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Gauche révolutionnaire : la grande manipulation

Vincent LENORMANT

Depuis une dizaine d’années, les courants libertaires, trotskistes, « antifas » qui forment la gauche révolutionnaire ont été retournés pour servir des objectifs de guerre.

La gauche révolutionnaire désigne l’ensemble des formations politiques qui sont en principe favorables à une révolution pour mettre fin au capitalisme, en s’appuyant sur des précédents historiques comme la Commune de Paris ou la Guerre d’Espagne ; en France, ces groupes se nomment NPA, Alternative Libertaire, CNT, Fédération Anarchiste... Leurs militants ne sont pas très nombreux, mais ils bénéficient d’une bonne image chez toute une population sensible aux idées libertaires, trotskistes, antifascistes, révolutionnaires. Nous allons voir comment ces groupes ont été manipulés, épurés, restructurés pour servir des objectifs de guerre, de la simple propagande jusqu’au recrutement de combattants.

La guerre en question, c’est avant tout celle de Syrie, qui a commencé par ce qu’on n’ose plus appeler "Printemps Arabe", tant ces événements furent une catastrophe pour le monde Arabo-musulman, avec l’arrivée au pouvoir des Frères Musulmans en Tunisie et en Égypte et la destruction de la Libye et du Yémen. Au début des années 2000, la gauche révolutionnaire était encore fidèle à ses positions traditionnelles : anti-capitalisme, anti-impérialisme, anti-sionisme. La guerre d’Irak en 2003 avait été l’occasion de manifestations qui la dénonçaient pour ce qu’elle était : une guerre d’agression, sous des prétextes mensongers. Et les manifestants ne se faisaient traiter d’"Husseinistes", d’admirateurs de Saddam, que par les néoconservateurs habituels. En 2004, le journal d’Alternative Libertaire dénonçait les projets étasuniens pour le "Grand Moyen-Orient", c’est-à-dire "la déstabilisation, la chute des régimes locaux, et un « remodelage » des territoires". Citation : « Bush a précisé la portée de la guerre qui se préparait : “ Un Irak libéré pourra montrer comment la liberté peut transformer cette région qui revêt une importance extrême, en apportant espoir et progrès à des millions de personnes (...) Pour d’autres nations de la région, un nouveau régime en Irak servirait d’exemple spectaculaire et impressionnant de la liberté. En ce qui concerne les pouvoirs en place, l’avertissement est clair : [...] La question qui se pose maintenant est “qui sera le suivant ?” L’extrême droite chrétienne milite pour un règlement définitif de la question palestinienne qui passe par l’installation de régimes à la botte des USA en Syrie et au Liban, et qui donne carte blanche à la droite israélienne pour organiser la purification ethnique des territoires occupés. »

Un tel article serait aujourd’hui inimaginable dans ce journal, son auteur serait traité de conspirationniste, d’ami des dictateurs, de "rouge-brun" ou carrément de fasciste. En 2004 toujours, le même journal dénonçait un début de collusion entre extrême-gauche et "islamisme", sans vraiment comprendre toutefois ce que signifiait cet "islamisme". Ce mot est utilisé par ceux qui ne comprennent pas la nature du phénomène, comme par ceux qui veulent semer la confusion entre l’islam et la secte wahhabite. Le wahhabisme a été rendu tout-puissant au cours du XXème siècle par les Etats-Unis, qui ont fait de la famille Saoud leur principal allié arabe au Moyen-Orient. Dans le silence général en Occident, les Saoud ont cherché à se poser en leader du monde Arabo-musulman ; ils ont construit des mosquées dans le monde entier où est enseignée leur doctrine obscurantiste et dévoyée, leur logique sectaire. Depuis des décennies, ils modifient les consciences, détruisent les cultures. Cela n’a rien à voir avec la religion : il s’agit d’impérialisme culturel et de fascisme.

Les Occidentaux se sont alliés aux Saoud car ils étaient les plus anti-communistes, les plus fanatiques, les plus à même de mettre les musulmans au pas, et les plus serviles. Parallèlement, les Frères Musulmans et Al Qaïda, tous deux liés à la CIA, ont tissé un réseau international, politique pour le premier et militaire pour le second. Les Frères Musulmans sont une sorte de franc-maçonnerie musulmane, ils ont été abondamment financés par le Qatar et la Turquie (Erdogan lui-même en est membre).

On peut se gratter la tête et traiter de fou celui qui dénonce la collusion entre les groupes terroristes pseudo-islamistes et le Pentagone, tant les media dominants font tout pour nous empêcher de comprendre, mais au bout d’un moment les faits et les preuves s’accumulent, et la plus évidente est la complicité et l’alliance totale entre l’OTAN, les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et Israël (les Saoud et Israël ne font même plus semblant de ne pas s’entendre), sous le commandement des Etats-Unis. Les militants dévoyés de la pseudo-gauche ont adopté le réflexe de protéger les Etats-Unis en disant que la Russie ou la Chine sont, eux aussi, des pays impérialistes, et qu’ils ne sont pas moins dangereux. C’est tout simplement faux. Le budget militaire des Etats-Unis est égal à la somme de tous les budgets militaires de tous les autres pays du monde. Ils possèdent des bases partout (plus de 800 à hors de leur territoire), et il serait bon de prendre conscience qu’ils mettent le monde à feu et à sang, qu’ils sont les seuls à avoir utilisé l’arme atomique, qu’ils n’hésitent pas à utiliser des armes chimiques ou radioactives, et que rien que depuis les début les années 2000 ils ont détruit des pays, massacré des millions de personne, pour le seul profit de l’oligarchie qui contrôle l’armée impériale qu’est l’OTAN. Ils ont clairement la prétention de dominer le monde et ils ont clairement choisi la guerre comme moyen d’y parvenir. Et pourtant en France les gens ne tremblent pas d’effroi à la simple évocation de la CIA. Le mot « CIA » évoque le mystère, le cinéma, le complot et immédiatement l’autocensure vient : il ne faut pas croire aux théories du complot. Il s’agit de conditionnement et de contrôle de la pensée. Personne ne veut s’avouer manipulé, même si tout le monde peut comprendre l’intérêt du « neuro-marketing » par exemple, et assister à sa mise en œuvre.

Il va de soi que les gens qui nous gouvernent et les chefs militaires s’intéressent de près à la manipulation des consciences et des opinions, et qu’ils financent la recherche scientifique allant dans ce sens. La guerre mondiale en cours au Moyen-Orient est l’occasion pour eux de faire des essais grandeur nature. Certaines choses ont marché, en particulier l’autocensure qu’ils ont réussi à installer au sein de la gauche révolutionnaire.

PHASE I : L’EPURATION

5 ans après les articles précités, en 2009, Alternative Libertaire avait adopté une nouvelle ligne : la tendance était à la chasse aux « conspis ». Le journal publie donc une série d’articles désolants d’ignorance et/ou de mauvaise foi, dans lesquels sont amalgamés les gens qui remettent en cause la version officielle du 11 septembre et ceux qui croient aux illuminatis ou aux extra-terrestres : tous des imbéciles qui dérivent vers l’extrême-droite.

