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Jour défaite...

Christian Authier : Poste restante

Mois d’Août, le temps d’un article sur un livre, oublions l’Ukraine, le Xinjiang, Macron et Darmanin.
Quand on m’entendait tous les lundis (avec Bernard Gensane et d’autres) dans une émission culturelle sur Radio Mon Païs à Toulouse, nous avions reçu Christian Authier pour un de ses livres.
Authier est Toulousain, comme moi, il a travaillé à la Poste, comme moi et il a, comme moi, assisté à sa désastreuse mise à mort par la droiche et la gaute.
Il nous parle de ça dans un livre qu’on peut lire en dehors du mois d’août, tant il est politique.
Maxime Vivas

Ceci me fut raconté il y a une quarantaine d’années. Une femme algérienne, semi-illettrée, écrit à son fils apprenti boulanger à Paris. Elle ne connaît pas son adresse. Sur l’enveloppe, elle rédige : " a mon fisse, ifilaficelle a paris". Pour les postiers, c’est le défi, pardon le challenge, de leur vie. Après deux mois d’enquête, ils retrouvent le fils et lui remettent la lettre.

Oui, mais ça, c’était la Poste d’avant. Le seul service, la seule administration qui, rappelons-le, se finançait intégralement.

C’est un formidable livre que le romancier et essayiste Christian Authier vient de nous offrir. Fils de postiers, postier intérimaire lui-même à une époque et aujourd’hui âgé de 54 ans, il a connu de l’intérieur cette administration, ce ministère, ce service public que le monde entier, comme Jean Gabin dans Le Cave se rebiffe, nous envia : "Nous allons donc confier notre petit trésor aux seuls gens qui n’égarent jamais rien, [...] j’ai nommé les PTT."

Un "enfant de La Poste" comme Authier a eu du mal à s’habituer à la vente de DVD de Walt Disney dans les bureaux de poste, à l’invasion des automates, au ralentissement du courrier qui oblige à payer plus cher un service identique à celui qui était moins cher, aux guichets réservés aux entreprises quand le nombre d’employés n’a cessé de diminuer, aux slogans imbéciles du style "Bouger avec la Poste".

Dans nos contrées, la poste fut mise en place, sous l’appellation de cursus publicus, par l’Empire romain. Réservé aux correspondances officielles, il disparut avec la chute de l’Empire d’Occident. Il fallut attendre Louis XI pour assister à la création d’un Service des chevaucheurs du roi afin de transmettre ses messages, et Henri III pour que les riches puissent correspondre entre eux. Les relais des poste furent installés toutes les sept lieues (28 kilomètres), d’où l’expression des "bottes de sept lieues" de Charles Perrault. Les services postaux se développent avec la Révolution (1 400 relais, 16 000 chevaux), avant qu’en 1830 une loi prévoie que "5 000 facteurs devront recueillir et distribuer dans toutes les communes rurales du royaume, les correspondances administratives et particulières." En 1845, un wagon-poste est mis en service entre Paris et Rouen, tandis qu’en 1849 est émis le premier timbre-poste à l’effigie de Cérès (le premier timbre anglais, à l’effigie de la reine Victoria, datait de 1840 et valait un penny ; le premier timbre allemand, plus exactement bavarois, datait de 1849). Les tournées quotidiennes du facteur ont débuté en 1863. En 1879, les administrations séparées des postes et du télégraphe fusionnent, les Postes, Télégraphes et Téléphones (PTT) devenant un ministère de plein exercice. L’après Première Guerre mondiale voit la naissance de l’aéropostale, où s’illustrèrent les figures mythiques de Mermoz et Saint-Exupéry). 1969 distingue le "courrier rapide" du "courrier lent", une "réforme" nullement acceptée par les Français, les PTT devant faire appel à des communicants aussi prestigieux que Fernandel, Aznavour ou Michel Jazy pour faire passer la pilule.

Le grand tournant a lieu en 1988 : les P&T donnent naissance à La Poste et à France Télécom. Ces administrations ont alors le statut d’établissement public, industriel et commercial. En 2004, France Télécom devient une société anonyme à capitaux privés et La Poste une société anonyme à capitaux publics en 2010.

C’est peu dire que La Poste s’est déshumanisée : moins de personnel, moins de bureaux, moins de guichets, davantage d’automates, comme à la poste du Capitole à Toulouse, entièrement automatisée. Et puis les vrais postiers, dans les bureaux, ont été remplacés par des agents d’accueil et des agents de sécurité. Cette déshumanisation, en particulier dans les campagnes, a favorisé la montée de l’extrême droite qui a joué sur le sentiment d’abandon de populations qui ont assisté à la fermeture d’écoles, de dispensaires et autres petits commerces.

