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Le communautarisme fait perdre son identité collective à la gauche (RT)

L’une des plaies de la société occidentale moderne est le vague des définitions, l’aspect d’auberge espagnole des concepts politiques, qui brouille tellement le débat public que parfois, il est impossible de savoir de quoi on parle au juste. On peut prendre comme exemples des mots comme « valeurs », « démocratie », « république » dont aujourd’hui, nous serions bien en peine de dégager une définition commune. Mais l’une des principales victimes de ce flou est le concept de « gauche ». D’où la reprise de cet article, dont l’auteur s’est attelé à l’œuvre salutaire d’en délimiter les différentes tendances et conflits internes.

Une nécessité pour enfin savoir de quoi on parle… et si quelqu’un parmi vous a une définition aussi claire de la droite, envoyez-la parce que, pour le moment, elle est tout aussi confuse.

Le phénomène des communautarismes qui envahit le monde occidental est une stratégie de division et de conquête qui entrave l’émergence d’une véritable résistance aux élites.

L’un des principes fondamentaux du socialisme est l’idée d’une solidarité supranationale qui unit la classe ouvrière internationale et l’emporte sur tout facteur qui pourrait la diviser, comme la nation, la race ou le sexe. Les travailleurs de toutes les nations sont des partenaires, avec la même valeur et la même responsabilité dans la lutte contre les exploiteurs de leur cerveau et de leurs muscles.

Le capitalisme, surtout dans sa forme la plus aboutie, exploiteuse et dénuée d’états d’âme — l’impérialisme — a fait plus de tort à certains groupes de personnes qu’à d’autres. Les empires coloniaux réservaient leur pires brutalités aux peuples subjugués, alors que pour sa part, la classe ouvrière de ces nations impérialistes s’en sortait mieux, parce qu’elle se tenait plus près des miettes qui tombaient de la table de l’empire. La lutte internationale des classes vise à libérer tous les peuples du joug capitaliste, quel que soit leur degré d’oppression passé ou présent. L’expression an injury to one is an injury to all’ [‘Une attaque contre un est une attaque contre tous’, slogan du syndicat étasunien fondé en 1905 Industrial Workers of the World, Travailleurs industriels du monde, NdT] résume cet état d’esprit et exclut de donner la priorité aux intérêts d’une faction de la classe ouvrière sur la collectivité.

Depuis la fin du XXe siècle, une tendance d’inspiration libérale infiltrée dans la gauche (du moins en Occident) encourage l’abandon d’une identité collectivité unique fondée sur la classe sociale en faveur de communautés multiples fondées sur le genre, la sexualité, la race ou tout autre vecteur de divisions. Chaque sous-groupe, de plus en plus distant de tous les autres, se concentre sur une identité partagée et les seules expériences de ses membres, et donne la priorité à sa propre émancipation. Toute personne extérieure à ce sous-groupe est admise, au mieux, au rang d’allié.

Au moment où j’écris ceci, il existe apparemment plus de 70 genres différents en Occident, sans parler des nombreuses orientations sexuelles — l’acronyme LGBT s’est à présent démultiplié en LGBTQIP2SAA. En y ajoutant les races et ethnies, on obtient un nombre encore plus grand de permutations ou d’identités possibles. Chaque sous-groupe a sa propre idéologie. Certains de ces groupes gaspillent un temps fou à se battre contre ceux qu’ils jugent moins opprimés et à les sommer d’admettre leur statut de « privilégiés » à mesure des changements dans la hiérarchie de la victimisation de ces « Olympiades de l’oppression » – car les règles de ce sport sont aussi fluides que les identités de ses participants. Par exemple, l’un des derniers dilemmes du communautarisme LGBT est la question de savoir si les transgenres masculin → féminin méritent d’être reconnus et acceptés en tant que femmes ou s’ils ne ‘sont pas des femmes et s’avéreraient en réalité des hommes « violeurs » de lesbiennes’.

