Avec 539 mille immeubles dans 5579 sites, c’est le plus grand propriétaire du monde.

Pentagone-Immobilier s.a. (Il Manifesto)

Photo : Camp Bondsteel, Kosovo

Bases militaires - Le nouveau rapport Usa : au centre, Vicenza, Aviano, Camp Darby et Sigonella

Un « portefeuille global de propriétés immobilières », consistant en 539 mille immeubles et autres structures répartis en 5579 sites militaires : c’est ce que possède le Pentagone, le plus grand propriétaire immobilier du monde. Avec cette statistique s’ouvre le dernier inventaire des bases militaires (Base Structure Report 2009), publié par le Département de la défense. La crise économique ne le touche pas : le président Obama vient juste d’autoriser une augmentation ultérieure du budget de base du Pentagone, qui dans l’année 2010 (qui a commencé le 1er octobre dernier) est porté à plus de 680 milliards de dollars, dont 130 pour les guerres en Irak et Afghanistan, qui seront sûrement augmentés. S’ y ajoutent 113 milliards pour les militaires au repos et d’autres dépenses de caractère militaire, qui portent le total à environ un quart du budget fédéral.

Plus d’un cinquième des propriétés immobilières du Pentagone se trouve à l’étranger, dans 716 bases et installations distribuées dans 38 pays, dont 12 européens. Dans l’inventaire officiel ne figurent pas cependant d’autres bases en Europe, comme celles au Kosovo et en Roumanie. En Italie, le pentagone possède 1430 bâtiments, pour une superficie totale de 830 mille m2, plus à peu près autant en location ou concession. Ils sont distribués en 42 sites principaux, à quoi s’ajoutent 41 sites plus petits portant ainsi le total à plus de 80. Les sites des forces armées Usa en Italie sont bien moins nombreux qu’en Allemagne (235). Ils sont cependant en train de prendre une importance croissante dans le « réalignement » stratégique effectué par le Pentagone, qui redéploie actuellement ses propres forces de l’Europe centrale et septentrionale vers le sud et l’est, pour les projeter plus efficacement au Moyen-Orient, en Afrique et en Asie centrale.

Dans ce cadre-là , la 173ème brigade, basée à Vicence (en Vénétie) a été transformée en escadre de combat formée par davantage de bataillons, potentialisant ainsi son rôle d’unique « force de riposte rapide » aérotransportée du Commandement européen des Etats-Unis. D’où la décision de créer une autre base étasunienne dans la zone de l’aéroport Dal Molin. A Vicence toujours a été installée la U.S Army Africa (Armée USA pour l’Afrique), en transformant la force tactique dans l’Europe du sud en composante terrestre du Commandement Afrique (AfriCom), dont le quartier général est à Stuttgart. En même temps, la base d’Aviano (Frioul) a été potentialisée : c’est une des principales bases des Forces aériennes USA en Europe qui disposent de 42 mille hommes et de centaines d’avions répartis en cinq bases principales et en 80 autres localités. A Aviano est déployé le 31st Fighter Wing, le seul escadron de chasseurs-bombardiers au sud des Alpes, composé de deux escadrilles de F-16. Il dispose aussi de bombes nucléaires, en dépôt à Aviano et à Ghedi Torre.

Dans cette potentialisation le rôle de Camp Darby (Toscane, entre Pise et Livourne) est en pleine croissance : cette base logistique approvisionne les forces terrestres et aériennes étasuniennes dans la zone méditerranéenne, africaine, moyen-orientale et au-delà . C’est le seul site de l’armée étasunienne dans lequel le matériel placé en position avancée (chars d’assaut M1, Bradleys, Humvees, etc.) est relié aux munitions : dans ses 125 bunkers se trouve l’équipement complet de deux bataillons cuirassés et deux d’infanterie mécanisée. Y sont aussi stockées d’énormes quantités de bombes et missiles pour avions, avec les « kits de montage » pour construire rapidement des aéroports dans les zones de guerre. Ces matériels de guerre, et d’autres, peuvent rapidement être envoyés en zone d’opération par le port de Livourne et l’aéroport de Pise. C’est de là que sont parties les bombes utilisées dans les guerres contre l’Irak et la Yougoslavie. En outre, comme en informe Global Security, le 31ème escadron d’approvisionnement en munitions de la base est aussi responsable de deux dépôts classés situés en Israël : une succursale de Camp Darby dont les bombes ont été utilisées par les forces israéliennes dans la guerre contre le Liban et dans l’opération « Plomb durci » contre Gaza. Cette capacité n’est cependant pas suffisante : Camp Darby a donc nécessité d’accélérer les liaisons avec le port de Livourne à travers le canal des Navicelli et, en même temps, d’accroître la capacité des dépôts. Ceci peut être fait en créant, à travers l’interport livournais de Guasticce, un auxiliaire qui serve au transit et au stockage de matériels logistiques, comme aux « aides humanitaires » de l’USAID dont la base est le plus grand centre en Europe. On peut ainsi libérer dans les bases de l’espace pour le dépôt d’autres armements. Camp Darby entend donc irradier dans le territoire environnant.

