui-aussi pour déviance idéologique. La France entre dans une sombre période d’obscurantisme. Les bons citoyens qui n’ont rien à se reprocher ne sauront rien de ces zones inconnues où infuse une once de subversion. Tous les films d’anticipation s’avèrent réalisés. On est en plein dedans.

22/11/2020 10:56 par Toff de Aix

Ces gens-là sont un peu comme les libéraux au pouvoir, Macron en tête, qui s’étonnent de "la haine" contre eux, et occultent tout un pan de la vérité de manière éhontée sans même s’en rendre compte. Ils croient littéralement aux conneries qu’ils racontent, et quand quelqu’un le leur prouve, leur cerveau fait "tilt" et occulte immédiatement la dissonance cognitive. Déni, transformation de la réalité... bienvenue chez les fous

Macron cet été : "nous sommes tous prêts pour la deuxième vague"
Macron cet automne : "nous avons tous été surpris par la deuxième vague"

Il suffit de se baisser, les preuves comme ça il y en a partout. Mais je me demandais si ça n’est pas peine perdue de lutter contre des croyances, parce qu’aujourd’hui fond c’est bien de ça dont il s’agit : de foi. Et ces gens là sont les pires des jésuites.

Ils sont incapables de réaliser, dans leur malsaine caboche d’affameurs et d’exploiteurs, que le problème vient en grande partie d’eux. On appelle ça "se remettre en question" et c’est très rigolo , car c’est une expression qu’ils connaissent bien, et qu’ils servent en permanence...aux autres.

Tout ça finira forcément très mal, mais ne nous inquiétons pas trop, restons factuels et honnêtes : nous sommes 99 fois plus nombreux qu’eux. Aucune loi, aucun flic, aucun flingue, ni aucun mur n’arrête le peuple français quand il en a VRAIMENT marre.

22/11/2020 11:10 par gerard

je suis frappé depuis quelques temps par l’incroyable comportement des journalistes de plateau télé. Leur agressivité vis à vis d’invités qu’ils veulent démolir. EN fait, c’est peut être plus grave, ces journalistes se pensent plus autorisés à parler que leurs invités, à dire ce qui est bien et ce qui est mal, et certains même, se pensent plus légitimes que des parlementaires ou des élus quels qu’ils soient. VOLONTAIREMENT ou pas, ils délégitiment les élus de la république au profit d’une caste sociale elle même propriété d’une classe sociale ( la très grande bourgeoisie )
les journalistes sur le terrain, sont ( au départ de chaine ) la cheville ouvrière d’une industrie de l’info qui appartient aux milliardaires . et c’est à l’autre bout de la chaine que s’élabore la narration nécessaire à la classe dominante.
Le grand soir a raison de mettre le paquet sur cette situation, le quatrième pouvoir ( la presse ) comme l’on disait autrefois, est devenu une fabrique à aliénation et d’oppression

22/11/2020 13:34 par charclot

https://www.youtube.com/watch?v=-ae2EdhjsQE
LE PENDU
Un garçon venait de se pendre
Dans la forêt de Saint Germain
Pour une fillette au coeur tendre
Dont on lui refusait la main
Un passant le coeur plein d’alarmes
En voyant qu’il soufflait encor
Dit "Allons chercher les gendarmes
Peut-être bien qu’il n’est pas mort"

Le brigadier sans perde haleine
Enfourcha son grand cheval blanc
Arrive chez le capitaine
Il compta la chose en tremblant
"Un jeune homme vient de se pendre
A son âge quel triste sort
Faut il qu’on aille le dépendre !
Peut-être bien qu’il n’est pas mort"

L’officier frisant ses moustaches
Se redressa et répond soudain
"Vraiment c’est une noble tâche
Que de soulager son prochain
Cependant je n’y puis rien faire
Ce n’est pas de notre ressort
Courez donc chez le commissaire
Le pendu vit peut-être encor"

Le commissaire sur la place
Descendit, c’etait son devoir
D’un coup d’oeil embrassant l’espace
Il cria de tout son pouvoir
"Un jeune homme vient de se pendre
Villageois, debout courez le dépendre
Peut-être bien qu’il n’est pas mort"

Vers le bois on arrive en troupe
On s’arrête en soufflant un peu
On saisit la corde on la coupe
Le cadavre était déjà bleu
Sur l’herbe foulée on le couche
Un vieux s’approche et dit "D’abord
Soufflez lui de l’air dans la bouche
C’est pas possible qu’il soit mort"

Les amis pensaient "Est-ce drôle
De se faire périr ainsi"
La fillette comme une folle
Criait "Je veux mourir aussi"
Mais les parents miséricorde
Disaient en guise d’oraison :
"Partageons nous toujours la corde
C’est du bonheur pour la maison !"

22/11/2020 16:09 par Geb

Pour avoir bossé et fréquentés dans un autre monde pas si loin que ça avec de vrais journalistes honnêtes, merci Maxime.

Ca méritait d’être souligné...