A cette époque, de nombreux sites apparaissent, des sites étranges qui dressent des listes. Le mouvement « antifa », bizarrement, ne s’intéresse plus vraiment au FN ou aux néo-nazis, mais décide d’opérer un tri au sein de la gauche ; des gens comme Etienne Chouard, Michel Collon, Annie Lacroix-Riz ou Jean Bricmont sont soudainement considérés comme des fascistes, les « antifas » viennent faire le coup de poing lors de leurs apparitions publiques, ils sont calomniés, leurs auditeurs insultés et ridiculisés, traités de « conspirationnistes », « confusionnistes », « campistes », « rouge-bruns », « amis des dictateurs »... Le point commun entre toutes les personnalités incriminées, c’est bien sûr leur anti-impérialisme et leur critique des media dominants. Dans une logique pour le coup véritablement confusionniste, les faux « antifas » vont répandre l’idée que si vous vous opposez à la guerre en Libye, c’est que vous êtes un admirateur de Qadhafi. Si vous n’êtes pas avec les « rebelles syriens », c’est que vous adorez Assad. Si vous critiquez les Etats-Unis, vous êtes un idolâtre de Poutine. Dans tous les cas vous êtes assimilé au fascisme. Le site "confusionnisme.info" va exceller dans ce registre, jusqu’à ce que l’UPR, cible de leurs calomnies, révèle le vrai visage de l’animatrice de ce site, et sa proximité avec les néoconservateurs étasuniens.

Il a suffi aux manipulateurs d’aller dans le sens d’un sectarisme déjà présent dans ces milieux : « pas de dialogue avec l’extrême-droite ». C’est un véritable terrorisme intellectuel qui fut instauré, et internet a été très utilisé dans ce but ; il est certainement moins cher et plus simple de troller des forums que d’infiltrer des agents. Résultat : toute parole dissidente fut assimilée à l’extrême-droite. C’est une stratégie de la boule puante. Le dialogue devint impossible, et de nombreux militants furent mis de côté, tandis que les autres surveillaient leur langage. Sur les forums internet affiliés à la gauche révolutionnaire, comme le forum anarchiste, le forum anarchiste révolutionnaire, le forum libertaire, la chasse était ouverte. Bientôt le simple fait d’évoquer la CIA devint impossible ; ça tombait bien : la guerre allait commencer.

On pourra objecter que c’est une vision complètement farfelue et paranoïaque d’imaginer que la CIA ou d’autres puissent s’intéresser aux groupuscules libertaires français, qui ne représentent que quelques centaines de militants. Mais si on considère le projet global, qui est de faire passer des guerres d’agression impérialistes pour des révolutions, on comprend mieux l’intérêt : il s’agit de prendre le contrôle de tous les groupes de gauche révolutionnaire, dans tous les pays occidentaux, pour y rendre inaudible l’anti-impérialisme et, par solidarité révolutionnaire, leur faire applaudir la guerre. Car le mouvement révolutionnaire brise un tabou intéressant : il rend acceptable le fait que dans un pays, une minorité prenne le pouvoir par la violence. La violence et la destruction y sont considérés comme un mal nécessaire pour passer à une société censée être plus juste. Quant à savoir si les responsables de cette manipulation sont la CIA, le Mossad, le MI6 ou tout simplement les Opérations Psychologiques de l’armée étasunienne (qui ne cachent pas du tout leurs buts et leurs moyens), impossible de le savoir, mais c’était dans l’intérêt de l’alliance OTAN/Saoud/Israël qui a provoqué cette guerre.

Au sujet du 11 septembre, est-il vraiment si farfelu de se demander pourquoi les États-Unis maintiennent avec l’Arabie Saoudite des liens aussi étroits, alors que toute l’enquête incrimine ce pays ? Et pourquoi l’ensemble des pays occidentaux qui se prétendent en "guerre contre le terrorisme" ne cessent d’étaler leur amitié et de vendre des armes au principal pourvoyeur idéologique et financier du terrorisme pseudo-islamiste ?

PHASE II : LA RÉVOLUTION DES FRÈRES MUSULMANS

L’immolation par le feu d’un commerçant tunisien en décembre 2010 est-elle le fruit d’un complot ? Sans doute pas, mais ce qui est sûr et certain, c’est que ce fut le prétexte au lancement d’une opération préparée de longue date (le remodelage du Grand Moyen-Orient, comme le dénonçait Alternative Libertaire en 2004). Toute la pseudo-gauche, du PS à la Fédération Anarchiste, va s’enthousiasmer pour le "Printemps Arabe". Seuls quelques grincheux déjà mis au ban de la gauche, ostracisés, ridiculisés, vont être sceptiques, se demander si les États-Unis ne seraient pas encore en train de rejouer l’air des Révolutions de Couleur (Ukraine, Géorgie, Kirghizistan...). Et ceux, très rares, qui comprenaient un peu ce que signifiait l’« islamisme », ne pouvaient que craindre l’arrivée au pouvoir des Frères Musulmans ou d’autres forces alliées au fascisme wahhabite.

Les groupes de gauche révolutionnaire, NPA et Alternative Libertaire en tête, ne vont pas se contenter d’applaudir les révolutions, ils vont réclamer une solidarité internationale et distiller une propagande insidieuse. Comme pour Milosevic, Hussein, Qadhafi il s’agit d’abord de faire passer Bachar al-Assad, l’ophtalmologue, pour le nouvel Hitler, un sadique prenant plaisir à mutiler des enfants. Il suffira pour cela d’emboîter le pas à la gigantesque machine de propagande destinée au grand public, à partir d’attentats sous faux drapeau, d’images fabriquées... Ce n’est pas l’objet de cet article de décortiquer la fabrication du récit officiel de la guerre syrienne, cet article-là s’y intéresse plus en profondeur.

Dans les media de la gauche révolutionnaire, la propagande va s’articuler autour de plusieurs idées-force :

1) La banalisation des Frères Musulmans et la relativisation de la menace sectaire.

Pour les besoins de la propagande, il va falloir dire que les Frères Musulmans ne sont pas si dangereux, qu’ils peuvent même être des alliés. En mars 2011, dans un article hallucinant avec le recul historique, Alternative Libertaire nous apprend qu’ils « semblent aujourd’hui sur la voie sinon d’une sécularisation, du moins d’une scission très nette entre démocrates et partisans d’un mouvement islamiste plus strict ». En Egypte et en Tunisie, les Frères sont présentés comme composante indispensable de la révolution, tiraillés entre conservatisme et démocratie. Alternative Libertaire accepte et fait accepter l’idée que les Frères peuvent faire partie d’un révolution démocratique, sociale et libertaire.

