13 

"Les psychanalystes ont une lourde responsabilité dans la non-dénonciation des crimes sexuels sur mineurs"

Sophie ROBERT

Sophie Robert, réalisatrice et productrice, estime que la psychanalyse a contribué, par ses théories, à la protection des coupables d'inceste.

Ce dont ils se défendent, affirmant que Freud aurait posé l’interdit de l’inceste à la base de la construction humaine. C’est un mensonge. La théorie œdipienne dit au contraire que le « désir d’inceste » serait constitutif du développement psychique du tout petit. Les psychanalystes freudo-lacaniens adultifient le bébé à qui ils prêtent des désirs sexuels incestueux. Dans mon film Le Phallus et le Néant, une dizaine de psychanalystes défendent le caractère érotique des pulsions sexuelles des tout-petits dont l’intensité « n’aurait rien à envier à celle des adultes ». Jean-Pierre Winter précise que « l’interdit de l’inceste est un interdit qui s’adresse à l’enfant, donc ce que fait le parent c’est pas le problème ».

La faute à Œdipe ?

Ce désir d’inceste, calqué sur une lecture mal comprise du mythe grec d’Œdipe n’a jamais existé que dans l’esprit de Freud en proie aux distorsions de réalité liées à la cocaïne. Malgré 70 ans de dénégations de la part des biologistes, les psychanalystes s’obstinent à croire que l’inceste serait courant dans le règne animal, sous prétexte qu’il est observable chez certains animaux domestiques dont la reproduction n’a plus rien de naturel.

N’en déplaise aux psychanalystes, la nature a horreur de l’inceste. C’est la culture patriarcale qui le favorise. Le règne animal proscrit l’inceste mère-fils et père-fille grâce à un arsenal de mécanismes biochimiques et comportementaux. Les études sont nombreuses à attester des ravages produits par l’inceste sur le cerveau des victimes. Pour le Dr Sandra Cussigh, spécialiste en neurobiologie du stress, « il est impossible que la nature ait favorisé des actes aussi destructeurs pour la personne ». Plusieurs chercheurs, notamment Roos & Greve (1996) ont tenté de vérifier l’hypothèse œdipienne. L’étude n’a montré aucun effet qui fasse allusion à une phase de développement œdipienne. Au contraire, les réponses des enfants tendent même à être qualifiées de « contre-œdipiennes ».

Bien sûr les enfants ne sont pas asexués, ils grandissent en découvrant leur corps, mais il faut des années de maturation pour produire un jeune adulte capable d’une sexualité épanouie. Selon Santé Publique France l’âge moyen du premier rapport sexuel consenti est de 17 ans, un chiffre stable depuis des décennies. Hélas lorsqu’un enfant alerte son entourage sur les violences sexuelles dont il/elle est victime, son discours est nié par l’expert psy pour être qualifié de « fantasme œdipien ».

Pire, les psychanalystes revendiquent même une asymétrie fille-garçon. En effet, un garçon est supposé se construire en échappant à l’inceste maternel, mais la fille se construirait grâce au désir d’inceste avec le père. Celui-ci devant être suffisamment fort et attractif pour lui permettre d’échapper au destin funeste de lesbienne collée à son premier objet d’amour maternel. En d’autres termes le désir d’inceste permettrait à la fillette de devenir une femme hétérosexuelle ! Une posture assumée par Jacques André dans Le Phallus et le Néant. Dans Sexualité féminine, Françoise Dolto affirme que toutes les adolescentes passent par une période où elles « fantasment d’être violées par leur père ». Dans L’enfant le juge et la psychanalyste, Dolto assène avec une violence inouïe que les enfants violés fabulent ou cherchent à piéger les adultes...

Déni des psychanalystes

Arc-boutés à leurs dogmes, les psychanalystes expriment une ignorance criminelle du stress post-traumatique chez l’enfant. Les conduites sexuelles à risques sont soulevées pour faire peser la responsabilité de l’acte sur les épaules de l’enfant violé. L’effet de sidération des victimes est moqué : « L’inceste paternel ça ne fait pas tellement de dégâts, ça rend juste les filles un peu débiles », selon Jacqueline Schaeffer.

