Ne diluez pas le BRICS ! (Counterpunch)

Les pays fascistes ne doivent pas être accueillis

Il existe un risque croissant que le BRICS, le club des nations qui sont tenues en lisière du front, dans les tranchées, face à l’impérialisme global de l’Occident, puisse un jour se dissoudre et s’affaiblir, si quelques alliés des occidentaux, radicaux d’extrême-droite, tels que l’Indonésie et la Turquie étaient autorisés à les rejoindre.

Le BRICS est composé des pays suivants : Brésil, Russie, Inde, Chine et l’Afrique du Sud, et il était prévu à l’origine pour n’être qu’un bloc économique, mais, dans les dernières années, les attaques de l’Occident contre les pays menant des systèmes politiques et économiques indépendants ont poussé la majorité des nations du BRICS dans une alliance politique puissante, voire une étreinte.

À l’exception d’un allié inébranlable des États-Unis et capitaliste zélote, l’Inde, tous les autres pays membres s’opposent farouchement et fièrement à la récente vague d’attaques d’un Occident néocolonial. Ils peuvent avoir des systèmes politiques et économiques différents, mais l’anti-impérialisme est leur principal dénominateur commun.

Tous, à l’exception encore une fois de l’Inde, sont soumis à des attaques de propagande sévères de la part des médias de masse occidentaux.

Au cours des quelques dernières années, la Chine et la Russie ont été encerclées militairement et ouvertement provoquées. L’Afrique du Sud est diabolisée et ridiculisée, pendant que l’Amérique latine endure des attaques innombrables et de grossières interférences dans ses affaires intérieures : les gouvernements progressistes du Honduras et du Paraguay ont été renversés, et de nombreux « mouvements d’opposition » ont été de façon persistante orchestrés et financés par le Nord.

Mais le bloc, qui rassemble environ 40 % de la population mondiale, a avancé, créant la diversité tellement nécessaire et, une fois encore, un monde bipolaire.

Le 15 juillet 2014, Pepe Escobar a écrit pour Asian Times du Brésil [1], où les dirigeants du BRICS se retrouvaient, incluant dans ces rencontres d’autres nations d’Amérique latine. Des plans grandioses ont été définis et, une fois encore, il est clairement apparu à quel point la Chine et la Russie étaient proches des nations progressistes d’Amérique latine, à quelle allure elles se rapprochent les unes des autres politiquement, stratégiquement et économiquement :

« Les gros titres des nouvelles sont que, ce mardi, à Fortaleza, au nord-est du Brésil, le groupe des pouvoirs émergents du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) combat le (dés)ordre du monde (néolibéral) via une nouvelle banque de développement et un fond de réserve mis en place pour faire contrepoids aux crises financières ».

Ce fut un long et sinueux chemin depuis Yekaterinburg en 2009, leur premier sommet, jusqu’à la riposte longuement attendue des BRICS, contre le consensus de Bretton-Woods, le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale, ainsi que la Banque asiatique de développement (ADB), dominée par le Japon (mais largement inféodée aux priorités US).

C’est un grand moment, sans aucun doute.

***

La position de l’Inde n’est pas claire. J’ai récemment visité la seconde nation la plus peuplée du monde et, après mon voyage là-bas, je suis arrivé, profondément, à la conclusion que ses élites, ses cadres militaires et religieux qui dirigent ce que l’Occident appelle cyniquement « la plus grande démocratie du monde », sont indiscutablement plus proches de Washington et des « boys de l’École économique de Chicago », qu’ils ne le sont de Moscou, Brasília, Pretoria ou Pékin.

J’ai aussi constaté que l’écrasante majorité du peuple indien ne reçoit pas beaucoup d’information sur les développements de l’Amérique latine, de la Chine ou de la Russie, et qu’ils n’ont pratiquement aucune influence sur la direction vers laquelle leur économie se développe.

Je vais bientôt livrer mon compte-rendu sur l’Inde dans le contexte du BRICS, mais je peux dès maintenant dire ceci : il est évident que ce pays compliqué n’est pas du tout une force motrice dans cette alliance. Il est clair également que ce bloc nouveau, puissant et important (pour la survie de l’humanité) n’a pas besoin dans ses rangs de plus d’États « clients » à la botte de l’ouest. Pour cette pure et simple raison, la « dilution » des pays du BRICS et de leur détermination est exactement ce que le monde néo-colonialiste globalisé essaie de faire.

