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Bally Bagayoko.

J’ai autour de moi des gens qui ont du mal à mémoriser le nom du maire de Saint-Denis (Bally Bagayoko). Le noir, là, celui de la ville des noirs vivants et des rois morts, ou kek’ chose comme ça, ils l’ont dit à la télé, celui (Bally Bagayoko) qui est porté en triomphe par des lycéens endoctrinés par LFI, celui (Bally Bagayoko) qui n’a pas d’accent afrrricain prrrésentement sous prétexte qu’il est né à Levalllois-Perret, a grandi dans une HLM à Saint-Denis, a étudié à l’Université Paris 8 Vincennes (maîtrise de sciences et techniques). Il (Bally Bagayoko) est cadre à la RATP.

A charge contre lui (Bally Bagayoko) je dirai que les médias n’arrivent pas à lui faire dire que Mélenchon a un égo surdimensionné, qu’il est brutal et que dans son école maternelle de Tanger, il arrachait les pattes des sauterelles.

Finalement, il (Bally Bagayoko), n’est pas le mauvais bougre, bien qu’il ne soit pas d’origine caucasienne et qu’il soit maire LFI (le parti des racisses antisémisses).

Théophraste R. Auteur de la méthode : « Apprenez à dire Bally Bagayoko ».

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COMMENTAIRES  

29/09/2026 11:12 par J.J.

J’ai assisté hier au soir en me promenant comme à mon habitude sur la 6, la 5, TF1, entre autres chaînes, à une belle séance de mensonge par omission.
À propos des manifs à St Denis, pour la 6 et TF1 le scoop (éventé d’un reportage tronqué) a consisté à déclarer, avec comme un arrière(ou avant) goût de réprobation que le maire Bally Bagayoko (je m’entraîne), membre de LFI, avait participé à cette manifestation. (sous entendu pour s’associer au désordre).
Sur la 5 nous avons eu droit à un toute autre version : le reportage a montré le maire de St Denis (c’est plus facile à écrire que Bagayoko) au milieu des étudiants qui l’ont ovationné. Il leur a promis d’agir pour l’amélioration de leur situation dans la mesure de ses moyens. Puis il leur a demandé de mettre fin à leur manifestation qui s’est terminée, pacifiquement, tranquillement, sans débordement et sans l’intervention des "forces de l’ordre" présentes.
Rendons à César ce qui appartient à Jules et remercions la "5" .

29/09/2026 17:17 par Roselyne Arthaud

Je suis abonnée au GS, j’ai voté Mélenchon en 2017, j’ai voté Mitterrand, j’ai de petits-enfants métis.. et pourtant j’ai du mal à prononcer spontanément Bagayoko...ça me contrarie !

30/09/2026 09:13 par RV

Je suis abonnée au GS, j’ai voté Mitterrand, j’ai voté Mélenchon en 2017, j’ai de petits-enfants métis, et pourtant j’ai du mal à prononcer spontanément « Bagayoko ». Ça me contrarie.

Ce trouble révèle le poids du discours dominant, de la culture dominante, qui nous habite même quand toute notre vie on s’est crue en opposition à cet environnement. On croit que les votes, les combats, les amitiés, les familles métisses suffisent à nous laver des préjugés. Mais le discours dominant ne demande pas la permission : il s’installe dans les automatismes de la langue, dans les hésitations qu’on n’avoue pas.
Pourquoi « Mélenchon », « Mitterrand », « Macron » viennent-ils sans y penser, et pas « Bagayoko » ? Ce n’est pas une question de syllabes, c’est une question d’habitude. La culture dominante a rendu certains noms familiers, d’autres étranges. Théophraste R. le sait : il répète le nom onze fois, comme une gifle, comme un rappel. Il ne se moque pas de Bally Bagayoko, il se moque de nous, de ce pays qui bute sur un nom, de ces médias qui font d’un maire noir un sujet, un problème, un exercice. Roselyne Arthaud ne dit pas « je ne peux pas », elle dit « j’ai du mal », « ça me contrarie ». Cet aveu est précieux : il nomme ce que tant de gens de gauche n’osent pas nommer.
Le racisme ordinaire survit à nos victoires, à nos amours, à nos fidélités. La contrariété de Roselyne Arthaud est politique : elle refuse de s’avouer vaincue par ce que la société a déposé en elle.
Le combat, ce n’est pas seulement voter, manifester, aimer. C’est désapprendre.
Le nom de Bally Bagayoko n’est pas difficile : c’est nous qui avons été rendus difficiles à son égard. Tant que nous ne le reconnaîtrons pas, nous continuerons de buter et de nous en contrarier.
L’important n’est pas de ne pas buter, mais de savoir pourquoi on bute, et de refuser que ce soit une fatalité.