Cette théorie criminogène est verrouillée par la posture idéologique selon laquelle la « vérité » du sujet, son inconscient, se situerait toujours à l’envers de sa conscience. Si une plainte est exprimée, elle est supposée fausse, non fiable, dans le registre du fantasme. Mais s’il n’y a pas de plainte alors le psychanalyste peut s’évertuer à débusquer un trauma enfoui. Un même psychanalyste peut nier un témoignage d’inceste au motif que « si c’était vrai vous ne seriez pas capable d’en parler » et de l’autre assumer de le fabriquer de toutes pièces chez une patiente qui n’exprime aucune plainte de cet ordre. Ainsi s’exprime la posture analytique : tordre le ressenti du client à l’envers du réel car seul son inconscient détiendrait la vérité. Une vérité toujours « ailleurs » en contradiction avec son discours.

Les diffusions de mon film Le Phallus et le Néant ont fait émerger de nombreux témoignages d’analysantes ayant passé dix, vingt ans sur le divan avant que leur psychanalyste n’accepte d’entendre l’inceste. Leur posture spontanée est de nier un discours qui ne cadre pas avec le mythe œdipien. Certaines victimes se sont fait moquer par leur analyste ! « Grâce à votre film j’ai pu mettre des mots sur les viols que j’ai subi ! » J’ai aussi recueilli de nombreux témoignages de personnes chez qui leur analyste avait tenté par tous les moyens d’induire des faux souvenirs au forceps « vous verrez ça va revenir d’un coup comme un flash ». « Grâce à votre film j’ai compris que mon père ne m’avait jamais fait de mal... »

L’inconscient freudien procéderait d’une « co-création » psychique entre l’analyste et l’analysant, une expression qui théorise et légitimise la manipulation mentale. La parole des enfants incestués n’est jamais entendue parce que pour un psychanalyste la seule vérité qui vaille est celle qui émerge sur le divan, à l’insu de la conscience de son patient. Dès lors, si une victime parle spontanément, c’est qu’elle ne dit pas la vérité.

Freud dépassé ?

Pour boucler la boucle, les psychanalystes ont produit un arsenal théorique maternophobe qui décrédibilise la parole des mères protectrices des enfants incestués pour la retourner en son contraire : elles manipuleraient leur enfant, projetant leurs propres fantasmes incestueux sur le mari. Les théories de l’envie du pénis, la forclusion du nom du père, la mère crocodile, ou le complexe de Médée, reposent sur l’idée d’une nature féminine intrinsèquement toxique acharnée à détruire l’homme, le mâle, le père, dans ses réalisations sociales, son autorité, et le séparer de ses enfants en l’accusant d’inceste.

Devant les tribunaux ces postures font des ravages. Experts et avocats de la défense utilisent les théories analytiques pour nier le discours des enfants violés, affirmer que ses accusations seraient l’expression de fantasmes œdipiens et de désirs maternels haineux et vindicatifs projetés sur les hommes.

L’influence de la psychanalyse sur les tribunaux est aujourd’hui dénoncée par 1 200 psychologues, psychiatres et professionnels de santé. Tous les psychanalystes n’adhèrent pas à cette idéologie, mais ceux qui s’écartent du dogme sont très minoritaires. La plupart font une lecture fondamentaliste du complexe d’Œdipe. Depuis dix ans que je travaille sur ce sujet, je n’ai entendu, ni lu aucun psychanalyste remettre en cause la théorie sexuelle. Tout au plus certains reprochent-ils à mes interviewés d’avoir exprimé trop crument un discours inaudible pour des oreilles profanes.