Le facteur ne sonne plus deux fois, il ne sonne plus du tout, même pour des colis recommandés ou des colis trop épais pour entrer dans la boîte aux lettres. Le facteur ne sonne plus parce qu’il a tendance à se faire rare : 100 000 en 2007, 65 000 en 2022. Le travail des facteurs est réévalué, réorganisé tous les deux ans. La Poste bouge en supprimant des tournées. Kafka revu par les Monty Python, écrit l’auteur. C’est le logiciel Géoroute qui guide la main de gestionnaires en modélisant les itinéraires et les cadences à la seconde près. Un logiciel à qui il prend parfois la fantaisie de faire traverser des murs d’immeubles aux facteurs, ce que, jusqu’à présent, la Justice a condamné. Nos facteurs passe-muraille, peut-être, mais fliqués sûrement. Depuis 2012, ils sont équipés de Smartphones et d’applications idoines qui les rendent géolocalisables à tout moment.

Lors d’une campagne pour l’élection à la mairie de Paris, la droite avait pour opposant socialiste l’immense Paul Quilès (et son slogan particulièrement débile "Quilès tendresse"). Immense menteur, surtout, lui qui, dans une tribune du Monde, avait juré : "La Poste ne doit pas être privatisée". Or c’est ce même tendre, ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Espace du gouvernement Rocard qui fut le principal responsable de la privatisation sournoise de La Poste.

La Poste devient progressivement un monstre à deux têtes : chargé de quatre missions de service public (accessibilité bancaire, contribution à l’aménagement du territoire, service postal universel, transport et distribution de la presse) et, en même temps (sic), engagement total dans la sphère marchande, dans la conquête de parts de marché et développement à l’international. Entreprise à la fois publique et privée, La Poste est abondée par des capitaux publics mais elle n’embauche plus de fonctionnaires, la majorité de ses salariés étant de droit privé. L’entreprise n’est dès lors pas chiche de discours hors-sol, clos, purement publicitaires, auto-justifiants : "Nous contribuons au développement et à la cohésion des territoires [quand j’entends le mot "territoire" en lieu et place de département, région, pays, nation, je sors mon révolver]. Nous favorisons l’inclusion sociale et le vivre ensemble. [...] Nous œuvrons pour un numérique éthique, inclusif et frugal [?], prenant en compte l’inclusion, le respect du libre arbitre et du consentement éclairé." Comme n’aurait peut-être pas dit en 2009 l’ancien PDG Didier Lombard qui avait évoqué la "mode" des suicides dans son entreprise.

Mais il y a la dure réalité des vilains exploités qui se rebellent. En décembre 2019, le tribunal correctionnel de Paris sanctionne un harcèlement moral institutionnel et collectif ayant eu pour cible plusieurs dizaines de milliers de personnes.

Pour faire passer, croit-on, les horreurs, La Poste use et abuse du globish, c’est-à-dire de la langue de l’impérialisme, du capitalisme libéral. Le plan de mobilité des cadres est baptisé "Time to Move" (en bon français : "on se bouge"), le plan de 22 000 suppressions d’emplois se nomme "Next" (en bon français : "on dégage").

Le grand tournant a lieu en 1988 : les P&T donnent naissance à La Poste et à France Tlélécom. Ces administrations ont alors le statut d’établissement public, industriel et commercial. En 2004, France Télécom devient une société anonyme à capitaux privés et La Poste une société anonyme à capitaux publics en 2010.

Ne nous berçons pas d’illusions : La Poste n’a plus aucune cure de la distribution du courrier. Pour nous décourager, elle a, par exemple, doublé le prix du timbre en dix ans. Elle sait, paraît-il, livrer des repas chauds en quelques minutes mais la distribution du courrier est de plus en plus lente. Faisons une croix sur le J+1. L’Ecopli, la formule la moins chère, a été supprimé et a laissé la place, à partir de 2,95 euros, à "la Lettre turquoise services plus" (J+2, my foot) pour l’envoi de chèques urgents, de petites marchandises ou de courriers nécessitant traçabilité et suivi. "En toute sérénité", comme ils disent. Mais malheureusement pour les dirigeants forcément chagrinés, la carte postale fait de la résistance. 300 millions ont été postées en France en 2019.

Dans un premier temps, La Poste n’a pas raté le virage du TGV, sûr, rapide, économique. Durant sa première année de mise en service, le train à grande vitesse a transporté 48 000 tonnes de courrier en parcourant 210 000 kilomètres. Mais rapidement, on respire, les camions ont pris le dessus. L’abandon du dernier train postal en 2000 fut fortement critiqué par les syndicats et la gauche qui en restèrent là car le gouvernement était dirigé à l’époque par Lionel Jospin, le plus grand privatiseur de l’histoire de France.