Une aide conséquente est donnée dans ce sens par la Région Toscane et par les deux maires de Pise et de Livourne. Le maire de Pise Marco Filippeschi (membre du Partito democratico, aujourd’hui « dans l’opposition » par rapport au gouvernement Berlusconi) a annoncé avoir demandé au commandement étasunien une participation aux travaux d’installation et d’agrandissement du Canal des Navicelli, « en vue aussi des perspectives importantes du Camp Darby lui-même ». Le commandement a de fait « intérêt à élargir de quelques mètres la darse de la base militaire » de façon à manoeuvrer deux chalands simultanément. Et comme les responsables de la base (respectueux de l’environnement) sont « intéressés par des systèmes de transport alternatifs à la route », ils demandent aussi « une réorganisation du noeud ferroviaire existant dans la base ». Satisfait, le maire confirme que « les américains (étasuniens, NDT) estiment cette implantation très importante et veulent continuer à s’y investir » et qu’il existe, pour ce projet, « une disponibilité aussi bien de la part du Parc (l’organisme responsable de la « zone protégée » où se trouve Camp Darby) que de la Région ». Le maire « oublie » cependant que le Conseil municipal de Pise a approuvé le 18 janvier 2007 une motion pour « la démission et la reconversion à usages exclusivement civils de Camp Darby » ( comme le réclame depuis des années le Comité formé dans ce but) et a engagé le maire à « exclure toute installation possible de structures militaires, logistiques ou de n’importe quelle autre nature reliées à la base » : afin de « garantir un usage du territoire et des infrastructures attaché à une économie civile et de paix ». Des motions analogues ont été approuvées par le Conseil municipal de Livourne (15 mars 2004) et par le Conseil provincial de Pise (7 juillet 2006). Mais celles-ci aussi ont été « oubliées ».

Même situation à Naples où avait déjà été transféré de Londres le commandement des forces navales USA en Europe. A présent, on y a installé aussi celui des forces navales AfriCom. L’amiral Mark Fitzgerald est ainsi à la fois commandant des forces navales étasuniennes en Europe, de la force conjointe alliée et des forces navales AfriCom. Un rôle de plus en plus important est aussi joué par la base aéronavale de Sigonella (Sicile), où se trouve un des deux centres d’approvisionnement de l’US Navy hors du territoire étasunien, à partir de laquelle opère une force spéciale USA pour des missions secrètes en Afrique. Toujours dans cette même base se trouve une des trois stations terrestres (les deux autres sont en Virginie et à Hawaï) du réseau de communications satellitaires GBS, géré par le 50th Space Communication Squadron, responsable des télécommunications spatiales de l’US Air Force. A Sigonella encore sera installé l’Ags, un système de « surveillance » OTAN, finalisé non pas pour la défense du territoire de l’Alliance mais pour la potentialisation de sa capacité offensive « hors zone ». Comme si tout cela ne suffisait pas, dans la ville voisine de Niscemi, où sont déjà en fonction 41 antennes du centre de transmissions étasunien dépendant de la Navcomtelsta Sicily de Sigonella, seront installées trois grandes paraboles satellitaires (18 mètres de diamètre) du Muos (Mobile User Objective System), le système de télécommunications satellitaires de nouvelle génération de l’U.S Navy. La station, une des quatre existantes à l’échelle mondiale (deux autres se trouvent aux USA et une en Australie), permettra de relier -par des communications radio, vidéo et des transmissions données à très haute fréquence- les forces navales, aériennes et terrestres tandis qu’elles seront en mouvement, dans n’importe quelle partie du monde.