Il existe tout un groupe de candidatures mortelles, prêtes à rejoindre le BRICS à tout moment dans le but de torpiller le mouvement. Et il y a diverses possibilités d’extension à disposition, allant d’un « petit élargissement » via l’Indonésie et la Turquie, à un groupe entier beaucoup plus grand appelé MINT, abréviation pour Mexique, Indonésie, Nigéria et Turquie.

Si une telle expansion se produit, cela détruira presque certainement toute la direction politique dans laquelle le BRICS avance.

Ça doit être évité à tout prix.

***

L’éventail des pays du MINT va de ceux qui sont simplement politiquement de droite, à ceux qui sont ouvertement fascistes. Tous sont farouchement pro-Occidental, et gouvernés par les élites. Le Mexique est le plus raisonnable et le plus innocent de tous. L’Indonésie est le plus fatal, car ce n’est pas seulement un pays, c’est un concept global. En 1965, l’Ouest a fait équipe avec les élites indonésiennes corrompues, les cadres militaires et religieux, et renversèrent le président progressiste Sukarno, père du mouvement des non-alignés. Au moins un million de communistes indonésiens, intellectuels, dirigeants syndicalistes, enseignants et membres de la minorité chinoise furent assassinés, mais le nombre pourrait bien avoir été beaucoup plus important, jusqu’à trois millions. Des viols en masse « punitifs » et la destruction de la culture indonésienne eurent lieu simultanément. Des livres furent brûlés. Pratiquement tout fut privatisé et offert à l’exploitation étrangère.

Deux génocides brutaux s’ensuivirent : celui contre le peuple du Timor de l’Est et un autre, toujours actuel, contre la pauvre tribu des Papous, dont le sol est riche en ressources. Dans le premier cas, le tiers de la population autochtone a disparu, dans le second, il y eut au moins 120.000 morts. D’autres continuent de mourir alors que j’écris ces lignes. Il n’y a ni discussions, ni protestations contre ce massacre.

Le « concept indonésien » (simplement assassiner indistinctement, semer la terreur, pétrifier la nation entière pour laisser ensuite les capitaux du secteur privé s’emparer de tout) a ensuite été implémenté avec des succès divers dans nombre de pays autour du globe, dont le Chili (on a alerté le peuple d’Allende, encore et encore, avant le coup d’état de 1973 : « Attention camarades, Jakarta arrive ! »), la Russie d’Eltsine, et la République du Congo, pour ne parler que d’eux.

La « démission » de Suharto et le « retour de la démocratie » ont juste consitué des artefacts. Le capitalisme sauvage a fermé sa poigne et a survécu. En Indonésie, pratiquement plus rien n’appartient au public. Il y a à peine quelques parcs publics, quelques institutions culturelles publiques et un système moderne de gestion publique des déchets. S’il fallait appliquer les statistiques internationales, plus de la moitié de la population vit dans la misère. La créativité est quasiment nulle, avec la quatrième population mondiale produisant difficilement quelques réalisations scientifiques et artistiques, à peine quelques recherches. Et la croissance économique n’est obtenue que par le pillage sévère de ce qu’il reste comme ressources naturelles, et par le prix élevé des matières premières.

Lors des récentes élections présidentielles, deux candidats concouraient au coude à coude : un général retraité supposé criminel de guerre avec une poignée de copains derrière lui, et un populiste avec un autre ensemble de potes militaires pour le soutenir.

Avec tous les médias de masse possédés et contrôlés par les intérêts économiques, et avec virtuellement tous les partis politiques soumis aux oligarques locaux, « démocratie » est seulement un mot utilisé par l’Ouest pour couvrir toutes les horreurs présentes et passées de l’un de ses plus brutaux et grotesques « États-clients ».

Il est important aussi de mentionner, que dans l’Indonésie « démocratique », la loi bannit l’athéisme et le communisme, et beaucoup de rassemblements organisés dans le but de discuter de la réintroduction d’au moins quelque chose de « public » sont brutalement réprimés par des zélotes religieux au service des intérêts des multinationales.

Il est facile d’imaginer l’impact que cela aurait sur le BRICS, si l’Indonésie était invitée s’y joindre !