Et La Poste continua à se diversifier et à se privatiser à travers de multiples filiales : My French Bank (sic), Louvre Banque privée, La Banque Postale Consumer Finance (re-sic), La Banque Postale Leasing & Factoring (re-re-sic), La Banque Postale Immobilier Conseil, Sofiap, Domiserve, Ezyness (re-re-re-sic), EasyBourse (re-re-re-re-sic), La Banque Postale Collectivités Locales, CNP Assurances France, La Banque Postale Assurances, La Banque Postale Prévoyance, La Banque Postale Assurances Santé, La Banque Postale en Assurances, La Banque Postale Asset Management (re-re-re-re-re-sic), Tocqueville Fiance SA, KissKissBankBank & Co (re-re-re-re-re-re-sic). La Poste s’est développée dans de nombreux domaines par le biais de ses filiales : La Poste Mobile, Colissimo, Chronopost, Docaposte, La Poste Immobilier, Viaposte, DPD, Mediapost Communication (douze sociétés), Asendia, AXEO Services, Sogec. Elle est dès lors présente dans la téléphonie mobile, les services à domicile, la communication et le marketing, l’immobilier, la logistique, le transport, l’ingénierie informatique. Tout le monde ne sait pas (c’est pourtant passionnant) que Bemobi (la "mobilité durable") regroupe désormais Greenovia, Mobigreen et Véhiposte. L’usager (pardon : le client) de l’Ariège qui reçoit son courrier quand il a le temps est fier de savoir que La Poste livre dans les meilleurs délais des colis au Kazakhstan. Et il est encore plus fier de constater que la filiale de La Poste dénommée "La Table" concurrence UberEat et Deliveroo. Enfin, c’est l’extase quand il apprend que La Poste intervient dans certains CHU, comme celui de Toulouse, dans des programmes de prévention de la dépendance ou de la malnutrition.

Résultat des courses : la dette de La Poste flambe : 3,4 milliards en 2018, 6,4 milliards en 2019, 10,2 milliards en 2022. Pas grave, c’est nous qui payons ou payerons.

Quand on pense que le cachet de La Poste ne comporte plus la mention du lieu d’expédition, car il a été remplacé par un code composé de chiffres et de lettres. Quand on pense que les timbres illustrés, souvent si beaux, ont quasiment disparu.

Doukchéti quin va ? Comme on dit dans mon pays...

Bernard GENSANE

Paris, Flammarion, 2023

En complément, relire cet article du Grand Soir, 2012 et pas une ride : " Hier, j’ai surpris France Telecom semant des graines de suicide"
https://www.legrandsoir.info/hier-j-ai-surpris-france-telecom-semant-des-graines-de-suicide.html

COMMENTAIRES  

13/08/2023 10:36 par Geb.

Bel article et tellement vrai.

Ca donne envie d’acheter et de lire le livre.

13/08/2023 10:37 par keg

Tant que la poste ne se divisera pas en P-O-S-T-E, (à vous d’attribuer les mots correspondant à cet acronyme) tout espoir n’est pas perdu. Ne faisons pas donc, de la Poste la BRIC distributrice.
https://wp.me/p4Im0Q-60d - (JdG N° 96 – Jr + 582) – Ils amassent les Brics, pour en faire la barricade contre les sanctions de l’occident et qui va payer d’après vous. La roublardisation desdits « bricards » est en route et là où il y a du Yen, il n’y a plus plaisirs

13/08/2023 10:59 par J.J.

Je conserve mon CCP à "la Poste", parce que ce n’est certainement pas mieux ailleurs, mais je regrette le temps où je l’avais ouvert. Le service s’appelait alors PTT, et depuis ça n’a vraiment pas fait de progrès. Si seulement ça ne s’était pas détérioré.
J’ai bénéficié du dévouement des postiers, un peu comme la dame qui avait écrit à son fils à Paris." Mon" facteur , à l’appel au courrier m’avait trouvé grâce à l’en tète sur l’enveloppe qui portait seulement mon nom, dans une commune de plus de 10 000 habitants.
Mais les facteurs anglais n’étaient pas mal non plus. Mon correspondant anglais m’avait renvoyé l’enveloppe sur la quelle j’avais omis d’écrire le nom de sa ville : l’enveloppe portait les cachets de toutes les villes du Kent où les facteurs avaient tenté de retrouver le destinataire.

13/08/2023 16:18 par Georges Rodi

2 souvenirs de gamin chez le grand-père.
L’odeur de la cire rouge coulant sur les courriers importants ou servant à sceller les sacs en toile de jute...
A chacun sa madeleine.
Et les télégrammes bleus qui me valaient en récompense de quoi acheter un malabar après les avoir délivrés.
La Poste a été déplumée des communications au profit du privé, bien entendu.

Dans le village, l’épicerie à malabars a disparu.
Les paysans ont disparu, emportant avec eux l’odeur des foins coupés et le bleu si crémeux de la laiterie.
Boulanger, boucher, marchande de légumes, photographe... Disparus.
Plus de cinéma.
Plus de docteur.
Le curé ne vient que pour la messe de Noël et les enterrements.
Le PIB du village a bien augmenté par contre.
Les sports d’hiver probablement.
Le maire et son entreprise du bâtiment, et sa fille qui dirige le supermarché m’ont donné l’impression d’aller bien.

13/08/2023 21:08 par Poggiale Avidor Berthe

GEB je viens d’acquérir ce livre fabuleux.
Betty

13/08/2023 21:13 par Poggiale Avidor Berthe

RE RE
J’ai acheté le livre, HELAS, chez Amazon. Dans mon village des Cévennes il n’y a qu’une seule librairie et lors de ma dernière commande j’ai attendu un livre plus de quinze jours, par la faute de la poste privatisée.

