VENEZUELA : pratique de la démocratie
La Commune est la base de tout État
Ximena GONZALEZ BROQUEN
Au Venezuela, lorsque nous nous rappelons la répression de la Commune de Paris — cette « semaine sanglante » de mai 1871 —, nous ne le faisons pas comme quelqu’un qui écoute un écho lointain ou qui récite une leçon d’histoire poussiéreuse, mais parce que sa signification continue de nous interpeller.
La Commune dura à peine 72 jours, du 18 mars au 28 mai, mais dans cet infime laps de temps, le peuple de Paris démontra qu’il est possible d’organiser le pouvoir par en bas, avec la commune comme cellule fondamentale de l’État. La réaction du gouvernement en place, celui de Thiers, fut féroce : fusillades massives, bombardements d’une ville ouverte, emprisonnement et déportation de dizaines de milliers de personnes. Face à tant de barbarie, les mots de Victor Hugo résonnent comme une vérité éternelle : « Le cadavre est à terre, et l’idée est debout. » Cette idée de Commune — la même que le Comité central de la Commune proclama dans l’une de ses premières déclarations — est toujours vivante aujourd’hui, et au Venezuela elle s’est transformée en pratique quotidienne de libération.
La semaine sanglante : héroïsme et massacre
Durant ces derniers jours de mai 1871, ceux de la semaine sanglante que nous commémorons aujourd’hui, les membres de la Commune résistèrent de manière (…)Lire la suite »






