Il est bon de rappeler que dans les années 70, ils ont mené une vaste campagne de terrorisme en Syrie, faisant des centaines de morts. C’était déjà l’expression de l’impérialisme des Etats-Unis et des Saoud. La réponse du pouvoir au début des années 80 syrien fut brutale : c’est ce qu’on appelle aujourd’hui le massacre de Hama. Une note de la DIA évoque 2000 victimes dans les rangs des Frères Musulmans, mais les chiffres ont été gonflés pour les besoins de la propagande de guerre. Les propagandistes vont donc régulièrement parler du massacre de Hama comme du massacre de 40000 civils, par sadisme de la part du pouvoir syrien, sans jamais évoquer les crimes des Frères Musulmans qui en sont la cause : « Hama, ville syrienne, théâtre en 1982 d’un massacre de sa population perpétré par Hafedh El Assad », « Le régime de Bachir al Assad utilise tous les moyens, militaires et policiers, pour liquider les opposants, comme à Hama en 1982 », etc, etc... Comment dire que les Frères étaient « individuellement présents » mais « discrets » au début des événements alors qu’il s’agissait de la principale force d’opposition dans le pays, une force internationale avec des financements internationaux ? Fin 2012, alors que les djihadistes ont depuis longtemps fait leur apparition en Syrie, le NPA dira encore que « « les islamistes ou frères musulmans » n’ont que « peu d’écho et de présence militante sur le terrain. »

Certains auteurs n’hésiteront pas à qualifier d’« islamophobes » ceux qui pointent du doigt le danger pseudo-islamiste, et Gillbert Achcar, en 2013, ira jusqu’à dire que "même si le soulèvement était guidé par des forces islamiques, cela ne devrait pas changer notre position". Voilà le NPA prêt à soutenir la victoire des barbus.

Rappelons-nous que la Syrie n’est pas peuplée uniquement de sunnites, mais que sa population est une mosaïque de peuples et de croyances diverses, Chiites, Druzes, Chrétiens... Par conséquent l’arrivée d’un pouvoir religieux et sectaire serait une catastrophe pour les Syriens. Dès 2012, à Alep, les « insurgés » ont mis en place des tribunaux islamiques. Quel peut-être le sort d’un chrétien devant un tribunal d’inspiration wahhabite ? Combien de Chiites, d’Alaouites, de Chrétiens ont été massacrés par les « rebelles » ?

Dans une stratégie de renversement de situation qui est une constante pour les propagandistes, ils ont également cherché à dire que le sectarisme était du côté du pouvoir baathiste, et ils ont même martelé qu’Assad était allié à Daech pour écraser la révolution. La libération de prisonniers politiques issus des Frères par Assad, à des fins de négociation, a été l’occasion pour eux de dire qu’Assad avait créé de toutes pièces le djihadisme. Sur le site Juralib, un article totalement halluciné présentera Daech comme une création d’Assad et de Poutine, tout en regrettant que la France n’ait pas participé à la Guerre d’Irak. Rappelons que Daech a commencé a perdre du terrain seulement au moment ou l’armée russe est venue en aide à la Syrie, en septembre 2015. Jusque là, la Coalition menée par les États-Unis n’a rien fait contre eux, ils ont été soignés par Israël, soutenus quasi-ouvertement par la Turquie elle même membre de l’OTAN, et il y a de plus en plus de preuves de la complicité entre les forces spéciales américaines et Daech.

Cette stratégie d’inversion des faits a atteint son paroxysme dans une interview de Robin Yassin Kattab où celui-ci dit en substance :

géopolitique = conspirationnisme.
Impérialisme = Russie et Iran.
Dire que la rébellion syrienne c’est Al Qaida = islamophobie.
Lutter contre le terrorisme = être de droite. Anti-impérialisme = soutien aux dictatures. Révolution syrienne = guerre d’Espagne. Assad = djihadisme = fascisme.

Dans la même publication, le site Lundi Matin, on pourra lire également qu’Assad est pire que Daech. Il faudra le demander aux Syriens confrontés aux attentats aveugles qui ensanglantent tous les jours leur pays.

2) L’appel à la violence, le refus du dialogue

Dès le mois d’avril 2011, sur le site du NPA, on pourra lire que "certains opposants et observateurs estiment qu’il est trop tard pour ces tentatives [de dialogue]." "La population ne se laissera plus amadouer par la dictature en place, alors même qu’une partie du peuple syrien se méfiait jusqu’ici de la perspective d’une révolution violente". Pas de place pour le dialogue donc, la gauche révolutionnaire veut que le sang coule en Syrie. Les éditorialistes ne vont cesser de nous dire ce que veut le peuple syrien : la chute du régime. Le peuple n’a plus peur, il accepte de verser son sang. "Ceux qui sont aujourd’hui dans la rue ne reviendront jamais en arrière et ne veulent rien négocier. Pour eux, le seul mot d’ordre reste « le peuple veut la fin du régime »". A partir de là, les propagandistes vont demander des armes pour les "rebelles" : "nous avons besoin d’armes, d’entraînement aussi ", mais il faudra éviter de dire d’où viennent ces armes et à qui exactement elles vont être distribuées. Fin 2012, alors que des dizaines de milliers de djihadistes du monde entier affluent vers la Syrie, qu’ils sont entraînés aux frontières turques et jordaniennes, le NPA dira que "Les prétendues aides militaires ne proviennent que du Qatar, d’Arabie saoudite et de la Libye. Elles sont infimes et destinées aux petits groupes « islamistes » marginalisés". La CIA vient tout juste d’arrêter son programme d’aide aux "rebelles", et quand bien même évoquer ce programme était impossible à cette époque sans être taxé de conspirationnisme, c’est à présent tout à fait officiel. Mais nous sommes en 2012 et le NPA veut des armes pour les "rebelles" : "On ne saurait pas être contre, à condition toutefois de préciser certaines conditions. [...] Des systèmes d’armement sophistiqués exigent parfois un personnel hyperspécialisé et créent donc une forme de dépendance extérieure. Ce n’est pas ce que demandent les rebelles syriens, qui ont avant tout besoin d’armes antichar et de missiles antiavions pour se protéger des assauts meurtriers de l’artillerie et des avions de chasse du régime. Ces conditions étant précisées, on pourra dire : chiche !"

Chiche. Les armes ont été livrées, les "rebelles" entraînés, la guerre de Syrie atteint les 500000 morts. Le NPA est-il satisfait ? En 2014, Gilbert Achcar, celui qui sait mieux ce que "le peuple veut" que les Syriens eux-mêmes, va se lancer dans un appel à la guerre totale : en Syrie selon lui, "il est illusoire d’espérer provoquer le renversement du despote par de simples manifestations ", la famille régnante "ne peut être renversée que par les armes". Il faut donc "une révolution qui l’emporte au moyen d’une insurrection populaire armée débouchant sur une guerre civile avec formation de zones libérées qui s’étendent progressivement jusqu’à la victoire finale". "La révolution syrienne ne pourra se développer qu’en se transformant en guerre civile". "La grande faillite des démocrates et progressistes de l’opposition syrienne, c’est qu’ils n’ont pas saisi d’emblée l’inéluctabilité de la guerre civile".