Il en reste. Il écrivent des bouquins à compte d’auteurs aussitôt qualifiés de "complotistes" par le Pouvoir et les neuneus. Ou gèrent des sites Web de ré-information alternative. (- :

Mais c’est la vie. S’ils ont été aussi longtemps tolérés à l’époque par le Pouvoir bourgeois c’est qu’ils donnaient un légère couleur d’alternance à l’information et créaient un parfum de démocratie.

Aujourd’hui tout est clair, pas besoin de feuilles de vignes. Soit on "brosse", (Et je suis poli), soit on va pointer à l’ANPE.

N.B. J’ai pu, (En tant que syndicaliste CGT et Délégué d’entreprise FILPAC-CGT), constater la dérive de la Profession dans la "Presse alternative", surtout dans la Presse communiste chez qui je bossais, (Par conviction et militantisme communiste - je n’aurai eu aucun problème à aller bosser chez "les autres" - j’avais le "niveau pro" et les "entrées pour ça"), et qui, jusqu’en 1980, avait été peu touchée par le phénomène et embauchait des journalistes de son obédience politique formés sur le tas.

Le système de "Syndication de l’info" consistant à traiter uniquement l’info fournie par les quatre principales Agences de Presse mondiales occidentales, (AP, AFP, Reuter, et DPA), en la colorant au gout de la ligne éditoriale des actionnaires de la boîte. (On peut être "engagé" et sans être un faussaire quand on bosse pour un canard de couleur réellement définie), a achevé le travail de destruction du pluralisme de l’information.

Et ceci peu après l’arrivée de jeunes "journalistes" systématiquement recrutés au sortir des "Ecoles de Journalisme" qui sont toutes des agences de formatage des cerveaux au service du Pouvoir. Comme les Ecoles de Commerce dans un autre domaine...

22/11/2020 22:22 par Feufollet

Comment les médias « occidentaux » choisissent leurs correspondants étrangers
Par Moon of Alabama − 20 novembre 2020 - Le Saker francophone
Parmi d’autres, LGS nous libère de la prison médiatique généralisée
Dans laquelle le "peuple" s’est laissé emprisonné
Comment libérer un "peuple" emprisonné qui ne veut pas sortir de sa prison ?
Tous les, le LGS du monde n’y suffiront pas
Cette question philosophique n’atteindra jamais le "peuple" emprisonné
Devant ses médias de divertissements et d’abrutissements
Verra-t-on, au pire, des squelettes humains desséchés devant leur télé allumée ?
Cette macabre caricature n’est pas surréaliste
La défaillance humaine n’a pas attendu la modernité pour advenir
Mais avant elle était parfois soulagée par l’assistance de la collectivité
Maintenant, …. je ne vous peint pas le tableau de la modernité ….
Beaucoup d’autres savent le peindre mieux que moi et le font très bien
Pour nous aider à échapper à ce funeste destin collectif

23/11/2020 08:18 par calame julia

Allé, quelle bonne idée de remettre cet article à la Une !

@ pierreauguste,
merci pour la publication de ce triste constat concernant la ville de Sète... vous m’avez remué des souvenirs
quand, rentrant à Montpellier, le dernier moment de liberté consistait à laisser sa voiture (déjà covoiturée) sur le
bord de la route et aller piquer un plongeon en courant sur le sable fin de cette immense plage de Sète et revenir
mouillés, mouillées dans la bagnole...où toujours untel avait une chanson paillarde (gracile comme jeaneton)
à gueuler pour finir la transition...

Geb,
même constat que fait l’un de mes enfants concernant les djeunes formés qui sortent bien codés. Il a refusé
toute école dite "d’art". C’est pas simple, mais cela avance. Il y a des résistants partout.

23/11/2020 16:48 par Danael

Des fois je me demande si certains policiers ( j’en conviens l’extrême minorité) ne sont pas de bien meilleurs journalistes :-))
https://youtu.be/ZsdPjiGdgQo

23/11/2020 20:35 par irae

Mediapart publie la lettre écrite à perlimpinpin 1er de "sommités" culturelles et intelectuelles qui ont élu micron lesquelles s’étonnent (ho ben ça alors) de l’art 24 liberticide.
Tant de génie et d’intelligence et voter comme des gros biiiiiipppp !!!!

24/11/2020 00:24 par Autrement

Alexandre Langlois, secrétaire général du syndicat policier Vigi, devrait être nommé ministre de l’Intérieur, toutes affaires cessantes !
Il faut écouter son interview sur RT à propos de l’article 24 concernant les journalistes, mais aussi sur l’ensemble de la loi ’Sécurité globale’ (LIENdonné par Danaël).
Rare d’entendre sur le sujet une pensée politique aussi juste et pertinente !

24/11/2020 17:13 par Xiao Pignouf

@Irae

« On n’a pas voté pour ça », qu’y disent...

Ils ont voté pour quoi alors ?

29/11/2020 18:21 par Danael

De bien meilleurs journalistes, suite. On en sort ,encore une fois, plus informé.
https://youtu.be/LL-jx5alSCM

(Commentaires désactivés)