L’idéologie communautariste affirme que l’homme blanc hétérosexuel est au sommet de la pyramide des privilèges, et responsable de l’oppression de tous les autres groupes. Son péché originel le condamne à l’opprobre éternelle. S’il est vrai que les hommes blancs hétéros (en tant que groupe) ont rencontré moins d’obstacles que les femmes, les hommes non hétéros ou les minorités ethniques, la majorité des hommes blancs hétéros, passés et présents, tirent aussi le diable par la queue et ne sont pas personnellement impliqués dans l’oppression d’autres groupes. Bien que la plupart des individus les plus riches du monde soient des hommes de race blanche, il existe des millions d’hommes blancs pauvres et dénués de tout pouvoir. L’idée de « race blanche » est en soi un concept ambigu qui implique un profilage racial. Par exemple, les Irlandais, les Slaves et les Juifs ashkénazes peuvent bien être blancs, mais ils ont enduré plus que leur part de famines, d’occupations et de génocides au cours des siècles. Établir un lien entre le privilège d’un individu et son apparence est en soi une forme de racisme imaginée par des « intellectuels » libéraux fumeux (certains pourraient dire des privilégiés) qui seraient superflus dans toute société socialiste.

Les lesbiennes issues de groupe ethniques minoritaires de la classe moyenne d’Europe occidentale sont-elles plus opprimées que les Syriennes blanches qui tentent de survivre à l’occupation de l’Etat islamique ? Un ouvrier blanc britannique jouit-il vraiment de plus de privilèges qu’une femme de la classe moyenne de la même société ? Les stéréotypes fondés sur la race, le sexe ou tout autre facteur ne conduisent qu’à diviser et aliéner. Comment pourrait-il y avoir une unité de la gauche tant nous ne sommes loyaux qu’à nous-mêmes et à ceux qui nous ressemblent le plus ? Certains hommes ‘blancs’ pour qui la gauche n’a plus rien à offrir ont décidé de jouer le jeu du communautarisme dans leur quête d’une planche de salut, et ont dérivé vers Trump (un milliardaire avec qui ils n’ont rien de commun) ou l’extrême droite, ce qui a débouché sur une aliénation, des animosités et un sentiment d’impuissance supplémentaires qui renforcent les 1% de l’élite économique. Or, les gens du monde entier sont plus divisés en classes sociales qu’en tout autre critère.

Mais il est beaucoup plus facile de « lutter » contre un groupe aussi opprimé, ou légèrement moins opprimé que le vôtre que de s’unir et de s’organiser contre l’ennemi commun – le capitalisme. La lutte contre l’oppression par le biais du communautarisme est au mieux une forme paresseuse, perverse et fétichiste de la lutte des classes. Elle est pilotée par des militants issus de la classe moyenne et de l’enseignement supérieur pour la plupart libéraux, et qui ne comprennent pas grand-chose à la théorie politique de gauche. Au pire, il s’agit d’un autre outil utilisé par les 1 % de l’élite économique pour diviser les 99 % restants en 99, ou en 999 groupes concurrents trop occupés à se battre entre eux pour remettre en question le statu quo. Sans surprise, l’un des principaux donateurs de cette fausse gauche communautariste est le milliardaire cisgenre blanc George Soros, dont les ONG ont aidé à orchestrer les manifestations de l’Euromaïdan en Ukraine, avec leur émergence de mouvements d’extrême droite et néo-nazis : le genre d’individus qui croient dur comme fer à une supériorité raciale et ne voient pas la diversité d’un bon œil.

Il existe une fausse idée largement diffusée, selon laquelle le communautarisme dériverait de la pensée marxiste. L’expression sans signification « marxisme culturel », qui a plus de rapport avec la culture libérale qu’avec le marxisme, est utilisée pour vendre cette ligne de pensée. [Aux USA, le « marxisme culturel » est une idéologie très à la mode émanée de l’École de Francfort, dont les travaux démarrés en 1923 avaient fini par déboucher sur une fusion entre le marxisme et l’idéologie bourgeoise. En France, nous en avons eu l’équivalent (sans l’étiquette marxiste) avec des intellectuels comme Derrida, Foucault, Deleuze, Guattari, etc. On notera que par exemple, le Français Raymond Aron faisait à la fois partie de l’École de Francfort et du Congress for Cultural Freedom, une officine implantée par la CIA en France (lien en français) dans les années 50, expressément pour faire la promotion d’une gauche anticommuniste, libérale-libertaire, capable d’éliminer l’influence du Parti communiste en Europe. [Mission accomplie, NdT].