***

Il serait naïf de penser qu’un pays tel que l’Indonésie est un allié naturel, par exemple, de l’Amérique latine, simplement parce qu’ils sont au « sud », et parce qu’ils ne sont pas géographiquement proches de l’Ouest. La direction de son « développement » et la mentalité de ses dirigeants sont à l’exact opposé de ce que représentent, et de ce pour quoi se battent, des pays comme le Venezuela, Cuba, la Bolivie, mais aussi le Brésil et la Chine.

Des pays tels que l’Indonésie prennent leurs directives, non de leurs peuples, mais de leurs copains en affaires corrompus et de leurs maîtres occidentaux.

La Turquie est en quelque sorte meilleure, mais met aussi en œuvre un système capitalisme sauvage, et accepte d’être utilisée en tant qu’allié principal des occidentaux au Moyen-Orient, avec les bases aériennes de la RAF [Royal Air Force, alias force aérienne royale du Royaume-Uni] et de l’USAF [United States Air Force, alias branche aérienne des forces armées des États-Unis] avec des « camps de réfugiés » qui entraînent les combattants de « l’opposition » syrienne.

La Turquie est un membre important de l’Otan, et de nombreux « intellectuels d’opposition » là-bas (même ceux qui se réclament de gauche), particulièrement ceux d’Istanbul, voient encore comme un objectif principal pour leur pays l’adhésion aux alliances de l’Ouest (y compris l’Union européenne)

Par beaucoup d’aspects, le Nigéria est identique à l’Indonésie : un pays qui engloutit ses propres citoyens. Il semblerait qu’il n’y ait pas d’idéologie là-dedans, mais beaucoup de fondamentalisme des règles du marché, de comportements « égotiques » chez les élites, de fondamentalisme religieux (et l’Islam n’est certainement pas la seule religion qui en fait trop), et d’asservissement aux intérêts étrangers.

Et, exactement comme en Indonésie, il y a, au Nigéria, un mépris absolu et endémique pour les gens pauvres, la majorité de la nation.

Une personnalité de l’opposition de gauche en Ouganda, Arthur Tewungwa, a commenté, à propos du Nigéria, dans son essai :

« Il existe un vernis de compétence qui cache un point faible de « business as usual », une corruption complètement désinvolte. Le gouvernement actuel au Nigéria est-il pro-US ? Pro-Ouest ? Il l’est, certainement ! Le ministre des Finances actuel, par exemple, est un ancien gros bonnet de la Banque mondiale. Le BRICS doit être prudent, trop de monde dans la cinquième colonne ».

Nous sommes habitués à voir le Mexique comme un pays révolutionnaire et c’est toujours une nation qui a, en même temps, une grande culture et un cœur formidable. Mais on n’est pas certain, maintenant, de la direction qu’il prendra, sous la houlette de son jeune président du parti PRI [2], Enrique Peña Nieto. Toutefois, de tous les pays du MINT, le Mexique est celui qui a le système social le plus humain et il est sûr que s’il était accepté, il dévierait à peine le cours actuel de la politique étrangère du BRICS.

***

Le BRICS avance et c’est essentiellement la qualité de ses desseins pour un monde meilleur qui compte, plus que le nombre de ses membres.

Il n’est pas un club de marchands qui essaie d’attirer un grand nombre de membres, et il ne doit jamais fonctionner comme tel.

Le BRICS s’est développé, et a évolué, à partir d’un groupe économique, dans la direction d’un monde réellement libre, bien sûr avec de grands alliés tels que Cuba, le Venezuela, l’Équateur et la Bolivie.

Comme il a été dit souvent, ils ne sont pas parfaits, mais ils sont tout ce que nous avons, et ils s’améliorent sans cesse.

Au sein du BRICS, il n’y a pas de place pour ces nations qui côtoient les puissances coloniales, ni pour celles qui tourmentent et sacrifient leurs propres peuples. Pour l’instant, il ne s’agit que d’un acronyme, celui de ses membres. Mais bientôt, qui sait, il pourrait être interprété comme « the Broad Revolutionary Internationalist Causeway towards Socialism » [ la large voie révolutionnaire internationale vers le socialisme ].

Le groupe BRICS doit être très prudent, très sélectif, avec ceux qu’il invite à rejoindre ses rangs. Ils sont l’avant-garde du monde nouveau. Et ils représentent ce que « l’Ancien Monde » (ou appelez-le « le régime mondial ») veut détruire par tous les moyens.

C’est leur devoir, leur obligation de vivre, de survivre.

Il faut exiger de tout pays qui veut le rejoindre qu’il prouve qu’il n’existe que pour servir son propre peuple, ainsi que notre vaste humanité !

