Victoire du mouvement social : Charasse retire sa plainte !

Koala

La justice prononce un non-lieu

Rappel  : Suite à la manifestation organisée par l’interpro à Puy-Guillaume le 18 juin, sur plainte du Sénateur-maire Charasse, M. Bouchet avait été mis en examen le 2 octobre pour diffamation, injures et intimidation.

Suite à l’instruction du dossier, la justice a tranché en notre faveur en prononçant le 19 novembre un NON LIEU sur le chef d’accusation le plus grave "intimidation", accusation relevant du Pénal et qui criminalisait l’action syndicale. Les accusations de diffamation et injures ne relèvent que du correctionnel et ne sont jamais stoppées.

Suite à cette première victoire, les organisations syndicales ont de nouveau :

- rencontré la Fédération du Parti Socialiste le 21 novembre
- tenu une Conférence de Presse le 24

Nous avons exigé à ces occasions le retrait total de la plainte.

Nous avons fait part des 7000 signatures de soutien à Michel Bouchet venues de toute la France (aujourd’hui plus de 10.000), d’un Comité de soutien avec des personnalités syndicales, politiques, associatives d’envergure nationale, d’élus locaux,...

Nous avons fait part de la demande de rencontre de l’Intersyndicale avec François Hollande, premier secrétaire du PS

Nous avons annoncé qu’une manifestation nationale aurait lieu à Clermont si Charasse ne retirait pas l’intégralité de sa plainte et donc s’il y avait procès en correctionnelle.

Nous avons signifié fermement au Secrétaire Départemental du PS notre refus total d’exprimer quelque regret que ce soit par rapport à la manif à Puy Guillaume ! Nous lui avons même dit qu’il était inadmissible d’oser demander cela à l’intersyndicale !

VICTOIRE : La justice ayant tranché par le non lieu, le reste des accusations étant on ne peut plus léger, le Sénateur-maire socialiste a enfin décidé de retirer sa plainte.

Si certains ont besoin de réécrire l’histoire pour tenter de sauver la face, en faisant croire à des regrets exprimés par l’intersyndicale et en lui donnant des leçons d’action syndicale (vu dans La Montagne le 26 novembre, dépêche AFP du même jour)..., nous les laisserons à leurs manoeuvres et provocations. Pour notre part nous ne gaspillerons pas le temps et l’énergie des militants syndicaux à des actes procéduriers. Personne n’est dupe !

NOUS, nous avons mieux à faire : continuer honnêtement à défendre l’intérêt des travailleurs, défendre les acquis sociaux et l’Ecole, manifester contre les prises de positions réactionnaires de représentants politiques... quels qu’ils soient...

Nous prenons acte du retrait de la plainte qui stoppe la procédure judiciaire.

Merci à tous ceux et toutes celles, de partout en France qui, par leur engagement de soutien, leurs messages révoltés, leurs interventions auprès du Parti Socialiste, ont permis d’obtenir la victoire de la Démocratie et du droit à manifestation.

www.monde-solidaire.org

Voir : Mise en examen d’un syndicaliste : les "idéaux socialistes" de Michel Charasse.

COMMENTAIRES  

15/12/2003 16:02 par Anne-Marie Béneix

Je suis vraiment heureuse d’apprendre que des hommes ont résisté à l’intimidation.
C’est exactement "ça" le pouvoir, ça n’existe pas ou ce n’est que de la violence ! je recopie l’art.7 de 1789 : "Nul homme ne peut être accusé, arrêté, ni détenu que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu’elle a prescrites. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires, doivent être punis ; mais tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la loi, doit obéir à l’instant : il se rend coupable par la résistance" J’ai des exemples de fonctionnaires qui ont exécuté ou expédié des ordres arbitraires simplement parce qu’ils avaient peur ! de quoi ? de ne pas gravir les échelons hiérarchiques ?
Je sais qu’on a inventé "le droit de réserve" C’est un hochet pour vous faire croire que vous détenez un rôle capital dans le système secret du pouvoir !une façon de réduire d’autant votre salaire par la flagornerie !

Quand accepterez-vous de vous défaire de cette illusion qu’on appelle "pouvoir" ? J’ai 61 ans et ne suis ni anarchique(mon mari ne tolérerait pas !) ni révolutionnaire. Il suffit de réfléchir à ce qui mobilise un ringard pour savoir comment le faire tomber.

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