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Auteur : René NABA

Le Bougnoule, sa signification étymologique, son évolution sémantique, sa portée symbolique

René NABA

En ces temps là, « la chair à canon » carburait à la gnôle. Par un subterfuge dont la raison détient seule le secret, qui n’en révèle pas moins les présupposés d’un peuple, les ressorts psychologiques d’une nation et la complexion mentale de ses dirigeants, la revendication ultime préludant au sacrifice suprême -« Aboul Gnoul », apporte l’alcool- finira par constituer, par un dévoiement de la pensée, la marque d’une stigmatisation absolue de ceux qui auront massivement contribué, à deux reprises, au péril de leur vie, à vaincre, paradoxalement, les oppresseurs de leurs propres oppresseurs.

En guise de commémoration du centenaire de la Première Guerre mondiale (1914-1918) En signe solidarité avec Christine Taubira, grande dame de la justice française, victime d’un méprisable délit de faciès En pièce jointe : « Les dogues noirs de la République » selon l’expression du sénégalais Léopold Sedar Senghor, dont le sacrifice a contribué à la grandeur de la France. Tableau des pertes coloniales, nom du fichier : tableau-pertes-coloniales.pdf (249 kB)Le contexte historique À l’assaut des tranchées adverses, ployant sous un déluge d’obus, suffoquant sous l’effet des gaz mortels sur les champs de bataille brumeux et venteux du Nord-est de la France, sous la glaciation hivernale des nuits noires de novembre, à des milliers de kilomètres de leur tropique natal, les grandes rasades d’alcool galvanisaient leurs ardeurs combatives à défaut d’exalter leur patriotisme. En ces temps là, « la chair à canon » carburait à la gnôle. Par un subterfuge dont la raison détient seule le (…) Lire la suite »

Géopolitique du Moyen-Orient : Le Liban et le salafisme-wahabisme

René NABA

Interview de cccc par RPL (Rassemblement pour le Liban), la branche française du Courant patriotique Libanais du Général Michel Aoun. Propos recueillis par Mohamad Ezzeddine

RPL- Le rigoriste Ahmad Al Assir a ruiné Saida pendant deux ans et l’a détruite. Qui finançait et armait ce terroriste et son groupe ? RN : AL-Assir n’est pas le fait du hasard. Nullement. Certainement pas un phénomène de génération spontanée. Certainement pas une icône révolutionnaire du calibre de Mohamad Bouazizi. Son surgissement a été programmé. Depuis 2006, en pleine guerre de destruction israélienne du Liban, l’Arabie saoudite et l’Egypte de Moubarak n’avaient de cesse d’entraver le Hezbollah, projetant de créer une milice sunnite au Liban, non pour participer à la guerre contre Israël, l’ennemi officiel du Monde arabe, mais une milice sunnite qui fasse contrepoids au Hezbollah, sur une base sectaire, en vue de faire de l’ombre à la milice chiite. Un pion dans une éventuelle négociation visant à désarmer le Hezbollah. Wikileaks a fait état des entretiens à ce sujet de Saoud Al Faysal, ministre saoudien des Affaires étrangères, avec David Satterfield, sous-secrétaire d’état (…) Lire la suite »

Egypte : Le rêve fracassé du Califat.

René NABA
Paris – Un an de pouvoir a fracassé le rêve longtemps caressé d’un 4eme Califat, qui aurait eu pour siège l’Egypte, le berceau des « Frères Musulmans », devenue de par l’éviction brutale du premier président membre de la confrérie, la tombe de l’islamisme politique. Le Califat est une supercherie lorsque l’on songe à toutes les bases occidentales disséminées dans les monarchies arabes, faisant du Monde arabe la plus importante concentration militaire atlantiste hors des Etats unis. Dans un contexte de soumission à l’ordre hégémonique israélo-américain, le combat contre la présence militaire atlantiste paraît prioritaire à l’instauration d’un califat. Et le califat dans sa version moderne devrait prendre la forme d’une vaste confédération des pays de la ligue arabe avec en additif l’Iran et la Turquie soit 500 millions de personnes, des réserves énergétiques bon marché, une main d’oeuvre abondante. En un mot un seuil critique à l’effet de peser sur les relations internationales. (…) Lire la suite »
Egypte-néo-islamiste : Retour sur la séquence Mohamad Morsi et des néo islamistes arabes à l’ombre du « printemps arabe »

La métaphore de Suez

René NABA
I – La signification symbolique de la destitution de la statue de Nasser Paris – La destruction de la statue de Nasser à Benghazi, acte fondateur du pouvoir néo islamiste en Libye, en 2012, a constitué la marque symptomatique du nanisme politique d’une équipe sans légitimité, ni charisme, parvenue au pouvoir à Tripoli sous les ailerons des Tomahawks américains. Indice d’une rare aberration mentale, la destitution symbolique du chef de file du nationalisme arabe a traduit dans le même temps la haine rance que les néo islamistes nourrissent à l’égard d’un homme qui a relevé la tête des Arabes et tenu en respect les puissances occidentales pendant près de deux décennies. Nasser qui a scandé le redressement arabe avec son légendaire cri de ralliement « ارفع رأسك يا أخي » Irfah Ra’sak Ya Akhi- Relève ta tête mon frère », dont le charisme enflammait les foules de la planète bariolée au point de faire peser une menace d’implosion du Commonwealth britannique dans la foulée de (…) Lire la suite »

La fin sans gloire de l’émir du Qatar

René NABA

Ce dégagement sans ménagement constitue une claire démonstration du statut mineur des souverains du Golfe par rapport à leur tuteur américain.

