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Syrie : Comment le CNS fut élevé au rang des Archanges, et comment il fut chassé d’icelui

Il est certainement beau de bien servir sa patrie, mais le mérite de bien dire n’est pas non plus à dédaigner. En politique comme en littérature, sur la barricade comme sur l’écran d’un ordinateur, on peut se rendre illustre ; et ceux qui font de belles actions, comme ceux qui les écrivent, obtiennent des louanges. Or, selon moi, bien qu’il ne revienne pas à celui qui écrit l’histoire la même gloire qu’à celui qui la fait, sa tâche n’en est pas moins fort difficile. Dans ce sens, il ne suffit pas que le récit historique réponde à la grandeur des actions historiques, mais il faut qu’il s’élève aussi à leur rang d’apothéose ; sinon vos lecteurs taxent vos écrits de prosaïsme et de simplisme. Ceci exige, ici, un besoin de présenter, dans un récit glorieux, un événement aussi majestueux que celui du 11-Vendémiaire [1] de la Sainte-Révolution syrienne, soit le deuxième jour du mois d’octobre 2011. Ce jour fut honoré par la naissance d’un pacte de principes constitutionnels, qui aurait dessiné pour ainsi dire les contours de la Syrie de demain.

Généralités

En préambule, la plupart de mes lecteurs me posent deux questions qui me sont devenues familières. Ceux qui lisent régulièrement mes articles sur la Syrie, me demandent pourquoi quand je parle de la soi disant « révolution » syrienne, d’un côté, et de la « coalition » qui s’est établie entre l’impérialisme occidental, l’islamisme califal turc et le despotisme obscurantiste arabique, de l’autre côté, j’emploie des désignations qui ne s’échangent pas au marché médiatique, telles que la « Sainte-Révolution » et la « Sainte-Alliance ».

La réponse à la première interrogation n’implique pas nécessairement un recours aux schémas métaphysiques ni aux équations géométriques abstraites. Il suffit, dans ce contexte, d’examiner le discours politique des dirigeants atlantiques et arabiques sur la Syrie, depuis le début des événements en mars 2011, pour remarquer la « Couronne de lumière » qui entoure leur tête, et saisir la « Sainteté » qui y rayonne.

En ce qui concerne la deuxième interrogation, il faut préciser s’il s’agit vraiment d’une alliance ou d’une simple coalition, comme celle qui se fut établie lors de la deuxième Guerre du Golfe (1990 - 1991), lorsque les puissances impérialistes principales et leurs subordonnées arabiques furent entrées en une coalition mondiale, limitée dans le temps et dans l’espace, dont les buts et les objectifs furent bien précis : détrôner le dernier roi de Babylone, Nabuchodonosor Saddam Hussein [2], brûler son temple, et prendre son peuple en captivité. Cette coalition atteignit sa fin, une fois elle eut accompli ses objectifs. Pourtant, dans le contexte syrien, la réalité des choses est différente de celle du cas ci-devant ; il ne s’agit pas, ici, d’une coalition d’intérêts conjoncturels, limitée dans le temps et dans l’espace, mais bien plutôt d’une alliance d’intérêts structurels, enracinée dans le temps et dans l’espace, et qui rassemble, sous la Sainte-Robe [3], toutes les puissances impérialistes et colonialistes principales, d’un côté, et leurs subordonnées, de l’autre côté, tels que l’islamisme califal turc, le despotisme obscurantiste arabique et leurs manifestations islamistes wahhabites. Autrement dit, le Saint-Esprit de la réaction mondiale.

Ainsi, la Démocratie démocratique, si élevée qu’elle se sût au-dessus de la Masse arabe, ressentit pour elle une infinie pitié. Tant la Démocratie démocratique aima la Masse arabe qu’elle envoya son Fils unique - le Printemps arabe -, afin que tous ceux qui croyaient en lui ne fussent pas perdus, mais qu’ils eussent la vie démocratique.

Visite de Davutoglu à Damas, et le message qu’il livra

En effet, dès le premier jour de la guerre impérialiste contre la Syrie, je conçus le projet d’écrire, par morceaux détachés, l’histoire de la Sainte-Révolution syrienne, en choisissant des événements qui me paraissaient digne de mémoire. Pourtant, vue l’intensité de la propagande impérialiste contre la Syrie, et l’insolence renouvelée des médias de l’ordre, je dus attendre quelques mois pour que la conjuration se précisât et les conjurateurs se démasquassent, avant que je pusse recueillir des données pertinentes.

Or, au début du mois d’août 2011, la démarche de la guerre impérialiste contre la Syrie prit une ampleur différente, avec la visite à Damas du chef de la diplomatie turque, Ahmet Davutoglu, qui fut arrivé à la capitale des Omeyyades porteur d’un message « déterminé », selon l’expression du premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan. Deux mois plus tard, une foule d’opposants se réunirent à Istanbul, baptisée La Mecque de tous ceux qui dissimulaient la rancune envers le gouvernement syrien, pour créer une vitrine politique, derrière laquelle se cachaient les vrais scénaristes et metteurs en scène de la Sainte-Révolution syrienne. Ainsi naquit le CNS.

A mon avis, cet événement marqua un détour décisif de la guerre impérialiste contre la Syrie, car après la naissance césarienne du CNS, les conjurateurs ne cacheraient plus leur rôle dans le cycle de violence, et l’ingérence arabo-atlantique dans les affaires intérieures de ce pays deviendrait désormais officielle et directe. C’était précisément cet événement significatif qui me poussa à mettre en oeuvre mon projet et à élaborer son vouloir-dire : traiter brièvement, et le plus fidèlement que possible, de la guerre impérialiste contre la Syrie.

Dans quelle détresse le CNS fut élevé au rang des Archanges

Au préalable, il faut préciser que la création du CNS et la déclaration du pacte « de la dignité et de la liberté », comme il plut aux messies du CNS de l’appeler, fut proposé à l’ensemble des oppositions de l’extérieur, les coordinations locales de l’intérieur, les Frères musulmans, les partis kurdes et assyriens, et une foule de formations politiques et tribales.

Ainsi, fut l’« Ascension en Ciel » du Conseil national syrien (CNS), qui rassemblait, sous la même burqa, des islamistes salafistes, des nationalistes chauvinistes, des soi-disant communistes, des bourgeois libéraux et, sans doute aucun, des arrivistes ; évidemment. Parmi cette foule, nous vîmes d’abord des salafistes wahhabites diabolisant l’Occident et ses structures sociales et culturelles, rejetant le peuple comme source de pouvoir légitime, car pour eux le Ciel fut la seule source de tout pouvoir ; nous y vîmes ensuite des libéraux bourgeois et petit-bourgeois fascinés par l’achèvement de la démocratie bourgeoise occidentale, par ses institutions politiques et sociales, croyant à l’expérience occidentale comme une forme ultime du paradis terrestre, ce qui les mit, naturellement, face au composant précédent, les Frères musulmans ; puis nous y vîmes des soi disant marxistes « révolutionnaires », désespérés et dispersés aux quatre coins du monde, résidus de la Guerre froide et sous-produits du démembrement de l’Union soviétique, ils démarquèrent idéologiquement et discursivement face aux islamistes et aux libéraux ; nous y vîmes enfin des nationalistes chauvinistes arabes, kurdes et assyriens ; parmi ceux-ci nous entendîmes d’un côté les cris des chauvinistes arabes nassériens, semi-socialistes semi-islamistes, appelant à la Grande-Nation panarabe dont l’établissement exigerait nécessairement l’écrasement des minorités ethniques de la Syrie, surtout les Kurdes ; parmi ceux-là nous entendîmes de l’autre côté les nationalistes kurdes célébrer la Naurouze et hurler Hourra le Grand Kurdistan, dont l’établissement menacerait, certainement, l’unité de laGrande-Nation panarabe ; parmi ceux-ci et ceux-là , nous entendîmes aussi les minorités ethniques assyriennes déplorer la Sainte-Assyrie et sa divinité tutélaire, Assur, véritable maître de Ninive [4], dont les racines mythiques remontèrent loin dans l’histoire du deuxième millénaire avant notre ère commune. Bref, c’était un mélange extraordinaire de contradictions dont l’impossibilité de se rencontrer sur un seul point idéologique commun ne demeurait pas inaperçue, même pour un plébéien [5] replié sur son Aventin [6].

Or, c’était précisément cet amalgame alchimique, expérimenté dans les alambics des centres de pouvoir impérialistes, qui exhaussa les adversaires de la Syrie à un niveau plus élevé, à un stade suprême de l’évolution des idées et pratiques révolutionnaires, celui de la Sainte-Révolution syrienne.

Certainement, ces bourgeois gentilshommes [7] de la CNS partageaient deux points communs assez fragiles : 1) l’hébergement en Occident, 2) l’absence d’un programme de réforme précis. Par contre, ils se rencontraient sur un seul objectif : renverser le président Assad à tout prix, et après lui qu’il fût le déluge ; peu importe le chaos, peu importe la destruction du pays !

En effet, cette montée en puissance du CNS, cet héroïsme vaniteux de ses membres dénoués de toute modestie, cette ascension au rang des Archanges, ce triomphe momentané de la force brutale du terrorisme « universel », béni par l’Empire et ses vassaux, tout [8] est payé par l’anéantissement de toutes les illusions et chimères de la soi disant « révolution » syrienne, par la désagrégation de tout le discours impérialiste « philanthrope » sur sa nature pacifique ainsi que sur sa légitimité révolutionnaire. Par contre, cette nouvelle créature à la Frankenstein, cette Cerbère [9] n’aurait été utile que dans le contexte de l’accroissement des agressions contre la Syrie.

