Comment Cuba résiste à la volonté des USA de l’isoler sur les plans diplomatique, commercial, financier et énergétique.

DÉCLARATION DU GOUVERNEMENT RÉVOLUTIONNAIRE DE CUBA

Gouvernement révolutionnaire de Cuba

Je suis désolé d’avoir à intervenir de nouveau sur LGS, ce dont certains lecteurs se plaindront. Que ceux-là, donc, qui se lassent ou savent déjà tout passent outre. Mais je crois que le reste des lecteurs « militants » de ce site ne sera pas fâché d’avoir des nouvelles de Cuba, autrement dit d’un endroit du monde où se joue la survie d’un projet politique et social qui a suscité aussi bien l’adhésion enthousiaste que la haine incommensurable de millions de personnes de par le monde. D’un endroit de notre planète où le mot et le concept de « Révolution » continuent de projeter quelques lueurs sur un panorama où, hélas, la grisaille prévaut. D’un endroit du globe où un peuple admirable continue de payer de sa souffrance et de ses pénuries l’aspiration à créer, selon l’idée qui n’est pour beaucoup qu’un slogan de meeting, un « monde meilleur ». Ci-après la Déclaration du gouvernement cubain concernant la dernière sanction de la Maison-Blanche.
Jacques-François Bonaldi (La Havane), 2 juin 2026. (Traduction mienne)

Cuba, le GAE et les États-Unis : l’anatomie d’une calomnie d’État

L’administration étasunienne a une fois de plus agi dans l’intention préméditée d’échafauder des prétextes visant à discréditer la Révolution cubaine, sa direction historique, ses dirigeants et, ce faisant, à tromper à la fois notre peuple et l’opinion publique internationale.

Tout ceci répond à une feuille de route conçue par des idéologues de l’extrême-droite cubano-américaine, qui se vantent d’être créatifs et imprévisibles. Leur stratégie se concentre sur l’utilisation d’outils qui renforcent la politique de pression maximale d’une manière extrême et inouïe.

Ce plan est conforme aux toutes dernières sanctions contre Cuba annoncées le 1er mai. Le décret exécutif 14404 cible le Grupo de Administración Empresarial (GAE), mais en coordination, cette fois-ci, avec les sanctions dites secondaires qui visent tout acteur étranger menant avec celui-ci des opérations de quelque nature que ce soit, et qui mettent l’accent sur les pressions contre les institutions financières.

Il s’agit là de l’escalade la plus intense, la plus disproportionnée et la plus dangereuse à intervenir dans l’histoire récente des relations entre Cuba et les États-Unis.

L’objectif délibéré est d’isoler le pays sur les plans diplomatique, commercial, financier et énergétique ; de rendre la durabilité de la nation impossible ; de conditionner le dialogue et d’évaluer des variantes d’agression militaire. Les Etats-Unis ont besoin de construire et de consolider un récit à même de discréditer la réputation de toutes les institutions qui servent d’assise à notre projet social.

Le GAE est né en pleine Période spéciale pour affronter la guerre économique selon une vision créative, propre, autochtone et véritablement cubaine. Son objectif a toujours été de rassembler des entreprises ayant la capacité de générer des devises étrangères et des ressources dont l’État a besoin pour maintenir et développer les conquêtes sociales et contribuer à la promotion des secteurs et des branches de la vie nationale.

Les services rendus à la Patrie par le GEA sont innombrables. Ses contributions matérielles et financières se constatent dans des exemples très dissemblables : la construction de plus de dix mille logements dans diverses provinces du pays, la création d’un camp de pionniers et des plans de vacances pour les enfants, ainsi que la manière dont il a soutenu l’économie cubaine pendant les années de la pandémie de COVID-19.

Les fruits de cette activité commerciale ont également été destinés à des investissements dans la centrale thermique Lidio Ramón Pérez (Felton) à Holguín, à la conception et à la consolidation de grands ouvrages hydrauliques, dont les transferts Est-Ouest et Nord-Sud, qui ont bénéficié à des millions de Cubains. On peut citer aussi les investissements et les réparations effectués dans des polycliniques, des maisons de consultations du médecin de famille et des écoles. Toutes ces activités ont été systématiquement rapportées à la direction du Parti, de l’État et du gouvernement et, dans tous les cas, soumises au contrôle et à la supervision maximales des autorités et mécanismes compétents.

Le GAE n’est pas une structure opaque, ni parallèle à l’État cubain ; au contraire, il a été une réponse articulée et à l’efficacité avérée à l’encerclement économique qui a historiquement tenté d’étouffer la Révolution cubaine.

Comme l’a exprimé le premier secrétaire du Comité central du Parti et président de la République, Miguel Díaz-Canel Bermúdez, au Huitième Congrès du Parti, le perfectionnement commercial développé au sein des Forces armées révolutionnaires est rigoureusement historique, cette expérience ayant ensuite servi au reste du pays et ses résultats remarquables contribuant à l’économie nationale.

Des milliers d’hommes et de femmes ont été, au cours de ces trente dernières années, des gardiens discrets des ressources du pays et ils méritent notre reconnaissance. Bien que leur œuvre n’ait pas été suffisamment racontée, elle parle d’elle-même, malgré la calomnie d’État inventée depuis Washington.

Aujourd’hui, lorsque la volonté du peuple cubain s’exprime dans le cadre des changements que contient le Programme économique et social du gouvernement, cette organisation fait partie intégrante des transformations du système entrepreneurial du pays.

Le GAE n’est pas l’œuvre du secret, ni d’élites, encore moins un moyen d’enrichissement pour quelques-uns. Il est, au contraire, l’un des nombreux exemples qui, sur notre chemin, nous ont permis de résister à l’agression permanente du gouvernement des États-Unis. Son histoire s’est construite, selon les mots du leader de la Révolution cubaine, le général d’armée Raúl Castro Ruz, « sans le moindre désir de jouer le protagoniste, autrement dit à la façon dont se font les choses sérieuses ».

Gouvernement révolutionnaire de Cuba

La Havane, 2 juin 2026
AN du centenaire du commandant en chef Fidel Castro Ruz

 http://www.cubadebate.cu/noticias/2026/06/02/cuba-el-gae-y-estados-unidos-anatomia-de-una-calumnia-de-estado/
(Commentaires désactivés)