Le dégagement politique de l’émir du Qatar, par voie de l’évacuation sanitaire, a été programmé, contraignant le souverain à céder son trône, en pleine gloire, en pleine force de l’âge, à son fils cadet, le prince Tamim, une transmission de pouvoir inédite dans les annales des pétromonarchies gérontocratiques du Golfe. L’émir, né en 1952, a réuni lundi 24 juin 2013 la famille régnante au lendemain de la « conférence des amis de la Syrie », en compagnie des « sages » de la principauté, pour une mise au point final du dispositif d’abdication. Présentée par ses nombreux communicants comme répondant au souci du souverain de procéder à un rajeunissement du pouvoir dans les gérontocraties du Golfe, cette transition inhabituelle du pouvoir au Qatar, dans un pays théâtre de deux coups d’états dynastiques au cours de ses 40 ans d’indépendance, devrait, dans la foulée du « printemps arabe », servir d’exemple pour les générations futures en matière de transfert de pouvoir dans les (…) Lire la suite »

Liban-France : Georges Ibrahim Abdallah : Contre l’oubli.

René NABA

Militant pro palestinien d’origine libanaise, emprisonné en France depuis 29 ans, Georges Ibrahim Abdallah est l’objet d’un invraisemblable déni de droit de la part de la France, dans l’indifférence générale de l’opinion arabe et internationale, particulièrement libanaise...

I – Une justice à la Kafka Paris – Un homme libre en captivité. Tel est le paradoxe de cet homme de conviction et de rare courage, victime des contradictions françaises. Pleinement Libre, mais retenu en otage de considérations politiques françaises où le ministère de l’intérieur fait capoter une remise en liberté, non au nom de la raison d’état, mais pour des considérations électoralistes, où la duplicité tient lieu de posture morale en ce que le principe de la séparation des pouvoirs, hautement proclamé surtout depuis le scandale Jérôme Cahuzac, est subrepticement bafoué par des arguties de basse manœuvres politiques. La Cour d’appel avait ordonné la libération de Georges Ibrahim Abdallah en subordonnant sa remise en liberté à un arrêté d’expulsion du territoire du ministre de l’intérieur. Beaucoup y ont vu dans cette décision de justice une double peine déguisée infligée au prisonnier. Un principe prohibé par le droit français. D’autres, tout aussi nombreux, ont considéré que (…) Lire la suite »

Chine-Afrique : Le lièvre américain et la tortue chinoise, une fable à l’échelle planétaire 1/4

René NABA
Paris-Le nouveau président chinois Xi Jinping chinois a réservé à l'Afrique son premier déplacement officiel, dans une démarche symbolique qui illustre la vivacité de la rivalité sino occidentale sur le continent noir et la prépondérance que la Chine y a prise au détriment de ses deux anciens maitres, le Royaume Uni et la France, qu'elle a supplantée en deux décennies. Autre message codé, à valeur hautement significative, le dirigeant chinois s'est rendu le 26 Mars en Afrique du Sud pour une visite d'Etat au pays vainqueur de l'apartheid, avant le sommet des pays émergents des BRICS tenu le lendemain à Durban. Pretoria a constitué la première étape d'une tournée en Afrique comprenant notamment le Congo-Brazzaville, fief français de l'Afrique centrale ou il s'est rendu les 29 et 30 mars pour des entretiens avec son homologue Denis Sassou Nguesso. Les paramètres de départ : La « théorie de anneaux maritimes » des Etats-Unis et la « stratégie du collier de perles » de la Chine (…) Lire la suite »

Justice pénale internationale : posture ou imposture ?

René NABA
Le président soudanais Omar al Bachir a ravi la vedette à ses pairs arabes, en participant au sommet arabe de Doha, fin mars, infligeant du même coup un camouflet aux occidentaux, bravant ainsi tant Israël, qui a lancé en janvier un raid d'intimidation meurtrier contre le Soudan, que la justice internationale dont la sélectivité dans le choix de ses justiciables fait craindre une instrumentalisation de cette juridiction à des fins politiques au service des desseins du camp occidental. Sauf infléchissement ultérieur, un tel tri sélectif opéré en Mars 2009 - Rafic Hariri/Liban (1er mars) et Omar al-Bachir /Soudan (4 mars) - à l'exclusion de tout autre cas similaire, pourrait dénaturer la posture morale dont elle ambitionnait de se draper en une imposture, la négation même de la notion de justice. Le ciblage du monde arabo-africain, à l'exclusion de toute autre sphère géopolitique, à la notable exception de l'ex-Yougoslavie et du Cambodge, séquelles du bloc communiste (1), paraît (…) Lire la suite »