Ce qui advint du CNS et comment il se transforma en Cerbère

C’était précisément à ce moment critique du développement de la guerre impérialiste contre la Syrie que le CNS se transforma en Cerbère, que ses révolutionnaires printaniers décidèrent de déclarer un « pacte de la liberté et de la dignité » en évoquant craintivement les esprits des grandes révolutions européennes du XIXe siècle et de l’apparition de l’islam à La Mecque du VIIe siècle, qu’ils leur empruntèrent leurs noms, leurs mots d’ordre, leurs discours philanthropes, leurs slogans politiques et sociaux, même leurs costumes, pour apparaître ainsi sur la nouvelle scène de l’histoire sous ce déguisement respectable, digne à tout « révolutionnaire » qui croyait à l’Esprit des lois de Montesquieu, au Contrat social de Rousseau et à La justice sociale en Islam de Sayyid Qutb, certainement avec ce langage emprunté à la première Révolution française.

Burhan Ghalioun, Bassma Kodmani, Abdel Basset Sayda, tous les 190 mousquetaires du CNS, de même que des partis nationalistes kurdes, une masse de tribus et de clans bédouins du Désert syrien, ainsi que les Quarante-quatre d’Ali Baba, tout accomplit dans le costume de la première Révolution française, et en se servant d’une phraséologie empruntée aux philosophes de l’Aufklärung [10], la tâche de l’achèvement des idées révolutionnaires, à savoir le pacte du 11-Vendémiaire ; ainsi, Abdel Basset Sayda s’identifia à Robespierre, Bassma Kodmani s’habilla en Danton et Burhan Ghalioun joua le rôle de Camille Desmoulins.

Par ailleurs, en lisant les principes de la déclaration du CNS, il devenait de plus en plus difficile de nous débarrasser de l’idée insistante que les auteurs de ce pacte « historique », comme l’appela monsieur Ghalioun, eurent l’intention de commencer la rédaction par un concerto de piano en si bémol mineur [11], aussi glorieux que l’événement lui-même dont le pacte fut issu, la Sainte-Révolution syrienne.

Or, tout observateur moyen, même sans avoir suivi pas à pas le périple de la Sainte-Révolution syrienne dans les coulisses des puissances impérialistes, se doutait que la révolution allât à une déconfiture inouïe. Il eût suffi d’entendre, dans ce sens, les glapissements de triomphe dénués de toute modestie, avec lesquels ces messieurs du Conseil national syrien (CNS), alors présidé par Burhan Ghalioun, se félicitaient l’un-l’autre des effets miraculeux du 11-Vendémiaire, soit du deuxième jour d’octobre 2011.

Laïcisme, matérialisme, islamisme, et ce qui advint du pacte du CNS

Certainement, en annonçant leur unification au sein du CNS, les oppositions syriennes eussent atteint une étape décisive vers la subordination complète aux puissances impérialistes. Il suffisait que le CNS eut reçu, le 10 octobre, l’appui de son confrère libyen, le Conseil national de transition (CNT), pour que nous construisissions une idée première de l’avenir prévu de la Syrie ; le soir même, le CNS reçut aussi la bénédiction de l’Union européenne (EU) qui se précipita à saluer « les efforts de la population syrienne pour établir une plateforme unie et appela la communauté internationale à faire de même » [12]

D’abord, dans ce pacte grandiose, l’inévitable déclaration des libertés publiques (liberté personnelle, liberté de la presse, de la parole, de l’expression, d’association, de réunion, d’enseignement, des cultes, etc.), se présenta en un uniforme constitutionnel qui le rendit invulnérable. Ce pacte, si subtilement rendu inviolable, qui eût pu être l’issu de l’évolution historique des idées révolutionnaires, était cependant, comme Achille, vulnérable en un point, non pas au talon, mais à la tête, ou plutôt aux trois têtes dans lesquelles il se perdait : 1) le discours libéral bourgeois de monsieur Burhan Ghalioun ; 2) le discours islamiste des Frères musulmans ; 3) le discours socialiste de quelques résidus de la Guerre froide. Ensuite, comme résultat de cette tripolarité discursive, chacune de ces libertés fut proclamée comme un droit absolu du citoyen syrien, mais avec cette réserve constante qu’elle ne contredirait pas la révélation divine, telle que manifestée dans le credo islamique de l’époque de Sahifa [13]. Ensuite, l’ouverture grandiose de ce pacte commença par une insistance sur l’importance historique de la « révolution » syrienne qui, selon les auteurs du pacte, mettrait la Syrie au même niveau que celui des nations civilisées. Enfin, le pacte se termina par une escroquerie à l’égard de l’aspect universelle cosmopolite de la Sainte-Révolution syrienne, fidèle aux âmes immortelles des ses martyrs. Prenons, à titre d’exemple, le premier principe du pacte :

« Le soulèvement-révolution en Syrie constitue un tournant radical dans l’histoire de la société et de l’État syriens. Elle porte en elle, comme toutes les révolutions du "printemps arabe" , un saut qualitatif, un message humain et un ensemble de valeurs universelles, représentant le dénominateur commun des aspirations du peuple syrien et la reconnaissance au sacrifice de ses martyrs » [14]

A notre sens, les auteurs du principe ci-dessus prêtaient beaucoup d’importance à montrer leur « réalité » comme un résultat logique et normal de l’évolution des luttes révolutionnaires en Syrie, tout en empruntant leur langage à l’héritage marxiste, précisément au matérialisme historique. Ceci se révéla dans l’emprunt de l’expression « un saut qualitatif » dû, évidemment, à un long processus d’accumulation de petits sauts quantitatifs. Pourtant, ce principe emprunté au matérialisme historique fut suivi directement par un autre dont l’effet de contraste ne put pas demeurer inaperçu même pour un révolutionnaire stagiaire ; car il nous jeta du haut de l’époque de l’Aufklärung jusqu’en bas de l’époque Hégire. Soudain, nous nous trouvîmes dans un environnement disharmonieux, celui de La Mecque du VIIe siècle (àˆC). Lisons dans le principe suivant :

« Depuis le pacte de la Sahifa établi par le Prophète à son arrivée à Médine aux déclarations des droits de l’Homme des temps modernes, les pactes, accords et contrats ont constitué les règles de la vie commune entre les citoyens d’un même pays. Leur contenu représente le jalon nécessaire et indispensable, notamment dans les périodes de changement, de transition et de construction. Leurs règles constituent les repères auxquels se réfère la société dans ses différentes composantes, et les bases d’un État défendant les libertés fondamentale et assurant la souveraineté. Ces règles sont immuables, quel que soit la majorité électorale, politique ou sociale. Aucune ne peut être omise ou fractionné » [15].

Sans nul doute possible, en prenant la Sahifa comme point de départ historique, le pacte du CNS ne portait pas seulement en lui les germes de sa propre misère, mais il annonçait aussi son râle avéré.

Avant toute chose, qu’est-ce que le pacte de Sahifa ? C’est un traité de paix entre les musulmans, les arabes non-musulmans et les juifs de Médine. Le traité fut mis par écrit et ratifié par toutes les parties, vers l’an 622 (àˆC). Cependant avec la présence de plus en plus envahissante des musulmans, les tribus juives commencèrent à s’irriter. C’était le début d’un conflit violent et sanglant entre les deux communautés.

A l’évidence, la référence à la Sahifa laissa l’allégeance de la « deuxième République », telle que promise par le CNS, ambiguë ; et des questions se révélèrent ici : d’où recevrait cette République sa légitimité, du peuple ou de la loi divine ? Ici, l’amalgame ne pouvait pas être accompli, car l’un niait l’autre, au moins que les auteurs de ce pacte eussent voulu mettre en application les principes de la Dialectique de la Nature [16].

Mieux encore, si la « deuxième République » recevait sa légitimité du peuple, cela devrait entraîner, sous entendu, un État laïque n’adhérant à aucune religion précise, qu’elle fût majoritaire ou minoritaire. Dans ce cas, les Frères musulmans, fidèles au credo islamique se trouveraient en démarcation face à la société et à l’État, ce qui entrainerait, évidemment, à un nouveau conflit, cette fois-ci plus violent et plus sanglant, entre les islamistes et les mousquetaires de la « deuxième République ». Par contre, si la « République » recevait sa légitimité de la loi divine, tel que voulu par l’inclusion de la Sahifa, ici tout le discours sur les droits de l’homme, les libertés publiques, l’égalité parmi les différents composants de la société syrienne ne serait qu’un bavardage futile, un dialogue de perroquets ; car dans une situation pareille, tout groupe ayant un credo différent de celui issu de la loi divine perdrait l’une ou l’autre des libertés et des dignités promises dans le pacte « de la liberté et de la dignité » du CNS. En plus, les droits de la personne et celles des groupes minoritaires (qu’il s’agit des minorités religieuses, ethniques, linguistiques, sexuelles ou affectives) n’eussent pas pu demeurer à l’abri de l’oppression de la Loi divine. Le sort des minorités chrétiennes en Irak, au lendemain de l’occupation américaine, éliminées massivement et systématiquement par de groupes fanatiques, ainsi que les attaques quotidiennes contre les chrétiens coptes en Égypte, constituèrent un bon exemple de ce que pourrait être l’avenir des minorités ethniques et religieuses de la Syrie, dès que le CNS, avec sa tripolarité discursive, eût pris le pouvoir.

Ainsi, Damoclès leva la tête et s’aperçut qu’une épée était suspendue au-dessus de lui, et n’était retenue que par un crin du cheval de Denys [17].