14/08/2023 12:29 par José Manuel Branco Lucio

Bonjour à toutes et à tous ,

"Le grand tournant a lieu en 1988 : les P&T donnent naissance à La Poste et à France Télécom. Ces administrations ont alors le statut d’établissement public, industriel et commercial. En 2004, France Télécom devient une société anonyme à capitaux privés et La Poste une société anonyme à capitaux publics en 2010.

C’est peu dire que La Poste s’est déshumanisée : moins de personnel, moins de bureaux, moins de guichets, davantage d’automates, comme à la poste du Capitole à Toulouse, entièrement automatisée. Et puis les vrais postiers, dans les bureaux, ont été remplacés par des agents d’accueil et des agents de sécurité. Cette déshumanisation, en particulier dans les campagnes, a favorisé la montée de l’extrême droite qui a joué sur le sentiment d’abandon de populations qui ont assisté à la fermeture d’écoles, de dispensaires et autres petits commerces."

Deux fois présent dans l’article, un test d’attention peut-être ? pensez à vous relire svp ! sinon article très intéressant !
très sincèrement,
José

14/08/2023 14:02 par Palamède Singouin

N’oublions pas que les PTT (Petit Travail Tranquille) ont été depuis toujours la cible de la beauferie française anti fonctionnaire. Après, il y a eu la SNCF, la RATP...mais pas la police. On finit par avoir qu’on mérite.

14/08/2023 14:59 par Assimbonanga

Il y a bien souvent moyen d’acheter ailleurs qu’à Amazon. Pour les livres, la FNAC. Ou l’éditeur. Entrer le titre et l’auteur dans votre barre de recherche au lieu d’aller direct sur Amazon... Il y a d’autres marchands que Amazon, le fabricant du produit bien souvent.

14/08/2023 17:34 par Geb.

@ Betty...

Commandé chez zonzone.

Je le reçois jeudi.

Merci.

14/08/2023 18:14 par Assimbonanga

Je suis d’accord avec toi, Palamède Singouin. On commence par lancer la rumeur anti-fonctionnaires et on finit par tout privatiser. Le FN est le premier a chauffer la salle. Le FN est l’origine plutôt que la conséquence. La connerie va plus vite à cultiver que l’intelligence.
Sans oublier la mère tape-dur de l’IFRAP, bien entendu : Agnès Verdier-Molinié.

14/08/2023 19:09 par rené

Ce texte rappelle à tous les hors d’age comme moi, postier ou non, Poste Restante maintenant . La présence quotidienne du facteur
qui rassure et confirme le bien commun, le trait d’union d’une époque. Merci l’auteur .

14/08/2023 19:43 par Sam

Je me souviens, la poste s’appelait PTT, en ce temps-là. On connaissait le facteur, il venait à vélo dans notre village du sud-ouest. Le prix du timbre était dérisoire. Aux PTT, on était reçu par des gens en vrai, qui souriaient et pouvaient même plaisanter. Y avait pas de guichet bancaire et on attendait pas.
Le néo-libéralisme a brisé tous les services publics de la même façon. La preuve, ils ont tous des vigiles à l’entrée, des fois qu’on casserait tout.
Ca ne pourra qu’aller jusqu’à disparition. Le temps des luttes, des révoltes est quasiment révolu. Elles sont remplacées par le simulacre déroulé le matin de telle à telle heure, en fin de semaine pour ne pas trop déranger, et les hauts-parleurs crient bien fort qu’on doit se soumettre avec beaucoup de chansons et des banderoles solides, coloriées de mots d’ordre bien propres sur eux.
Nous sommes, de toute façon, dans l’ère de la foule solitaire. Et la résignation est telle qu’elle anticipe comme acquis la perte qu’elle n’a pas encore subit.
Restent les souvenirs. Personne ne peut nous les enlever, encore. L’inconvénient avec eux, c’est qu’il faut avoir toute une vie derrière soi pour qu’ils soient assez nombreux et assez en rupture avec l’époque.

14/08/2023 20:12 par roanne15

oui enfin bon c’était mieux avant certes mais pas tant que ça savez-vous...

j’etais aux ptt (petit travail tranquille, ainsi qu’aussi paie ta tournée ...) fin des 60’s. d’abord au telephone, qui était encore à fiches on appelait le numéro demandé et on mettait l’appelé en contact avec son appeleur c’etait source de gags : on pouvait ecouter les conversations sans problème, on pouvait couper l’un ou l’autre, ou les mettre en contact avc des inconnus, bref c’était sans limites. chacun avait un numero dédié, moi par exemple j’étais "Roanne 15", yavait énormément d’operatrices, en tout cas bcp plus que d’operateurs, ce qui fait que la drague était intense, en tout bien tout honneur bien entendu...