La guerre civile, la pire horreur qui puisse arriver à un pays, devient vertueuse dans la bouche d’Achcar. Il faudra lui payer un voyage à Alep, pour qu’il explique directement aux Syriens que c’était pour leur bien.

3) Protéger les Etats-Unis, Israël et les Saoud

Les propagandistes ont tout fait pour cacher et protéger les véritables responsables de la guerre, l’alliance OTAN/Israël/CCG. Au début des événements, ils ont d’abord voulu faire croire que celle-ci protégeait Assad, afin de semer la confusion chez les anti-impérialistes. Alternative Libertaire savait en 2011 que les puissances occidentales "ne maîtrisaient plus rien". Le NPA, lui, nous expliquait "la relative prudence des puissances occidentales, des saoudiens et surtout d’Israël face aux événements. Pour eux, Assad est un « mal connu », et, malgré tout, un pilier de l’ordre régional. Ce qui peut venir après lui est beaucoup plus terrible pour eux". Par conséquent, "le maintien du régime syrien est la meilleure option possible pour Israël". Le NPA ira jusqu’à présenter ce mensonge comme une évidence : "pourquoi l’Occident et Israël craignent-ils tellement de perdre le régime de Bachar al-Assad ? ". La réponse arrive quelques mois plus tard : "La victoire de la Révolution syrienne ouvrira un nouveau front de résistance contre les puissances impérialistes, alors que sa défaite les renforcerait". Le mois suivant : "Sous prétexte qu’Assad s’est moins aligné sur les USA et Israël que d’autres régimes arabes [...], ou craignant une montée de l’intégrisme religieux, certains à gauche ne soutiennent pas l’insurrection syrienne. C’est un contre-sens ! La place des anti-impérialistes et anticapitalistes, c’est d’agir aux côtés des révolutionnaires arabes".

Achcar toujours, va prétendre en 2012 que "les événements en cours signalent un fort déclin de l’hégémonie américaine", "L’influence que peuvent avoir les États-Unis sur le processus en cours en Libye est très limitée ". L’année suivante, il déclare sans rire "Washington ne souhaite le démantèlement d’aucun Etat. Il veut une « transition ordonnée » – que le pouvoir change de mains, mais en garantissant la continuité fondamentale de la structure de l’Etat" (après que les États-Unis aient détruit les États somalien, afghan, iraquien, libyen...). Et bien sûr, "Les puissances occidentales ne vont apporter de soutien substantiel – en particulier militaire – à aucune force de l’opposition, parce qu’elles ne font confiance à aucune de ses composantes".

Les auteurs précités ne sont évidemment pas tous des agents, même si en ce qui concerne Gibert Achcar, Ghayat Naisse, Joseph Daher ou l’hystérique Ziad Majed on est en droit de le penser. Ce qu’on peut constater et tenter d’étudier, avec le recul historique, c’est un édifice immense de contrôle de la pensée, d’interdiction de la parole dissidente par la censure et par l’autocensure, un édifice qui dépasse largement le cadre de notre étude (la gauche révolutionnaire en France), puisqu’il s’est avant tout manifesté dans les media dominants, à destination du grand public. C’est dans Le Monde qu’on trouvera la propagande la plus vile, en particulier sous la plume de Jean-Pierre Filiu, qui a par ailleurs écrit le scénario d’une bande dessinée de propagande (la bande dessinée est un bon angle pour toucher le public de gauche.) On sait maintenant que Le Monde prenait ses ordres directement de l’Élysée ou du quai d’Orsay, mais est-ce une surprise ? Un militant de gauche devrait pouvoir comprendre que les media subventionnés par l’État sont au service de l’État, et qu’en cas de guerre, la liberté de la presse n’a plus aucun sens puisque c’est la sécurité nationale et le secret défense qui priment.

Cela n’empêchera pas bien sûr les groupes de gauche révolutionnaire de se référer exclusivement aux media dominants pour étayer leur argumentation, et de rejeter tout point de vue alternatif. Chez le NPA, AL et consorts, il est de bon ton de considérer toute info provenant de Russia Today comme mensongère (la voix du Kremlin, quelle horreur !), mais de ne jamais douter d’une info provenant du Monde ou du New York Times.

Le paroxysme de l’absurdité a été atteint en décembre 2016, quand tous les media dominants ont hurlé au génocide de la population alépine par les sauvages armées "de Bachar et de Poutine". A ce moment-là, Philippe Poutou lui-même a été mis a contribution pour s’indigner devant ce "massacre" : "les massacres ont commencé dans Alep-est. Toutes les informations sont concordantes." Le NPA ne manquera de culpabiliser la gauche : "la vérité choquante est que le peuple syrien dans sa lutte pour son émancipation n’a pas trouvé une solidarité internationale à la hauteur de ses sacrifices. Il reste seul devant l’enfer des armes d’un régime sanguinaire, et il montre un courage extraordinaire, de ses jeunes, des masses populaires révoltés, qui font face à la barbarie extrême du régime et de ses alliés." Ces jeunes, ces masses populaires révoltées, c’était en fait des milliers de djihadistes venus des quatre coins de la planète, qui tenaient la population d’Alep-Est en otage, avaient mis en place des tribunaux pseudo-islamiques, volé, violé, torturé, massacré, terrorisé. Mais pour le NPA, ce sont des "héros". Il faudra donc aussi leur payer un voyage à Alep, pour qu’ils puissent demander directement aux Alépins s’ils regrettent le temps où des barbus semaient la terreur dans leurs quartiers et violaient leurs filles.

Le NPA, Alternative Libertaire mais aussi l’UJFP, Cedetim, Émancipation, Ensemble, le Forum Palestine Citoyenneté, L’Insurgé, Nasskoune, l’Union syndicale Solidaires se sont réunis en 2013 au sein d’un collectif : "Avec la Révolution Syrienne" afin d’aider activement les "rebelles syriens" qu’ils présentent comme des militants pacifiques et démocrates, alors que les combattants sont payés avec des fonds provenant de l’étranger, qu’ils possèdent des tanks, et que les plus puissants d’entre eux sont des djihadistes prêts à mourir pour Dieu. Le collectif ARS va répandre la bonne parole de propagandistes comme Joseph Daher pour faire croire à une administration libertaire des zones rebelles ; il faut pour cela réussir à imaginer des zones libres habités par des libertaires progressistes qui font vivre la démocratie directe en harmonie avec les djihadistes coupeurs de têtes qui les protègent.