Non seulement le communautarisme n’a rien de commun avec le marxisme, le socialisme ou tout autre courant de pensée traditionnelle de gauche, mais il en représente l’antithèse exacte.

Une attaque contre un est une attaque contre tous’ a été remplacé par quelque chose comme ‘Une attaque contre moi est tout ce qui m’importe’. Aucun pays socialiste n’a jamais fait la promotion du communautarisme. Ni les nations africaines et asiatiques qui se sont libérées de l’oppression colonialiste, ni les États de l’URSS et du bloc de l’Est, ni les mouvements de gauche qui ont vu le jour en Amérique latine au début du XXIe siècle n’ont eu le temps de faire joujou avec des politiques communautaristes.

L’idée selon laquelle le communautarisme fait partie de la pensée traditionnelle de gauche est diffusée par la droite, qui cherche à discréditer les mouvements de gauche, par les libéraux qui cherchent à les infiltrer, à les poignarder dans le dos et à les détruire, et par des jeunes radicaux malavisés qui ne connaissent rien à la théorie politique, et qui n’ont ni la patience ni la discipline nécessaires pour l’apprendre. Ces derniers cherchent à se donner à bon compte l’illusion d’ébranler les fondements du capitalisme alors qu’en réalité, ils les renforcent.

Le communautarisme est typiquement un phénomène moderne piloté par la classe moyenne [à la remorque des médias grand public, NdT] pour aider les dirigeants libéraux à diviser et distraire les masses. En Occident, vous êtes libre de choisir votre sexe ou votre sexualité, d’en changer à votre guise ou même de créer les vôtres, mais vous n’avez pas le droit de remettre en question les fondements du capitalisme ou du libéralisme. Le communautarisme est le nouvel opium du peuple et handicape sérieusement toute résistance organisée contre le système. Certains segments de la gauche occidentale pensent même que ces « libertés » susmentionnées sont un indicateur de progrès et de supériorité culturelle qui justifie leur exportation à l’étranger, que ce soit en douceur par l’intermédiaire d’ONG ou plus brutalement, par des révolutions de couleur et des changements de régime.

Tomasz Pierscionek

Tomasz Pierscionek est médecin spécialisé en psychiatrie. Il était auparavant membre du conseil d’administration de l’association caritative Medact, est rédacteur en chef du London Progressive Journal et a été l’invité de Sputnik, de RT et de l’émission Kalima Horra (présentée par George Galloway) sur la chaine de télévision pan-arabe Al-Mayadeen.

Traduction Entelekheia
Photo Pixabay

Paru sur RT sous le titre How identity politics makes the Left lose its collective identity

 http://www.entelekheia.fr/2018/08/04/le-communautarisme-fait-perdre-son-identite-collective-a-la-gauche/

COMMENTAIRES  

02/01/2019 12:12 par Assimbonanga

Parmi les "valeurs" de Thomasz Piersionek, je retiendrai l’essentiel :
- L’idée selon laquelle le communautarisme fait partie de la pensée traditionnelle de gauche est diffusée par la droite
Le communautarisme est typiquement un phénomène moderne piloté par la classe moyenne pour aider les dirigeants libéraux à diviser et distraire les masses.
M’enfin, je note quand même que l’auteur est lui-même membre du conseil d’administration de l’association caritative Medact. Du coup, il démontre qu’on peut néanmoins se fonder an association lorsqu’on en a besoin pour défendre ou représenter des groupes de personnes reliées par les mêmes intérêts !
Qu’à l’intérieur des groupes ou associations les gens s’affrontent verbalement n’est-il pas une chose naturelle ? Le déploiement d’arguments et contre-arguments n’est-il pas le propre du débat démocratique ?
N’est-ce pas à nous de prendre du recul et de pas vitrifier ces palabres internes qui ne sont que des palabres internes ?
En complément, je dépose deux liens vers deux nanas impliquées dans le mouvement féministe et en même temps en soutien à la révolution bolivarienne.
MARIA GABRIELA BLANCO : https://venezuelainfos.wordpress.com/2018/12/29/chavez-a-lance-lappel-feministe-pour-faire-tomber-les-barrieres-des-discrimination-entretien-avec-maria-gabriela-blanco/
ALESSANDRA MOONENS : https://venezuelainfos.wordpress.com/2018/12/29/il-est-aussi-necessaire-de-defendre-la-construction-du-modele-du-peuple-venezuelien-que-de-lutter-contre-le-rechauffement-climatique-entretien-avec-alessandra-moonens-medecin-et-militante-femini/

