Pour un Musée Robespierre à Arras

Alain COUSIN

ce soir nous sommes 2100 à vouloir un musée Robespierre à Arras

" Ce discours que vous venez d’entendre est mon testament de mort. Je l’ai vu aujourd’hui, la ligue des méchants est tellement forte, que je ne puis pas espérer de lui échapper.

Je succombe sans regret, je vous laisse ma mémoire elle vous sera chère et vous la défendrez."

Fin de son dernier discours aux Jacobins le 8 Thermidor an II, soit 2 jours avant son exécution .

Le manifeste lancé il y a 10 mois trouve un écho favorable dans toutes les régions Françaises !

Comme vous pourrez le constater en parcourant la liste des signataires, toutes les catégories socioprofessionnelles sont représentées et ce à travers tout le pays et bien au delà puisqu’il y a 29 nationalités différentes .

Les hommes et femmes politiques commencent eux aussi à faire leur apparition sur la liste.

2000 signataires c’est bien , mais c’est néanmoins trop peu pour etre pris au sérieux par la municipalité d’Arras.

Il en faut 3 fois plus pour être crédible , il suffit donc a chacun(e) de trouver 2 ami(e)s qui nous rejoindrons et le tour sera joué .

Faire la promotion de Robespierre ne doit pas être difficile par les temps qui courent , en effet vanter les mérites d’un homme de gouvernement qui n’a jamais volé un sou dans les caisses de l’état est un créneau porteur !!

Pour ce qui est de la Terreur il suffit de rappeler qu’elle n’a duré que 3 mois (mai-juillet 1794) et qu’elle a fait environ 1400 victimes .

Robespierre bien entendu en porte sa part de responsabilité mais pas plus que celle des 16 autres membres du Comité de Salut Public .

Enfin parler de la Terreur aujourd’hui (nous qui vivons dans une République bicentenaire ,et apaisée) en critiquant les violences de 1794 n’a pas de sens , il faut pour comprendre la Terreur se replonger dans ces années de tourmente ou la République naissante était en guerre avec tous les pays d’Europe et, ou la Bourgeoisie Française qui venait de ravir le pouvoir à la Noblesse, intriguait pour que cessent les réformes et tombe Robespierre car ce dernier
"vertueux et incorruptible" était devenu leur ennemi mortel.

Napoléon Bonaparte reconnu le travail et l’intégrité des frères Robespierre en 1803 en attribuant à leur soeur Charlotte Robespierre une pension à vie.

Alain COUSIN

alnc@laposte.net

COMMENTAIRES  

03/01/2012 13:42 par yapadaxan

Faible argumentation. La lecture actuelle de Robespierre est une tentative de réviser l’Histoire et la Révolution française.

En effet, il y a une situation révolutionnaire et donc un contexte. Regarder à partir d’aujourd’hui les faits et les acteurs d’il y a plus de 200 ans, c’est soit du tourisme surtout pas scientifique, soit une authentique analyse des forces puissantes qui entrent en contradiction et en opposition à cette époque.

L’Ancien Régime est une société de classes. Et ce sont ces classes qui se heurtent mortellement. Il n’y a pas un plus criminel que d’autres et qu’il faut stigmatiser au tribunal d’une certaine Morale.

Daniel Dessert démontre magistralement le contenu de classe de la société d’Ancien Régime. Partant de l’analyse des archives de notaires, il dresse un bilan complet des différents groupes sociaux.

Le roi, pourtant décrit comme un monarque absolu, n’a pas les moyens financiers de son trône. Il dépend totalement des différents impôts. Ces impôts sont, schématiquement, de 3 sources : les impôts directs, les impôts indirects sur les fermes et les impôts extraordinaires.

Parmi les gens qui manient les deniers du roi se trouvent les financiers. Ceux-ci ont pour charge de trouver les sommes qui constitueront les différents impôts. Or ces financiers n’ont pas du tout les sommes exigées. Ils ne sont que des "fonctionnaires" libéraux qui financent les caisses du roi le temps d’un contrat, dûment inventorié par acte notarié. Pour trouver ces sommes, ces financiers s’adressent aux véritables détenteurs des fortunes du royaume. Comme les actes notariés dissimulent l’identité des vrais bâilleurs de fonds, Dessert doit se livrer à une véritable enquête "policière". Il s’avère que les bâilleurs sont les nobles, détenteurs de fortunes colossales, pour beaucoup d’entre eux. Non seulement ils détiennent les richesses mais encore et surtout s’enrichissent dans et par le système fiscal. Dessert prend l’exemple de Mazarin, complètement ruiné après la Fronde, mais laissant la succession la plus riche de tout l’Ancien Régime.