Suite des malheurs du CNS

En définitive, la création du CNS avait un rôle précis, mais différent de celui déclaré sur la Proskènion [18]. Il ne fut pas secret, ici, que la déclaration du 11-Vendémiaire visa à augmenter la pression sur le régime syrien et à prendre la campagne contre la Syrie à un niveau plus avancé. La création du CNS visa aussi à fournir la Sainte-Alliance d’une vitrine politique locale, derrière laquelle se cacheraient les vrais conjurateurs.

D’ailleurs, la Sainte-Alliance se rendit compte, dès le début, que la Sainte-Révolution demeurerait étrangère au peuple syrien, et qu’elle se dirigerait, certainement, vers sa propre déconfiture ; ceci créa un besoin de faire sortir la Sainte-Révolution de l’impasse où elle se trouva, après qu’elle eut échoué à s’enraciner dans le paysage syrien. En faisant ceci, la Sainte-Alliance augmenta, en effet, la pression contre la Syrie, et créa le noyau d’un futur gouvernement d’asile qui recevrait la reconnaissance des pays impliqués dans la Sainte-Alliance, en tant que « seul représentant légitime du peuple syrien ».

Pourtant, en un an et demi de la campagne impérialiste, la Syrie se tient toujours solide et résistante dans l’arène de l’affrontement, plus déterminée que jamais à mener une victoire décisive, malgré l’atrocité et la barbarie de la conjuration.

Fida Dakroub, Ph.D

Pour communiquer avec l’auteure : www.fidadakroub.net

Docteur en Études françaises (UWO, 2010), Fida Dakroub est écrivaine et chercheure, membre du « Groupe de recherche et d’études sur les littératures et cultures de l’espace francophone » (GRELCEF) à l’Université Western Ontario. Elle est militante pour la paix et les droits civiques.

Cet article a été publié initialement sur Mondialisation.ca

L’adresse URL de cet article est :
http://www.mondialisation.ca/le-11-vendemiaire-de-la-sainte-revolution-syrienne/

Copyright © Fida Dakroub, Global Research, 2012

[1Le jour de Vendémiaire est le premier jour du calendrier républicain français. Il correspondait à quelques jours près (selon l’année) à la période allant du 22 septembre au 21 octobre du calendrier grégorien. Ainsi, le 11 vendémiaire correspondrait au 2 octobre.

[2Nabuchodonosor II était le roi de Babylone entre 604 av. àˆ.C. et 562 av. àˆ.C. Il doit sa renommée au fait qu’il a régné sur le plus vaste empire qu’ait dominé Babylone, à la suite du très rude Siège de Jérusalem. Il prit la ville, brûla le temple bâti par Salomon et la maison du roi et fit la conquête du royaume de Juda. Il emmena le peuple hébreu en captivité à Babylone. Ceci est relaté dans la Bible, au deuxième livre des Rois.

[3Galbien (Galbios) et Candide (Candios), deux patriciens constantinopolitains auraient effectué un pèlerinage en Terre-Sainte. Ils se reposèrent chez une vieille femme juive nommée Anne, qui avait en sa possession la robe de Marie, qui l’avait légué elle-même à sa servante le jour de la Dormition.

[4Ninive est une ancienne ville de l’Assyrie, dans le nord de la Mésopotamie. Elle était un important carrefour de routes commerciales traversant le Tigre. Elle occupait une position stratégique sur la grande route entre la mer Méditerranée et le plateau iranien, ce qui lui a apporté la prospérité, de sorte qu’elle est devenue l’une des plus grandes cités de toute la région.

[5La plèbe (du latin plebs, plebis) est une partie du peuple (populus) romain, c’est-à -dire les citoyens romains, distincts des esclaves. La plèbe " les plébéiens " se définit par opposition aux patriciens ou plus tard à la nobilitas : c’est la partie du peuple qui s’oppose à l’organisation oligarchique de la cité. Dans le langage courant, la plèbe désigne la population.

[6L’expression fait allusion à un épisode des débuts de l’histoire romaine, en 494 av. àˆC., durant les rivalités entre patriciens et plébéiens. Elle est rapportée par Tite Live. Aujourd’hui, on dit d’un homme vexé, qui se désintéresse d’une situation qu’il ne contrôle plus, ou qui se drape dans sa dignité après un échec, qu’il se retire sur l’Aventin.

[7« Le Bourgeois gentilhomme » est une comédie-ballet de Molière, en cinq actes, représentée pour la première fois le 14 octobre 1670, devant la cour de Louis XIV, au château de Chambord par la troupe de Molière. Étant un bourgeois, M. Jourdain entend acquérir les manières des gens de qualité. Il décide de commander un nouvel habit plus conforme à sa nouvelle condition et se lance dans l’apprentissage des armes, de la danse, de la musique et de la philosophie, autant de choses qui lui paraissent indispensables à sa condition de gentilhomme.

[8Usage classique du pronom indéfini « tout » qui est employé pour reprendre et résumer une série de noms de personnes employés précédemment.

[9Cerbère était le fils d’Échidna, au corps de serpent et au visage de femme, et de Typhon, considéré parfois comme un monstre cracheur de flammes qui serait craint des dieux olympiens même. La description courante de Cerbère dans la mythologie grecque et l’art veut qu’il ait trois têtes, une crinière de serpents similaire aux cheveux de Méduse et une queue de serpent.

[10L’Aufklärung est un courant de pensée qui s’étend approximativement des années 1720 - 1730 aux années 1775 - 1785, durant lesquelles se développera le Sturm und Drang. Ce courant intellectuel est souvent identifié aux Lumières.

[11Le Concerto pour piano n° 1 en si bémol mineur, op. 23, de Piotr Ilitch Tchaïkovski fut composé entre 1874 et février 1875. La partition est revue durant l’été 1879, et à nouveau, en décembre 1888.

[12Radio Canada. (10 octobre 2011). Le Conseil national syrien reçoit de nouveaux appuis. Récupéré le 24 août 2012 de
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2011/10/10/008-conseil-national-syrie-appuis-cnt-union-europenne.shtml.

[13Le pacte de Sahifa déclaré par le Prophète à son arrivée à Médine.

[14Gresh, Alain. (7 octobre 2011). Syrie, l’opposition à Damas. Publié dans « Le Monde diplomatique ». Récupéré le 24 août 2012 de
http://blog.mondediplo.net/2011-10-07-Syrie-l-opposition-a-Dama.

[15loc. cit.

[16Friedrich Engels projetait d’écrire un grand travail sur la dialectique dans la nature. La première idée d’Engels était de montrer, sous la forme d’une critique du matérialisme vulgaire et sur la base de la science la plus moderne, la contradiction entre le mode de pensée métaphysique et le mode de pensée dialectique.

[17Damoclès est le personnage-clé d’un épisode de l’histoire grecque antique auquel l’on peut se référer comme la légende de L’Épée de Damoclès. De cette légende, est née l’expression « Avoir une épée de Damoclès au-dessus de la tête », utilisée pour signifier qu’« un danger constant peut nous "tomber dessus" , telle l’épée de l’histoire, à tout moment ; que la situation est périlleuse ».

[18La Proskènion est l’estrade sur laquelle les acteurs du théâtre grec antique jouaient.


COMMENTAIRES  

06/09/2012 14:46 par yann

Que le CNS et toute l’opposition armée syrienne soient marqués par des contradictions insurmontables, soit. Que l’ingérence impérialiste et son discours médiatique soit d’une arrogance indéniable, soit. Mais cela ne doit pas nous amener à tomber dans un jugement trop rapide. Dans le camp du pouvoir, il y a des baathistes, des communistes, des nassériens, des réislamisateurs et des Kurdes. Donc, a priori, pourquoi ne pourrait-il pas en être de même en face ? Par ailleurs, comme les théologiens de la libération chrétiens et les marxistes arrivent à s’entendre sur un programme de démocratie sociale pluraliste, pourquoi des islamistes (non takfiristes comme ceux de l’opposition syrienne certes !), des marxistes et des libéraux de gauche n’arriveraient pas à s’entendre. Il est clair que la constitution de Médine fut le point de départ de la tolérance musulmane, processus qui amena l’Europe vers la Renaissance puis l’aufklärung ...Ce que Bonaparte en personne reconnut lors de son séjour au Caire (le code napoléon de 1804 fut quasiment un copier-coller de la sharia malekite ! sources historiques à l’appui). Les tribus juives de Médine se sont rebellées contre ce statut égalitaire certes, mais cela ne remet pas en cause les principes mêmes de ce pacte comme fondement d’un processus allant mener vers l’égalité et donc la démocratie. Ce n’est certes pas aux takfiristes pas plus qu’aux impérialistes d’en faire la promotion, certes. Mais rien n’exclut que le monde musulman puisse évoluer dans une direction où des convergences entre théologie de la libération musulmane (Ali Shariati ou Malek Bennabi en sont des signaux potentiels) et une lutte de classes émancipatrice deviendraient possibles. Ne peut on pas croire que Dieu exige des hommes qu’ils exercent le pouvoir démocratiquement ? Ce qui, en islam, a un nom, cité dans le Coran, la Shoura, ...terme que l’on peut traduire en français par conseil, ou en russe par ...soviet. Bref, rien a priori n’oppose la loi divine à la loi des peuples, pour peu qu’on considère que Dieu a créé des hommes et des peuples responsables. Et que les lois matérielles, et pourquoi pas matérialistes, correspondent peut-être à la volonté divine ...Ce que pensent beaucoup de théologiens de la libération, y compris musulmans.

