La flottille « Notre Amérique » annonce son intention d’acheminer de l’aide humanitaire à Cuba sous blocus américain.

Reynaldo HENQUEN
« Lorsque les gouvernements imposent des sanctions collectives, les citoyens ont le devoir d’agir », a déclaré David Adler de Progressive International, l’un des organisateurs de la flottille « Our America » à destination de Cuba. Les organisateurs soulignent que l’administration Trump a intensifié le blocus de Cuba par des mesures punitives et défendent « le droit de chaque nation à vivre, se développer et décider de son propre avenir, libre de toute intimidation ». L’annonce de cette flottille intervient le jour même de l’arrivée à La Havane de deux navires transportant de l’aide humanitaire en provenance du Mexique, et alors que d’autres pays ont également annoncé leur soutien. Une coalition internationale regroupant des mouvements sociaux, des syndicats et des organisations humanitaires a annoncé le lancement d’une mission maritime baptisée « Our America » (Notre Amérique) visant à transporter de la nourriture, des médicaments et des produits de première nécessité aux (…)Lire la suite »

« Pourquoi ne critiquez-vous que l’impérialisme occidental ? »

Sony Thăng
Vous posez la mauvaise question à la mauvaise personne. Vous vous adressez à quelqu'un qui a grandi sous l'emprise de la puissance occidentale, pas à quelqu'un qui a appris la géopolitique sur Netflix. Je n'ai aucun problème à condamner l'impérialisme « de tous bords ». J'ai un problème à prétendre que tous les « bords » sont égaux alors qu'un bloc : A construit plus de 800 bases militaires à l'étranger. Contrôle la monnaie de réserve mondiale. Contrôle le principal mécanisme de sanctions. A renversé des dizaines de gouvernements sur tous les continents. Et soutient le dernier camp de concentration à ciel ouvert à Gaza tout en qualifiant cela d'« autodéfense ». Ce bloc n'est pas la Russie. Ce bloc n'est pas la Chine. Ce bloc, ce sont les États-Unis, leurs vassaux européens et leur petit chien d'attaque colonisateur en Asie occidentale. Soyons donc précis. Lorsque la Russie intervient en Ukraine, l'Occident parle d'« impérialisme pur et simple ». Lorsque l'OTAN s'étend vers (…)Lire la suite »

Comment le blocus frappe-t-il les enfants cubains ?

Carmen Maturell Senon (Granma)
Pour cette « espérance du monde », nous continuerons à nous battre, malgré toutes les difficultés
Le constat est simple : pour répondre aux besoins des enfants en situation de handicap moteur, le pays a besoin de 538 fauteuils roulants électriques et manuels. Or, le blocus étasunien contre Cuba empêche leur acquisition. Beaucoup de ces enfants, qui souffrent de paralysie cérébrale ou de dystrophie musculaire progressive, ont cessé de marcher car il leur est impossible de recevoir de médicaments importés de pays lointains. Le constat est simple, mais il n’en est pas moins scandaleux de savoir que l'ensemble des lois imposées par le blocus économique, commercial et financier du gouvernement étasunien à l'Île empêche le plein développement des enfants et des adolescents cubains. C’est triste à dire, mais cette politique inhumaine frappe directement les 331 écoles d'enseignement spécialisé à Cuba, en limitant leur accès aux fournitures essentielles. Ainsi, le jeudi 5 février, trois bus n'ont pas pu se rendre à l'école et, de ce fait, une centaine d'enfants de La Havane ont (…)Lire la suite »

Le voyou du monde a décidé : cette fois, Cuba doit sombrer !

Hernando CALVO OSPINA
Combien de temps survivrions-nous en Europe si États-Unis appliquaient ne serait-ce qu'une petite partie du blocus qu'il imposent à Cuba ?
On dit que les comparaisons sont mauvaises. Je dis qu'elles sont parfois très nécessaires pour comprendre beaucoup de choses. « C'était comme être en guerre », ont déclaré les plus âgés. Une panne d'électricité a touché une partie d'une grande ville européenne. Ce « problème technique imprévu », selon les termes de l'entreprise, a duré près de quatre heures : les personnes handicapées et celles très âgées n'ont pas pu gravir les marches de leur immeuble ; les bureaux et les entreprises ont vu leur travail paralysé ; ceux qui n'avaient plus de gaz n'ont pas pu préparer de biberons ; on ne pouvait plus pomper d'eau ; et pire encore : une infirmière a vu mourir une dame sous assistance respiratoire. Une fois la situation revenue à la normale, beaucoup d’aliments ont dû être jetés car ils étaient décongelés. En apprenant cette situation qui se répète dans de nombreux endroits en Europe et aux États-Unis, je me suis demandé : que nous arriverait-il en Europe si Washington était (…)Lire la suite »

