Un géant du secteur bancaire fait faillite

Vent de panique aux Etats-Unis sur les marchés boursiers. La crise des subprimes, ces crédits hypothécaires à risque, continue d’avoir des retombées. Vendredi, deux géants du prêt hypothécaire, Freddie Mac et Fanny May se sont écroulés en bourse. Quelques heures plus tard, un troisième établissement bancaire faisait bel et bien faillite : la banque Indymac, en Californie.

C’est la plus grosse faillite bancaire depuis 24 ans, aux Etats-Unis. Tout commence fin juin par les déclarations publiques d’un sénateur, qui remet en question la solvabilité d’Indymac. Les clients de la banque, paniqués, retirent massivement leurs dépôts : en tout, 1, 3 milliard de dollars.

Les autorités de régulation parlent d’une crise des liquidités : elles ont donc décidé vendredi de placer Indymac sous tutelle des autorités fédérales, qui assureront sa gestion.

Pertes estimées à 300 milliards de dollars

Indymac a prospéré dans les années 90 et 2000, mais, en 2006, elle s’essouffle et subit de plein fouet le dégonflement de la bulle immobilière.

Le groupe est en perte depuis 2007. Vendredi d’ailleurs, l’action Indymac a terminé à 28 cents, c’est 100 fois moins qu’il y a un an. Incapable de lever des capitaux, la banque avait annoncé lundi le licenciement de la moitié de ses effectifs.

Depuis le début, il y a un an, de la crise des crédits hypothécaires à risque, les subprimes, plusieurs banques ont dû se vendre au rabais pour éviter le pire. Le secteur bancaire américain accuse des pertes estimées à 300 milliards de dollars à ce jour.

Jean Francisco Chabot

www.actuwa.org

COMMENTAIRES  

26/07/2008 12:29 par m. bouhamidi

êtes vious sûrs de votre information ? : elle n’apparait nulle part ailleurs.la faillite de Freedy et Fanny aurait déjà bouleversé le monde. il serait dommage que le Grand Soir controle mal l’info. merci

26/07/2008 15:55 par Anonyme

Il n’y a pas eu faillite, l’article est ambigu il confond l’effondrement du cours boursier et la faillite. Mais ce qui est beaucoup plus intéressant c’est qu’à cette occasion les Etats-Unis ont rompu avec deux saints principes du fondamentalisme néo-libéral. En effet non seulement c’est l’Etat qui a du venir à la rescousse des deux géants mais la FED, organisme "indépendant" comme les Banques centrales sont chargées de surveiller l’inflation, visiblement la situation est suffisamment grave pour que la FED privilégie la décroissance par rapport à l’inflation.

Après la grande bretagne qui renationalise voici les Etats-Unis qui interviennent. C’est bien la preuve de la folie du marché et de sa "régulation" automatique, il n’y a plus que madame Lagarde pour y croire. Le vrai problème est quele système va consister à socialiser les pertes pour mieux privatiser les profits. Il serait temps que nos partis de "gauche" aient le courage d’aborder la question d’une autre nationalisation centrée sur le développement du pays et de sa force de travail. Dit comme ça c’est un peu rustique mais les faits sont là ...

Qui sont Fannie Mae et Freddie Mac ? Des organismes monstrueux qui achètent aux établissements de crédits leurs créances immobilières et les vendent ensuite sur le marché sous forme d’obligations garanties. Ces deux agences ont été créées pour faciliter l’accès à la propriété des américains. Elles allègent le bilan des émetteurs de prêts et vendent des produits garantis sur le marché. Si elles venaient à manquer de capital, elles n’auraient plus les moyens d’apporter cette souplesse sur le marché. Il deviendrait alors encore plus difficile d’emprunter. Freddie Mac et Fannie Mae ont été sauvées par les autorités américaines. Ces établissements, qui financent ou garantissent à eux deux 5.200 milliards de prêts immobiliers aux Etats-Unis et qui jouissent d’un statut quasi public, ont vu leurs titres violemment dégringoler lundi à la suite d’un rapport de Lehman Brothers. Celui-ci indiquait que les deux firmes, en raison d’un changement comptable, pourraient avoir besoin de lever un total de 75 milliards de dollars. Dans la journée, Freddie Mac perdait 18 % et Fannie Mae 16,3 %, leur plus bas niveau depuis quatorze ans.

Ben Bernanke, le président de la Réserve Fédérale, a déclaré dans un long discours sur la réglementation financière qu’il jugeait bienvenus les récents efforts pour renforcer l’autorité du législateur sur Fannie Mae et Freddie Mac. « Si ces entreprises sont fortes, bien réglementées, bien financées et centrées sur leur mission, elles amélioreront l’accès au crédit immobilier sans poser de risques inutiles au système financier ou au contribuable », a-t-il souligné. La Chambre des représentants a déjà voté un texte renforçant le contrôle réglementaire sur ces deux firmes, afin de renouveler la confiance dans leur solidité.
Danielle Bleitrach