06/09/2012 16:29 par legrandsoir

Dans le camp du pouvoir, il y a des baathistes, des communistes, des nassériens, des réislamisateurs et des Kurdes. Donc, a priori, pourquoi ne pourrait-il pas en être de même en face ?

En théorie. Et en pratique, ça donne quoi ?

06/09/2012 15:05 par babelouest

Déjà , c’est la toute dernière ligne qui me heurte. Sous prétexte de féminisme, comment soutenir des vocables aussi grotesques qu’écrivaine ou chercheure ? Et un homme qui adopte la profession de doctoresse ou sage-femme, on l’appelle comment ? Ridicule. Le métier est le métier. La personne est la personne. Au nom de l’égalité, ôtez ces mots que je ne saurais voir.

Quant à la cohorte des vautours se disputant déjà les futures dépouilles de la Syrie, ses richesses gazières, son accès à la mer, etc... Sa Pestilentielle Majesté Multiple (oui, il y a même nous français là -dedans, à notre corps défendant) brûle de fondre sur Damas. Par quel Chemin ? quelques apocryphes le narreront peut-être un jour, dans un tome Trois (ou Quatre si l’on tient compte du Coran) du grand Livre.

06/09/2012 16:28 par legrandsoir

Oui, la féminisation des mots est une concession démagogique à quelques viragos (je maintiens) qui desservent le féminisme en confondant le sexe et le genre des mots, au mépris de l’Académie, de la langue, de toute la littérature déjà écrite, qui signent la mort de la poèsie et qui rendent impossible la lecture d’un texte à haute voix. Allez, je vous ressers un poème d’Aragon réécrit dans cette optique folle. Essayez de le lire jusqu’au bout et, si vous réussissez, récitez-le à vos amis.

Je remarque aussi qu’il est impossible d’écrire un texte tout entier en ajoutant systématiquement le genre féminin. Dans la phrase qui vous a agacé, on lit : "Docteur en Études françaises (UWO, 2010), Fida Dakroub est écrivaine et chercheure". Il fallait alors écrire "docteure" ou "docteresse".

Maxime Vivas
(Vaillant sentinel qui a connu une jeune recrue qui s’appelait Albert).

PS.Bernard Gensane et moi avons développé sur le sujet sur ce site. Cela dit, j’ai conscience que ce n’est pas le sujet de l’article et que le traduction a évité ce travers. Cela est arrivé après... In cauda venenum.


La rose et le réséda

Celui (celle) qui croyait au ciel celui (celle) qui n’y croyait pas

Tous (toutes) deux adoraient la belle prisonnière (le beau prisonnier) des soldat(e)s

Lequel (laquelle) montait à l’échelle et lequel (laquelle) guettait en bas

Celui (celle) qui croyait au ciel celui (celle) qui n’y croyait pas

Qu’importe comment s’appelle cette clarté sur leur pas

Que l’un(e) fut de la chapelle et l’autre s’y dérobât

Celui (celle) qui croyait au ciel celui (celle) qui n’y croyait pas

Tous (toutes) les deux étaient fidèles des lèvres du coeur des bras

Et tous (toutes) les deux disaient qu’elle (qu’il) vive et qui vivra verra

Celui (celle) qui croyait au ciel celui (celle) qui n’y croyait pas

Quand les blés sont sous la grêle fou (folle) qui fait le délicat

Fou (folle) qui songe à ses querelles au coeur du commun combat

Celui (celle) qui croyait au ciel celui (celle) qui n’y croyait pas

Du haut de la citadelle la sentinelle (le sentinel) tira

Par deux fois et l’un(e) chancèle l’autre tombe qui mourra

Celui (celle) qui croyait au ciel celui (celle) qui n’y croyait pas

Ils (elles) sont en prison Lequel (Laquelle) a le plus triste grabat

Lequel (laquelle) plus que l’autre gèle lequel (laquelle) préfère les rats

Celui (celle) qui croyait au ciel celui (celle) qui n’y croyait pas

Un(e) rebelle est un(e) rebelle deux sanglots font un seul glas

Et quand vient l’aube cruelle passent de vie à trépas

Celui (celle) qui croyait au ciel celui (celle) qui n’y croyait pas

Répétant le nom de celle (celui) qu’aucun des deux ne trompa

Et leur sang rouge ruisselle même couleur même éclat

Celui (celle) qui croyait au ciel celui (celle) qui n’y croyait pas

Il coule, il coule, il se mêle à la terre qu’il (qu’elle) aima

Pour qu’à la saison nouvelle mûrisse un raisin muscat

Celui (celle) qui croyait au ciel celui (celle) qui n’y croyait pas

L’un(e) court et l’autre a des ailes de Bretagne ou du Jura

Et framboise ou mirabelle le grillon (la grillonne) rechantera

Dites flûte ou violoncelle le double amour qui brûla

L’alouette (l’allouetteau) et l’hirondelle (l’hirondelleau), la rose et le réséda.

(Pardon, Aragon).

06/09/2012 16:47 par Anonyme

J’ai enregistré l’émission Ce soir ou jamais du 4 sept en me disant que je pourrais zapper les contributions nulles. Toute la première partie l’étati (nulle) mais la seconde sur la Syrie m’a réservé deux bonnes surprises : Gérard de Villiers qui a qualifié de "conte de fée" la propagande atlantiste de nos médias alignés et Bassan Tahhan, un Syrien de Syrie très érudit. Tous deux ont remis les choses au point face à 3 ou 4 atlantistes hystériques... Un bon moment de réinformation...

06/09/2012 17:16 par Bénoit Lacoursière

A Babelouest

des vocables aussi grotesques qu’écrivaine ou chercheure ?

A Babelouest

Au lieu de mettre ces mots dans le domaine de grotesquerie, il aurait été mieux de considérer le contexte culturel de leur usage, ou ce que l’on appelle le "canadianisme", à l’exemple de l’anglicisme, du gallicisme, etc.

La langue n’a jamais été une pièce d’art dans les musées de l’Académie ; la langue est un véhicule de culture, et notre langue française canadienne, qu’elle soit québécoise, acadienne ou franco-ontarienne, reflète notre expérience culturelle et sociale en tant que francophones du Périphérie et non pas du Centre.

Que l’on aime dans d’autres espaces francophones ou non, ça ne nous concerne pas, nous les Canadiens et les Canadiennes !

Ceci est inscrit dans notre culture, notre langue, notre expérience et notre Charte des droits de la personne !

Rien ne nous oblige de suivre votre modèle plus raffiné !

06/09/2012 19:48 par Sheynat

@ Babelouest et Maxime Vivas

Dans la phrase qui vous a agacé, on lit : "Docteur en Études françaises (UWO, 2010), Fida Dakroub est écrivaine et chercheure". Il fallait alors écrire "docteure" ou "docteresse".

Ben non, le métier peut se féminiser alors que la fonction reste encore accrochée au genre masculin car neutre.
Donc comme écrivain et chercheur sont des métiers, la madame avait tout à fait raison de les accorder à son genre et de conserver "docteur" au genre neutre puisqu’il s’agit d’un titre ou grade ou fonction et non du métier de médecin généraliste, parce que :

5.2.2. La possibilité d’une personnalisation

Il apparaît plutôt que la féminisation dépende de la nature de l’activité concernée. L’usage a distingué, de lui-même, le fait d’exercer une profession de celui d’avoir un grade, de porter un titre ou d’être en charge d’une fonction. Le premier implique une personnalisation car un métier n’est pas séparable des qualités singulières de celui qui l’exerce. à l’opposé, un grade, un titre, une fonction sont des mandats publics ou des rôles sociaux qui, par différence avec les professions, sont séparables des individus qui en sont les titulaires.

Source

De plus, j’ai quelques doutes sur les principes de neutralités, parités ou égalités dans la dénomination des métiers quand je lis ceci :

5.2.1. Le poids de la hiérarchie

A la lumière des exemples précédents, il apparaît que la féminisation ne se fait pas d’une manière cohérente et uniforme. Les arguments traditionnellement avancés pour rendre compte de cette incohérence consistent à évoquer un problème d’échelle hiérarchique. La féminisation serait la règle à des niveaux hiérarchiques inférieurs et l’exception pour les autres. On continuerait à dire conseiller à la cour de cassation, mais on accepterait dans le même temps conseillère à la cour d’appel.

Le même argument vaudrait pour les métiers où la féminisation garderait une valeur dépréciative. Ainsi, le dictionnaire de l’Académie française distingue, dans sa 9ème édition, couturier et couturière. Le premier terme est appliqué à Gabrielle Chanel qui est un grand couturier le second aux petites mains de la couture. La validité d’un tel argument reste toutefois limitée dans le temps. L’accès des femmes aux hautes responsabilités dans tous les domaines a permis d’ores et déjà de faire s’estomper cette nuance dépréciative du féminin réservé aux activités subalternes, d’exécution plus que de création.

En dehors de cette parenthèse, il faut que je relise cet article à tête reposée car j’ai eu du mal à comprendre à la première lecture, donc je n’ai pas de commentaire à faire pour l’instant...

06/09/2012 20:05 par Anonyme

@ Bénoit Lacoursière

Il semblerait que Babelouest n’ai pas vu, (et moi non plus), que Fidah Karoub était chercheur(e) à l’Université de l’Ontario. (((- :

Mondialisation oblige, mais on "oublie" souvent que nous avons des "cousins" dans des lieux éloignés de France.

Et que LGS couvre à un niveau international.

Je n’avais d’ailleurs moi-même pas compris quelques autres "bizarreries" d’écriture de l’auteur(e) en la lisant. Que j’avais imputées à une maîtrise de traduction approximative.

Geb.