30/09/2026 09:15 par RV

Je suis abonnée au GS, j’ai voté Mitterrand, j’ai voté Mélenchon en 2017, j’ai de petits-enfants métis, et pourtant j’ai du mal à prononcer spontanément « Bagayoko ». Ça me contrarie.

Ce trouble révèle le poids du discours dominant, de la culture dominante, qui nous habite même quand toute notre vie on s’est crue en opposition à cet environnement. On croit que les votes, les combats, les amitiés, les familles métisses suffisent à nous laver des préjugés. Mais le discours dominant ne demande pas la permission : il s’installe dans les automatismes de la langue, dans les hésitations qu’on n’avoue pas.
Pourquoi « Mélenchon », « Mitterrand », « Macron » viennent-ils sans y penser, et pas « Bagayoko » ? Ce n’est pas une question de syllabes, c’est une question d’habitude. La culture dominante a rendu certains noms familiers, d’autres étranges. Théophraste R. le sait : il répète le nom onze fois, comme une gifle, comme un rappel. Il ne se moque pas de Bally Bagayoko, il se moque de nous, de ce pays qui bute sur un nom, de ces médias qui font d’un maire noir un sujet, un problème, un exercice. Roselyne Arthaud ne dit pas « je ne peux pas », elle dit « j’ai du mal », « ça me contrarie ». Cet aveu est précieux : il nomme ce que tant de gens de gauche n’osent pas nommer.
Le racisme ordinaire survit à nos victoires, à nos amours, à nos fidélités. La contrariété de Roselyne Arthaud est politique : elle refuse de s’avouer vaincue par ce que la société a déposé en elle.
Le combat, ce n’est pas seulement voter, manifester, aimer. C’est désapprendre.
Le nom de Bally Bagayoko n’est pas difficile : c’est nous qui avons été rendus difficiles à son égard. Tant que nous ne le reconnaîtrons pas, nous continuerons de buter et de nous en contrarier.
L’important n’est pas de ne pas buter, mais de savoir pourquoi on bute, et de refuser que ce soit une fatalité.

30/09/2026 11:47 par Carlos

Oui, prononcer le nom et prénom du maire de Saint Denis n’est pas difficile pour nous, il suffit d’un peu d’attention et c’est aussi facile que Marie ou Durand, mais j’ai eu l’occasion dans mon travail d’avoir à dire ou écrire des noms pas évident pour notre culture et notre langue maternelle et j’ai toujours essayé de faire au mieux en demandant comment prononcer certains noms sans (trop) faire d’erreur.
Mais qui a essayé de dire sans faille Grzegorz Brzęczyszczykiewicz ? (nom repris dans un film polonais).
Bref, il suffit juste d’un peu d’empathie en ce qui nous concerne, mais les médias qui font tout pour tordre certains noms le font sciemment (Epstein ou....Bagayoko ?? )

30/09/2026 15:49 par CAZA

Il y a pourtant longtemps que ça dure pour Yagokabo et la mémorisation du nom du Noiw de St Denis .
https://plainecommune.fr/institution/bally-bagayoko-president-de-plaine-commune

Sinon refuseriez vous seize minutes de petit plaisir ?
Genre :
<<< Je présente mes excuses à tous les cochons de France qui n’ ont jamais défendu un génocide
https://www.youtube.com/watch?v=4q99har164Q

30/09/2026 17:42 par Bernard Gensane

Youba Bathily, historien et sociologue malien, s’est fait un plaisir d’étudier l’origine du patronyme Bagayoko.

