Les racistes de Bolivie prennent le pouvoir

Photo : Le putschiste Camacho pose avec la bible sur le drapeau national au palais présidentiel de Bolivie.

Une nouvelle fois, les USA et leur système médiatique mondial viennent de frapper un gouvernement progressiste. C’est en Bolivie. Les « forces démocratiques » en insurrection contre le gouvernement légal ont commencé par faire des pogroms contre les indiens, tabassé des gens dans la rue, incendié les maisons de militants et ministres, attaché à un arbre le directeur de la télévision et ainsi de suite.

Puis l’armée a envahi le palais présidentiel pour « réaliser la démocratie et protester contre la violence du pouvoir d’Evo Morales ».

Le chef des putschistes n’a jamais été élu par personne. Mais c’est un démocrate paraît-il. Il s’inscrit dans le profil du crétin vénézuélien, Guaido, « président de fait » reconnu par Macron mais détesté par tout le monde au Venezuela. Y compris l’opposition de droite, surtout depuis les révélations sur ses liens avec les narco-trafiquants. Le fasciste bolivien s’appelle Camacho, un beau gosse de riches, pourri d’argent sale.

Dans « un souci d’apaisement », le président Morales a appelé à de nouvelles élections qui devaient être organisées par un Tribunal électoral renouvelé. Malgré, cela l’opposition a continué les meurtres d’indiens et les incendies de maisons de dirigeants de gauche en réclamant la démission immédiate de Morales et son exclusion du futur scrutin. Ce qui prouve l’inutilité des concessions à de telles personnes.

Selon France 2 et la propagande Macroniste, Morales, pourtant élu et reconnu comme tel, était un « dictateur soutenu par le seul Maduro » ce qui suffirait à le disqualifier. C’était les éléments de langage des faux comptes de la CIA sur les réseaux sociaux toute cette soirée-là. Ce qui en dit long sur le point où en sont rendus certains médias en France qui les suivent avec ou sans ordre de le faire. Bien sûr, France 2, le service de l’information politique du régime Macroniste, ment. Toute l’Amérique du sud est consternée, de droite ou de gauche, car tout le monde sait que les tireurs de ficelles nord-américains du putsch bolivien exigent une obéissance absolue que le gouvernement soit de droite ou de gauche. Et personne n’aime vraiment leur obéir. Il existe aussi une droite nationaliste dans cette région. Si bien que seuls les éléments les plus corrompus liés aux pires trafics se vendent aux agents des USA.

Plusieurs gouvernements ont donc condamné le putsch. Le Mexique a également offert l’asile politique à Evo Morales. Cela, France 2 n’a pas été autorisé à dire, selon des sources dans la rédaction qui préfèrent rester anonymes. Sur place, en Bolivie, un massacre raciste est à craindre car les « amis de la démocratie », surtout ceux de santa Cruz sont coutumiers des viols et meurtres d’indiens jusque dans la rue. Mais aussi d’humiliations sexistes et raciales absolument inouïes. Rien de tout cela n’affectera la pseudo « communauté internationale » et autres faiseurs de phrases sur les droits de l’homme.

En tous cas une nouvelle fois est prouvée le caractère intrinsèquement mauvais des États-Unis d’Amérique. Ce pays a été en guerre pendant 233 ans sur ses 240 ans d’existence. En Amérique du sud, depuis le début du nouveau siècle, les USA ont manigancé ou tenté des coups d’États avortés dans une longue série de pays : Honduras, Paraguay, Salvador, Nicaragua, Brésil, Venezuela, Guatemala par exemple. Mais leur contrôle du système mondial de l’information ne permet pas au public d’accéder à cette vue d’ensemble.

En France, radio et télé du gouvernement dressent un mur entre les faits et l’info. Il faut donc suivre sur les réseaux l’évolution de la situation sans jamais manquer d’intervenir sur les réseaux internationaux, diffuser l’information et contrecarrer le soutien des médias aux violences racistes des putschistes et de leurs commanditaires aux USA. Quand nous recevons un coup il faut le rendre.

Certes, le peuple a perdu en Bolivie. Mais il est inutile et nuisible de rester prostrés à pleurer. Il faut s’inscrire dans l’occasion qui se présente. Donc il faut en faire un matériau pour continuer la lutte en faisant connaître aux nouvelles générations ce que sont les USA et le système médiatique qu’ils dominent. Tout ce qui aura été appris au calme, comme nous y sommes en ce moment, restera dans les esprits quand il faudra réagir ou quand d’autres évènements comparables se produiront. La lutte ne s’arrête pas. Des révolutions citoyennes sont en cours dans une dizaine de pays. La vague n’est pas contrôlable par le système. Si incertaines que soient les issues, l’avenir reste ouvert. Il dépend de ce que nous faisons.