L’Italie est à coup sûr destinée à jouer un rôle important aussi dans le nouveau plan du « bouclier » antimissile, que les USA veulent étendre en Europe. C’est de fait le secrétaire d’Etat à la défense Robert Gates qui l’a annoncé. Dans sa présentation du nouveau « bouclier », fondé non pas sur des structures fixes mais sur des systèmes mobiles de missiles SM-3 au départ à bord de navires, il a écrit sur le New York Times (20-9-2009) : « La seconde phase, qui deviendra opérationnelle aux environs de 2015, prévoit le déploiement de missiles SM-3 potentialisés sur le terrain en Europe méridionale et centrale ». Il est donc pratiquement certain qu’ils seront déployés dans le sud de l’Italie, surtout en Sicile.

Les bases en Italie (pour le coût desquelles notre pays contribue dans une mesure d’environ 40%) servent donc non seulement à la « projection de puissance » étasunienne vers le sud et vers l’est, mais jouent de plus en plus de fonctions de caractère global dans la stratégie étasunienne. Ces bases (auxquelles s’ajoutent celles de l’OTAN toujours sous commandement étasunien) dépendent de la chaîne de commandement étasunien et sont ainsi, de fait, soustraites aux mécanismes décisionnels italiens : le moment et la façon dont elles sont utilisées dépend non pas de Rome mais de Washington.

Manlio Dinucci, Tommaso di Francesco

(Article publié par il manifesto le dimanche 22 novembre 2009, augmenté d’extraits d’un article sur Camp Darby, publié le 19 novembre)

Reçu de l’auteur et traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio.

(Lien indisponible, voir page 6 de l’édition du 22 novembre 2009
http://www.ilmanifesto.it/ )

COMMENTAIRES  

28/11/2009 11:29 par m-a patrizio

Le trafic aérien, s’intensifiant au voisinage des grandes bases (Camp Darby à Pise), peut provoquer des accidents. Suite (le lendemain de cet article) :

Une ville à risques

Pise, un aéroport à conduite militaire

Manlio Dinucci

Hier après-midi (23 novembre 2009), les voyageurs qui cherchaient des informations sur des vols sur le site de l’aéroport de Pise étaient priés de réessayer plus tard à cause de « problèmes techniques ». L’origine des problèmes n’était pas une interruption de la ligne Internet mais le fait qu’un avion militaire C-130J s’était écrasé au décollage, en tombant sur une voie de chemin de fer proche, et que, du coup, tout l’aéroport avait été fermé. Les cinq militaires à bord sont morts mais le bilan aurait pu être beaucoup plus grave. Souvent, de fait, les C-130 et autres avions survolent à basse altitude la ville de Pise. Ceci est du à l’activité intensifiée de la 46ème brigade aérienne, qui effectue plus de 10 mille mouvements annuels d’avions militaires. S’y ajoutent plus de 40 mille vols civils. C’est le personnel de la 46ème brigade aérienne qui dirige tout le trafic. « Le radar et la tour de contrôle -souligne Il Tirreno (31-3-2009)- sont gérés par des militaires et ceci donne des garanties de fiabilité à l’aéroport, en le mettant à l’abri de grèves et interruptions de service ». L’aéroport de Pise est donc un aéroport à conduite militaire qui, ayant été élargi au secteur civil, est en expansion continue.

Le rôle de la 46ème brigade aérienne s’est accru proportionnellement à l’augmentation des missions militaires à l’étranger. Dans ce but, elle a été dotée d’avions de transport C-130J (version ajournée du C-130H) de la société Lockheed Martin. L’Italie a été en 1997, pendant le gouvernement Prodi, un des premiers pays à les acheter : depuis lors elle en a reçu 22, pour un coût de plus de 60 millions de dollars pièce (plus les dépenses opérationnelles). Employé par la 46ème brigade aérienne de Pise, cet avion (d’une longueur de 30 mètres environ et d’une envergure de 40) constitue l’ossature de la composante de transport de l’aéronautique militaire. Celle-ci a été la première à l’utiliser dans des théâtres d’opération : les C-130J transportent continuellement des troupes et du matériel en Afghanistan, au Liban et dans les Balkans. Comme en informe un communiqué de Lockheed Martin (17 février 2009), les C-130J de l’aéronautique italienne ont effectué plus de 75 mille heures de vol. Pendant la cérémonie célébrant ce record, qui se montera bientôt à 100 mille heures de vol, le vice-président de Lockheed pour le programme du C-130J a donné à la 46ème brigade un modèle de grandes dimensions de l’avion qui sera placé au Centre national d’entraînement, géré par Lockheed elle-même, à Pise. Sur tout cela, précise le communiqué, se fondent « les relations fortes entre l’Italie et Lockheed Martin, développées ultérieurement par la participation italienne au programme du chasseur F-35 Lightning II Joint Strike Fighter ».