Les pays fascistes ne doivent pas être accueillisLes pays fascistes ne doivent pas être accueillis

André Vltchek

http://www.counterpunch.org/2014/08/15/the-challenge-to-the-west/

Traduit par Jean-Jacques pour vineyardsaker.fr

Andre Vltchek, romancier, cinéaste et journaliste d’investigation. Il a couvert des guerres et des conflits dans des douzaines de pays. Son livre sur l’impérialisme occidental au Pacifique Sud s’intitule « Océania ». Son livre provocateur sur l’Indonésie post Suharto et son modèle fondamentaliste de marché s’intitule « Indonésie : The Archipelago of Fear ». Il a récemment produit et dirigé le documentaire Rwandan Gambit, de 160 minutes sur le régime pro occidental de Paul Kagame et son pillage de la République Démocratique du Congo, et One Flew Over Dadaab sur le plus grand camp de réfugiés du monde. Après avoir vécu de nombreuses années en Amérique latine et en Océanie, Vltchek vit et travaille actuellement dans l’est de l’Asie et en Afrique. On peut le contacter via son site internet ou son compte Twitter.

Notes

[1] « BRICS contre le consensus de Washington ». Pepe Escobar

[2] Le Parti révolutionnaire institutionnel (PRI) est une des principales forces politiques du Mexique (wikipedia, français). NDLT

 https://www.vineyardsaker.fr/2014/08/18/diluez-pas-brics/

COMMENTAIRES  

22/08/2014 14:19 par christian

Tout ça est juste, mais avec l’Inde comme membre, l’empire n’est-il pas déjà infiltré dans les BRICS ?

22/08/2014 23:19 par alain harrison

En effet, l’acceptation de nouveaux membres peut être délicat, surtout en ce moment de crise qui couve et peut sursauter à tout moment.
Les BRICS doivent y réfléchir à deux fois avant d’accepter un nouveau venu.
Il faut qu’ils aient des critères claires.
Mais est-ce que les citoyens, sont d’une quelconque façon associés au développement des BRICS ?

Est-ce une entité .économique qui prône clairement la démocratisation de l’économie ?
Il y a bien des questions que les citoyens devraient poser à leur parlement ?

Tant qu’à moi, j’ai plus confiance dans la banque du sud d’amérique Latine.
Mais je pose les mêmes questions.

23/08/2014 02:23 par alain harrison

Bonjour.

Oui, nous devons poser des questions au parlement.
Le politique actuel nous a joué de vilains tours. Pensons à Hollande, le plus démonstrateur, par manque d’expérience ou est-ce du à la structure du pouvoir en France ?
Aux États-Unis, c’est du bipartisme d’intérêts, une démocratie monolythique.
Le Canada est de tradition conservatrice "protestante" !
Le Québec est le paradis des babyboomers consumériste, le rêve de la moto, du bungalow en Équateur.
Si ça n’avait été du débordement des revendications étudiantes, le printemps érables 2012, de toute façon est demeuré stérile.
Il n’y a qu’à regarder les résultats des élections 2014 :
Inscrits : 6 012 440
Votants : 4 232 262
Les libéraux : 70 députés avec 30% du scrutin absolu.
2012 :
Inscrits : 5 919 778
Votants : 4 362 688
Le parti québécois : 54 députés avec 24% du scrutin absolu.
2008 :
Inscrits : 5 738 811
Votants : 3 246 333
les libéraux : 66 députés avec 24% du scrutin absolu.
Pour des élections à la proportionnelle, il y a les calendes grecques.
Et le Québec est un endroit démocratique, tout comme le Canada !
C’est vrai, nous sommes dans des états de droit.

Le BRICS peut changer la donne et entreprendre le virage d’une économie qui prend le chemin de la démocratie.
Mais pour cela, les Peuples doivent se structurer en poids réel politique.
Choisir leurs représentants intègres et déterminés à mettre en place la démocratie participative.
Le Vénézuéla semble avoir pris le virage. À suivre et à promouvoir pour tous ceux qui croient aux alternatives.
Mais comment amener les populations à penser qu’il est possible de mettre en place des alternatives au capitalisme qui est devenu plus que sauvage. La légalisation en est la cause. Elle s’appelle la mondialisation du libre marché.
Trouver des alternatives. Mais en voyons-nous à l’horizon, des alternatives. En quoi consistent les alternatives ?

