2005-03-26

Appel au colloque du 26 mars à la Sorbonne

Appel de Denis Collin et Jacques Cotta, animateurs d’Utopie Critique.
Au 21 février, les interventions d’Éric Cocquerel pour le MARS et de Jean-Luc Gonneau pour la CNGR et le Cactus Républicain sont acquises. D’autres, sans doute nombreuses, vont venir.

JMH

Dans quelques semaines, les Français seront appelés à approuver par voie référendaire le projet de Traité établissant une Constitution pour l’Europe (élaboré sous la direction de Valéry Giscard d’Estaing), déjà adopté par les chefs d’Etat et de gouvernement.

Ce choix sera simple.

Ceux qui diront OUI à ce traité diront OUI à la destruction de la souveraineté nationale !

Ceux qui diront OUI à ce traité diront OUI à l’anéantissement des bases fondatrices de notre République, et notamment à la disparition de la laïcité qui permet de vivre ensemble !

Ceux qui diront OUI à ce traité diront OUI à une Construction européenne qui méprise la démocratie et bafoue l’égalité, la liberté, et la fraternité des peuples !
Ceux qui diront OUI à ce traité diront OUI à la destruction des lois sociales !

Ceux qui diront OUI à ce traité diront encore OUI à la liquidation des services publics, à l’accélération des privatisations, à la destruction de l’éducation, à la mise sous tutelle de notre système judiciaire !

Ce traité constitutionnel européen signifie supranationalité, assujettissement dans tous les domaines de la vie aux lois du marché et aux échanges commerciaux.

C’est pourquoi il n’y a qu’une réponse possible, simple, nette, sans équivoque : c’est le NON !

Cette affaire nous concerne au premier chef. Nous savons que les promoteurs de ce projet vont cadenasser le débat, compliquer les arguments, tenter de nous plonger dans l’abstention !

Il n’en n’est pas question.

Ni OUI, ni abstention, mais NON !

Pour la gauche, pour les partis et syndicats ouvriers, c’est l’heure du choix décisif. Il existe, traditionnellement, au sein de la gauche, des points de vue bien différents sur la question européenne.
Certains sont partisans d’une Europe fédérale...
D’autres défendent une Europe des nations indépendantes ouvertes à des coopérations...

Mais ces divergences, légitimes et anciennes, risquent bien d’être obsolètes : l’adoption du Traité constitutionnel européen barrerait pour longtemps la voie de la réalisation tant de l’une de ces perspectives que de l’autre.

C’est pourquoi, indépendamment des positions qu’on puisse avoir sur l’Europe, nous pensons nécessaire l’unité sans exclusive, la plus large possible à gauche, pour barrer la route au Traité constitutionnel de Giscard d’Estaing !

De nombreuses organisations politiques et syndicales, dont la première d’entre elles, la CGT, se sont d’ores et déjà prononcées pour voter NON. Comme elles, nous décidons de faire savoir notre position NON, NON et encore NON !

A l’initiative de la revue UTOPIE CRITIQUE, un colloque se tiendra le samedi 26 mars 2005 à la Sorbonne pour contribuer à construire cette unité pour le NON, sur lequel doivent se retrouver tous ceux qui sont attachés aux conquêtes et traditions du mouvement ouvrier, tous les militants de gauche, tous les républicains.

Pour le NON, pour l’unité permettant de l’emporter, nous serons à ce colloque et appelons à y participer.

COMMENTAIRES  

25/02/2005 13:14 par marie.baillet

On dira NON c’est tout !
Marie Baillet Prof en retraite.

03/03/2005 14:43 par morico

Chirac dit aux media que voter non est une connerie et il dit à ses proches que pour gagner moins de 10000 euros par mois il faut être un connard. Le problème est qu’au sens de Chirac la France est un pays de 60 millions de connards.
Alors disons NON et merde à Chirac le spécialiste de la crotte de chien, des affaires et de l’aggravation de la fracture sociale avec ses compères Giscard,Berlusconi, Barroso, Sarkozy brothers...

22/03/2005 12:20 par J. M. Hureau

Voici les thèmes abordés, les participants au colloque et son organisation.
JMH

Utopie critique

Le 26 mars 2005 à La Sorbonne (amphi Turgot) Paris, à 9 heures.

thème : Le traité établissant une Constitution européenne signe-t-il la fin de la politique ?

Introduction, présidence (10 minutes) :

Tony Andréani, professeur de sciences politiques, membre de la rédaction d’Utopie critique.

Premier rapport : Avancées ou reculs de la démocratie ? (15 minutes) :

Yves Salesse, co-président de la Fondation Copernic.

Deuxième rapport : Politique économique ou autorégulation des marchés ? (15 minutes) :

Dominique Plihon, président du Conseil scientifique d’Attac.

Troisième rapport : Politique sociale ou dérégulation sociale ? (15 minutes) :

Christophe Ramaux , économiste, Conseil scientifique d ¹Attac.
Questions-réponses (45 minutes) de 10 h 30 à 11h.

Deuxième partie. Table ronde présidée par Gilbert Marquis, directeur de la revue, sur le thème général,
chacun abordant les aspects de son choix, avec :

Eric Coquerel, président de l’association MARS ; Jean-Luc Gonneau, Le cactus républicain/La Gauche ! ; Florence Gauthier, historienne ; Michel Naudy, journaliste ; Georges Labica, Appel Valmy ; Jean-Pierre Lemaire, (Les Verts) ; Pierre Lévy, journaliste Bastille-République-Nation ; Bernard Teper, responsable de l’UFAL

1 heure : 11h-12h

Discussion générale : 12 h-13h 30

Si, l’assistance est importante, la question peut se poser, si nous en sommes d’accord, que le colloque se poursuive dans l’après-midi. Nous adopterions une 2e formule : le matin, les rapports seraient plus longs (20 à 25 minutes), chacun suivi d’une discussion de 20 minutes, ce qui mènerait à midi. Après-midi : table ronde 14h-15h. Discussion générale : 15h-16h.

Utopie critique , 40, rue de Malte, 75011 PARIS . tél. 01 43 70 49 67

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