Les psychanalystes freudo-lacaniens n’ont jamais produit la moindre étude validant leur démarche. À la place ils brandissent des études sur la psychanalyse anglaise, sauf que celle-ci n’a rien à voir. Dès les années 50 les Anglais ont abandonné la théorie sexuelle quant à la maternophobie viscérale du courant lacanien elle ne les a jamais effleurés. Ils n’ont gardé de la psychanalyse que le nom et le principe de la cure par la parole. La psychanalyse anglaise est une psychothérapie brève basée sur l’échange avec le patient et la réponse à ses besoins. Elle soutient sa parole consciente au lieu de la tordre en son contraire. Dans les années quatre-vingt-dix, un psychanalyste anglais avait dit à la jeune étudiante que j’étais : « Freud est dépassé aujourd’hui. La théorie sexuelle il faut la prendre avec pincettes, cela peut être dangereux. »

La parole des victimes d’inceste ne sera pas entendue tant que les tribunaux français resteront imprégnés de cette idéologie criminogène, et tant que l’État persistera à financer l’enseignement de la psychanalyse à l’université sous couvert d’enseignement de la psychologie et de la psychiatrie.

A ce jour aucun gouvernement n’a eu le courage d’affronter cette idéologie criminelle et sectaire.

 https://www.marianne.net/agora/tribunes-libres/les-psychanalystes-ont-une-lourde-responsabilite-dans-la-non-denonciation

COMMENTAIRES  

21/03/2021 13:44 par Yannis

La psychanalyse est en totale déroute. Ce sont les professionnels du secteur qui auront fait le plus de mal à cette discipline, de plus en plus nécessaire dans le monde de fous dans lequel nous vivons.

Mais l’attrait du fric, et surtout du pouvoir sur les esprits, a été trop fort chez la plupart des practiciens ; qui continent par ailleurs de vouloir CROIRE en des doctrinas dépassées, incapables s’en inventes d’autres (à part celle à la mode de résilience, ambivalente, qui parle de reconsruction mais surtout pas de construcrion) en s’agenouillant devant Saint Freud et Diable Lacan, qui absolvent, principalement pour leur propre confort moral et d’autres (quelle générosité) toutes les dérives des adultes du seul fait de la sexualité latente chez des enfants.

Finalement la pulsión de Vie ne semble pas la valeur première de la profession.

Quand au travail "individuel" réalisé sur des milllions de parients depuis des dizaines d’année, sensée mener à l’émancipation, vu le degré actuel d’enfermement mental et d’aliénation, de soumission de la population française, plus le coup de pouce aux puissants de ce monde et les conseils de manipulation des madera aux politiciens et banquiers, multinationales, on n’a plus envie, en plus du chèque à la fin de la scéance, de leur dire merci.

21/03/2021 21:20 par irae

Ce brave sigismond englué dans les préjugés de son époque. Médecin raté n’ayant jamais guéri personne a fortiori par la psychanalyse, d’un narcissisme achevé, mysogyne de compétition s’il en est (sa femme et belle soeur savent à quoi s’en tenir).
Oui mais charlatant de premier ordre, il s’y entendit pour faire les poches de ses clients fortunés ho pardon ! Patients (lapsus) avec ses fadaises. Il s’endormait dit-on pendant que les crédules s’épenchaient, attention flottante cela s’appelle parait-il, dans mon secteur on appelle cela du foutage de gueule intégral.
A sa suite des émules non moins escrocs avides comme Lacan, l’illisible et c’est mieux quand on n’a rien à dire ou stigmatisants pour les mères accusées de l’autisme de leurs enfants comme Bethleheim, largement démenti depuis par l’avancée de la science. Nuisibles à l’humanité mais pas à leur célébrité et comptes en banque.

21/03/2021 22:41 par Xiao Pignouf

Je ne me prononcerai pas sur la psychanalyse puisque je n’y connais rien. Je dirai juste que ça m’a toujours semblé être un truc de gogo (je différencie bien quand même psychanalyse et psychothérapie) dont l’efficacité à amincir le portefeuille est davantage prouvée que celle de guérir ou de donner des réponses.

Je trouve par contre que l’article ci-dessus entretient une confusion. L’inceste, bien qu’immoral, n’est pas toujours répréhensible même si le mariage est interdit. Dixit Wikipédia : « Selon le Code pénal, le rapport sexuel librement consenti entre deux personnes sexuellement majeures qui sont parentes à un degré où le mariage est interdit ne constitue pas une infraction spécifique »

Ce n’est donc pas spécifiquement l’inceste qui pose problème mais le viol (de mineurs, autrement dit la pédophilie). Lorsqu’un père viole sa propre fille (qu’elle soit mineure ou non), c’est effectivement un inceste mais c’est d’abord un viol. Qu’il viole une autre enfant à l’extérieur de son cercle familial et le crime est identique.