A Hong Kong, fin de partie pour les séparatistes

Bruno GUIGUE
Avec la condamnation du magnat de la presse Jimmy Lai à vingt ans de prison pour avoir “porté atteinte à la sécurité nationale”, une page est tournée dans l’histoire de Hong Kong. Non seulement parce que cette personnalité symbolisait la compromission d’une partie des grandes fortunes de la cité portuaire avec les puissances étrangères, mais parce que ce verdict judiciaire montre que la République populaire de Chine, depuis les troubles de 2019, a clairement rétabli son autorité sur cette région qui lui appartient de plein droit. Chacun s’en souvient, les événements qui se sont déroulés à Hong Kong durant l’année 2019 ont connu un retentissement médiatique sans précédent dans le monde occidental. Comme si ces troubles qui agitaient ce territoire chinois étaient soudain passibles d’une juridiction universelle dont les États-Unis et leurs alliés détiendraient le privilège, Hong Kong a occupé la scène au Congrès américain, à la Chambre des communes britannique et au Parlement européen (…)Lire la suite »

L’assassinat de Saif al-Islam et l’unité interdite de la Libye

Beto Cremonte (Desde Abajo)
« Les hommes peuvent disparaître, mais la Libye demeure. » C'est par ces mots que l'équipe politique de Saif al-Islam Kadhafi a annoncé son assassinat dans sa résidence de Zintan. Le communiqué ne parlait pas d'une mort quelconque : il parlait de martyre, de trahison et d'un crime contre la patrie. Ce texte, diffusé peu après l'assassinat, n'était pas seulement un requiem ; c'était une accusation politique, un positionnement exemplaire, même dans l'adieu à son leader. L'embuscade lâche qui a coûté la vie à Saif al-Islam a mis fin à un projet proche de l'unité de la Libye, non pas comme une évocation du passé, mais comme une reconstruction future. La scène résonne avec force dans la mémoire libyenne. Il y a quinze ans, son père, Mouammar Kadhafi, était capturé et exécuté après l'intervention militaire de l'OTAN, de l'UE et des États-Unis qui détruisit l'État libyen sous prétexte de « protéger les civils » et de renverser la prétendue tyrannie que représentait Kadhafi. Depuis (…)Lire la suite »
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Le peuple cubain, une fois de plus, entre un peu plus en résistance

Jacques-François BONALDI
Je vous adresse au plus vite (en traduction automatique Microsoft pour ne pas laisser passer trop de temps, j’espère que c’est lisible) le cumul d’informations que nous avons reçu ce jeudi et vendredi de la part des autorités au sujet de la situation actuelle et des mesures prises pour faire face à la nouvelle donne qu’entraîne l’ « encerclement énergétique » que l’immonde personnage qui règne à la Maison-Blanche (son tweet sur Obama et sa femme apparaissant comme des singes dit bien le niveau de pourriture qu’il est capable d’atteindre !). La conférence de presse (jeudi) du président Díaz-Canel, qui, s’il n’a pas le brillant de Fidel, a du moins la solidité et la sécurité requises et maîtrise bien ses dossiers, offre un excellent aperçu de la situation cubaine actuelle, de ce qui a été déjà fait à ce jour et de ce qu’il reste encore à faire, des perspectives à court, moyen et long terme, pour non seulement résister, mais aussi, dans la mesure du possible, avancer. La Table (…)Lire la suite »

Les monstres ne se cachent plus sous le lit.

Laura Mercedes Giráldez (Granma)
Crions plus fort, le fracas des bombes ne doit pas couvrir toutes nos voix réunies.
Ali Abu Zour n'a même pas pu prononcer son premier mot lorsqu'il a dû être enterré. Il avait trois mois et est mort d'hypothermie. Le blocus imposé par Israël à l'entrée de l'aide humanitaire à Gaza exacerbe les conditions de survie, au cœur d'un hiver rigoureux. Salman al-Zawarah, 13 ans, et son cousin Mohammed al-Zawarah, 15 ans, ramassaient du bois pour cuisiner et chauffer leurs familles lorsqu'un drone israélien les a assassinés. Selon l'UNICEF, plus d'une centaine d'enfants sont morts dans l'enclave côtier depuis le cessez-le-feu décrété en octobre 2025. Il s'agit d'une estimation, rapportent les médias. Les chiffres « pourraient être plus élevés ». À Kermanshah, Milina Asadi, trois ans, et son père revenaient après avoir acheté du lait et des médicaments lorsqu'elle a été touchée par des tirs dans le dos, ce qui a causé sa mort. Une fillette de huit ans, d'Ispahan, qui faisait aussi des courses avec sa famille, a été touchée à l'abdomen, au menton et à l'arrière de la (…)Lire la suite »
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Une ancienne blogueuse de mode et un médecin douteux à l’origine de l’opération psychologique « 30 000 morts » en Iran. (The GrayZone)