06/09/2012 20:37 par babelouest

@ Bénoit Lacoursière
Je suis désolé : l’auteur de ce billet est donc Québécoise, ou Acadienne ? Ce n’était indiqué nulle part.

En France, ce sont des snobs bien souvent qui pratiquent ce genre de féminisation à l’emporte-pièce des métiers et professions.

En revanche, je note que la seconde partie de ma précédente intervention n’a occasionné aucune réaction. Bon.

06/09/2012 23:15 par Clyde Barrow

@ babelouest

En France, ce sont des snobs bien souvent qui pratiquent ce genre de féminisation à l’emporte-pièce des métiers et professions.

Je vais faire comme vous, babelouest, je vais juger à l’emporte-pièce et sans discernement :

En France ce sont souvent les cons qui s’insurgent contre la féminisation des métiers et professions.

06/09/2012 23:48 par Clyde Barrow

Mon commentaire précédent ayant été coupé suite à une fausse manoeuvre de ma part je continue donc ici :

Votre jugement, babelouest, est hâtif et à l’emporte pièce, car le mot "écrivaine" est français et admis par le Larousse : http://www.livreshebdo.fr/actualites/DetailsActuRub.aspx?id=1950

07/09/2012 02:50 par Christine Leboeuf

Un grand merci Clyde Barrow pour la référence que je cite ici :

" La féminisation des métiers et fonctions suit son cours. Et si Mme de Sévigné (1626-1696) reste une "femme de lettres", la franco-canadienne Nancy Huston, née en 1953, fait son entrée comme "écrivaine". "Nous ne rentrons pas les mots sur décret, mais l’Education nationale commence à imposer la rectification de certains termes", explique Yves Garnier, directeur dictionnaires et encyclopédies chez Larousse."

http://www.livreshebdo.fr/actualites/DetailsActuRub.aspx?id=1950

Ce que je ne comprends pas c’est que de tout ce que l’auteurE de cet article, Mme Dakroub, a écrit, notre camarade Babelouest n’a rien saisi que la féminisation d’un mot ? Pourquoi il/elle s’est senti(e) aussi menacé(e) dans son être pour un simple accord en genre et en nombre ?

07/09/2012 09:06 par legrandsoir

@ Sheynat

Quelles sont vos sources ? Votre lien ne les identifie pas.

Vous dites :

Dans la phrase qui vous a agacé, on lit : "Docteur en Études françaises (UWO, 2010), Fida Dakroub est écrivaine et chercheure". Il fallait alors écrire "docteure" ou "docteresse".
Ben non, le métier peut se féminiser alors que la fonction reste encore accrochée au genre masculin car neutre.
Donc comme écrivain et chercheur sont des métiers, la madame avait tout à fait raison de les accorder à son genre et de conserver "docteur" au genre neutre puisqu’il s’agit d’un titre ou grade ou fonction et non du métier de médecin généraliste..."

Par une Circulaire du 6 mars 1998 adressée aux ministres et secrétaires d’État du gouvernement, le Premier ministre Lionel Jospin a demandé tout le contraire à la Commission générale de terminologie et de néologie de rédiger un rapport sur la question et il a rappelé l’existence de la circulaire de 1986 préconisant l’emploi des formes féminines dans les documents officiels : « Il convient de recourir aux appellations féminines pour les noms de métier, de fonction, grade ou titre dès lors qu’il s’agit de termes dont le féminin est par ailleurs d’usage courant (par exemple, la secrétaire, la directrice, la conseillère). Je vous invite à diffuser cette pratique dans les services placés sous votre autorité et à l’appliquer dans les textes soumis à votre signature ».

Le terme docteresse existe et est d’usage au moins aussi courant que celui de chercheure (quelle horreur alors qu’il existe « chercheuse » !). Je trouve que la circulaire de Jospin n’est pas mal, mieux que les préconisations des Kmer(e)s-patronne(sse)s illettré(e)s.

Bon, on a ouvert la boîte de pandore sous un article qui ne méritait pas ça. Refermons. Envoyez-nous un article ou une "brève".

MV

07/09/2012 09:18 par legrandsoir

@ Sheynat, Babelouest, Lacoursière, Clyde Barrow, Christine Leboeuf

Tant qu’on saura faire battre les femmes (en général) contre les hommes (en général), les patrons (hommes et femmes) se réjouiront de n’avoir pas à affronter les prolos (h et f réunis).
Le ring le plus ringard est celui de la féminisation des mots qui sera suivie par des exigences de masculinisation d’autres mots, puis par un débat national pour choisir les moins moches : « Maîtresse-nageuse-sauveteuse ? Sage-homme ? Le crapaud et la crapelle ? le coucou et la coucoute ? ». Hier, l’usage, l’inventivité populaire, la nécessité, faisaient évoluer tout ça sans heurter et avec un certain goût : l’inspectrice, la factrice, la romancière, la poétesse, mais pas chauffeuse de taxi, ni écrivaine (vaine !) ni auteure (le « e » final n’est prononcé qu’au nord du pays), ni ingénieure, ni ministresse. Mon dieu ! Il faut n’être QUE militant pour ne pas sentir ça !

Aujourd’hui, un quarteron d’individu(e)s militant(e)s prétendent inventer pour le pays un nouveau langage, une nouvelle écriture, et quelques fanatiques démagos les suivent.

Sur ces questions devenues artificiellement centrales, les Français(es) ou si vous préférez les Français(es) ou plutôt les Françaises et les Français s’affronteront tandis que Laurence Parisot (de sexe féminin) regardera François Hollande (de sexe masculin) gérer les affaires du capital.
Personnellement, attaché que je suis à la langue et à la question des injustices faites aux femmes, j’entends bien protéger la première pour mieux aider les secondes à devenir nos égales et, pour cela, je ne lis jamais les écrits de l’ennemi de facto, du genre : « Toutes et tous, électeurs (trices), ouvriers (ères) dans la rue ! Nous sommes déterminé(e)s … ».
A la poubelle ! « Illisible, zéro », comme écrivent parfois des professeur(e)s fatigué(e)s et moins bien payé(e)s qu’unE auteur(e)-compositeur (trice), peintre (esse), sans parler des médecin(es).

Bon, je suggère à (au) plus impliquE d’entre-vous de nous écrire quelque chose ailleurs que sous cet article.

MV

07/09/2012 10:37 par babelouest

Là -dessus, revenons à cette pauvre Syrie, encerclée de prédateurs humant sa chair déjà ensanglantée, hurlant à l’encontre les uns des autres en un sinistre concert, se battant pour la maîtrise mondiale de l’énergie, et du Pouvoir que celle-ci procure à son maître. Revenons à la Syrie, parce qu’après elle d’autres seront investies d’abord par des critiques orientées et fausses, puis par des déstabilisateurs infiltrés, puis... on connaît la chanson.

Comment pourrions-nous, nous citoyens, signifier nos reproches à ceux que le système a placés en position décisionnelle ? Car ce ne sont pas nos votes, orientés, canalisés comme des bovins à l’abattoir, qui les ont amenés là . C’est simplement une question d’allégeance aux vrais patrons. Le côté vicieux de l’affaire est le feedback positif que cela entraîne : de plus en plus de "décideurs" sont les choses des groupes internationaux, ce qui renforce de plus en plus ceux-ci, leur donnant encore plus de possibilités pour circonvenir d’autres "élus". Comment casser ce cycle infernal ?

Les Syriens ont besoin de nous. Ils ont besoin de notre appui, qui ne peut s’exercer qu’en désavouant les positions de nos Maîtres. Quel canal sera assez fort, pour que la voix de ceux qui ont compris soit entendue de tous, et prise en compte ?

07/09/2012 13:58 par Geb.

((- :

les patrons

Au fait pourquoi ne dit on pas "les patronnes" ou "les cheffesses d’entreprises" ???

Nos "décideurs(euses), seraient ils/elles discriminé(e)s ???

Bon, je sors !!!

Geb.

07/09/2012 14:50 par Christine Leboeuf

@ LGS,

Bonjour à tous,

Sheynat a mentionné sa source. Elle l’a inséré entre les deux citations sous " Source ", il faut le cliquer par qu’il vous dirige vers le lien de la source :

http://www.dglf.culture.gouv.fr/cogeter/feminisation/5diversite.html

Merci,

07/09/2012 15:17 par dominique

Selon Infosyrie "Dans une partie de plus en plus importante de la presse française, à défaut de réhabiliter Bachar, on ne croit plus, ou nettement moins, aux fables bobos du printemps syrien."

En voilà pour preuve un entretien accordé par Jamil Sayyed, ancien directeur de la Sûreté générale libanaise, au Figaro, dans son édition du 3 septembre.

cet interview qui occupe une grosse demi-page du Figaro et dont le titre - « L’écroulement de la Syrie serait catastrophique » - a valeur d’avertissement dans ces pages d’ordinaire atlantistes et anti-Bachar.

la publication par le Figaro de cet entretien-choc de Jamil Sayyed, [est] le premier à notre connaissance où Bachar al-Assad et son gouvernement sont aussi nettement défendus. Il est vrai aussi que le journaliste Renaud Girard avait déjà , voici des mois, mis en garde contre le caractère des groupes armés (voir notre article « Renaud Girard du Figaro : « Si Bachar est renversé, la liberté religieuse sera balayée en Syrie , mis en ligne le 3 février 2012). Mais il n’est pas exclu que ses supérieurs hiérarchiques aient éprouvé le besoin de « rétropédaler » quelque peu sur le dossier syrien, qui dégage des relents de plus en plus forts de manipulation américaine, de pétrole qatari et de haine religieuse islamiste. Le mouvement semble d’ailleurs dépasser le cadre du Figaro - et même de la droite-, de certains articles de l’hebdomadaire crypto-sarkozyste Valeurs Actuelles au récent appel contre le risque de dictature islamiste en Syrie lancé dans le Monde par les députés (PS) Gérard Bapt et UMP Marc Le Fur, sans oublier de récentes et fermes déclarations de Jean-Pierre Chevénement.

http://www.infosyrie.fr/re-information/reinformation-ca-bouge-un-peu-plus-a-droite/

07/09/2012 21:26 par legrandsoir

Il se trouve que je connais Renaud Girard et que bien des choses me séparent de cet homme honorable. Mais je passerais plus volontiers un week end avec lui qu’avec certain journaliste de Charlie hebdo qui me traite de nazi ("brun") dans son journal, qui me confesse en privé( par mai)l que je ne suis que "confusionniste", qui se pique de parler de politique internationale en se passant de ce que Renaud Girard possède :une connaissance du sujet et une éthique.