26/07/2008 20:51 par mbouhamidi

merci pour la réponse rapide. j’acais lu votre papier sur Freddy et Fanny et l’ai beaucoup apprecié. juste une remarque : ka gauche européenne a basculé corps et ême dans le camp de l’empire ou de l’impérialisme, chacun peut choisir la formulation qui lui convient. elle est mpeme passé au stade de l’incitation à l’ingérence et à l’intervention contre les états récalcitrants en dépit du droit international et au nom de droits de l’homme brumeux et à géométrie variable. LGS a même publié un entretien avec un grand reporter de L’humanité qui se contentait d’une trêve entre à Gaza au lieu de dénoncer le principe du blocus et croyait à la légitimité électorale de M.Abbas en oubliant celle du Hamas aux députés tout aussi bien élus. c’est vous dire à quel point cette gauche a renoncé ! c’est le tollé spécieux sur le Tibet et le silence sur le nettoyage ethnique en palestine (lire l’excellent ouvrage d’Ilan Papé et tous les témoignages jusqu’aux déclarations de Bush sur le caractère juif de l’état d’Israël - vravo pour les laïcs ! -et les adresses dangereuses de T’Zipi Livni demandant aux arabes israéliens d’admettre le caractère juif d’Israël et donc de se préparer à partir). c’est l’émotion pour le Darfour mais le silence sur un million de morts et deux millions et demi de réfugiés irakiens. c’est le silence sur les super profits des multinationales de l’agro aimentaire et la remise en cause du droit des chinois et des indiens à manger de la viande au nom de la propspérité promise à tous par leurs états grâce aux recettes du libéralisme. c’est l’accusation permanente des peuples à être incapables de s’élever à la" démocratie" et l’oubli que c’est aussi le résultat des ingérences quand leurs états avec leurs Bon Denard et autres mercenaires, en leur nom aujourd’hui, n’ont cessé de s’attaaquer au mouvemùent démocratique d’émancipation en fomentant des coups d"état du Congo à la Colombie en passant apr la Grèce, la Turquie et l’Irazk de Saddam Hussein leur allié contre l’Iran. je crois que cette gauche est devenue carrément impérialiste et est retourné à ses démons "civilisateurs " de la période des conquêtes et des domination coloniales avec de nouveaux habillages.
voilà ! merci beaucoup pour votre réponse et désolé de ne pas croire à cette gauche retournée à l’impérialisme sous son maquillage humanitaire.

27/07/2008 16:37 par Anonyme

Etats-Unis : le Sénat adopte un vaste plan de sauvetage de l’immobilier
[ 26/07/08 - 17H58 ] Les echos

Il prévoit un volet pour les ménages surendettés et un autre pour garantir la viabilité des Fannie Mae et Freedie Mac, les deux géants du refinancement hypothécaire.

Le plan prévoit 300 milliards de dollars d’aides aux ménages surendettés
Le Sénat américain a adopté samedi un vaste plan de sauvetage de l’immobilier, volant au secours à la fois des emprunteurs et des organismes de refinancement hypothécaires qui se sont retrouvés dans la tourmente ces dernières semaines. Le texte, déjà adopté mercredi par la Chambre des représentants, a été approuvé samedi au Sénat par 72 voix contre 13.

Le plan de sauvetage , présenté par la presse américaine comme le plus ambitieux en une génération, doit désormais être transmis au président George W. Bush pour signature. Ce dernier a déjà indiqué qu’il y était favorable.

Provoqué par la plus grave crise de l’immobilier depuis la Grande Dépression de 1929, le plan a été conçu à la base pour aider les emprunteurs étranglés par leurs mensualités, en relevant notamment le plafond des prêts immobiliers qui peuvent obtenir une garantie publique.

Quelque 300 milliards de dollars d’emprunts immobiliers seront garantis par l’Etat et apporteront une bouffée d’air aux emprunteurs alors que les taux des emprunts fixes sur 30 ans sont à leurs niveaux les plus élevés en un an.En outre 3,9 milliards de dollars seront accordés aux collectivités locales pour racheter et réhabiliter les logements saisis, un point auquel s’était opposé la Maison Blanche.

Grippage immobilier
Ce plan vise à débloquer le grippage du secteur immobilier qui voit la demande diminuer, le nombre de ventes plonger et les prix décliner inexorablement. Selon les derniers chiffres du bureau de surveillance fédéral de l’immobilier américain (OFHEO) publiés mardi, les prix des logements ont baissé en mai de 4,8% sur un an. Les saisies immobilières continuent de se multiplier : au 2e trimestre elles étaient en hausse de 14% par rapport au trimestre précédent et sur un an, elles ont bondi de 121%. Au total 2,2 millions procédures de saisies ont été lancées en 2007, selon le cabinet RealtyTrac."Derrière chacun de ces chiffres, il y a une famille, une mère, un père, des enfants essayant de faire face au chômage et à la perte de leur maison", a déclaré samedi le sénateur démocrate Chris Dodd.

"C’est bien que le Congrès démocrate ait finalement agi", a commenté un porte-parole de la Maison Blanche, Tony Fratto, soulignant qu’il était temps que cette loi soit adoptée.

Le le texte prévoit aussi tout un volet sur Fannie Mae et Freddie Mac, les deux géants du refinancement hypothécaire dont la faillite aurait des conséquences incalculables pour l’économie américaine. D’une part, tous deux sont placés sous l’autorité d’un nouvel organisme de contrôle, aux pouvoirs renforcés et de l’autre, le Congrès a donné son feu vert au plan de sauvetage mis sur pied par le Trésor il y a une dizaine de jours pour empêcher un naufrage des deux organismes, qui venaient de perdre 50% en Bourse en l’espace d’une semaine.

Le plan leur permettra d’accéder à plus de capitaux publics, en autorisant le Trésor jusqu’à la fin 2009 à acheter des actions des deux organismes ou à leur prêter plus d’argent. (Source AFP)

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