02/01/2019 13:05 par Milsabor

Le grand soir semble ouvrir les yeux sur les paradoxes du libéralisme-libertaire et la substitution du sociétal au social dans la "gauche" et le parti "socialiste". Le moment "mariage pour tous" représente l’acmé de cette perversion politique. Pourtant la critique du libéralisme-libertaire issu de mai 68 ne date pas d’hier. Michel Clouscard, un marxiste, a construit tout une oeuvre sur ce thème à partir de sa thèse "la lettre et le code" en 1972. Plus près de nous Jean-Claude Michéa, plutôt plutôt orwellien-proudhonien, publie régulièrement sur ce thème. Cela n’empêche nullement le programme "l’avenir en commun" de Mélenchon, de promouvoir la continuité de cette "conquête des nouvelles libertés" en direction des LGBT, consommateurs de haschich et autres euthanatopracteurs.

02/01/2019 13:48 par Gabrielle

Les attaques contre "le communautarisme" visent en général celles et ceux qui décident de prendre en main la défense de leurs intérêts et refusent qu’on parle à leur place. Les victoires passées de la gauche ne sont pas dues , seulement, à l’intelligence héroïque
des théoriciens et figures célèbres , essentiellement masculines et blanches, mais aussi d’une part, au soutien révolutionnaire, incommensurable et invisible, des femmes, des filles , des soeurs des ouvriers en lutte pour leur émancipation, mais aussi d’autre part, aux bénéfices indirects de la domination coloniale et néo-coloniale, qui a permis de payer une partie des acquis sociaux avec le sang et la sueur des indigènes. Le capitalisme s’est mondialisé dès ses début, en combinant partout les dimensions sexuelles et raciales de sa domination économique et politique.
Les mouvements révolutionnaires, ceux qui veulent éradiquer les causes des dominations, sont en permanence en danger de se perdre dans des méandres réformistes, et le syndicalisme, malheureusement , en est un parfait exemple...

02/01/2019 15:48 par cunégonde godot

Non seulement le communautarisme n’a rien de commun avec le marxisme, le socialisme ou tout autre courant de pensée traditionnelle de gauche, mais il en représente l’antithèse exacte.

Le communautarisme est l’antithèse de l’Histoire de France, toute son histoire. L’antithèse de la Révolution française.
Le communautarisme régionaliste p.ex., allié naturel de toutes les idéologies mondialistes (historiquement, le nazisme p.ex.). Et, par capillarité pourrait-on dire, l’allié de l’européisme...
Nanisme de la pensée politique, le communautarisme régionaliste, faussement moderne, régressiste et "zadiste" par essence, est autrement dangereux pour les Français (marxistes ou autres) que tous les autres communautarismes – entre autres les ridicules communautarismes prout prout LGBT+++ ou "indigènes" (sic) de (leur) la république ...

02/01/2019 21:54 par Christian D

Le problème avec le terme communautarisme c’est qu’il est employé souvent que contre les minorités et moins contre les groupes humain majoritaire ! Une solution est de combattre les réactionnaires et de soutenir partout ceux et celles qui se battent pour l’émancipation, les émancipations !
Avec les gilets jaunes sans communautarisme. Christian DELARUE
http://amitie-entre-les-peuples.org/Avec-les-gilets-jaunes-sans-communautarisme-Christian-DELARUE

03/01/2019 01:39 par rey

Attention à ce que vous dites, Milsabor. Les mélenchomaniaques qui, il y a +/- un an, monopolisaient les commentaires du Grand Soir, sont devenus bien discrets (certains ont-ils perçu le ridicule d’ un " insoumis" qui a soutenu la destruction de la Libye, traité les anti-européistes de "maréchalistes" et salué la mémoire du grand homme de gauche Pierre Bergé ? On peut rêver ). mais un rien peut les réveiller. De même, les modérateurs du GS resteront plus facilement "modérés" si on ne les titille pas trop avec cet homme politique sans intérêt.