En outre, mettre tout systématiquement sur le dos du patriarcat tout en prenant la nature comme exemple est un paradoxe puisque le patriarcat est également un modèle sinon majoritaire nettement présent à l’état naturel chez beaucoup de mammifères sociaux.

L’inceste est selon moi (mais pas que) à considérer davantage d’un point de vue anthropologique que de celui de la psychanalyse où le complexe d’Oedipe n’interprète pas le mythe mais se l’approprie en tant que métaphore.

Affirmer que le règne animal ne pratique pas l’inceste, c’est à la fois vrai et faux. C’est vrai entre une mère et son petit, ça l’est moins entre un mâle et sa descendance. J’invite à lire ce texte très intéressant pour plus de détails.

« La prohibition de l’inceste — règle universelle élaborée par l’humanité et transmise d’âge en âge — est une démarche acquise et non pas innée, qui, selon Lévi-Strauss, est « fondamentale, grâce à laquelle, par laquelle, mais surtout en laquelle s’accomplit le passage de la nature à la culture » (Lévi-Strauss)

21/03/2021 23:04 par antoine

Cet article est calomnieux et irrespectueux. Prêter aux pauvres psychanalystes une telle influence sur la manière dont la France se porte est infondé. Cela semble surtout permettre à cette petite dame de déverser son fiel sur une corporation qui ne demande rien à personne. Pourquoi fait elle cela ?

22/03/2021 08:18 par irae

@Antoine
L’auteur fait cet article parce que non seulement les psychanalystes font du mal aux portefeuilles des cli-pardon patients mais en assénant des pseudo vérités fondées sur des théories invérifiables et invérifiées ils ont pendant presque un siècle ajouté du malheur au malheur. Niant le malheur des uns, culpabilisant iniquement les autres.
Et je passe sur les avantages sexuels y compris physiques abusifs qu’ils en tiraient (cf la fameuse passe lacanienne).
Et au final ils n’apportent rien à la connaissance. Parasites donc parfaitement dispensables.

22/03/2021 08:25 par irae

@Antoine "pauvres psychanalystes" cherchez l’intrus.
Bienheureux au contraire. Se ganir le compte en banque en racontant des balivernes tout en passant pour des savants, pas de quoi les plaindre.
Je me demande d’ailleurs si les plus nuisibles ne sont pas les "experts" près les tribunaux dont les prestations télévisées chez hondelatte par exemple sont d’une affligeante banalité. Eux et les graphologues pourraient aussi bien être remplacés par des sourciers ou des tireuses de cartes.

22/03/2021 08:53 par Assimbonanga

Dans le troupeau, le jeune étalon ne se gêne pas pour saillir sa sœur quand l’étalon dominant a le dos tourné. Ça je l’ai vu. Quand une jument est en chaleur, tout étalon se doit d’obéir aux lois de la reproduction sans faire de restriction morale. Donc, évacuons la comparaison animale !
J’aime beaucoup la définition de Xiao, pour sa clarté : Ce n’est donc pas spécifiquement l’inceste qui pose problème mais le viol (de mineurs, autrement dit la pédophilie). Lorsqu’un père viole sa propre fille (qu’elle soit mineure ou non), c’est effectivement un inceste mais c’est d’abord un viol. Qu’il viole une autre enfant à l’extérieur de son cercle familial et le crime est identique.
En revanche, la différence entre le psychanalyste et le psychothérapeute ne me semble pas vraiment probante. Les deux vivent sur nos paiements de séances et on a bien du mal à savoir quel est l’objectif de guérison qui est visé par la psychothérapie : rentrer dans le moule ? Passer inaperçu aux yeux de la société ? Apaiser tout doute pour "fonctionner" dans le groupe social, au travail ? Élaborer un langage qui permette un modus vivendi plus confortable ?
Toutefois, on pourra observer que cet article provient du journal Marianne et qu’il accuse, en quelque sorte, l’université. Tiens, tiens. Dans le climat anti-universitaire qui règne, ce n’est peut-être pas un hasard.