Le pouvoir citoyen est à construire.
Mais comment amener la population à participer activement ?
Quel serait le contenu de l’alternative qui pourrait allumer les Peuples ?
Le questionnement demeure notre meilleure protection contre le conformisme l’éteignoire.

23/08/2014 03:03 par alain harrison

Bonlour.

Il y a encore une chose.
Nous les citoyens devons considérer avec sérieux les trois choses suivantes :
Le politique.
La constitution.
Le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels.

Ce sont trois objets déterminants en les mettant en alignement (des planètes)

Nous devons les considérer, nous devons nous en approprier et les mettre ensemble.

Le questionnement est notre pouvoir.
Malheureusement il ne semble pas faire parti du paysage.

Regardez les enfants, le questionnement leur vient naturellement avant que nous leur bourrions la tête.
L’Éducation est un art, sans doute l’Art de tous les arts. La création est toujours une découverte.
Seul le questionnement mène à l’intelligence.
Qu’est-ce que nous voulons ?
Qu’est-ce qui nous y ménerait ?
Nous avons de sérieux problèmes qui s’ en viennent, semble-t’il.
La réponse se trouve dans la bonne question posée.

Je prends la liberté de vous livrez une initiative citoyenne :

« mais quel est la personne capable de redresser la situation »
En réponse à cette question je reproduis fidèlement un commentaire qui vous donnera un élément de réponse, je l’espère !
Ce commentaire se trouve sur http://patrick-le-hyaric.fr/les-forces-du-capital-sont-au-combat/
Voici le commentaire :
« « Le Trait dit :
1 juillet 2014 à 22 h 46 min
Bonsoir,
Militante au PG, ayant compris le danger, bien avant le vote FN, j’ai, en mon nom propre et sans reprendre aucun titre, lancer des Ateliers Constituante, déjà trois, parfaitement réussis, avec aussi des participants qui se sont eux même lancés, ils en font à plus de 60 et même 135 km d’ici, cela commence à faire tâche d’huile.
C’est d’autant plus important de travailler à reconstruire la Démocratie réellement, que c’est aux citoyens, trompés par des élus traîtres à la Gauche, qu’il appartient et à eux seuls de refaire la Constitution.
C’est la loi des lois, celle qui doit régir les actions de nos élus et ce n’est donc pas à eux de la faire ou de la modifier, surtout à leur profit et en parfaite accord avec l’Europe dont les citoyens ne veulent plus.
Nous devons être prêt pour une 6ème République, qui rendra sa confiance au Peuple et sera placée sous son unique contrôle, c’est à nous de rétablir la Démocratie. » »

C’est nous les citoyens la personne appeler de vos voeux.

23/08/2014 09:47 par gérard

« Mais est-ce que les citoyens, sont d’une quelconque façon associés au développement des BRICS ? »
Excellente question, fondamentale pourrait-on dire.
La réponse est à mon avis dans cet article de Jean Paul Baquiast :
http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1188&r_id=3
La situation actuelle d’emballement incontrôlé (?) du Système est telle, qu’en tout premier il y a urgence d’éviter au moins LA catastrophe de l’accomplissement de son objectif d’élimination de tout contre pouvoir à son hégémonie ; extrait de cet article :
« Il s’agit de tenter d’arrêter un mouvement radical de destruction du monde. Un moyen désormais qualifié de “scientifique“ pour ce faire réside dans cette révolte, que Werner qualifie à juste titre de résistance. Nous avons dans un texte précédent qualifié la “résistance” comme tâche civique et humaine fondamentale. Il ne faut pas se préoccuper de ses buts mais seulement de l’aide qu’elle peut apporter à la destruction du Système. Pour la définition d’un monde meilleur, on verra plus tard. »
En ces temps de commémoration, si je peux me permettre de faire une comparaison, nous ne sommes pas encore en 1944 ou 45, mais en 1940...
Il faudrait un 27 mai 1943 (date de la réunion du Conseil Nationale de la Résistance) mais au niveau mondial, de tous les opposants au Système. La constitution d’un "Euro-BRICS" est un impératif que je qualifierai d’absolu, pour que l’Europe se dégage de "l’Empire"
« C’est pourquoi nous répétons une fois de plus que, à défaut de sauver un Occident suicidaire, l’Europe aurait vraiment un intérêt vital à se lancer dans un rapprochement stratégique profond avec les BRICS »
http://www.leap2020.net/euro-brics/2014/07/25/brics-2009-2014-cinq-ans-doccasions-perdues-pour-leurope/
« Pour la définition d’un monde meilleur, on verra plus tard »...