03/01/2019 08:06 par babelouest

@Milsabor, toute liberté, nouvelle ou non, doit passer après l’égalité de tous dans les différences presque infinies entre tous (j’insiste sur le mot neutre tous), qui peut se prolonger par la fraternité : à elles deux elles permettront aux libertés de se développer dan le respect mutuel (ce qui n’est pas du tout le cas actuellement).

03/01/2019 08:18 par Patelant

J’appelle cela la ligne Chomsky :
Ceux qui croient que les gens doivent décider leur vie (gauche ?), et ceux qui pensent que les gens en sont incapables et qu’il faut les diriger (droite ?).

Bonne journée.

03/01/2019 08:58 par cunégonde godot

christian D :
Le problème avec le terme communautarisme c’est qu’il est employé souvent que contre les minorités et moins contre les groupes humain majoritaire ! Une solution est de combattre les réactionnaires et de soutenir partout ceux et celles qui se battent pour l’émancipation, les émancipations !
Avec les gilets jaunes sans communautarisme. Christian DELARUE

L’idéologie communautariste – réactionnaire et nuisible – n’est pas contre les "minorités", mais en est le terreau. In concerto, le séparatisme, le différencialisme, le racisme, etc.
En brandissant le drapeau français (celui de la République une et indivisible), les "gilets jaunes" veulent signifier entre autres choses à quel point ils en sont conscients, au contraire d’une certaine tartufferie "degauche" qui se la joue "indigène"...

03/01/2019 10:56 par Assimbonanga

Pour revenir aux fondamentaux, j’ai trouvé quelques liens qui nous ramènent à la révolution russe de 1917.
Penser “l’impossible” : les conquêtes des femmes dans la Révolution Russe  : http://revolutionpermanente.fr/Penser-l-impossible-les-conquetes-des-femmes-dans-la-Revolution-Russe
La révolution russe de 1917 : les acquis féministes les plus progressistes de l’Histoire : https://fr.campagnerosa.be/articles/558-acquis-revolution-russe
Les femmes dans la révolution : https://npa2009.org/idees/histoire/les-femmes-dans-la-revolution

Tolérons que, ensuite de cela, des quantités de sous-groupes affirment leur existence et leurs droits à exister. Ché pas pourquoi, mais me semble que ce psychiatre (Thomas Piersonek) joue à se torturer les méninges. Il lui manque encore tout un travail pour aboutir sa thèse et trouver la sérénité.

04/01/2019 11:39 par Santi

Article particulièrement lucide et courageux. A écrire et penser ainsi on se heurte vite au "politiquement correct" ambiant et à la bienpensance, bienbobo d’ailleurs.
J’ai milité ces dernières années chez Podemos en Espagne, et nous les avons tous là dans le parti. Comme c’est très bien relaté dans cet article, ils sont amplement responsables de la chute annoncée et déjà amorcée (élections andalouses du 2 décembre dernier) de Podemos. J’ai côtoyé pas mal de ces communautaristes et notamment ces "féministes talibans" dont le discours est clairement une stigmatisation de TOUS les hommes, et rien à voir avec la légitime défense de l’égalité pour les femmes.
On peut critiquer l’article (cf certains commentaires ici dessus) mais comme dirait l’autre, les faits sont têtus, et l’échec d’une pensée qui permette de lutter efficacement contre le véritable ennemi, absolument flagrant.

16/06/2019 00:50 par Perry Ferry

merci*** et voila une illustration en rimes de votre belle colere...
https://perryferryblog.wordpress.com/2015/12/28/lgbtqi/

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