Ensuite facteur, remplacement des tournées dont le titulaire était absent, malade, en vacance, c’était sportif parce que quand tu connais pas bonjour la galère pour trouver les boites, les lieux, les changements, les réexpédition les deces les demenagements, la 1ere fois j’ai fini juste avant la tournée de l’après-midi, qui était à 15h30, j’avais 16 ou 17 ans, tout juste viré de mon lycée de curés...
ou bien t’étais au tri, au tri gare par exemple, là c’etait pas 6h15 qu’il fallait arriver mais... 4h30 !

Ensuite passé le concours préposé ptt. ah le concours, ce piège à pigeons. en fait il servait juste à te déraciner pour t’expedier à Paris et d’où tu pourrais plus bouger parce que discipline féroce, que faisaient régner des CDI, conducteurs de tournée, ou de distribution, ma mémoire flanche, retraités de l’armée pour la plupart et qui se vengeaient de leur nullité en te cherchant des poux dans la tête particulièrement si celle-ci portait des cheveux longs. Des flics quoi.

Me souviens que ça a été jusqu’à me faire suivre en cachette pendant ma tournée pour tenter de me prendre en défaut. par un "vérificateur " que ça s’appelait, cette chose. même que j’avais eu droit à l’appréciation "préposé peu reluisant" de rage d’avoir échoué à me ptendre en flag de quoi que ce soit. Me souviens aussi qu’on partait avec des sommes énormes dans notre sacoche, pour aller payer mandats et retraites. dans mon souvenir 2, 3 millions.
Et même à fouiller ma chambre, en foyer, brn oui, c’était un foyer ptt, on va se gêner tiens...

Authentique.

Yavait... 3 tournées ! la première de journaux. Masse énorme. on se rompait le dos. des camions nous emportaient, à l’arrache, sur les lieux, et il fallait se magner : 2ieme tournée dans la foulée, 9h, courrier et recommandés, mandats etc et quand c’était fini ca recommençait : tournée de l’après-midi où t’avais de tout. et ça tous les jours sauf le dimanche, ouf

bien entendu à toi de te démerder pour trouver à te loger, duraille même si c’est pire depuis, j’imagine.
des cantines distribuaient de la bouffe avariée à tout ce bétail, c’etait mixte yavait les filles des chèques postaux. les préposés eux c’étaient QUE des préposés, hein, pas de préposées...

j’avais 20 ans, je laisserai à personne dire que c’etait... etc

15/08/2023 06:10 par calame julia

Impensable ! me répond un de mes enfants quand par inadvertance, je lui
dis que le facteur à oublié de me livrer la lettre des impôts... Ce serait une sacré
révolution, ajoute-t-il !
Le tiers-monde en action ? c’est lorsqu’il n’y a plus de services publics dignes
de leur fonction et que le peuple (une partie en tous cas) se saigne pour engraisser
des anonymes comme les appellations suscitées.

15/08/2023 08:31 par LAGIER

Bonjour Maxime Nous nous sommes rencontrés il y a fort longtemps au 56 boulevard de la Gare nous étions au même syndicat UFC-CGT
J ’ai lu (( Poste Restante )) . Excellent livre Je l’ai offert à ma petite factrice
Il y a un point qui n’est pas abordé : c’est celui de l’ARGENT
Le traitement du Directeur régional de la Poste que l’on pouvait retrouver dans le budget des PTT discuté à l4assemblée Nationale s’élevait à 25 0000Frcs mensuel.Après la réforme son salaire a été multiplié par 4
Il ne faut pas oublier ces quelques grands directeurs qui profitant de la réforme se sont attribués de substantielles primes défiscalisées
Le facteur à qui on avait promis une prime de 1 000 frcs attends toujours Merci qui ? Merci Quilès
Nous sommes dans la théorie du ruissellement due à Mandeville ( 1670-1737) La boîte à idées modernes de Macron La dernière minuscule petite gouttelette est pour le dernier de l’échelle ( la variable d’ajustement) , la bouche ouverte rien ne tombe . Oui des graines de suicide Salut Maxime prend soin de toi

15/08/2023 13:46 par J.J.

Asimbonanga @ Il y a bien souvent moyen d’acheter ailleurs qu’à Amazon. Pour les livres, la FNAC. Ou l’éditeur. Entrer le titre et l’auteur dans votre barre de recherche au lieu d’aller direct sur Amazon... Il y a d’autres marchands que Amazon, le fabricant du produit bien souvent.
On peut aussi s’adresser à une librairie indépendante qui assure les livraisons, souvent gratuites, comme la librairie Mollat à Bordeaux, un exemple entre mille, il y en a des quantités, suffit de chercher sur le net..
Je me garde bien de commander quoi que ce soit sur le net comme de c...au lit.

15/08/2023 17:16 par J.J.

ERRATUM à la place de "Je me garde bien de commander quoi que ce soit sur le net comme de c...au lit."
il faut lier : Je me garde bien de commander quoi que ce soit sur AMAZON comme de c...au lit.