Les différents intervenants se servent au passage. Si bien que si le roi perçoit les montants qu’il a exigés, les intervenants ont prélevé en plus pour leur propre compte, augmentant d’autant le montant des impôts. Rappelons que les nobles ne sont pas soumis à l’impôt. Relevons que le jeu financier auquel ils se livrent dans l’exercice fiscal leur est leur première source de revenus. N’oublions pas qu’ils sollicitent et obtiennent du roi des pensions. Bref, ils sont bel et bien les affameurs du peuple.

Dans la mesure où ils ne travaillent pas, sous peine de déroger, dans la mesure où ils sont détenteurs des fortunes qu’ils thésaurisent, ils apparaissent au moment de la Révolution pour ce qu’ils sont : des parasites qui ralentissent considérablement l’activité économique et bloquent par leur inactivité le progrès scientifique et technique.

Ils constituent une force d’inertie arcboutée sur ses privilèges. Et c’est à éliminer cette force d’inertie qu’il convient de procéder fermement. La situation révolutionnaire est bien plus complexe et enchevêtrée. Elle implique le rôle de la grande bourgeoisie parvenue à la robe et à la noblesse d’épée par des alliances. Les intérêts sont confus et contradictoires. Cette bourgeoisie d’affaires entend bien s’emparer du pouvoir pour éliminer politiquement le Tiers-Etat pauvre et laborieux.

Le système d’explications et d’analyse de la Révolution française constitue aujourd’hui un enjeu scientifique mais aussi politique. Balzac est cet auteur qui décrit minutieusement les origines de la bourgeoisie française et, particulièrement, de la banque. Et il revient systématiquement sur l’origine des fortunes, leur constitution, leur développement et toutes les compromissions qu’elles ont nécessitées, y compris dans les moindres trahisons et retournements opportunistes de veste.

Robespierre n’est pas un fou sanguinaire mais un politique lucide qui projetait dans l’avenir les risques d’une révolution confisquée et qui a vu cette alliance noblesse/bourgeoisie dominer l’économie en écrasant le prolétariat, rendant pires les conditions de vie et de travail des gens du peuple.

03/01/2012 14:23 par Romain

Tout à fait d’accord, il faut arrêter de cautionner cette diabolisation de Robespierre ( dont le but idéologique fondamental est de faire passer l’idée que toute politique "égalitariste" est vouée au "génocide") et notamment rappeler que c’est le Comité de Salut Public qui a mis fin à la famine chronique que connaissait la France (depuis 1787 !) en faisant voter la loi du maximum. Quand on pense que Bonaparte continue d’être célébré officiellement et que Robespierre subit l’opprobre des biens-pensants, il y a de quoi avaler son bonnet phrygien de travers !

03/01/2012 14:29 par Anonyme

http://www.opc-moe.com/robespierre/cousin22.php

Par le rôle éminent qu’il a joué pendant la Révolution Française où se fondait le devenir de la France dans un monde moderne, Robespierre est unanimement reconnu comme un personnage considérable de notre histoire. Bien au-delà de nos frontières, le nom d’Arras est associé à celui de son plus illustre citoyen et il est surprenant qu’aucun véritable lieu de mémoire ne lui soit consacré dans sa ville natale. Acquise en 1990 par la municipalité pour en faire un musée Robespierre, la maison qu’habita celui qui gouverna la France Révolutionnaire entre 1793 et 1794, fut remarquablement rénovée par les compagnons du Tour de France. Cette demeure est aujourd’hui affectée au musée du compagnonage .
Les soussignés demandent instamment que la ville d’Arras restitue à la Maison Robespierre sa légitime vocation afin qu’elle devienne un musée qui aide les Arrageois et les innombrables visiteurs du monde entier à mieux connaître l’histoire de la Révolution Française et de celui qui en fut, quelque opinion qu’on puisse en avoir, l’homme clé.

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