23/08/2014 18:09 par Yusuff

Une bonne article et des avertissement bien fondé. Merci monsieur.

L’inde comme toujours est pro american et pro occident. Lui faire membre du BRICS est une décision mal pris.

L’inde comme ses amis american et pro occidentaux m’ont aucune égard a d’autre peuple. Dans son cas les droit de minorité sont bafoué surtout les sortes des indien musulmans et chrétiens qui vivent en Inde. Parfois même on voir la justice, les policiers et habitude hindous se mêlent pour mené a bien leur atrocité contre le minorité. Il suffit de voir sur YouTube. Des policiers qui aide et parfois même se mettre en position de spectateurs.

Ajouter a ca leur System de caste ne pas conforme au règles du BRICS et m’a pas sa place dans cet siècle que nous vivons.

Le probleme de Kashmir est toujours la et ces gens peuvent témoigné se que les soldat indien leur font subir.

Je ne aucune rancune contre eux mais je vive dans un pays ou ils y a beaucoup d’hindous et je peux dire qu’ils sont très hypocrite. La même chose a était dit par un couple australien. Leur mentalité sont tous les même. C’est la philosophie que la diaspora leur ont inculqué. C’est la même mentalité que le juive.

Pour parlez de Modi, qui n’est sait pas qu’il est un raciste. Et d’ailleurs pratiquement tous les politiciens en inde sont de raciste pur sang.

Je crois que les membres du BRICS doivent mettre le dossier de L’inde sur la table et s’il faut lui mettre sur le banc de touche il faut le faire pour l’avenir de cet organisme.

Il y a tant des choses a dire sur L’inde mais je laisse ce travaux a des gens plus connaisseur que moi.

Attention et attention et alerte

23/08/2014 22:29 par gérard

Je ne sais pas si je suis vraiment d’accord avec cet article.
Le problème engendré par le système américain et ses objectifs, dépasse largement tous ceux qui pourraient survenir de tous les fascismes "locaux" de la planète.
Qu’actuellement il y ait collusion de ces "fascismes" avec le Système, c’est on ne peut plus certain. Mais que tous ces dictateurs pressentent plus ou moins qu’à long terme, en faisant partie intégrante du Système, ils seraient irrémédiablement broyés par lui s’ils ne "rentraient pas dans le rang", dans le rang du Système, et rien que dans le sien bien entendu, cela pourrait pour le moins les inquiéter sérieusement.
Tous les Empires n’ont jamais été partageux, ou s’ils l’ont été, partageux, cela n’a été qu’avec ceux avec qui ils avaient décidé de l’être, ceux dont ils avaient le contrôle absolu, et uniquement avec eux.
On peut entrapercevoir quelques "délicats" conflits d’intérêts en perspective...
La barre des objectifs des BRICS est placée très haut déjà du seul fait de l’abandon du dollar en tant que monnaie de référence et surtout "d’outil" de transactions économiques. Ce n’est ni plus ni moins qu’une déclaration de guerre contre le Système, enfin c’est certainement ainsi qu’il perçoit la "chose"(et il n’a pas tort !)
A parti du moment où un pays décide de faire partie des BRICS, il se positionne de fait contre le système-dollar, pour la multi-polarité, et tout ce que cela entraîne : il ne peut donc pas y avoir de "milieu" dans cette affaire...
De quelque bord politique que se situe un pays, ce sont en premier ses intérêts économiques qu’il protège, enfin qu’il devrait. Que des régimes dits d’extrême droite veuillent y adhérer, c’est d’une manière parfaitement compréhensible du fait qu’ils s’affichent ostensiblement nationalistes. Ils peuvent être aussi anti-impérialistes, dans le sens qu’ils veulent être et rester les maîtres chez eux.
Alors risque de dilution ?
Pas évident.
Que des problèmes politiques se poseront au niveau des BRICS, c’est fort possible, mais au moins le Monde sera enfin débarrassé du "grand-qui-emmerde-tout-le- monde-à-la-récré"...

24/08/2014 15:22 par Autrement

Pour ceux qui ne l’auraient pas vu :
http://www.legrandsoir.info/modi-conduit-l-inde-sur-la-route-de-la-soie-rediff.html

Les deux articles sont à mettre en parallèle pour les faire dialoguer.

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