15/08/2023 22:18 par chabian

Juste une anecdote. Tocqueville se plaint (j’ai oublié la référence) que le courrier de *Londres (où elle se trouve) met 48H pour arriver à Paris au lieu de 24h. comme jadis. Exigence d’un grand bourgeois pour un service public de privilégié au début XXe !. Mais cela en dit long !
Et je vois que ma mère, l’ainée de trois, écrivait chaque jour à ses frère et sœur pensionnaires, parce que les parents avaient "mireux" à faire (elle, du violon ; lui, des mauvaises affaires). Elle utilisait des cartes postales déjà pré-oblitérées et sans illustration, vendues par les PTT pour presque rien (le SMS des années 30 à 50).

16/08/2023 10:30 par Nicolas

Très bon article mais il manque la composante sur les syndicats et le personnel qui a, lors de la loi Quilès, complétrement marché dans le démantèlement de cette administration.

L’article omet donc complétement ce que l’on a appelé les reclassifications où les fonctionnaires ont eu le choix de choisir de rester fonctionnaires d’état ou de devenir des "fonctionnaires" de la Poste ou de France Télécom. Un peu comme si on disait des fonctionnaires d’Inter Marché.
Ce statut nouveau était une coquille vide : plus de concours mais des promotions à la tête du client, notation de type entreprise privée, mutations à tour de bras, fin des statuts particuliers comme celui du corps des techniciens des installations de Télécommunication.
Plus de 70 % a donc choisi ce nouveau"statut" car ceux qui restaient fonctionnaires n’avaient plus aucun concours ni tableau d’avancement de grade. J’ai eu l’honneur d’être de ceux-ci ce qui m’a valu de ne passer à l’échelon supérieur qu’après 15 ans cette disposition d’absence de tableau d’avancement ayant été supprimée.
Cette réforme a été voulue par la CFDT qui militait depuis longtemps pour un titre 5.
Plus étonnant est la position de la CGT qui n’a rien fait pour encourager les fonctionnaires d’état à ne pas changer. En CE de la CGT j’ai moi-même posé la question et le départemental m’a répondu que l’on ne pouvait demander aux collègues de s’assoir sur xx francs en plus car cette acceptation du changement était accompagnée d’une petite augmentation.
Même chose pour les actions aux personnels à France Télécom : refus total de la CGT de demander à n’en prendre aucune.
Plus de 70 % en ont acheté ce qui a fait dire à Michel Bon "qu’il y voyait comme une acceptation de sa politique.
Les années passant nous ne sommes plus resté que 5% de fonctionnaires d’état.
On ne pourras pas m’empêcher de penser que si l’immense majorité avait refusé ce marché de dupes, il n’y aurais jamais eu transformation en SA ou alors faut m’expliquer comment une SA pourrait employer des fonctionnaires d’état.
Donc hontes à tous les postiers et télécommunicants qui ont marché dans la combine.
Pour l’anecdote certains étaient trop limités et ne passaient jamais de concours. Beaucoup d’entre eux par la suite ont monté d’un ou deux niveaux au bon vouloir du directeur.
Maryse Dumas responsable nationale de CGT PTT était contrôleur. Elle s’est ensuite retrouvée 4-1 soit l’équivalent d’inspecteur principal. Dans l’administration on ne sautait pas deux niveaux en interne. Idem pour mon départemental qui était préposé et s’est retrouvé 3-1 soit l’équivalent d’inspecteur.
Tout cela par le système des EDA syndicaux que je nommais : "emplois désignés à l’avance"
C’était parfait comme retour d’ascenseur. Ma carte CGT, elle, est descendue à la poubelle.

16/08/2023 11:19 par Bernard Gensane

Cher Nicolas,
On ne peut pas tout dire dans un article de 1700 mots. Je partage toutes vos remarques, car j’ai, depuis des dizaines d’années, des membres de ma famille ayant passé leur vie professionnelle aux PTT ou à France Télécom. Un cousin a ruiné sa santé psychique car il a refusé le nouveau statut et a été mis au placard pendant plusieurs années. En fait de placard, il s’est retrouvé seul dans une pièce, assis devant un bureau vide, sans téléphone, et sans qu’on lui demande jamais de faire quoi que ce soit. Il était membre de la CGT. Un autre, heureusement proche de la retraite, a refusé le nouveau statut. Il a été bloqué à 3-1 alors que des collègues qui étaient hiérarchiquement sous lui, lui sont passés devant à 4 et des. Membre également de la CGT. Les filous profiteurs avaient la carte de la CFDT.

16/08/2023 11:29 par LAGIER

J ’ étais formateur à l ’Institut des Cadres Administratifs à Toulouse et j’ai eu comme inspectrice-élève Maryse Dumas qui avait été reçue au concours directe . Donc elle ne pouvait pas être contrôleur
Mes collègues à l’INCA syndiqués à la CFDT disaient dans une analyse hautement politique : si la CGT est contre c’est que c’est bon pour nous
La responsable CFDT de L’INCA a fini sa carrière comme inspectrice générale au cabinet de Notta et ambassadrice de France en Espagne Merci qui ? Merci le PS
Quand au responsable de FO à l’Inca il a fini Inspecteur général nommé par Chirac et il est devenu député RPR
Pour ma part je ne connais aucun responsable CGT-PTT ayant eu ces promotions

16/08/2023 14:55 par CAZA

HéHé
Tous fadas les facteurs .
La preuve ? :
Le seul exemple d’art naïf en architecture c’est un facteur qui l’a commis .