MV

08/09/2012 01:29 par emcee

Je ne comprends pas cet acharnement à s’insurger chaque fois qu’un nom de métier est féminisé. Ici, deux malheureux féminins se glissent en marge du texte et c’est la muleta qu’on agite devant le taureau.

Sommes-nous sur un site de gauche, qui dit lutter contre toutes les discriminations, mais qui traite les femmes de "viragos" ? Sera-t-il possible, alors, de traiter, désormais, les homosexuels de pédés, les Arabes de bougnoules et les Juifs de youpins - et plus particulièrement, ceux qui se battent contre l’ordre établi par les classes dominantes ?

On va me dire que ce n’est pas pareil, évidemment. On se bat contre la mondialisation, contre le capitalisme, contre le racisme, mais pas contre le patriarcat - qui, pourtant, est une oppression majeure dans le système d’organisation des sociétés (http://blogs.mediapart.fr/blog/velv...).

Sheynat a raison "docteur", ici, est un titre sans article : il désigne le diplôme de la personne, alors que son métier mis au féminin indique que celle qui a écrit le texte est une femme - ce qui peut avoir son importance dans une biographie, même brève, non ?
Ou bien, est-ce que le fait qu’on signale que c’est une femme serait superflu ?

Qu’auriez vous compris s’il avait été écrit :

Docteur en Études françaises (UWO, 2010), Fida Dakroub est écrivain et chercheur, membre du « Groupe de recherche et d’études sur les littératures et cultures de l’espace francophone » (GRELCEF) à l’Université Western Ontario" ?

En laissant tous les termes au masculin, c’est bel et bien rendre invisible la femme derrière ces écrits.
C’est cela qu’on veut quand on s’indigne de trouver deux petits mots anodins qui, pourtant, sont explicites et ne nécessitent pas de périphrase ?
Il est des indignations plus nobles et plus constructives.

Vous pensez que les femmes ont autre chose à faire que de "se battre contre les hommes". Ah bon ? Vous vous sentez donc personnellement attaqué que des femmes demandent la féminisation de certains métiers ?

Et puis, bizarre, on estime toujours que les femmes ont autre chose à faire que revendiquer pour l’égalité des droits et la visibilité.
Certains les renvoient à leurs casseroles, d’autres se demandent qui va garder les enfants, et, plus à gauche, elles sont envoyées dans la rue prêter main forte à leurs compagnons en lutte. Inciterait-t-on, par souci d’égalité, évidemment, les hommes à aller soutenir les luttes des femmes ?

Pourtant, ce sont les femmes qui, majoritairement, subissent les coups les plus durs, financièrement, socialement, physiquement et moralement. Ce sont les femmes qui sont le plus souvent cantonnées à des emplois précaires, des emplois à temps partiel forcé, des emplois subalternes, etc.

D’autre part, que je sache, les manifestations en France ne sont pas seulement constituées d’hommes : les femmes sont là et bien là , partout et chaque fois. Faut-il qu’elles en fassent encore plus ?

Quant aux métiers, ce sont des substantifs masculins qui désignent les professions les plus prestigieuses socialement et les mieux rémunérées (maire, docteur, avocat, préfet, président, député, juge, policier, etc.), les métiers qui se pratiquaient dans l’espace public et qui étaient naguère réservés aux hommes (rappelons qu’il a fallu attendre que le XXème s. soit bien entamé pour que les femmes aient accès à certaines formations et certaines professions et pour qu’on estime qu’elles avaient le droit de s’exprimer librement). Certains métiers ont d’ailleurs été féminisés naturellement selon les besoins sans que cela soulève un tollé.
S’il fallait qu’on se cantonne à la langue du XVIII°, voire du XIX°, on aurait du mal à s’exprimer aujourd’hui.

Concernant les noms de métiers pratiqués par les femmes, et liés aux tâches ménagères et aux soins, ils étaient, au départ, féminins (infirmière, femme de ménage, couturière) et, pareil, certains ont également aujourd’hui un terme masculin. (On peut noter, d’ailleurs, la différence de connotation entre "couturier" et "couturière").

Aujourd’hui, rien n’a beaucoup changé : selon l’INSEE, alors que les hommes travaillent dans la plupart des secteurs, les femmes travaillent en général dans les métiers des services à la personne et du social, des professions intermédiaires de la santé, de l’éducation et de l’enseignement. Toutes les femmes ne s’appellent pas Lagarde ou Parisot.

En outre, laisser entendre que cette demande de féminisation serait futile et infondée, c’est ignorer ce que disait l’abbé Bouhours en 1675, à savoir : "lorsque les deux genres se rencontrent, il faut que le plus noble l’emporte", approuvé par la suite par le grammairien Beauzée, en 1767, qui a dit : "le genre masculin est réputé plus noble que le féminin à cause de la supériorité du mâle sur la femelle".
Il est clair qu’il s’agit bien, pas le biais de la grammaire, d’une volonté d’imposer la supériorité de l’homme.

D’autre part, au Canada, ils ont parfaitement admis la féminisation des métiers autrefois dévolus aux hommes. Les Canadiens sont-ils donc des massacreurs de notre belle langue que l’on veut garder telle quelle, d’affreux démagogues qui cèdent aux caprices de quelques hystériques peu intéressées par les luttes constructives, ou bien auraient-ils compris ce que la majorité des Français se refusent à voir ? A savoir que la langue n’est pas négligeable et que l’emploi des mots n’est pas innocent.

Pourtant, alors que, par ailleurs, sur ce site, on ne cesse de démontrer comment les mots peuvent être blessants, infamants, distordus et comment ils peuvent servir les pouvoirs, quand il s’agit des femmes, toute cette analyse est occultée pour être remplacée par des caricatures.

Or, une langue est le reflet de la société telle qu’elle est voulue par les dominants.
Les régimes totalitaires, en particulier, se servent d’un langage prédéterminé, ce qu’a démontré brillamment Orwell. Mais il n’y a pas qu’eux : les religieux, les propagandistes des démocraties et autres dominants utilisent tous des termes spécifiques pour ancrer leur dogme dans l’esprit de la population et les empêcher de se rebeller en s’adjoignant les idiots utiles (pas besoin de donner d’exemples, je présume).

Si la règle grammaticale sur le genre des mots peut paraitre insignifiante hors contexte, elle ne l’est plus si on l’étudie en tant que moyen d’influer sur nos modes de pensée et notre culture.
A l’assemblée nationale, il y avait, en 2007, 107 femmes contre 577 hommes (18%) et en 2012, il y en a 155 (26, 9%). Le PS faisait des gorges chaudes de cette extraordinaire "avancée". Ah bon ? Les femmes en France ne représentent qu’un quart de la population adulte ?
D’autre part, au gouvernement, c’est, pour l’instant, la parité (17/17).
Mais pas pour les postes : une seule, Taubira, a obtenu un ministère régalien (il y en a 4 ; tiens ! Encore un quart) ; beaucoup d’entre elles sont ministres déléguées, et elles ont en général été nommées à des fonctions stéréotypées (Affaires sociales et la Santé ; Artisanat, Commerce et Tourisme ; Personnes âgées et Dépendance ; Personnes handicapées ; Famille ; Culture et la Communication, etc.) http://www.francetvinfo.fr/qui-sont-les-femmes-du-gouvernement-ayrault_96027.html

Les postes prestigieux, eux, ont quasiment tous été attribués à des hommes. Pourtant, on se serait bien passés de Valls, Fabius ou Moscovici.

Les mots ont un sens.

La Syrie ? Il faudrait peut-être en parler, oui, mais qui a lancé cette énième attaque contre la féminisation des métiers et qui hérisse tant le poil sur ce site ?

08/09/2012 07:32 par legrandsoir

@ emcee

Votre diatribe commence mal

Je ne comprends pas cet acharnement à s’insurger chaque fois qu’un nom de métier est féminisé.

J’ai dit au contraire que l’usage populaire féminisait à son rythme et avec bonheur tandis qu’une poignée de viragos, succubes et kmer(e)s-(encre) rouge massacraient la langue en inventant de leur propre chef des mots horribles à lire et à prononcer.

Par la suite, je suis d’accord avec vous sur bien des points.

Mais sur l’écriture de tracts, discours, romans, poésie (on ne me répond guère sur ces points-là , d’ailleurs), je dis : massacrer une langue que des siècles de génie ont rendu si belle pour bricoler un outil de lutte sociale, c’est pas glop, pas glop.

D’autre part, sur la tonalité de votre commentaire, je voudrais vous dire qu’on peut être pour la sauvegarde (dans l’évolution non instrumentalisée) du français sans être misogyne, comme on peut être contre Tsahal sans être antisémite.

