Extraits de {{« Les hyènes de garde, le livre noir des médias menteurs »}}

Les Français se méfient des médias

Maxime VIVAS

Trop de journalistes et d’auteurs, de politiciens, voient leur ambition se heurter à leur médiocrité. Affectés du « syndrome du larbin », ils n’ont comme issue que le léchage des mains, le cirage de pompes, le mensonge pur dont le philosophe disait la trame : « Quand je vois un jeune auteur arriver de province avec de l’esprit, de la vanité et une plume facile, je ne sais pas au juste quelle opinion il prendra, mais je sais celle qu’il ne prendra pas […] Toute la faiblesse de n’importe quel homme le tire du même côté… La pente est à droite ». Alain (Propos sur le pouvoir)

Ce livre s’appuie sur un constat : celui du détournement de l’information par les médias mainstreams.

« Le baromètre 2026 La Croix des médias » est sévère pour le métier de journalistes. Sur un panel de 1500 personnes, 61 % disent se méfier du traitement des grands sujets d’actualité par les médias. Ils sont 34 % à en avoir une mauvaise opinion.

La France affiche l’un des plus faibles niveaux de confiance dans l’information d’après l’enquête de l’Institut Reuters publiée le 17 juin 2025. Le niveau de confiance est de 29%, ce qui nous place à la 41e place sur 48 pays observés, en constant recul depuis 10 ans (38 % en 2015).

Le baromètre précise que les Français, dans leur écrasante majorité, veulent une séparation claire entre information et opinion et une indépendance des journalistes vis-à-vis des propriétaires des médias…

Si la presse française traverse une crise grave, si elle subit une disgrâce massive, si elle est obligée pour subsister de se vendre à des industriels et à des banquiers, de solliciter des aides financières importantes de l’État et de l’Union européenne, la conjoncture n’explique pas tout : la profession est largement discréditée. Nous allons mieux comprendre pourquoi dans les pages suivantes.
Le péché mignon du journaliste est de croire qu’il est intellectuellement supérieur à son public, que celui-ci n’a aucun moyen de vérifier ce qu’il dit, ce qu’il écrit ou ce qu’il montre, ni de sentir, sous la présentation partielle et partiale des faits, un discours engagé, un cœur froid, souvent une inculture et une rage de mordre, en meutes, quiconque n’adhère pas au mythe du capitalisme salvateur et du « rêve américain ».

En vrai, les journalistes sont des citoyens lambdas qui disposent d’outils pour se faire entendre urbi et orbi. Leur incontestable supériorité est là, uniquement là.

Protégés par le bouclier de la liberté de la presse, les menteurs foisonnent. Nous allons voir ici quels sont les prosélytes des enfumages médiatiques et parfois leurs liens avec les Etats-Unis d’Amérique. « Nous sommes tous Américains », est le titre de l’éditorial publié à la une du Monde du 13 septembre 2001 et signé par son directeur, Jean-Marie Colombani, après l’attaque contre les tours jumelles de New York.

Au fur et à mesure des pages, nous lirons des exemples d’énormes fake news, des bobards, des faux témoignages, des troncatures, des phrases inventées, des dénigrements, des dissimulations de faits. Certains enfumages sont encore considérés aujourd’hui comme des vérités démontrées.
(A suivre).

Maxime VIVAS

Pour aider à la sortie du livre, les dons seront versés ici : Le Pot Commun.fr
https://www.lepotcommun.fr/cagnotte/solidaire/la-liberte-et-l-objectivite-de-la-presse-en-france-kb2pi28p Pour ceux qui préfèrent verser sans passer par Le Pot Commun, un RIB sera fourni à la demande.

COMMENTAIRES  

05/09/2026 17:28 par Annwn

Les médias, un acteur stratégique de premier plan
Lors d’un banquet donné en son honneur à New York à l’occasion de sa retraite, John Swinton (1829–1901), qui fut un temps rédacteur en chef du New York Times, fit la déclaration suivante à « la presse indépendante » : « Quelle folie que de porter un toast à la presse indépendante ! Chacun, ici présent ce soir, sait que la presse indépendante n’existe pas. Vous le savez et je le sais. Il n’y en pas un parmi vous qui oserait publier ses vraies opinions, et s’il le faisait, vous savez d’avance qu’elles ne seraient jamais imprimées. Je suis payé $250 par semaine pour garder mes vraies opinions en dehors du journal pour lequel je travaille. D’autres parmi vous, sont payés le même montant pour un travail similaire. La fonction d’un journaliste est de travestir la vérité, de mentir radicalement, de pervertir, d’avilir, de ramper aux pieds de Mammon, et de se vendre soi-même, de vendre son pays et sa race pour son pain quotidien. Vous savez cela et je le sais ; quelle folie donc que de porter un toast à la presse indépendante ! Nous sommes des outils et les vassaux d’hommes riches qui commandent derrière la scène. Nous sommes les marionnettes, ils tirent sur les ficelles et nous dansons. Nos talents, nos possibilités et nos vies sont la propriété de ces hommes. Nous sommes des prostitués intellectuels ».
Rapportons encore cette déclaration de David Rockefeller, lors de la réunion du Groupe Bilderberg à Baden-Baden, en juin 1991 : « Nous remercions le Washington Post, le New-York Times, Times Magazine et les autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion pendant au moins 40 ans… Il aurait été impossible pour nous de développer notre plan mondial s’il avait été l’objet d’une publicité quelconque pendant ces années-là. Mais le monde est vraiment plus sophistiqué et préparé à marcher vers un Gouvernement Mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est certainement préférable aux décisions nationales qui se pratiquent depuis des siècles ».
N’est-ce pas la secrétaire d’État, Mme Madeleine Albright qui, à la suite du bombardement de l’Irak à la fin de l’année 1998, admettait que « la chaîne CNN est le seizième membre du Conseil de sécurité des Nations Unies » ? Quelques années plus tard, en 2003, au moment de la nouvelle guerre d’Irak, la « News Corporation » de Ruppert Murdoch qui possédait plus de 175 titres de presse écrite et 35 chaînes de télévision dans le monde, agira uniquement en faveur de l’intervention en Irak.
Ruppert Murdoch, membre du « Groupe Bilderberg » et magnat australien à la tête d’un empire multi-media sans frontières, lié au sud-africain et roi des diamants Harry Oppenheimer (à l’origine de son financement) et aux Rothschild, concentre dans ses mains les principaux journaux britanniques, parmi lesquels on note le « Times » de Londres, le journal le plus prestigieux et le plus influent du monde, et le journal populaire britannique « Sun ». La puissance du réseau de « Murdoch » est telle qu’il peut atteindre trois milliards de personnes.
Enfin, Serge Hutin, dans son ouvrage « Gouvernement invisibles et sociétés secrètes », dit que Jacques Bergier lui racontait un jour « qu’il existe une série de questions dont il est absolument interdit à la presse de parler et dont la liste se trouve stipulée avec précision sur un petit carnet noir qui, quel que soit le régime politique du pays, car l’interdit est universel, mondial, se trouve remis à tout directeur d’un important organe de presse d’information, qu’il soit tributaire du grand capitalisme ou communiste. ».
LIEN

(Commentaires désactivés)