En lien le texte de Cheval
https://www.facebook.com/watch/?v=249511849727793

https://www.avoir-alire.com/l-incroyable-histoire-du-facteur-cheval-la-critique-du-film

16/08/2023 15:45 par Fald

Je voudrais illustrer un peu cet article excellent, sur un livre qui doit l’être aussi.
D’abord le téléphone :
Le seul moyen d’avoir quelqu’un au bout du fil quand on appelle pour un problème technique, c’est souvent de dire "résiliation" ou de taper la touche correspondante. La personne qui répond est alors assez aimable pour vous mettre en contact avec un technicien. J’ai fait deux fois le coup à Orange, mais aussi, dernièrement, à Engie-ex-GDF.
J’ai été amené une fois à publier cette brève sur Bouquin de Faces (Je ne sais plus le mot à mot, mais le contenu y est.) : Panne de téléphone. La très dynamique entreprise privée Orange n’a mis QUE quatre jours à le rétablir. Il y a 20 ans, ces fainéants de fonctionnaires des PTT auraient mis AU MOINS deux heures.
Ensuite la poste :
On a changé dans nos campagnes les noms de rues, routes et chemins, et on a numéroté les maisons, paraît-il pour que les livreurs, et donc les facteurs, puissent tout trouver facilement grâce au GPS.
Notons au passage qu’il y a déjà 5 ou 6 ans et que pas un GPS n’est à jour. J’imagine les cris de nos libéraux en chefs si ce service était un monopole public et avait mis plus de 6 mois à intégrer les nouvelles adresses...
Quant à la poste, elle m’a fait remarquer vertement qu’un journal allemand nous arrivait toujours au lieu dit "Pétaouchnoc" alors que nous sommes désormais au "23 ter, impasse des petites fleurs". Et qu’il fallait changer cela très vite sous peine de ne plus le recevoir. Dans un patelin de 2000 habitants ! C’en est bien fini de la feignasse de fonctionnaire qui retrouvait "mon fisse, ifilaficelle a paris". Place au privé performant !

16/08/2023 16:12 par tchoo

ça tombe bien
je viens de recevoir un mail de leur part me demandant d’évaluer leurs services
je fait une copie expurgée de cet article et leur envoi

16/08/2023 16:57 par Bernard Gensane

A Fald :
A quelques kilomètres de l’endroit où je me trouve dans le sud-ouest, un poteau télégraphique est tombé par terre. Sans interruption du courant. Il est resté au sol pendant huit jours avant d’être réparé. Avant la privatisation, la réparation aurait eu lieu dans les 24, au pire, dans les 36 heures.

17/08/2023 16:11 par Jos

Le service de la poste est catastrophique et très cher. En effet, combien de fois, étant chez moi, j’ai attendu un colis pour voir apparaitre dans le suivi du colis de la Poste que le livreur" était passé et que j’étais absent par conséquent pour récupérer le colis il fallait aller : à 10 Km, à la Poste !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

En France c’est la décadence totale dans tous les domaines. Tout est livré au marché, il y a longtemps qu’il n’y a plus de gauche qui a refusé d’affronter le capital et qui se met derrière la CIA et ses terroristes pour que les USA conservent leur hégémonie. Soutenir les nazis de Kiev, comme le font LFI, le PC, les écolos et le PS est à vomir. Que les peuples les emportent en enfer.

17/08/2023 18:22 par Nicolas

J’accepte la rectification Maryse Dumas était inspecteur.
Il n’en reste pas moins qu’elle est passée 4-1, équivalant à inspecteur principal.
Ce grade d’inspecteur principal elle n’aurait pu l’avoir dans l’administration des PTT qu’en passant un concours (niveau math sup mats spé) Ce n’est pas gagné d’avance.
Elle aurait pu prétendre à passer inspecteur central à l’ancienneté.C’est tout.
Reste qu’elle a accepté les "reclassifs" qui ont fait tant de mal.

17/08/2023 21:25 par Geb.

@Betty...

Reçu le bouquin ce matin, (Hélas pas par La Poste).

Je viens de le lire d’un trait et j’y ai retrouvé 40 ans de luttes avec les camarades de la CGT des PTT quand j’étais Délégué CGT du Syndicat du Livre...

Et que j’allais voir les Camarades du Tri postal à la Rue Honnorat à Marseille.

