Bonjour
C’est la deuxième fois que je grille des inexactitudes venant d’articles d’auteurs de ce site. Non pas que je blâmerai la "faute" comme inexcusable, mais nos armes que sont l’information et la théorie politique exigent la totale véracité des faits :
LGS affirme : "Comme Manuel Valls, Myriam El Khomri n’a jamais été salariée, ni dans le privé, ni dans le public. Voir son édifiante fiche Wikipedia qui précise entre autres : « Diplômée en droit, aucune profession en dehors de son parcours politique n’est connue »."
Je regarde sur wikipédia et je tombe sur : "Téléprospectrice, baby-sitter, hôtesse d’accueil, vendeuse de maillots, travailleuse agricole, la boursière paie de sa poche jusqu’à son DESS d’administration du politique. "
Non pas que je défende cette agente éclairée du Capital (ce qu’elle est véritablement), mais la vérité étant révolutionnaire il serait plus judicieux de préciser cela. Elle a bien été salariée, très peu de temps j’en conviens, et a vite été se fouttre "au chaud" dans l’appareil PS.
Concernant cette nomination, personne n’est dupe cette nana n’est qu’un "fusible". Elle n’est pas connue pour ses liens particuliers avec les syndicats majoritaires (si vous avez des infos à ce sujet je suis preneur...) ce qui était autrefois la norme pour proposer untel ministre du travail.
Merci les auteurs de LGS pour leur travail bénéfique, merci d’avance de me pardonner ce chipotage.
Amitiés révolutionnaires
03/09/2015 11:11 par legrandsoir
Merci de votre contribution tatillonne.
La ministre a été " téléprospectrice, baby-sitter, hôtesse d’accueil, vendeuse de maillots, travailleuse agricole", ce qui signifie qu’elle a fait des jobs d’été d’étudiante.
Il manque serveuse de bar, vendangeuse et castreuse de maïs.
Mais ce n’est pas être entrer dans le monde du travail, embrasser une carrière qui sera un avenir. Nulle angoisse de l’avenir dans ces petits jobs, des palliatifs éphémères qui permettent de passer un cap vers un futur sans patron, sans chômage, sans crainte. La ministre n’a jamais eu à faire grève, à se syndiquer, à demander une augmentation, à voir son usine fermer, à pointer à Pôle emploi, à calculer ses annuités, à manifester dans les gaz lacrymogènes, à subir un contremaître, etc.
Elle a papillonné aux beaux jours dans les environs du monde des ouvriers. Elle a traversé la ferme ou le magasin sans avoir le temps d’y souffrir dans son squelette. Parfois, les fils d’industriels travaillent un peu dans l’usine de papa, en juillet. Les étudiants des grandes écoles ont des stages obligatoires en entreprises. Ils évitent de mettre ça sur Wikipédia au chapitre : "Ancien travailleur".
Si Marie-Chantal fait la vaisselle un jour chez elle, elle ferait bien de ne pas se vanter d’avoir connu la condition de sa bonne.
Mais je crois qu’on est d’accord.