C’est en 2013-2014 que l’idéologie communiste libertaire va commencer à être vraiment mise à contribution. Une certaine Leila "Shrooms" Shami, se présentant comme militante anarcho-féministe, va faire l’éloge d’Omar Aziz, présenté comme une anarchiste syrien ayant théorisé le fonctionnement de conseils locaux en s’inspirant de Rosa Luxembourg ou de la Commune de Paris. Pourtant, si on lit le texte en question, l’auteur reconnaît l’autorité du Conseil National Supérieur créé par les Frères Musulmans en Turquie, et demande aux conseils de s’y soumettre et de se mettre au service de l’Armée Syrienne Libre. On aura vraiment du mal à y trouver la moindre trace d’anarchisme. On trouve sur Youtube une interview où la caméra ne vient jamais filmer le visage de Leila Shami, mais on peut entendre sa voix, la voix d’une anglophone ne sachant pas prononcer l’arabe, aux côtés de Charles Lister, intermédiaire entre les Etats-Unis et les groupes armés rebelles d’une part et propagandiste dans toute la presse mainstream, lié au Qatar. Le mythe des conseils démocratiques des "rebelles modérés" sera répété sans cesse par le collectif ARS ainsi que par les media qui y sont liés. Le collectif tient ses conférence sous le drapeau de l’ASL, le drapeau du colonisateur français (les Français ont peut-être oublié les massacres commis par la France en Syrie au temps du mandat, mais pas les Syriens. Et il faut être bien mal avisé pour imaginer que les Syriens voient dans l’état français un « libérateur ».)

PHASE III : LE ROJAVA

A partir de 2014 une nouvelle opération est lancée : le Rojava. Les militants libertaires, sans abandonner leur soutien à la rébellion islamo-communarde, vont devenir fascinés par les Kurdes des YPG-YPJ, la branche syrienne du PKK. Le leader du PKK, en prison en Turquie, est censé avoir adopté l’idéologie communiste libertaire, un « municipalisme » dont l’inspirateur serait l’anarchiste étasunien Murray Bookchin. La rébellion Kurde déclare mettre en place dans ses territoire une société libertaire, égalitaire, anticapitaliste et écologique. Dès lors, il est urgent de les soutenir et d’inciter les gens à partir se battre. A partir de 2014, des anarchistes du monde entier affluent vers la Syrie, empruntant le même chemin que les djihadistes qui les ont précédés. Il est difficile d’imaginer que cela représente plus de quelques milliers de combattants, mais, comme pour les djihadistes, cela permet aux États d’origine de se débarrasser d’un certain nombre de radicaux et de mettre leur colère à profit.

Or il est évident que le Kurdistan n’est rien d’autre que le Plan B des États-Unis, après l’échec des djihadistes. Un Kurdistan indépendant en territoire syrien et irakien leur permettrait de démembrer et donc d’affaiblir ces deux états, et mettre la main sur de gigantesques ressources énergétiques. L’Iran, qui héberge une large population kurde, serait menacé. Il faut absolument garder en tête que les habitants du nord de la Syrie ne sont pas majoritairement Kurdes. Le Rojava est en dehors du Kurdistan, les Kurdes se trouvant essentiellement en Turquie. En Irak les Kurdes sont soutenus par Israël. On peut penser que la Turquie est opposé à la création d’un Kurdistan mais on peut aussi penser qu’il pourrait en profiter pour y déporter ses Kurdes tout en en repeuplant le sud de la Turquie avec les Syriens. Et effectivement les YPG/YPJ sont soupçonnés de procéder à des déplacements de population.

Pour brouiller les cartes, les États-Unis ont créé les Forces Démocratiques Syriennes qui regroupent les Kurdes avec des combattants arabes, mais concrètement les YPG/YPJ sont largement majoritaires et procèdent à une « kurdisation » forcée de la région. Le pouvoir est au parti, le PYD. Le paradis libertaire est censé régner dans des zones organisées depuis toujours de manière tribale, en guerre, sous le contrôle de soldats armés et commandés par les États-Unis. C’est dur à avaler et de nombreux articles vont tenter de faire passer la pilule, au nom du réalisme et au moyen, encore et toujours, de la culpabilisation : « Il est incroyablement facile — sinon honteux, à certains égards — de s’asseoir dans le confort de nos maisons occidentales et de critiquer la "trahison" d’un mouvement au nom de sa "collaboration" avec l’impérialisme lorsque la vie de tant de personnes est, littéralement, en jeu. [...] Le révolutionnarisme et la solidarité de fauteuil, uniquement conditionnés par les notions de "pureté" n’ont aucun sens dans le monde réel » pourra-t-on lire dans Ballast.

Les États-Unis ont implantés une bonne dizaine de sites militaires au sein des communes libres du Rojava, ils ont pu envoyer des milliers de soldats : ils ont donc envahi la Syrie, en toute discrétion. Les derniers événements montrent clairement que les Kurdes sont actuellement plus en guerre contre l’État syrien que contre Daech. Ils ont réussis à reprendre de vastes territoires riches en pétrole à Daech sans que ceux-ci ripostent, afin d’empêcher l’armée syrienne d’en reprendre possession. Daech a ensuite lancée une grande offensive contre l’armée-syrienne, permettant aux Kurdes de s’emparer d’encore plus de puits de pétrole et de gaz. On a vu un chef de tribu auparavant daechiste se mettre au service des Kurdes. Il est encore trop tôt pour savoir ce qui se passe vraiment au Rojava, mais il y a de quoi se méfier et être prudent.

Les groupes de gauche révolutionnaire vont déclarer apporter un soutien critique, mais dans les faits, ils promeuvent ultra-activement les YPG/YPJ, par des levées de fond et une propagande incitant les militants à franchir le pas et passer à l’action : aller se battre en Syrie, tirer sur des Arabes avec des armes étasuniennes.

On pourra suivre les aventures d’un communiste libertaire dans les YPG, rêver en voyant des combattants poser devant tous les symboles de l’anarchisme et de l’antifascisme, les drapeaux rouges et noirs, les A cerclés... Le site Lundi Matin nous expliquera précisément la marche à suivre pour s’engager et rejoindre le front.

Voilà comment les États-Unis ont réussi à envoyer des anarchistes du monde entier se faire tuer en Syrie pour leurs intérêts. C’est un tour de force qui ne doit pas faire une grande différence sur le plan purement militaire, mais qui est très intéressante pour eux sur le plan psychologique : soutien de la gauche « radicale » à la création d’un "nouvel Israël" où le PKK deviendra peut-être « la gauche Kurde », mais où le pouvoir sera toujours au mains des atlantistes et sionistes.

Reste à savoir ce que signifie le retournement de la gauche révolutionnaire pour la France. Il n’est effectivement pas rassurant de voir un site de propagande comme Lundi Matin se faire passer pour la voix des anarchistes et appeler à l’émeute et à la violence. Cette violence éclatera tôt ou tard du fait de la situation désastreuse de la France, et il est évident que dans les tiroirs du Pentagone, des plans sont déjà prêts.

Conversation sur Messenger avec un militant libertaire :

Vincent Lenormant

 http://www.librairie-tropiques.fr/2017/10/gauche-revolutionnaire-la-grande-manipulation.html

COMMENTAIRES  

19/11/2017 20:53 par Roger

Beaucoup de matière à vérifier, à la fois intéressante et surprenante.
A titre d’hypothèse, cela permettrait de donner du sens au refus des "appareils" de cette "extrême gauche" d’unir ses efforts au mouvement de la FI, alors qu’a titre personnel/citoyen bon nombre de militants s’y impliquent...
Mais il paraît que d’émettre de telles hypothèses est interdit sous peine de "délit" de complotisme !