L’aéroport de Pise est ainsi devenu l’un des principaux noeuds du mouvement de personnel et de matériel militaires. S’ajoute à cela le fait que ce même aéroport est utilisé, avec le port de Livourne, par la base étasunienne voisine de Camp Darby, qui approvisionne les forces terrestres et aériennes dans la zone méditerranéenne, africaine et moyen-orientale. On ne sait pas combien et quels sont les vols de transport des matériels et des hommes de la base, mais ils sont certainement nombreux. Par exemple, quand, en août 2008, Camp Darby a été utilisé pour l’envoi de « fournitures humanitaires » en Géorgie, le transport a été effectué par le Fleet Logistic Support Squadron 46, qui a transféré à l’aéroport de Pise du personnel et des avions depuis la base navale de Marietta, située dans l’Etat de Georgie aux USA. Cette mission fut, naturellement, présentée comme une « mission humanitaire ».

On présente généralement dans la même veine l’activité de la 46ème brigade aérienne. Par exemple, le journal cité ci-dessus écrit que « le travail le plus significatif s’est joué sur le front humanitaire, dans lequel la brigade aérienne s’est distinguée de façon particulière, à partir de janvier 2008, quand ont atterri sur l’aéroport militaire de nombreux enfants afghans affectés de fissures palatines, qui ont été l’objet d’interventions chirurgicales avant leur rapatriement avec la collaboration de la Croix-Rouge ». A cet effet, un groupe de parlementaires du Partito democratico, parmi lesquels l’ancien maire de Pise, Paolo Fontanelli, a présenté au gouvernement une intervention où sont demandés davantage de fonds pour la 46ème brigade aérienne, « qui s’est distinguée à la fois pour son activité dans les théâtres d’opération les plus engagés, et pour ses nombreuses interventions à fins humanitaires ».

Reçu de l’auteur et traduit par Marie-Ange Patrizio

Publié par il manifesto, le 24 novembre 2009.

et :

"[...] mission au service de la défense et de la sécurité, en protection des valeurs de progrès civil et de libre circulation des idées et des individus qu’une nation démocratique et pacifique comme l’Italie est constamment employée à défendre"

Le C-130J écrasé à Pise est le « bon géant » qui approvisionne les chasseurs-bombardiers

Manlio Dinucci

« Polar » officiel pour le moment quant aux causes du désastre aérien de Pise, où sont morts lundi cinq militaires, et qui par pur hasard n’a pas provoqué de tragédie : le gigantesque avion est tombé, en soulevant d’immenses flammes, sur la ligne ferroviaire Rome-Pise-Gênes à quelques centaines de mètres d’un train qui arrivait et de quelques habitations. L’aéronautique se borne à communiquer qu’un avion de transport C-130J est tombé lors du décollage pour une mission d’entraînement. Mais une information importante est tue. Elle est fournie par Flight International, une des revues internationales d’aéronautique les plus autorisées : « Le Lockheed Martin C-130J de l’aviation italienne, qui s’est écrasé le 23 novembre, a été identifié comme le premier exemplaire à avoir été modifié en avion-citerne » (24 novembre 2009). L’avion a été le premier des douze C-130J à fuselage court (auquel s’ajoutent dix autres à fuselage long) livrés à l’Italie à partir de l’année 2000. Il a été ensuite reconfiguré en avion-citerne et qualifié pour l’ « approvisionnement en vol de l’hélicoptère AgustaWesland AW101 et de l’avion de combat Eurofighter de l’aéronautique italienne ».

Le C-130J a été modifié en citerne volante avec le même kit de réservoir que celui utilisé sur les C-130J des marines Usa. Les vols de test et d’entraînement de l’équipage ont été effectués en 2006 aux Etats-Unis. L’avion citerne, doté de réservoirs de 32.540 litres de carburant (auquel on peut en ajouter un autre de 13.600 litres), peut approvisionner en vol deux chasseurs simultanément. Le « bon géant qui atterrit dans le désert » comme le définit Il Tirreno (24 novembre), en exaltant les « missions humanitaires » dans lesquelles il est utilisé, sert donc non seulement à transporter des troupes et du matériel dans des théâtres d’opérations guerrières lointains, mais aussi à approvisionner en vol des avions de guerre qui y sont envoyés, comme les chasseurs Tornado et AM-X déployés en Afghanistan. Le même avion-citerne, une fois au sol, peut aussi approvisionner des véhicules de combat.