Bise.

MV

08/09/2012 10:17 par gérard

Entièrement d’accord avec emcee

La Syrie ? Il faudrait peut-être en parler, oui, mais qui a lancé cette énième attaque contre la féminisation des métiers et qui hérisse tant le poil sur ce site ?

La féminisation des noms de métiers ?
Bien sûr qu’il faut le faire, même si ce n’est qu’une petite étape.
Mais à mon avis, outre l’aspect sociologique, il y a un problème d’ouïe ; il est d’ailleurs à ma connaissance, assez inhérent à la langue française : la création d’un mot nouveau avec comme unique socle un ou plusieurs mots français est difficile ; si c’est possible, par exemple, on est obligé d’en chercher à l’extérieur ; balle-pied, ça n’a pas pu passer, on est allé "piquer" football aux anglais...
Une "auteure", ça sonne mal aussi, mais ce n’est surement qu’une question d’habitude...

Mais le plus important était cet article sur la Syrie !
Pourquoi diable avoir dévié ainsi ?
Je tiens à signaler en tout premier qu’il est un régal quant à sa forme ; la langue française y est maniée de la plus belle manière qui soit.
Déjà merci à Fida DAKROUB.
Et quant au fond, c’est un régal aussi.
Il apporte entre outre par le paragraphe sur le pacte de Sahifa un ultime éclairage sur ce "drame-imposture" qui se joue en Syrie.
(Pour info, tous les articles du " pacte de principes constitutionnels, dessinant les contours de la Syrie de demain on peut les trouver ici :
http://blog.mondediplo.net/2011-10-07-Syrie-l-opposition-a-Damas)

Dans la Constitution de Médine
http://fr.wikipedia.org/wiki/Constitution_de_M%C3%A9dine
On trouve "ça" :
« Aucun des juifs ou des croyants monothéistes ne doit commettre de péchés portant préjudice à l’autre groupe. »
Avec "ça" comme base, aucun État Laïc ne peut naître...
Les "pénétrateurs du pied gauche dans le temple" commettront toujours un péché par rapport aux "pénétrateurs du pied droit".
Le "diable" se cache toujours dans les détails...

08/09/2012 22:49 par Geb.

Qu’auriez vous compris s’il avait été écrit :

Docteur en Études françaises (UWO, 2010), Fida Dakroub est écrivain et chercheur

Ben moi j’aurai écrit "Madame" Fida Dakroub et tout le monde aurait été au parfum sans avoir à générer un vingtaine de réponses plus ou moins inutiles. Dont la mienne entre autres..

Quant à penser que la "féminisation" des noms nous sortira de la "Dictature du Patriarcat" ou du "Code Napoléonien" dont certains articles de loi antiféministes continuent à polluer l’environnement sans que personne ne s’en émeuve...

Là , j’ai comme un doute qui m’assaille.

Et encore on a la chance qu’elle n’est ni homosexuelle, ni transexuelle.

Parce qu’on serait pas sortis de l’Auberge !

Dans ce cas on dirait comment ???

Geb.

09/09/2012 09:49 par Sheynat

Non mais je me pince là , pour vérifier que je ne suis pas en train de faire un mauvais rêve !
Ou alors c’est un gag ???

Sérieux, j’en suis à hésiter entre penser que la politique est vraiment un ramassis de bêtises et que j’ai bien eu raison de passer à côté durant des années car si c’est pour y lire des machins pareils, je n’ai vraiment rien raté au contraire, ou de m’encarter dans un groupe féministe tant il y a encore du boulot rien que pour les principes de base.

Ben moi j’aurai écrit "Madame" Fida Dakroub et tout le monde aurait été au parfum sans avoir à générer un vingtaine de réponses plus ou moins inutiles. Dont la mienne entre autres..

Ben voyons, j’ouvre sur le site quelques textes au hasard, je tombe sur des :
- Michel Rogalski économiste, CNRS, directeur de la revue Recherches internationales

- Paul Craig Roberts a été secrétaire adjoint au département du Trésor étasunien et rédacteur en chef associé du Wall Street Journal. Son dernier livre, Wirtschaft am Abgrund (Economies In Collapse) vient de sortir.

- Yangos Andreadis est Universitaire, directeur du Centre de Drame et de Spectacle Classique de l’Université Panteion d’Athènes.

- Linh Dinh est l’auteur de deux livres de nouvelles, cinq de poèmes et d’un roman qui vient de sortir : Love Like Hate. Il témoigne de la dégradation de notre paysage social sur son blog photo : State of the Union.

Et parce que l’auteure de cet article là est une femme et a osé signifier son sexe en féminisant le nom de ses activités professionnelles, il faudrait qu’elle précise "Madame" ?
Inutile de me répondre que sur la mini-bio d’untel il apparaît un "il", car apparemment le "elle" de Fida Dakroub est devenu invisible à vos regards pourfendeurs de bons usages...

Quant à penser que la "féminisation" des noms nous sortira de la "Dictature du Patriarcat" ou du "Code Napoléonien" dont certains articles de loi antiféministes continuent à polluer l’environnement sans que personne ne s’en émeuve...
Là , j’ai comme un doute qui m’assaille.

OK ! Là aussi c’est comme ailleurs, quand il est dérangeant d’appliquer un usage devenu courant et accepté dans les règles grammaticales (avec même un Guide d’aide préfacé par Lionel Jospin pour faciliter la tâche aux réticents dont je mets le lien du Sommaire sur lequel on trouvera d’ailleurs aussi le chapitre que j’avais lié à ma "source") on sort qu’il vaut mieux être au four qu’au moulin ? Que ce n’est pas en veillant au grain qu’on fera un meilleur pain ?

Et puis je n’ai pas trop compris à qui s’adressait précisément les "virago", "succube", "Kmer-écriture-rouge", "illettrées", "snobes" et autres charmants qualificatifs pour quelque chose qui va de soi par simple bon sens et logique ? A Lionel Jospin ? Car c’est lui qui a initié la démarche déjà adoptée par d’autres citoyens francophones. Mais c’est un homme, alors, je n’ai pas trop compris ?

Et encore on a la chance qu’elle n’est ni homosexuelle, ni transexuelle.

Parce qu’on serait pas sortis de l’Auberge !

Dans ce cas on dirait comment ???

Geb.

Heu... Là je suis sans voix. Essayez juste de la refaire en masculinisant votre phrase, peut-être que vous réaliserez où se situe le grotesque d’une telle remarque.

Je précise quand-même que puisque Maxime Vivas a écrit :

Bon, on a ouvert la boîte de pandore sous un article qui ne méritait pas ça. Refermons. Envoyez-nous un article ou une "brève".
Bon, je suggère à (au) plus impliquE d’entre-vous de nous écrire quelque chose ailleurs que sous cet article.

Je me suis empêchée de réagir jusqu’ici -mais vu que c’est relancé à chaque fois par les autres, pourquoi m’en priver ?- et me suis collée à composer un article en réponse hier. Je ne l’ai pas terminé car il fallait que je m’épile les gambettes, et entre autres activités de la plus grande importance et quelques corvées ménagères, j’ai encore une recette de cannelés à réussir et mes ongles à faire.
Je vais les tailler en griffes, ça fera peut-être plus "virago".

09/09/2012 11:08 par emcee

Au GS
Cela fait longtemps que je vois des interventions quasiment unilatérales sur ce sujet. Un seul "-e" dans un texte, un seul néologisme et la réaction est immédiate : c’est la curée contre les "kmères rouges".
Alors, dans quel camp est l’intolérance ?

Il y a probablement des "succubes" ("démon femelle qui était supposé séduire les hommes la nuit"- eh, oui, les femmes sont fourbes) qui défendent la féminisation de certains termes et qui viennent s’informer sur ce site sur d’autres sujets. Pourquoi donc les offenser à ce point ?

Alors, les diatribes, ce n’est pas moi qui les lance, et il arrive un moment où il faut "donner à réfléchir".
Je lis : "auteure, ça sonne mal". Bon. Il faut quand même faire partie des "sudistes" - dont je suis - pour entendre ou prononcer le "e" final (muet, comme chacun le sait, en français) - serait-ce, alors une mauvaise prononciation du français de langue d’oïl (imposée, en son temps, à toute la France par les dominants du pays d’oïl, je le rappelle) qui serait en cause ?

Pour "écrivaine", pareil : que ce soit au féminin ou au masculin, la terminaison - vain/ vaine - n’est peut-être pas très jolie à des oreilles de mélomanes. Mais pourquoi avoir admis au départ le masculin et réfuter aujourd’hui le féminin quand ils se situent dans la même catégorie ?
Ce qui prouve que, comme le dit pertinemment gérard, ce n’est qu’une question d’accoutumance.

Quant à l’orthographe, un seul "e" ajouté à quelques mots entraînerait une perversion irrémédiable de la langue ? Il faut savoir raison garder, tout de même.

Dire que des "viragos" (qui, pour information, signifie : "femme qui a l’apparence et les manières d’un homme", la crainte du "calife à la place du calife" ? ) veulent révolutionner la langue française et la "[massacrer] en inventant de leur propre chef des mots horribles à lire et à prononcer", c’est réfuter d’emblée leurs revendications ou/et ne jamais s’être intéressé à la linguistique, de près ou de loin.