19/11/2017 22:43 par mediacideur

Hum... Je me demande si ça sentirait pas un peu l’UPR là, non ?

20/11/2017 03:09 par Georges SPORRI

Manque des données ... Beaucoup d’exilés syriens en Turquie, au Liban , en Europe... On parle de 5 millions , donc des gens qui ne souhaitent pas se battre, ni choisir un des camps belligérants , mais uniquement sauver leur peau ... Opportunisme des kurdes qui étaient et sont encore opprimés dans plusieurs pays : mais ont ils le choix ?
Cela étant dit je dois bien admettre que NPA , AL , ...etc. ont pris des positions calamiteuses , peut être pour rester compatibles avec le PS - EELV . Ou alors parce qu’à force de vouloir être "démocrates" avant d’être anti impérialistes ils perdent le sens des réalités , se contorsionnent comme des vers accrochés au hameçon . Ou alors ils veulent recruter dans leurs orgas quelques réfugiés ...

20/11/2017 07:31 par ljubane

"je me demande si cela ne (...) UPR ?
Le genre de propos qui ne sert à rien... te le demande pas, vérifie l’information et non pas qui la dite...
Forme d’attaque ad hominem... je me demande si celui qui vient d’associer ces informations à l’UPR ne serait pas Ornella Guyet ou un gars de la pseudo FA...
Avec ça c’est clair qu’on n’avance pas. Enfin je ne comprends pas pourquoi ce genre de propos n’est pas modéré... je me fiche de l’UPR mais c’est de l’ostracisme, on juge un propos, pas celui qui le dit.

20/11/2017 11:42 par triaire

Analyse fort intéressante et juste ;NErien croire de ce que nos journaus aux ordres racontent , c’est récupérer de l’esprit critique .Les USA sont une calamité en tout et depuis avant 1945 ;leurs guerres pour les énergies et contre le climat qui détériore ont fait des millions de morts partout dans le monde .Les USA sont une énorme multinationale et un tue-monde sur le plan social :pas de retraite, pas de sécu, de la précarité en tout pour le peuple ;la France, collée à ce pays, fait un très mauvais choix .

20/11/2017 21:06 par Geb.

Pour avoir fait partie dès la première heure de ces fameux "ostracisés" qui refusaient de prendre des vessies pour des lanternes et qui se sont faits lyncher pour dénoncer ce que n’importe quel vrai communiste conscient aurait du voir chaque matin comme réel, et surtout partie de ceux qui pour avoir baigné dans le monde du militantisme international et avoir été impliqué professionnellement dans la Presse communiste qui avait dès bien avant commencé à se vendre en petits morceaux au "politiquement correct européo-atlantiste" savit commet on se fait infiltrer par les "amis", je dois reconnaître que cette synopsis est positivement vraie à 98%..

Restent quelques détails pour mon compte à vérifier sur les positions et l’idéologie supposées d’Ocalän et du PKK, ou de ce qui en reste après le passage de l’YPG, (Ca fait un moment que je n’entend pas parler deux par eux-mêmes mais par des analyses et des assertions sujettes à caution), et sur l’attitude, (présumée par l’auteur), de l’UJFP dans l’hallali totalitaire des organisations "de gôôôche". Mais dans ce dernier cas Pierre Stambul son Président pourrait apporter quelques éclaircissements sur le sujet, s’il nous lit.

L’auteur cite l’UPR, ce qui a l’air de chagriner certains. En fait, après tout l’UPR est peut être derrière cette analyse. Si je poussai la paranoïa jusqu’au bout je pourrai aussi bien écrire que l’"UPR publie la "vérité" afin de discréditer celle-ci dans la conscience des révolutionnaires sincères". On n’en serait plus à une c......ie près.

Mais vu que j’estime que les faits cités, après vérification, sont les bons, pour mon compte la seule chose que je peux regretter c’est que ça ne soient pas les "bonnes âmes bien sincères" qui veulent "tuer" le messager qui l’aient rédigé à sa place.

Ca aurait mis tout le monde d’accord et évité les discussions oiseuses.

Donc si c’est vraiment l’UPR qu l’a rédigé, la seule question à se poser après vérification de sa véracité c’est uniquement "POURQUOI et à quoi ça peut bien lui servir ?".

Et ça ne change absolument rien à la qualité du document.

21/11/2017 02:17 par Georges SPORRI

Après relecture plus attentive je trouve ce texte puant ... Trotskistes et anars = frères musulmans + Trump est une confirmation tordue des thèses de VALLS ( tout ce qui est à ma gauche est islamo-gauchiste ) et du FN - tendance Soral - qui prétend que l’internationalisme prolétarien et la globalisation financière c’est pareil ... En ce qui me concerne je suis bien sûr pour la défaite de DAECH - ERDOGAN - ...- OTAN - Franchouillards - ... etc. mais la victoire de Bachar El ASSAD j’en ai rien à foutre car il n’est pas communiste et exploitera le prolétariat et les paysans pauvres comme tous les nationalistes . Si j’étais syrien j’aurais vraisemblablement choisi la désertion et l’exil parce que se sacrifier pour des miettes est stupide ...

21/11/2017 20:28 par Geb.

C’est bien sur que se casser en laissant les autres se faire égorger est hautement "révolutionnaire". De même prétexter qu’’il ne faut pas combattre l’envahisseur sous prétexte que le dirigeant qui restera après n’est pas au niveau de ses espérances c’est aussi de même très constructif.

Il me semble bien que c’est la rhétorique qu’avait utilisée le Général soviétique Vlassov lorsque lui et une partie de son corps d’armée se sont engagés dans la Waffen SS en bloc, trahissant ainsi leurs camarades de l’Armée rouge, prétextant les "instincts sanguinaires" de Staline et ses "tendances" dictatoriales.

Chacun a les héros qu’il peut.

Le mec qui a écrit le texte est peut-être "puant" pour certains, mais au moins il ne se targue pas d’être un révolutionnaire comme d’autres et de filer des leçons de bonne conduite politiquement korrectes. Mais je suis pas vexé, je reconnais bien là la même prose de ceux, (Ici et ailleurs), qui me traitaient de Ghadafiste pour me faire fermer ma gueule quand mes amis Libyens et leurs familles se prenaient les Tomahawks de la coalition sur la tronche et ça me suffit pour rendre à César ce qui lui appartient. .
Parce que s’il y en a qui pensent que j’ai oublié ils se gourent grandement. Et je leur signale aussi que je les tiens pour responsables des événements de par le fait qu’ils se la jouaient au donneurs de leçon alors qu’ils n’étaient que des nazes ignorants s’amusant avec la vie d’autres êtres humains. La moitié d’entre eux au moins n’aurait même pas su situer la Libye sur une carte avant que les médias ne le leur soufflent au c...l et encore moins auraient pu savoir quelque chose sur la vie quotidienne et les vrais problèmes des gens là-bas.

