Le personnel d’EDF contre la privatisation.
Des "Comités d’Action et d’Information Contre l’Ouverture du capital d’EDF-GDF" ont été créés par des agents de différentes unités d’EDF-GDF. Certains d’entre eux sont syndiqués, la majorité ne l’est pas. Ils refusent la destruction du service public de l’énergie.
Nous reproduisons ci-dessous le tract qu’ils publient sur leur page internet que nous vous invitons vivement à visiter :
tract_usager.html
Voulez-vous vendre EDF ?
Le gouvernement projette d'ouvrir le capital d'EDF.
EDF appartient
à la collectivité, c'est à chaque usager-citoyen de
décider de son avenir. Devant le silence médiatique, il
est de notre responsabilité en tant qu'agents EDF de vous
informer : vendre EDF c'est aussi s'engager sur les trois questions qui
suivent.
1. Voulez-vous
payer votre électricité plus cher ?
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Privatiser EDF, c'est voir votre facture augmenter.
La plupart des expériences
de libéralisation le prouvent ( détails).
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Privatiser EDF, c'est voir vos impôts augmenter.
Le contribuable financera les
activités de long terme (renouvellement des centrales, …) non
rentables pour les actionnaires ( détails).
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2. Voulez-vous
vendre les centrales nucléaires ? A qui ?
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Privatiser EDF, c'est mettre en danger la
sûreté nucléaire et l'environnement.
Une entreprise privée
privilégie toujours la rentabilité et investit moins dans
la sécurité ( détails).
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Privatiser EDF, c'est mettre en péril notre
indépendance énergétique.
Comment préserver
l'indépendance énergétique de la France quand on
sait que de nombreux fonds de pensions américains sont
déjà prêts à investir dans le domaine de
l'énergie ?
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3. Etes-vous
prêts pour les coupures d'électricité ?
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En Europe : les coupures sont de plus en plus
fréquentes.
En juin dernier 6 millions d'Italiens sont coupés. 2 semaines
après le " blackout " new-yorkais de la mi-août, Londres
est plongée dans le noir. Fin septembre le Danemark puis toute
l'Italie sont coupés.
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En Californie : les consommateurs ont dû investir
dans les groupes électrogènes.
… et l'état renationalise
le secteur électrique ( détails).
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Pour plus d'informations sur les
risques de la privatisation visitez le site des
Comités d'action et
d'information contre l'ouverture du capital d'EDF-GDF:
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1. Voulez-vous payer votre
électricité plus cher ?
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Votre facture augmentera. Une
étude récente effectuée par l'Observatoire
International des coûts Energétiques montre que globalement
la libéralisation du secteur électrique est suivie par une
augmentation des prix pour l'ensemble des consommateurs. Sur les 14 pays
étudiés, 10 connaissent des hausses de prix (hors taxes)
sur l'année 2002 allant de 0,9 % pour le Canada à 33 %
pour la Finlande. Chez nos voisins allemands les prix ont
augmenté de 16,5% en 1 an. En France, alors qu'ils baissaient
depuis près de 20 ans, les tarifs ont été
augmentés de 1% en novembre 2001 puis de 3% récemment en
juillet 2003 pour préparer la privatisation.
Ces fortes augmentations de prix s'expliquent mécaniquement par
le fait que l'électricité n'est pas une marchandise
classique : c'est un bien vital, non stockable si bien que le
consommateur est prêt à payer très cher pour
être livré immédiatement et n'a donc aucun pouvoir
de négociation. La production et le transport de
l'électricité exigent des infrastructures lourdes, et
l'expérience montre que seuls quelques producteurs en place
s'entendent pour maintenir des prix à un niveau suffisamment
élevé et empêcher l'entrée de nouveaux
acteurs sur le marché. Les situations de concurrence
réelle sont impossibles.
Vos impôts augmenteront. Si EDF
est privatisée, elle déchargera sur l'Etat les
responsabilités de long terme non rentables qu'elle assumait
autrefois par ses bénéfices car aucun actionnaire
n'acceptera de financer le coût de démantèlement des
centrales, le retraitement des déchets ou le renouvellement des
centrales. Le contribuable devra alors assumer ces frais qui
étaient compris autrefois dans sa facture
d'électricité.
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2. Voulez-vous vendre les centrales
nucléaires ? A qui ?
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L'entretien des centrales
nucléaires nécessite des investissements lourds et non
rentables qu'une entreprise privée, sous la pression de son
actionnariat, n'est pas motivée à réaliser. La
multiplication des accidents après la privatisation du rail
britannique nous alerte sur les dangers de la privatisation d'EDF en
matière de sûreté nucléaire. C'est notre
sécurité qui est en jeu.
Tandis que les ressources énergétiques de la
planète s'épuisent, que des choix citoyens doivent
être faits autour des énergies futures, vendre EDF, c'est
abandonner aux actionnaires nos responsabilités en matière
d'environnement.
Vendre les centrales nucléaires à des capitaux
étrangers, c'est signer la fin de notre indépendance
énergétique !
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3. Etes-vous prêts pour les coupures
d'électricité ?
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Un grand nombre de pays,
où le secteur électrique a été
libéralisé, ont connu peu de temps après des
coupures d'électricité nombreuses et violentes, comme le
Canada, l'Espagne ou encore l'Italie où 6 millions de clients ont
subi des coupures en juin dernier. En Californie, les producteurs ont
volontairement arrêté d'investir dans de nouveaux moyens de
production pour faire monter les prix. De fait en un an, de juin 1999
à juin 2000, les prix ont été multipliés par
quatre, puis les coupures d'électricité sont devenues
fréquentes : les consommateurs ont dû investir dans des
groupes électrogènes. Aujourd'hui, la consommation
d'électricité en Californie fait encore l'objet de
rationnements tandis que l'Etat a du s'endetter de 9 milliards de
dollars pour se substituer aux opérateurs.
EDF entreprise publique fonctionne bien et dégage des
bénéfices pour la collectivité, contrairement
à ce que laisse entendre le matraquage médiatique
actuellement à l'oeuvre.
Les tarifs offerts par EDF sont parmi les plus bas d'Europe sans
subvention de l'Etat, tandis que la qualité de service est l'une
des meilleures.
La privatisation d'EDF est à l'ordre du jour en France alors
qu'en Californie on renationalise le secteur électrique, que
partout aux États-Unis les processus de libéralisation
sont gelés et que le Royaume-Uni réinjecte de l'argent
public dans British Energy en faillite 6 ans après sa
privatisation.
En fait, la privatisation d'EDF relève plus d'une
décision dogmatique que rationnelle car cette privatisation
risque de coûter très cher en termes financiers,
politiques, écologiques et sociaux à la
collectivité.
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Pour empêcher ce désastre, pour sauver le
service public, l'union des agents et des usagers d'EDF-GDF est
nécessaire.
Soutenez les comités d'action et d'information contre
l'ouverture du capital d'EDF-GDF http://www.energiepublique.org/
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