Mort "ordinaire" d’un demandeur d’asile algérien.

Communiqué dui Collectif de Soutien aux Réfugiés Algériens
et de la Coordination iséroise de soutien aux sans papiers.

Kamel LAIBI, demandeur d’asile algérien, âgé de 35 ans, arrivé et vivant à 
Grenoble depuis près de quatre ans, a été retrouvé mort dans un squat. Une
mort "ordinaire" si l’on peut dire, dans la mesure où ces "exclus parmi
les exclus" que sont les demandeurs d’asile et sans papiers vivent pour la
plupart dans une "galère" souvent extrême, sans ressources, sans logement
stable, sans droit au travail.

Kamel Laïbi n’a pratiquement jamais pu
bénéficier d’un hébergement correct, et l’on peut dire qu’au delà des causes
immédiates que révélera peut être l’autopsie, il est mort avant tout de
l’exclusion et de la misère auxquelles il a été condamné.

Le Collectif de soutien aux réfugiés algérien et la Coordination iséroise de
soutien aux sans papiers tiennent à exprimer leur profonde tristesse, leur
entier soutien aux rares proches de Kamel Laïbi qui lui restaient, mais
aussi leur colère face au sort indigne qui est réservé quotidiennement à ces
hommes et à ces femmes auxquels on dénie les droits les plus élémentaires

Pour les deux organisations : Marie-Thérèse LLORET, Présidente du Collectif
de soutien aux réfugiés algériens et Jo BRIANT, porte-parole de la
Coordination iséroise de soutien aux sans papiers

COMMENTAIRES  

27/09/2003 15:57 par Anne

moi aussi je m’associe à votre tristesse
la liberté est une exercice extrêment difficile car elle se compose de l’acceptation de la loi et de l’expression de la bonté. Or pendant x années j’ai vu sur le site officiel de la république qu’on avait le "droit" d’être libre. C’est un mensonge. Nous ne sommes pas libres, nous sommes appelés à la liberté. Les jeunes disent que c’est "agir sans tenir compte de son intérêt personnel"
Or il faut savoir qu’un squatt est toujours la propriété de quelqu’un. Si vous y allez sans l’accord du proprio, on vous dira :"c’est à vos risques et périls" Malheureusement les Etats veulent des frontières et les entrepreneurs veulent des salariés sans papiers pour les rémunérer le moins possible...et l’être humain est nié.
Il nous faut prendre conscience de nos propres ambiguïtés. Dans une démocratie ce sont les citoyens qui répondent des outils qu’ils ont forgés. L’économie dégrade la planète entière et asservit l’être humain.
Il appartient à chacun de faire réfléchir tous ceux qu’ils cotoient. Le pouvoir est toujours violence qu’il soit institutionnel, économique ou politique. Et la violence vient toujours de nous.
Oui, nous sommes impuissants...Il nous reste la bonne volonté.

10/05/2006 23:10 par magand

Éditeur : Les éditions de l’Egrégore

Parution : 2006

Collection : Document/Réalité

Format : Broché - 191 pages

Prix : 15,50 euros

ISBN : 2-916335-00-5

Dimensions (en cm) : 13 x 2 x 21

Résumé :

Léopold Mwana Malamu est membre, dans son pays d’origine situé au coeur de l’Afrique centrale, d’un mouvement clandestin qui s’oppose de la manière la plus efficace et la plus habile possible à la dictature du régime en place. Il est arrêté, torturé. Il finit par gagner l’Europe : l’Italie d’abord, ensuite la Suisse ; puis la France où l’accueille à bras ouverts une charmante dame de la meilleure société. Reste pour lui à obtenir le statut de réfugié politique. Toutes les démarches du jeune homme échouent et trouver un travail lui est également impossible. "Refoulé administratif" dans son pays d’origine, il est à nouveau torturé. Cet ouvrage met en évidence la flagrante contradiction entre l’image de marque de la France et le labyrinthe dans lequel s’engage le candidat au statut d’asile politique après s’être enfui de la dictature corrompue que soutiennent avec immoralité certains pays occidentaux.

Biographie de l’auteur :

Gaspard-Hubert Lonsi Koko est un fervent militant des causes humanistes qui a longtemps évolué à travers les sinuosités et les méandres de l’univers francoafricain. Il dénonce astucieusement les dysfonctionnements liés au droit d’asile en France et fustige, en même temps, les régimes dictatoriaux d’Afrique.

06/04/2007 10:22 par Sylviane

En 1991, l’opération Tempête du désert, orchestrée par une coalition dirigée par les États-Unis, bat son plein. L’auteur, âgé de dix-neuf ans, profite du chaos dans lequel sombre la ville de Bagdad pour s’enfuir. S’en suit un long "voyage pour la survie" qui le conduira du Moyen-Orient à l’Europe.
Jérôme Shammas a fait "sa guerre d’Irak" en refusant de se soumettre à la dictature du "raïs" et à la déchéance de son pays.
Cet ouvrage, empreint d’émotions et d’humour, relate la bravoure d’un jeune homme considéré comme "traître" par les autorités locales et qui, par sa fuite, a été jusqu’à mettre sa famille en péril. Loin d’être un exercice littéraire, il constitue un témoignage poignant sur les risques pris par de nombreux Irakiens et, plus généralement, par les immigrés clandestins dans l’espoir d’échapper aux régimes dictatoriaux.

Parution : 9 mai 2007
Editeur : Editions de l’Egrégore (http://www.editions-egregore.com)
Pagination : 215 pages
Format : 13x20,5 cm
Prix : 16,50 euros
ISBN : 978-2-916335-02-5 - ISSN : 1778-5642

L’auteur :
Jérôme Gazwan Shammas est né en 1971 à Bagdad. Chrétien assyro-chaldéen, chimiste de formation et ancien opposant au régime du "raïs", il a précipitamment quitté l’Irak dans des conditions périlleuses. Il vit et travaille actuellement en France, dans les Alpes-Maritimes.

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