Quant à ce que l’auteur exprime comme réalités et situations en dehors des deux bémols que j’ai cités, pas de problèmes. Ceux qui trouvent que c’est faux ou qui s’offusquent n’ont qu’à publier les antithèses, leurs propres analyses, et leurs sources.

Et structuré S.V.P. Pas des ’on-dit" ou sourcé BFMWC ou AFP*..

Je me ferai une joie de les lire, contrôler, et de leur rendre ce qui leur appartient.

*N.B. Vous pouvez publier vos sources et analyses en Français, mais aussi Anglais, en Italien, ou en Russe.

Je les lis et traduis couramment..

22/11/2017 03:25 par Georges SPORRI

Les expéditions punitives de l’impérialisme sont abjectes et il faut systématiquement les combattre ... Cela étant dit , il faut aussi essayer de comprendre pourquoi des millions de syriens ont choisi l’exil , ce qui ne doit pas être un choix si simple ni sans inconvénients lourds ... C’est peut être mieux de se casser que de tomber sous la coupe de DAECH, Al Nosra ...etc. Et je pense que l’armée syrienne n’a pas armé et encadré les populations civiles pour résister ... Voilà, je n’ai pas d’infos confidentielles ni des chiffres fiables à 100 % et je m’en excuse platement ...

22/11/2017 19:07 par vincent lenormant

Totalement d’accord avec Geb : que le débat s’ouvre, je souhaite que ce texte serve à d’autres pour le préciser ou le corriger. Il y aurait un bouquin à écrire sur le sujet, j’ai synthétisé autant que j’ai pu pour que ça reste lisible sur le web. Je ne suis pas membre de l’UPR même si je respecte Asselineau, je suis anarchiste et ancien sympathisant d’AL. Je ne travaille pour aucun groupe politique, aucun drapeau. Je suis comme beaucoup de gens qu’on a tenté de pousser vers la folie, qu’on a accablé d’insultes au moment des fausses révolutions arabe. Il a fallu une certaine force pour résister à la gigantesque machine qui s’est mise en branle en 2011. J’avais été préparé avec la guerre en Côte d’Ivoire. J’étais abonné à Médiapart à l’époque, et j’en avais une bonne image. Mais quand ils ont commencé à mentir effrontément au sujet de la CI, quand ils ont pris clairement parti contre Gbagbo, et qu’ils ont ignoré et couvert de mépris les quelques lecteurs qui dénonçaient leurs mensonges, j’ai pris conscience d’une chose : ces gens ne cherchent pas à m’informer, ils cherchent à me manipuler, et ils font donc partie d’un dispositif de propagande. On m’avait dit lors d’un voyage en Afrique de l’Ouest que là-bas, l’AFP n’est qu’un nom pour les services de communication de l’armée française. Ca me semble crédible. Je ne peux pas en avoir l’assurance, mais ça me semble crédible, que lors d’une guerre, l’information soit contrôlée, même s’il faut veiller à garder un vernis "démocratique".
Je ne suis pas un soralien, ni un adorateur de Poutine comme l’aboient les habituels aboyeurs. Je me fous de l’état ivoirien ou de l’état syrien. Je ne suis pas gbagboïste quand je dénonce une intervention néocoloniale sanglante en CI, je ne suis Kadhafiste quand je dénonce une opération médiatique visant à anéantir unn pays sous les bombes et les djihadistes, je ne suis pas Assadiste quand je dénonce une vaste mise en scène visant à faire tomber un pays non-aligné, au prix de centaines milliers de morts. Et je ne me laisserai plus jamais intimider par les ignorants et les imbéciles qui sont tombés dans tous les pièges depuis 6 ans, qui ont hystériquement et haineusement persécuté les "complotistes", et qui ont beaucoup de sang sur les mains à présent.

22/11/2017 20:47 par Geb.

Et je pense que l’armée syrienne n’a pas armé et encadré les populations civiles pour résister .

Comme quoi il ne suffit pas de "penser" mais qu’il vaut mieux être "sûrs".

Dès le début le gouvernement d’Assad a armées les populations sous forme de milices populaires. Du moins celles qui pouvaient prétendre être prêtes à résister et n’étaient pas sous le charme du Wahabbisme.

Et surtout quand il s’est rendu compte qu’il faisait face non pas à un mouvement légitime de protestation mais à une tentative affirmée de déstabilisation du système. Ce sont ceux que les médias aux ordres des Occidentaux nommaient avec mépris les "Shebabs" en les accusant de toutes les exactions, en particulier de celles commises par leurs mercenaires infiltrés.

C’est vrai que la réaction n’a pas été immédiate et même trop tardive, (Pas tout le monde ne peut s’appeler Kim Jong Un), mais on peut se poser la question si chez nous dans la même situation les donneurs de leçon seraient capables d’en faire autant et trouver une seule personne comme eux capable de se servir de ces armes, en dehors des fachos qui eux s’entraînent trois fois par semaine.

Eux qui ont laissé mettre en place en France sans lever le petit doigt le Quisling représentant officiellement les mêmes démons qui ont financé et armé Daesh. Eux qui tombent en pâmoison dès qu’il s’agit d’émettre l’idée d’armer le Peuple et qui ont abandonné la Conscription populaire aux mains de Militaires de carrière mercenaires du Capital otanien qui agressent les autres peuples en attendant d’agresser les Français s’ils ne sont pas sages chez eux.. Et ceci toujours sous prétexte d’"antimilitarisme". Là aussi le "Pacifisme" ça n’est pas de laisser l’outil majeur de défense de la Nation aux mains des seuls fachos et suppôts du Capital.

Le "Pacifisme" surtout s’il est internationaliste, ça n’a JAMAIS été l’"antimilitarisme" pour lui-même, ni attendre qu’il soit trop tard pour faire n’importe quoi et surtout ne RIEN faire en disant qu’on ne peut plus et qu’il est trop tard.. Le "Pacifisme" c’est techniquement et politiquement savoir défendre son pays et sa famille en cas d’agression extérieure dans une formation structurée.

Ceux qui ne me croient pas n’ont qu’à demander à Castro ou à Maduro ce qu’ils en pensent.

Dans ce cas aussi, si on se retrouve ici dans la situation des Syriens faudra venir me dire à quoi pourrait bien servir "d’armer" un peuple dont les enfants manient mieux la "Game Boy" et ses jeux de guerre frelatés bourrés d’idéologie néocolonialiste et d’exaltation des crimes de guerre, que le "Famas" et la "Dialectique marxiste" au service de la défense de leurs concitoyens.

22/11/2017 23:32 par Georges SPORRI

C’est étrange : je pensais que sans l’aide du Hezbollah et de l’armée russe l’armée syrienne aurait été vaincue ... je dois être mal informé .