Max BLUMENTHAL, Wyatt REED
Les responsables occidentaux se sont emparés d’un bilan douteux de 30 000 manifestants morts pour intensifier leurs actions contre l’Iran. Ce chiffre provient d’une seule source, clairement compromise. Mais une journaliste du Guardian, fervente partisane de la guerre, fait de son mieux pour le légitimer.
L'affirmation selon laquelle « 30 000 personnes ont été tuées » au cours des deux jours de manifestations et d'émeutes à travers l'Iran semble reposer en grande partie sur une seule source anonyme, qui a admis avoir extrapolé ce chiffre en supposant sans preuve que « les décès officiellement enregistrés liés à la répression représentent probablement moins de 10 % du nombre réel de victimes ». Cette citation a été attribuée par The Guardian à un prétendu médecin dont le journal a refusé de publier le vrai nom, mais dont il affirme avoir vérifié l'identité. Provenant du magazine TIME du 25 janvier, cette affirmation douteuse de « 30 000 » a été rapidement amplifiée par The Guardian, une voix clé de la respectabilité libérale de gauche à Londres. À partir de là, les responsables européens se sont emparés du bilan des victimes pour justifier la désignation du CGRI iranien comme organisation terroriste, donnant ainsi le feu vert à une nouvelle attaque militaire américano-israélienne (…)Lire la suite »
Aucun groupe ne critique l’ordre mondial actuel avec autant de perspicacité et de justesse qu’eux.

La maturité politique, c’est réaliser que les communistes avaient raison.

Caitlin JOHNSTONE
La maturité politique, c'est finalement admettre que le communiste le plus en colère et le plus déconcertant que vous ayez jamais rencontré avait raison sur pratiquement tout. Si vous apprenez suffisamment, si vous restez suffisamment humble et si vous êtes suffisamment attentif, c'est finalement ce qui se passe. Vous réalisez que, d'une manière générale, les communistes les plus virulents ont la compréhension la plus lucide du monde parmi tous les groupes existants, et que la seule raison pour laquelle cela ne vous a pas toujours semblé évident est que vous vivez sous une structure de pouvoir capitaliste qui endoctrine agressivement sa population dès la naissance pour lui faire croire que le communisme est mauvais, très mauvais. Ils ont la compréhension la plus lucide et la plus correcte du capitalisme. Ils ont la compréhension la plus lucide et la plus correcte de l'extraction impérialiste. Ils ont la compréhension la plus lucide et la plus correcte du bellicisme occidental, (…)Lire la suite »

"Vindication" : Un jury britannique innocente les manifestants de Palestine Action qui ont admis avoir participé à l’intrusion dans les locaux d’Elbit

Brett Wilkins
"Ces verdicts sont un coup dur pour les ministres du gouvernement qui ont tenté de présenter Palestine Action comme un groupe violent pour justifier son interdiction en vertu d'une législation mal rédigée sur le terrorisme", a déclaré un militant. Dans ce qu'un militant a qualifié de "coup dur" pour les efforts du gouvernement britannique visant à écraser Palestine Action, un jury londonien a blanchi mercredi six membres du groupe d'action directe de l'accusation de cambriolage aggravé, même s'ils ont admis s'être introduits par effraction dans une installation d'armement liée à Israël et avoir commis des actes de vandalisme. Zoe Rogers, Fatema Zainab Rajwani, Charlotte Head, Samuel Corner, Leona Kamio et Jordan Devlin - six des "24 de Filton" - ont été déclarés non coupables de cambriolage aggravé et de dommages criminels par un jury de la Cour d'assises de Woolwich après huit jours de délibérations. Devlin, Rajwani et Rogers ont été déclarés non coupables de troubles (…)Lire la suite »
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Cuba : en défense de l’honneur du genre humain.