“ L’histoire africaine est reconstituée à partir de la tradition orale. Or, il existe plusieurs versions pour chaque récit. En absence de preuves de supériorité, aucune version ne peut dominer sur l’autre. Échangeons donc de versions pour enrichir notre histoire et connaître la différence de versions pour notre propre analyse. Évitons donc de mépriser la version de l’autre. Je vous donne ma version dans le plus grand respect, donnez la vôtre version dans le plus grand respect !
Les Bagayogo ont une histoire ancienne. Leur parcours fut traité par Youba Bathily dans ses livres appelés "Le patronymes au Mali" et "Après l’empire du Ghana".
Le totem des Bagayogo est le caïman et le singe rouge. Selon les uns, Le nom Bagayogo ou Bakhayokho vient du soninké, et signifierait Baga Yigo dans la langue des Diawara Soninke qui résidaient à Tombouctou. "Baga" signifie en soninke "bleu" Yigo ou Yoko = « le porteur ou l’homme ». Alors Bayayogo signifie en soninke " l’homme au boubou bleu".
Dans mon livre "Les patronymes au Mali", la version Malinkés des Bagayogo est donnée. Après le retour triomphal de la conquête du Djolof par Tiramakan Tarawélé, le clan Bakhayokho fut créé de l’union de l’ancêtre des forgerons, Noun Fayiri Bakhayokho, et l’aïeule des griots, Mama Djéli Mousso Nin Toumou Maninian. Ils furent des enfants qui furent appelés Sanou Kankira Nin ou « Petit coffret en or » et Wari Kankirani ou « Petit coffret en argent ». Ils devinrent des Sinayokho et plus tard Bagayogo, rendant ainsi ne nombre de clans de Mandé de trente-trois à trente-quatre.

Nos recherches montrèrent que les Bagayoko furent des marabouts et non des forgerons. L’histoire nous révèle que les Wangara Bakhayokho ou Bagayoko seraient des descendants du Prophète David (Daouda) qui n’aurait eu qu’un seul fils du nom Salomon (Souleymane) qui a eu à son tour deux enfants : une fille et un garçon. Ces deux enfants auraient pour maman Balakissa (Reine de Saba), femme djiin (mystérieuses) et deuxième épouse de Salomon. Découvrez le reste dans mon livre sur les patronymes au Mali.

Le livre explique comment le peuple Bakhayokho a vécu dans l’empire de Ghana et sous l’empire de Ghana et aussi après l’empire de Ghana. Les Bakhayokho ont dirigé le royaume de Kaarta créé après l’éclatement de l’empire du Ghana. Voulez-vous connaitre les rois qui ont dirigé ce royaume ? Les Bagayogo ont joué un rôle dans l’empire du Mali à travers les porteurs de carquois ou guerrier.

Pourquoi les Bakhayokho sont appelés Boula et Kakolo. Un passage est dédié à Bagayogo dans l’histoire orale du Mandé. Les Bakhayokho de Keleyadougou ont une histoire particulière dominée par Famoussa Bakhayokho comme ancêtre de tout le Keleyadougou et comme le frère des pères fondateurs des chefferies ou des nations Bakhayokho voisines Bolo et Danou.

Découvrez les Bagayogo de Côte d’Ivoire, leur installation à Séguéla puis à Kong en Côte d’Ivoire. Qui est N’fa Moussa Bagayogo de Koro ? la différence entre Bagayogo et Wangara. Découvrez également les localités habitées par les Bagayogo. ”

01/10/2026 08:52 par Roselyne Arthaud

Merci à Bernard Gensane pour l’Histoire et à David Guiraud que ne lâche rien !

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