L’acquisition des 22 C-130J de Lockheed Martin a donc permis aux forces armées italiennes d’être projetées rapidement dans des théâtres de guerre lointains. Cette capacité a été potentialisée par l’accord triennal de 97 millions d’euros, stipulé en 2007 (gouvernement Prodi) avec Lockheed Martin, Alenia Aeronautica et Avio, pour assurer à la flotte des C-130J de l’aéronautique italienne « un support technique logistique de plus en plus efficace ». Le rôle du transport aérien -souligne l’aéronautique dans son communiqué sur l’accident- s’est accru de façon exponentielle car « les Forces Armées ont vu, dans l’utilisation hors des frontières nationales, la projection naturelle de leur mission au service de la défense et de la sécurité, en protection des valeurs de progrès civil et de libre circulation des idées et des individus qu’une nation démocratique et pacifique comme l’Italie est constamment employée à défendre ». On trouve sur la même tonalité l’administration communale de centre-gauche de Pise. Le maire adjoint et conseiller à la protection civile, Paolo Ghezzi, a déclaré que, même si « l"˜événement a eu un impact émotionnel fracassant, il nous a trouvés préparés ». La Municipalité de Pise avait de fait déjà décidé d’effectuer au début de l’année 2010 un exercice de protection civile sur un éventuel désastre aérien. La réalité l’a précédé. La Municipalité, donc, ne s’apprête pas à empêcher que les C-130J et autres avions ne survolent la ville à basse altitude, mais à évacuer les blessés et ramasser les morts si un « bon géant » chargé de carburant s’écrasait sur Pise.

Edition de jeudi 26 novembre de il manifesto

Reçu de l’auteur et traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

28/11/2009 11:35 par vladimir

Derriere l’enorme puissance visible, le pendant inavoué, rappatriment de 200 000 soldats des differentes bases aux USA, par precaution des troubles possibles a domicile ....

Cacher les deroutes militaires ; abc de la guerre psychologique :

Combats à Ndélé jeudi : une "quinzaine" de morts dont 2 soldats

BANGUI - Une "quinzaine" de personnes dont deux soldats centrafricains ont été tuées jeudi lors de la prise de Ndélé (nord) par la rébellion de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), a-t-on appris vendredi de source militaire centrafricaine.

"Nous avons enregistré deux pertes en vies humaines dans nos rangs à la suite de l’attaque de la ville de Ndélé par les rebelles. Il y’a eu d’autres victimes dont le nombre pourrait avoisiner la quinzaine, pour la plupart des civils et quelques rebelles, mais l’armée n’a enregistré que deux morts", a affirmé cette source à l’AFP.

Jeudi, la CPJP a donné un bilan de 3 morts côté rebelle et "d’une dizaine de morts dans les rangs" gouvernementaux.

Selon la source militaire centrafricaine, la situation était calme, sans combats, vendredi tandis que "les FACA (Forces armées centrafricaines) préparaient la riposte".

"Depuis hier des renforts sont acheminés par route et par air, pour reconquérir la ville", a ajouté la source.

De même source, jeudi "les rebelles ont attaqué la ville vêtus en uniformes militaires centrafricaines. (...) Ils venaient de (la route) Kaga Bandoro, ville voisine, ce qui a fait croire aux éléments du détachement des FACA, que c’étaient des "amis".

"C’est lorsqu’ils ont commencé à tirer sur nos éléments que ceux-ci ont réalisé qu’il s’agissait d’une attaque, et ils n’ont fait que de se replier pour mieux riposter", a dit la source.

La source indique aussi que le préfet du Bamingui Bangoran, dont le chef-lieu est Ndélé, le Général André Mazi, "n’a pas été fait prisonnier. Au contraire, il a riposté à l’attaque de sa résidence en compagnie de sa garde, et a réussi un repli. Son véhicule a cependant été pris par les rebelles".

La CPJP annonçait jeudi avoir pris "3 véhicules, la voiture de commandement du préfet de la ville de Ndélé et une quantité considérable d’armes (...) Nous tenons également le préfet et le commandant de la zone".

La CPJP, qui n’a pas intégré le processus de paix dans le pays, est dirigée par Charles Massi, plusieurs fois ministre sous le président Ange-Félix Patassé, renversé en 2003, et l’actuel président François Bozizé.

Il avait intégré en mai 2008 la rébellion de l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) de Zakaria Damane (BIEN : Zakaria Damane), qui a signé en avril 2008 et juin 2009 des accords -bilatéral puis global - de paix avec Bangui.