Maïté PINERO
En pleine euphorie d'agression du Venezuela, Trump et Marco Rubio ont sonné l'hallali. Après 67 ans de résistance devant l'empire, c'en serait fini de la révolution cubaine. Cuba devrait tomber cette année, l'Administration étasunienne le dit chaque jour et sur tous les tons. Les haineux de toujours, à Miami et ailleurs, quantité de voix et de plumes qui parlent et (…)
Alors que le rideau est tombé sur les ruines et le massacre de gaza, alors que le génocide s’y poursuit avec ou sans missiles, les yeux se tournent vers Cuba. Faut bien varier les sujets pour faire saliver le chaland. Les tragédies annoncées sont comme des friandises qui font couler l’encre. Deux papiers du journal Le Monde titrent « Dans les rues de La Havane, ville fantôme, meurtrie par les pénuries et les menaces américaines » et « la vie impossible : Il ne reste plus qu’à s’en aller ». AQUI NO SE RINDE NADIE. Où étaient ces spécialistes de terrain quand, le président Diaz-Canel en tête, la traditionnelle marche des torches déboulaient des escaliers de l’université ? Quand la Havane et d’autres villes manifestaient avec chagrin et rage contre l’agression au Venezuela ? Quand, de part et d’autre de l’avenue Boyeros, dans un silence de pierre, le peuple de la capitale rendait hommage aux 32 Cubains, morts les armes à la main, au service de la souveraineté du pays de Bolivar ? (…)Lire la suite »
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La révolution bolivarienne, un rendez-vous manqué pour la gauche occidentale ?

Thierry DERONNE
« La traîtresse Delcy Rodriguez brade le pétrole ». Chaque décision du Venezuela est repeinte par l’Empire et les médias comme une victoire. Mais Washington ne fait que rétablir les accords signés avec Hugo Chávez et Nicolas Maduro avant de s’auto-exclure en décrétant un blocus cruel et plus de 1 000 sanctions illégales, et de laisser la place à la Russie et la Chine.
Comme l’a annoncé la présidente par intérim, la reprise des ventes n’entraîne aucun rabais et finance déjà les nombreuses politiques sociales de la révolution. En mars 2025, quand Trump révoqua la licence de Chevron, Maduro étendit le marché vers l’Asie et remit le logement numéro 5 millions 258 milles à une famille de travailleurs. Face à la course contre la montre lancée par la barbarie, face aux menaces contre le Venezuela, contre le Mexique ou contre Cuba sommé de « négocier avant qu’il ne soit trop tard », la stratégie reste la patience des alliances tous azimuts, sans cesser de construire le monde nouveau. Je vis au Venezuela depuis 32 ans. Dès les années 1980, Ramonet, Mattelart, Chomsky ou Bourdieu nous expliquaient ce qui se passerait si la gauche laissait le capitalisme achever la concentration des médias. Aujourd’hui, les communicants rappellent à l’élu.e de gauche qui hâte le pas vers la forêt de micros de ne pas prononcer le mot Venezuela. En 2024, le NPA, le PS et (…)Lire la suite »

Le dossier Epstein : de Mal Empire (*)

Viktor DEDAJ
Les six degrés de séparation (aussi appelée théorie des six poignées de main) est une théorie qui évoque la possibilité que toute personne sur Terre peut être reliée à n'importe quelle autre au travers d'une chaîne de relations individuelles comprenant au maximum six maillons. Vous connaissez quelqu'un qui connaît quelqu'un qui connaît quelqu'un qui connaît quelqu'un qui connaît quelqu'un qui connaît untel. En moyenne. C'est comme ça qu'un jour j'ai réalisé que j'étais à 3 degrés de séparation du Pape (ça vous en bouche un coin). Je ne sais pas combien de degrés me séparent d'un éleveur de Yaks en Mongolie. Mais ça doit être un certain nombre. Mais va savoir. Si ça se trouve, mon pote Dédé, lors d'une soirée trop arrosée de lait fermenté, a peut-être déjà embrassé un Yak sur la bouche et ne s'en souvient plus ou a trop honte pour le raconter. Évidemment, plus le cercle social est restreint et plus les degrés de séparation se réduisent. Entre éleveurs de Yaks, ils doivent se (…)Lire la suite »

Davos et l’instant Carney

COMAGUER
Qui est Mark Carney, l’orateur ovationné au forum de Davos ? Après la longue agonie du gouvernement Trudeau, Mark Carney a pris la place de premier ministre à Ottawa. Ce citoyen canadien né en 1965 est passé par Harvard et Oxford où il a obtenu un doctorat d’économie en 1995. Après 8 ans chez Goldman Sachs dans diverses capitales mondiales il devient vice-gouverneur de la Banque du Canada puis gouverneur de février2008 à fin 2012. Cette carrière déjà brillante le conduit presqu’aussitôt à la tête de la Banque d’Angleterre en 2013 . Ne jamais oublier que le souverain (reine ou roi) britannique est aussi le souverain du Canada mais il est le premier non britannique à occuper ce poste et donc à être le défenseur de la monnaie impériale : la livre sterling que le dollar n’a pas éliminée . Londres reste le siège de plusieurs organes de régulation du commerce international : assurance et transport maritimes, bourse des métaux non ferreux. Il y arrive au moment de la crise du Brexit. (…)Lire la suite »