28 septembre 2021
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Cette nuit, à Cuba, un autre ami est parti.
Viktor DEDAJ
Il faisait nuit noire à la Havane. Comme souvent en cette période spéciale, l’électricité se faisait rare et son absence péniblement remarquer. Et il y a quelque chose de particulièrement imposant, pour ne pas dire solennel, lorsqu’une grande ville se recroqueville sur elle-même en attendant l’aube. On en arrivait presque à chuchoter entre nous pour ne pas troubler le silence ponctué par quelques rares aboiements. Et le silence d’une ville à l’arrêt n’est pas celui d’une campagne ou d’un (…)