Massi avait alors quitté l’UFDR pour la CPJP.Il avait été arrêté en mai dernier près de la frontière centrafricaine au Tchad sous l’accusation de tentative de déstabilisation de la RCA, puis libéré un mois plus tard par les autorités de N’Djaména.

La ville de Ndélé, située à une centaine de kilomètres de la frontière tchadienne, sur la route de la frontière soudanaise qui se trouve à environ 500 kilomètres, a déjà fait l’objet de deux attaques, une fin 2008 et une particulièrement meurtrière en juin 2009. Les combats avaient entraîné d’importants mouvements de population, notamment vers le Tchad.

27 novembre 2009 12h01

http://www.romandie.com/infos/News2/091127110100.j3f9sb7p.asp

Les medias occidentaux n’ont pas mentionné les combats en cours au nord Yemen qui opposent les populations locales et les armées d’Arabie Saoudite et meme Jordaniennes envoyées en renfort ,une situation semblable aux zones paschtounes mais a la porte du plus grand producteur petrolier du monde :

Le conflit caché au Yemen

http://www.infos-du-net.com/forum/263159-4-conflit-cache-yemen

La guérilla des FARC gagne du terrain, selon un rapport

La guérilla colombienne des FARC a gagné du terrain depuis le début de l’année 2008, avec une hausse de 25% de ses opérations, affirme un rapport publié cette semaine à Bogota. Ces conclusions montrent les limites de la politique du président Alvaro Uribe.

La politique de "sécurité démocratique" (choisie par le président et qui privilégie la recherche d’une victoire militaire) a atteint un plafond en termes de résultats militaires, indique ce rapport de la Corporation Nuevo Arco Iris, un observatoire du conflit colombien.

Selon cette étude, les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) ont mené 1429 opérations entre janvier et le 20 octobre, soit 25% de plus qu’en 2008. La guérilla marxiste reste présente sur 50% du territoire (une diminution de 45% par rapport à l’année 2002) et ses actions touchent 40% de la population colombienne.

Sur le terrain, la guérilla a également plus souvent recours aux mines antipersonnel, utilisées de manière défensive et à des engins explosifs qu’elle place au bord des routes et déclenche à distance, note Nuevo Arco Iris. Depuis le début de l’année, 383 champs minés ont été découverts, contre 231 en 2008.

Après les victoires de l’année 2008 - notamment le sauvetage par l’armée de quinze des plus précieux otages de la guérilla, dont la Franco-colombienne Ingrid Betancourt - le rapport met le gouvernement en garde contre "tout triomphalisme", alors que le conflit semble "s’enliser".

28 novembre 2009 02:48

http://www.romandie.com/infos/ats/display2.asp?page=20091128024827240172019048000_brf005.xml

Des talibans se sont échappés d’une prison en Afghanistan

Treize prisonniers, parmi lesquels des talibans, se sont évadées dans la nuit d’une prison de Farah, dans l’ouest de l’Afghanistan, a-t-on appris de source policière. Ils avaient creusé un tunnel les reliant à l’extérieur.

"Nous avons réussi à reprendre l’un des évadés et une enquête a été ouverte sur les circonstances de leur évasion afin de déterminer s’ils ont bénéficié de la complicité de gardiens", a indiqué le chef de la police de la province. Quelque 80 personnes étaient détenues dans la prison, selon lui.

Par ailleurs, le responsable du Croissant Rouge dans la province de Takhar (nord), a été abattu par des hommes armés, a indiqué le chef de la police locale, Zia-u-din Mehmud.

"Hier matin, après la prière de l’Aïd al-Adha (la fête musulmane du sacrifice), Maqsoum Abdullah, un ancien commandant moujahidine (de la lutte contre les Soviétiques de 1979 à 1989, ndlr) a été abattu alors qu’il rentrait chez lui", a-t-il expliqué.

"Il est encore trop tôt pour connaître la raison de cet assassinat, qui pourrait être lié à des conflits de personnes", a ajouté le chef de la police.

Le procureur général pour la province, Mohammad Wazir Jalali, a précisé que quatre suspects avaient été arrêtés.

L’Afghanistan est en proie à l’insurrection meurtrière des talibans, en dépit de la présence de plus de 100’000 soldats étrangers. Les violences s’intensifient notamment depuis plusieurs mois dans l’ouest et le nord du pays, alors que les bastions des talibans se trouvent traditionnellement dans le sud et l’est.

28 novembre 2009 10:23

http://www.romandie.com/infos/ats/display.asp?page=20091128102312470172019048000_brf017.xml

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