pétition de soutien à Hervé EON

PRS

Lors de la venue de Nicolas Sarkozy, Président de la République, à Laval (Mayenne), le 28 août, pour y annoncer la généralisation du RSA, le revenu de solidarité active, un militant mayennais de PRS, association politique, Hervé Eon, a voulu se rendre à la manifestation organisée contre la politique du chef de l’Etat à l’initiative de RESF, de nombreux partis politiques de gauche, de syndicats, d’organisations politiques et associatives du département. Se déplaçant à vélo sur le parcours de passage du cortège présidentiel, et après avoir été immobilisé et isolé sur le trottoir par des représentants des forces de l’ordre , il a brandi au passage du cortège une pancarte sur laquelle il avait inscrit « casse toi, pov’con » , pancarte qu’il avait prévue pour la manifestation.

Cette expression d’opinion lui a valu une interpellation et une convocation pour le 23 octobre 2008 à 14h00 devant le tribunal correctionnel de Laval pour "offense" au Président de la République Française.

Nous nous inquiétons de la « renaissance » des poursuites pour offense au président de la république depuis l’élection du président Sarkozy (affaires Romain Dunand, militants Unef à La Rochelle …) alors que l’offense au président de la République, largement utilisée à la fin des années 50, avait dans les faits complètement disparu des tribunaux depuis plus de trente ans.
Assisterions nous à un retour à l’ordre monarchiste ?

- Le recours à ce moyen juridique porte atteinte au principe de la liberté d’expression garanti par l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme :

« La libre communication des pensées et des opinions, même religieuse, est un des droits les plus précieux de l’homme. Tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus dans les cas déterminés par la loi. »
Dans le contexte de manifestation publique, ce militant ne faisait que rappeler au Président , sous une forme humoristique, que sa présence ne faisait pas l’unanimité, en reprenant les mêmes propos que celui-ci avait tenu à l’encontre d’un citoyen lors du dernier salon de l’agriculture.

Est-ce un moyen de restreindre en général le droit d’expression lors de rassemblements ou de manifestations ?

Le risque apparaît maintenant de se voir inquiéter pour avoir caricaturé un homme politique ou pour avoir proféré des slogans du type « Fillon, démission ! » ou « bienvenue en Sarkoland ! » à priori tout aussi « offensant » que « Casse toi, pov’con » brandi par ce militant.

Traduit en justice, Hervé Eon ne doit pas l’être pour délit d’opinion mais alors pour plagiat, puisque l’auteur de ces propos est Nicolas Sarkozy. Sauf à considérer que ce qui est sanctionnable pour l’un, ne le serait pas pour le Président, pourtant garant de l’égalité républicaine.

Nous vous invitons à signer la pétition de soutien à Hervé EON pour la liberté d’expression.
* En ligne à l’adresse suivante :

http://petitions.ironie.org/view?id=19

N’hesitez pas à l’envoyer à vos contacts de vos nombreux carnets d’adresse.

Daniel Baiguini
Secrétaire départemental de PRS Rhône
http://prs69.over-blog.org/

COMMENTAIRES  

27/10/2008 16:47 par michaudets

Je souhaiterais avoir copie de cette affichette afin de la coller sur mon véhicule afin que les gugus qui nous gouvernent sachent que beaucoup de français sont révoltés de leur politique digne de 70 ans en arrière.

06/11/2008 16:55 par JM

J’aimerais même que se créent des Tee-shirts portant cette citation, devenue synonyme de défense de la liberté d’expression, raison pour laquelle la décision prise par Hervé EON de faire appel nous fait chaud au coeur.

06/11/2008 18:28 par sousmarinvert

PUB : GRAND JEU GRATUIT (ou presque...)

En ces temps de récession et de vie chère, je vous propose un grand jeu gratuit.

Salut à tous et toutes

Une idée me vient, puisque casses toi pauv’con coute 30 Euros avec sursis...

l’on pourrait lancer un club "casses toi pauv’con" avec un blog pour les incriptions.

Avec une promesse, dès qu’on a 1000 membres qui se sont tous engagés, on envoie tous un email à l’Elysée avec la fameuse phrase.

Et sur le modèle des faucheurs volontaires, on se dénonce auprès de son tribunal local, pour être condamnés solidairement avec Hervé Eon.

Encombrement des tribunaux garantis, joyeuses manifs et agréables piques de soutien garantis...

Si ca vous dit, je suis partant, mais pas tout seul... -)

11/11/2008 17:54 par Anonyme

De quoi est-il coupable, Hervé Eon ?

D’avoir simplement tendu un miroir au chef de l’Etat. Il n’a rien fait d’autre.

Firna Dibal

01/06/2009 23:22 par clems

ont pourais fair des tee shirt casse toi sarko c pas une insulte juste la verite

05/11/2009 18:50 par dégéni

Ce n’est pas le travailleur social de 57 ans qui a lancé l’injure, c’est l’effet boomerang du lancer d’un pt de République européen. Mr ENO paraît plutôt très bon puisqu’il désigne aux gens, aux jeunes ce qu’il ne faut pas faire. Les juristes qui ont jugé de ce fait auraient dû, d’eux-mêmes demander à juger l’original de ce copier-coller ! Si quelqu’un perd un papier sur lequel il a écrit des injures et que vous le lui rendez, êtes-vous l’auteur de ces mots ? Cet homme courageux qui n’a fait que mettre un miroir en face du pt pour qu’il sente l’effet que cela peut faire, d’être insulté publiquement... On a du mal à dire que l’on est fier d’être français, il faut s’en expliquer.
Chapeau, Monsieur Hervé EON, il était courageux et pédagogique de lui renvoyer ses paroles, pour qu’il en goûte tout le jus et en mesure les conséquences. Ce qui arrive à Mr EON, c’est d’avoir hébergé quelque temps la production d’un autre avant de lui restituer ! Nous sommes à ses côtés. Nous voulons être dirigés par des gens responsables, respectueux, qui se dominent avant de dominer les autres, que nos enfants peuvent entendre sans risque. Et qui ne nous fasse pas perdre du temps par des actions de ce genre, nous qui avons à nous soucier d’un travail que nous avons ou pas, de l’argent pour faire bouillir la marmite, et entretenir les petits, et qui nous efforçons de maintenir des liens apaisés avec nos concitoyens à bout de nerfs.

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