Jean-Luc MELENCHON

 https://melenchon.fr/2019/11/12/les-racistes-de-bolivie-prennent-le-pouvoir/?fbclid=IwAR0K7R7pljS50hSA5hRNz75-3OQbbaISq4

COMMENTAIRES  

12/11/2019 23:09 par chb

En France, radio et télé du gouvernement dressent un mur entre les faits et l’info.

Dire que la loi punit les fake news... c’est constater que la justice est aux ordres, et que tout est permis au pouvoir en place.
Et les fameux réseaux sociaux, de plus en plus contrôlés / censurés, ne sont pas la solution finalement.
Jusqu’à ce que le grand soir fasse la lumière !

12/11/2019 23:45 par AF30

Le dressage comme chacun le sait doit s’exercer très jeune. À cet effet, sur Arte, le journal junior s’y consacre professionnellement : https://youtu.be/GAzUcrAOHgo

13/11/2019 05:50 par T 34

A propos de ces racistes voici d’autres images plus parlantes sur l’union juvénile cruceniste (l’article parle aussi de l’historique de cette organisation), sur la gauche de la première photos on peux voir un groupe de ces fascistes dont j’ai retrouvé la vidéo où l’ont les voit faire un salut nazi. Il font aussi ce genre de graffiti : vive la Bolivie libre d’indiens.

Voici une autre vidéo de ces paramilitaires "démocrates ", où ils promettent de cribler de balles, le tout équipé d’armes à feu, de grenades, de casques, de gilets par balles et de mortiers artisanaux.

Dans le registre de l’obscurantisme on a vu aussi des policiers cagoulés prier a genoux en pleine rue.

On peut voir beaucoup de vidéo de la répression sur cet article de Telesur. Un résumé ici (Attention avant de cliquer il y a des images dures notamment un homme qui a perdu ses deux mains à cause d’un bâton de dynamite lancé par la police. Autre vidéo de la répression, moins dures celles là

Il déjà plusieurs morts, vous pouvez voir leur cortège funèbre passez ici à El Alto. Sur cette vidéo on peut entendre scander "El Alto debout, jamais a genoux" "A bas les traitres de Bolivie", puis : "Messieurs la presse n’est pas présente. Les policiers vendus, ils ne connaissent pas l’histoire et ne respectent pas la constitution politique de l’état. ces policiers ne comprennent pas que la Wiphala est le symbole des peuples indigènes, de nos nos ancêtres".
s
A ce propos la Wiphala est un symbole fort des peuples andins, c’est également un drapeau officiel depuis 2009, un des slogans des adversaires du coup d’état est La Wiphala se respecte car les putschiste s’en sont pris à elle, la décrochant des édifices publics, la brulant et pour les policiers l’enlevant de leurs uniformes, de la même manière que les putschistes venezueliens l’avait fait en décrochant le portrait de Bolivar en 2002 Un autre slogan est La pollera se respecte, car des putschistes ont frappé des femmes indigènes portant cette ample jupe.

Pour vous remonter le moral le peuple bolivien est toujours mobilisé (celle est pas mal aussi) et ils crient toujours : guerre civile mais avec des armes ce coup ci.

PS : pour ceux qui voudraient s’informer sur la Bolivie je conseille les comptes twitters des journalistes de RT et Telesur : Marco Teruggi, Erika Ortega Sanoja et Madelein Garcia.

13/11/2019 08:56 par CAZA

Comme toujours avec les USA le but est de s’approprier les richesses naturelles
Le président Evo Morales a toujours refusé que les multinationales minières mettent la main sur le gisement de Lithium
de l’altiplano (le plus important de la planète ).
La production de lithium par la compagnie publique Bolivienne devait commencer en 2020
Depuis 2006 le PIB par habitant a été multiplié par trois et si on y ajoute les bénéfices de la vente du lithium cela aurait fait
de la Bolivie un phare de la réussite économique en Amérique du Sud
Inacceptable pour les américains d’autant plus que cette richesse aurait profité au peuple Bolivien et pas au capitalisme américain

16/11/2019 07:07 par T 34

Toujours a propos de racisme voici les propos de la dictatrice Jeanine Añez :

Je rêve d’une Bolivie libre de rites sataniques indigènes, la ville n’est pas pour les indiens qu’ils aillent sur l’Altiplano ou dans le Chaco.

Quel nouvel an aymara et étoile du berger ! Satanique, personne ne remplace Dieu.

Sur une photo elle a entouré les pieds d’indigènes avec des bottes car selon elle ils ne peuvent être que pieds nus.

Les défenseurs de la société !

Suit ensuite une caricature de gorilles avec des uniformes militaires.

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