22/03/2021 09:00 par Assimbonanga

Réflexion faite, je rajoute que l’étalon dominant saillit toutes les juments de son troupeau, y compris ses filles, et de surcroît si le troupeau est petit. L’étalon ne peut pas s’arrêter à ce genre de distingo.
Avez-vous regardé En thérapie, sur Arte ? D’après Sofia Aram, tout le monde regarde en thérapie ! Elle doit vouloir dire tout son monde connu ! Les Parisiens intra muros et les personnels de France info. Parce que moi, malgré plusieurs tentatives, je n’ai pas pu.

22/03/2021 12:29 par IRAE

Oui Assimbonanga
Le but de toute thérapie est de normaliser et de remettre à la production le matériel humain, quitte a avoir la maint bien lourde. Jusqu’à ce que les IA et androides ne remplacent un jour la populace nuisible qui n’a pas le droit de vie si elle ne peut subvenir à ses besoins comme aurait dit un certain pasteur anglais.
D’ailleurs je me permets de renvoyer vers l’intervention de F. Lordon sur le media tv qui vient opportunément rappeler l’épisode allongement du congé pour les parents ayant perdu un enfant. Il en dit fort long sur la morale et la profonde humanité des capitalistes neolibéraux.
En revanche si dans le règne animal l’inceste est de pratique courante, il est aussi courant que le lion mâle, quand la femelle laisse ses petits sans surveillance les tue pour la rendre de nouveau disponible pour la reproduction de son propre patrimoine génétique.
Méfions-nous des comparaisons hasardeuses, certes nous faisons aussi partie du règne animal avec toutefois certains tabous qui permettent de préserver ce dont les autres espèces n’ont pas forcément conscience la fragilité de l’existence. Encore qu’en effet, quand on lit certains économistes neoliberaux, proposant d’exporter la pollution vers les pays à faible espérance de vie on a le droit de douter.

22/03/2021 16:49 par Assimbonanga

Oui, Iraë, la comparaison avec le règne animal est malvenue de la part de Sophie Robert, l’auteure !

22/03/2021 17:20 par Xiao Pignouf

@Assim

Oups, je voulais dire « psychiatrie », et non « psychothérapie ». La psychiatrie traitant les névroses et les psychoses.

23/03/2021 00:12 par Auguste Vannier

Article et commentaires déprimants. Régler son compte en quelques lignes à une oeuvre aussi volumineuse, complexe, et surtout collective (Freud est l’auteur initiateur le plus connu, mais il y a dans tous les pays des milliers de contributeurs, toujours praticiens), c’est tout simplement lamentable.
Cela prouve au moins que Freud a visé juste en parlant de ce phénomène étrange qu’est l’inceste, difficilement compréhensible : comment des parents peuvent-ils infliger de telles violences à leurs enfants ?
Qu’avez-vous comme interprétation à proposer ?
Rendre la psychanalyse responsable, c’est condamner le messager porteur d’une tentative de compréhension, mise en débat dans les différentes communautés scientifiques qui s’intéressent à l’anthropologie.
Si l’on peut parler aujourd’hui de toutes les formes de sexualité les plus perverses c’est sans aucun doute grâce à la psychanalyse.
Ce n’est pas parce que l’on ne comprend pas une théorie qu’on peut s’autoriser, sans autre forme de procès, à reprendre les poncifs simplistes et douteux de seconde main à son encontre.

24/03/2021 15:54 par Assimbonanga

L’inceste est un interdit social. Je crois avoir entendu ça lorsque j’étais au lycée. C’était très étayé.

Aucun article sur la Commune sur Le Grand Soir ? Hier, j’ai regardé le docu sur Arte et c’était très bien. A recommander ! Les damnés de la Commune. Émouvant, à conseiller aussi aux lycéens, et aux 4ème et 3ème. On nous cache cette partie de la vérité et ça se comprend : Adolf Thiers est un Macron, Jules Ferry est un Luc Ferry et la Commune est trop subversive : on ne peut pas permettre ça aux classes inférieures. Il faut les écraser, les mâter, les éteindre, les fusiller, les enterrer.

(Commentaires désactivés)