Rien n’y manque, y compris la suppression de l’avion postal de nuit qui livrait la presse quotidienne nationale en Province qui faisait "passagers" le jour et "la Poste" la nuit. Et dont la disparition a permis la délocalisation de cette Presse et la casse du Syndicat du Livre parisien ainsi qu’une de nos dernières batailles perdues quand mon village de 6000 habitants s’est vu amputé il y a cinq ans de son Bureau de Poste au profit d’une Maison du Bel Age, (Merci à Martine Vassal de nous avoir pris pour des cons), qui en a repris une partie de l’activité.

Ils ont même eu le culot, (La Banque Postale), de faire payer à la Commune 5000 balles par an pour maintenir un Distributeur automatique en panne un jour sur deux. La commune n’ayant plus de Banques depuis le départ du guichet de la Banque postale.

Puis l’Aéropostale, Mermoz, et tout et tout et tout...

Et puis on a l’impression de lire l’Histoire de la Vie d’une partie de notre famille, même si l’auteur dit que quand il était jeune il "avait peur des Communistes de la CGT". ((- :

Et merci à Bernard pour nous avoir fait connaître le bouquin et l’auteur.

19/08/2023 13:28 par Geb.

Quand t’as plus de Poste à plein temps, 80 ans, et que les livraisons sont aléatoires, tu fais comme tu peux. Et si ça plaît pas à certain(e)s ils ont qu’à venir me le dire de vive voix. Ici on n’a même pas eu les Professions de Foi des candidats aux dernières élections.

Pas grave j’avais aucune intention de voter pour qui que ça soit.

Ma "résistance" je la place ailleurs où je sais qu’elle fait mal. En particulier contre ceux qui se la jouent aux Résistants en plongeant dans toutes les chausse-trappes que leur tend le Capitalisme et qui enfument les prolos.

On les a vu à à l’oeuvre pendant le COVID et la piqouze, avant avec les élections et la NUPES, et on peut remonter jusqu’à José Bové. Et même avec Mitterrand.

Et ça continue encore et encore.

Je préfère être un "mauvais" Résistant, (Par rapport à qui, d’ailleurs ?), qu’un Résistant mort de faim.

Et je préfère être "complice" avec un Jeff Bezos qui annonce sa couleur et que je peux pas atteindre qu’avec tous les gourous de la soi-disant gauche d’ici et leurs groupies qu’on a sous la main.

D’ailleurs l’Auteur s’il veut pas qu’on achète chez Zonzon il a qu’à pas y déposer ses bouquins, n’oublies pas de lui envoyer un petit mot sur le sujet... (- :

On en attend d’aucuns aux prochaines élections... Si elles ont lieu.((- :

Parce que jusqu’à maintenant les "comme moi" on s’est contenus à s’abstenir en la fermant publiquement.

Demain ça n’est pas impossible qu’on leur rentre dedans en les exposant à bloc, (Avec tout ce qu’on sait sur eux ça sera pas difficile et c’est pas les tambours qui manqueront pour répercuter), et leur expliquer que nous il vaut mieux nous avoir "avec" que "contre"...

20/08/2023 07:12 par Danael

Je trouve instructif ce bref historique sur la poste ainsi que les témoignages qui l’accompagnent. Il me renvoie à ce que dit fort justement Bernard Friot à savoir que le capitaliste cherche avant tout à enlever aux travailleurs toute possibilité de maîtrise et souveraineté sur le travail qui mettrait en danger sa domination et ses normes. Casser des services publics rentables socialement et financièrement va dans ce sens aussi.

https://youtu.be/WvA7x9kxkOc

20/08/2023 10:40 par Sam

@Geb

C’est avec amertume que je soutiens ton propos, Geb. Déçu de plus en plus de cette fausse gauche, de bons sentiments socialisses, de programmes politiques type "chaise occupée" - on se révolte à coups de casseroles pour fédérer à peu de frais -, de leaders bien propres à l’extérieur, mais on a encore des amis au Quai d’Orsay et on pousse des cris d’orfraies contre la Russie, pour se coucher plus facilement devant les USA - suivez mon regard...
A "l’extrême" de la gauche on rejette pareil la Russie, l’agresseur,qui est "mpérialiste pareil" que l’US. Je dirais un mot là-dessus, même s’il y aurait tellement à dire, ne serait-ce qu’en comparant le nombre d’invasions et le nombre de bases militaires entre USA et Russie : les ennemis de mes ennemis sont mes amis. Les USA représentent le gouvernement, la puissance mortifère de très loin la plus dangereuse pour le monde entier. Alors, camarades NPA et LO actualisez vos pensées, vos visions.
La droite, ou plutôt l’extrême-droite généralisée du Modem à MLP, n’en parlons même pas. Ce gros c...n de Retailleau, pour ne citer que lui, a clamé qu’il avait inventé la réforme des retraites avant Macron...Tout cette boue, cette cohortes de valets corrompus est à vomir.
Alors, où est l’outil...? Tu sembles avoir trouvé le tien tant mieux pour toi. J’ai le mien, c’est le révolver immense de la création qui tire, entre autres, sur la bête immonde qui renait et se renforce. C’est symbolique, c’est individuel, mais j’ai pas mieux.

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