La langue française, qualifiée, à juste titre, de "langue vivante", s’est constamment enrichie de mots, y compris étrangers, complètement "horribles à lire et à prononcer" mais on s’y est évidemment habitué (ou, du moins, nous les avons adaptés à nos oreilles sensibles et à notre appareil phonatoire délicat) et le néologisme si "discordant " a perduré quand la population se l’est approprié et qu’il a fait son entrée dans le dictionnaire.
Quant aux mots étrangers "imprononçables", il y en a eu et il y en a encore qui entrent dans le dictionnaire. Combien ont provoqué un tel rejet dans les milieux de gauche ?
Qui s’insurge inlassablement contre les emprunts liés aux sciences, par exemple ?
Qui s’élève contre l’introduction de termes comme burrito, paella, mercato, adagio, crescendo, geisha, alcool, putsch, etc. (pour ne pas citer les emprunts à l’anglais qui font partie des mots urticants par ici), tous empruntés à d’autres langues.

Pourtant, quand il s’agit de la féminisation de certains noms de métiers ou de l’opposition à l’utilisation du masculin dit" générique" pour désigner tout ou partie, pour des termes qui existent au masculin et au féminin, c’est le déchainement.

Quand on fait de la traduction (en particulier, depuis l’anglais, pour mon cas), on se trouve constamment confronté à ces questions.
Il faut dire que dans les pays moins rétrogrades, ils ont résolu la question au mieux depuis fort longtemps.

Pour ce qui concerne les tracts, de toute façon, personne ne s’attend à tomber sur un essai littéraire. Les tracts ont pour vocation d’exposer brièvement les professions de foi ou les revendications des signataires. On les lit ou pas, après tout. Ceux qui militent ou s’informent par ailleurs savent déjà ce qu’ils contiennent. Mais qu’ils s’adressent à la fois aux hommes et aux femmes est dans la logique des choses et ne choque que ceux qui pensent trouver un monument de littérature. Ca se saurait.

Quant à dire que les poésies et les romans vont devenir illisibles à cause des revendications féministes, cela relève du fantasme et rejoint la liste des arguments qui ont été servis tout au long des luttes des femmes.

Les féministes ne sont pas des écervelées comme on a l’air de le penser et si la condition des femmes a connu des avancées dans ce pays, ce n’est pas grâce aux élus, mais grâce aux luttes qu’elles ont menées sans relâche, et, cela, malgré l’hostilité - quand ce n’était pas les invectives, voire les violences physiques - de la majorité de la population.

Rien ne change. On a vu les polémiques ridicules qu’a engendrées la simple décision de supprimer la mention "mademoiselle" sur les documents administratifs. On a les indignations qu’on peut, dans un pays foncièrement réactionnaire et misogyne.

Et puis, rappelez-vous : quand les femmes réclamaient le droit de vote, celui-ci leur avait été longtemps refusé parce qu’on disait qu’elles voteraient comme leur confesseur.

Quand elles manifestaient pour la contraception, on disait que c’était la porte ouverte à toutes les turpitudes (et elles étaient traitées de "mal baisées", les machos ne sont pas à une contradiction près).

Et quand elles militaient pour le droit à l’avortement, elles étaient également violemment insultées et agressées. A l’Assemblée Nationale, les opposants, déchainés, sont même allés jusqu’à tenir des propos antisémites à l’encontre de Simone Veil.

Mais, à l’époque, il y avait de vrais mouvements de gauche.

Et, donc, quels préjudices et quels bouleversements irrémédiables la société a-t-elle subis à la suite de ces avancées ?

Geb

Quand on refuse de céder d’un pouce sur la féminisation des métiers, il est clair qu’on n’est pas prêt à lutter contre la "dictature du patriarcat". Alors, les conseils aux autres sur les priorités et l’importance qu’il faut accorder à leurs luttes, on s’en passe.

Oui, mais c’est bien sûr ! Au lieu de massacrer notre belle langue éternelle, on pourrait coller "Madame" devant le nom d’une femme et "Monsieur" quand l’auteur est un homme, et le tour serait joué.
On aurait ainsi : "Madame Fida Dakroub ou Madame George Sand ; Monsieur Albert Camus ou Monsieur Ernest Hemingway. Classe !

On aurait donc pu écrire ceci, au lieu de ces deux mots grotesques que l’on ne saurait voir :
"Madame Fida Dakroub est un écrivain et chercheur engagée dans la lutte pour la paix et les droits civiques".
Évidemment, ce n’est plus absurde du tout, maintenant. Et ça sonne bien.

09/09/2012 11:50 par Maxime Vivas

La langue française, qualifiée, à juste titre, de "langue vivante",

Vivante ! Raison de plus pour ne pas autoriser son massacre par une poignée de stalino-viragos .
Personne n’a dit qu’il fallait la figer. Mais de là à la taillader au cutter, la boursoufler, lui coller des bubons et rendre les écrits imprononçables en attendant que des commissaires politiques auto-désignées réécrivent tout ce qui été écrit hors des règles....

Babelouest qui a été à l’origine de ce débat sous cet article nous a envoyé un article sur le sujet. Nous allons le publier sous peu.
En attendant, soyez gentille avec vos amies que vous souhaitez convaincre : évitez de leur lire à haute voix le poème d’Aragon réécrit selon les règles que vous défendez et qu’elles vont récuser aussitôt.
MV

09/09/2012 11:56 par Clyde Barrow

La féminisation des noms de métier est la règle en français. On dit "une boulangère", "une blanchisseuse". Et ça ne choque personne.

Par contre il y a 50 ans, le mot "avocate" choquait certains. Aujourd’hui plus du tout.

Mais aujourd’hui on voit des gens choqués par les mots "écrivaine" et auteure".

Alors à quoi ça tient ?

Je vais vous le dire, ça tient à ce que dans l’esprit de beaucoup de gens, certains métiers sont réservés aux hommes. C’est du sexisme tout simplement. Et le fait de féminiser ces noms de métier participe à la lutte contre le sexisme. Que cela plaise ou non. Et c’est bien pour cela que l’éducation nationale pousse à la féminisation des noms de métier. Pour faire évoluer les mentalités. Il y a 50 ans, le mot avocate choquait certains. Dans 50 ans le mot "écrivaine" ne choquera plus personne. Du moins je l’espère.

Et que dire de la remarque de Geb sur les homos et transsexuels, si ce n’est qu’au machisme et au sexisme ambiants s’ajoute parfois de l’homophobie...

09/09/2012 17:43 par Sheynat

Bon, j’étais en train de terminer mes illustrations quand j’ai vu que l’article de Babelouest vient d’être diffusé, du coup je me suis dépêchée de soumettre le mien sans mes 2 dessins, j’espère que je pourrai les rajouter ensuite et que ce sur quoi j’ai bossé depuis hier sera accepté et diffusé aussi.
Sinon, tant pis.
J’ai encore eu des problèmes de cadrage pour les autres illustrations.

Je vais également relire à tête reposée le contenu de cet article : sur la Syrie.

09/09/2012 21:50 par gérard

L’article de Babelouest, faudrait pouvoir le lire, mais je tombe sur "erreur 404"...

Mais, on habite où ?
La dérive sémantique continue sévère, alors que texte de Fida Dakroub est des plus passionnants qui soient, fourmillant d’humour à divers degrés :

« Ainsi, la Démocratie démocratique, si élevée qu’elle se sût au-dessus de la Masse arabe, ressentit pour elle une infinie pitié. Tant la Démocratie démocratique aima la Masse arabe qu’elle envoya son Fils unique - le Printemps arabe -, afin que tous ceux qui croyaient en lui ne fussent pas perdus, mais qu’ils eussent la vie démocratique. »

...et riche d’une réelle étude bien à l’opposée à celle qu’il m’a été donnée de subir ( j’ai réussi à tenir jusqu’au bout, mais essayez, vous verrez,....ce n’est pas évident !) :
http://www.lcp.fr/emissions/parlons-en/vod/136289-apres-la-libye-la-syrie...

09/09/2012 22:52 par legrandsoir

L’article de Babelouest, faudrait pouvoir le lire, mais je tombe sur "erreur 404"...

D’ici, ca marche parfaitement. Et en faisant F5 sur la page d’erreur ?

09/09/2012 22:28 par Geb.

Et que dire de la remarque de Geb sur les homos et transsexuels, si ce n’est qu’au machisme et au sexisme ambiants s’ajoute parfois de l’homophobie...

Pas du tout homophobe. Dans mon monde à moi chacun se gère comme il veut.

Mais si on ne dois pas discriminer les femmes, ni les hommes, je ne vois pas pourquoi on ne trouverai pas le moyen de ne pas discriminer les autres modèles sexuels.

Si j’étais homosexuel ça me dérangerai réellement qu’on m’appelle "madame" et encore plus "monsieur".

Socialement je me sentirais gêné, discriminé.

Mais bon, j’ai peut-être pas tout compris au problême...

Geb.

10/09/2012 00:01 par Geb.

L’article de Babelouest :

LE GRAND SOIR > erreur 404
La page demandée n’existe plus ou n’a pas été trouvée.

Il n’y a pas d’article à cette adresse

Avec ou sans F5.

Geb.

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10/09/2012 08:12 par mandrin

mouais...que se soit pour Pierrette, Pauline, Jacqueline, ou pierre, Paul et Jaques cela va se résumer a un code barre...vocabulaire clic du futur.

10/09/2012 08:35 par gérard

Désolé d’être hors sujet de l’article, mais je ne peux toujours pas lire l’article de Babelouest et uniquement celui là ...Tout le reste fonctionne !
En faisant f5 je n’ai même pas droit à "erreur 404", absolument rien ne se produit...
Sans faire f5 je suis immédiatement en 404 !

10/09/2012 09:19 par Clyde Barrow

Erreur 404 sur l’article de Babelouest. Que l’on fasse F5 ou pas.

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