23/11/2017 00:05 par Dominique

@ Georges SPORRI

Oui il y a beaucoup de réfugiés à cause de la guerre en Syrie. Mais où sont-ils ? D’abord il y en a beaucoup qui n’ont pas quitté la Syrie et qui sont réfugiés dans les zones tenues par le gouvernement syrien. Ensuite il y en a beaucoup dans les pays proches, Liban en tête, puis Turquie. La majorité d’entre eux attendent que la guerre soit finie pour retourner chez eux. Quand au nombre qui se trouve en Europe, il est minime en comparaison, ceci pour deux principales raisons : d’abord beaucoup souhaitent rentrer chez eux dés que possible. Ensuite à cause de la politique en matière de réfugiés de la zone Schengen : les réfugiés sont racisés et appelés des migrants et personne n’en veux. Je côtoie des réfugiés tous les jours dans un collectif de désobéissance civile aux accords Dublin, le Collectif R à Lausanne et je n’ai jamais rencontré de syrien. Des africains oui, des afghans, des irakiens, des gens des ex pays de l’Est, un libyen, et j’en passe, mais pas de syriens.

La rencontre avec le libyen était très intéressante car ce qu’il nous a dit de son pays correspondait tout à fait à l’image de la Libye véhiculée par les amis de ce pays : un pays où ils faisait bon vivre, une sorte de Suisse de l’Afrique où il était facile, même pour des étrangers, de trouver du travail bien rémunéré (mieux que la Suisse pour ça), un pays où ses habitants jouissaient d’avantage sociaux dont nous ne pouvons que rêver en Europe : pas d’impôts à payer, une maison offerte par le gouvernement aux couples lors de leur mariage, des systèmes de santé et d’éducation gratuits et performants, etc. Elle était aussi très intéressante car la majorité des membres du collectif ont été ahuris par ce qu’il nous a raconté, ce qui montre l’emprise de la propagande de guerre sur les esprits, ceci même en milieu militant.

Donc oui, je partage entièrement l’avis du commentateur précédent : celles et ceux à gauche qui ont renoncé à l’anti-impérialisme, ou qui se disent anti-capitaliste et qui font pas du combat contre les politiques financières de nos états une priorité, et qui préfèrent se prélasser dans leurs fauteuils et dans des réunions qui ne débouchent sur aucune autre action que de calomnier celles et ceux qui sont resté intègres et fidèles aux idées révolutionnaires ont beaucoup de sang sur les mains.

23/11/2017 11:08 par Dominique

@ Georges SPORRI

Cela vous aurait-il fait plaisir de voir la Syrie livrée à des gangs mafieux soutenus et armés par des services secrets comme la CIA et des pays comme l’Arabie des Saouds et la France ? Et comme par hasard, ce sont les mêmes qui soutiennent les "révolutionnaires" kurdes. Heureusement pour eux que le ridicule ne tue pas.

De plus l’alternative à une Syrie indépendante est soit un pays livré à ces gangs mafieux et criminels, donc un pays en proie, comme la Libye, à une guerre civile. Soit le plan B qui était la partition du pays entre des kurdes obéissants dans les régions pétrolifères et une Syrie affaiblie. Ce plan B a aussi échoué. Alors l’empire veut nous refaire le coup d’une guerre contre le Liban ou contre l’Iran. Nos gauchistes le suivront-ils ? Je parie que oui car il ne faut pas les sous-estimer, ils se sont déjà couverts de ridicule à maintes reprises et au point où ils en sont, rien ne les arrêtera.

23/11/2017 12:19 par Aris-Caen

J’avais déjà lu article sur le site la librairie Tropique, je l’avais trouver très convaincant.
Un vidéo l’illustre pour partie (en fin d’exposé) : https://www.youtube.com/watch?v=q9ScMzsNrc0
Merci à @ Geb pour son rappel concernant le pacifisme. Nos amis Suisses et Russes n’ont pas, eux, oublié l’adage « Si vis pacem, para bellum ».
Savoir faire respecter son intégrité physique et territorial et le B.A.ba contre le viol.
N’en déplaisent aux illuminés de la révolution permanente.

23/11/2017 13:03 par Aris-Caen

Mea culpa pour mon laisser-aller ortaugrafique qui n’est pas...nouveau ;))

23/11/2017 15:41 par Georges SPORRI

@ Dominique / Ne me fait pas dire ce que je n’ai pas dit / En Lybie, Ukraine, Venezuela, Syrie je suis pour la défaite de l’impérialisme dominant / Corée du Nord : idem / Partout : idem ... mais cela ne me rend pas psychotique : par exemple je vois Poutine comme un leader qui fait progresser son petit empire ( réalité symbolisée par la construction des 4 ponts de Kertch ), je pense aussi qu’il a choisi la paix et le développement économique / ça explique sa popularité // Par contre c’est un capitaliste et il est réactionnaires sur certains sujets : utilisation de l’église orthodoxe pour crétiniser les masses = meilleur exemple ! Je n’insiste pas trop là dessus pour ne pas alimenter la propagande belliciste ...

24/11/2017 01:10 par Dominique

@Georges SPORRI

Mettons que votre commentaire précédent, bien que lacunaire, peut sérieusement prêter à confusion.

Bonne soirée !

24/11/2017 21:28 par Feufollet

Ouah... Je connaissais ce texte par un ailleurs.
Il ne m’est apparu dans le menu de LGS qu’aujourd’hui
Vincent Lenormant nous offre ici un très large spectre lumineux
Il révèle une connaissance impressionnante sur son sujet et un grand talent de transcription
Oui, c’est un éclairage inédit sur les fourvoiements d’une gauche "révolutionnaire"
Qui s’est mise au diapason du système
Allez savoir pourquoi ?
Ma réponse approximative serait plutôt : Soros arrose large

24/11/2017 23:12 par Georges SPORRI

@ Dominique / Il n’y a pas vraiment confusion : 1/ Etre pour la défaite de l’impérialisme dominant = défaitisme révolutionnaire / et 2/ il y a une différence entre être pour la victoire de la Syrie contre Daech-USA-UE-OTAN ... et approuver la politique du gouvernement syrien ou du gouvernement russe allié ... Et je ne condamne pas les opposants de gauche syriens ou russes à l’union sacrée ( certains d’entre eux se sont barrés parce qu’ils n’avaient pas le choix !) . Ce n’est pas si compliqué !

25/11/2017 22:14 par Nicolas Krebs

« dans les années 70, ils [les Frères Musulmans] ont mené une vaste campagne de terrorisme en Syrie, faisant des centaines de morts. C’était déjà l’expression de l’impérialisme des Etats-Unis et des Saoud. »

Sources ?

26/11/2017 02:50 par vincent lenormant

Sur les liens entre frères musulmans et CIA :

L’intérêt porté par les États-Unis aux mouvements réactionnaires islamistes censés contrer les progressistes, remonte aux années 1950. En 1953, Eisenhower reçut dans le Bureau ovale une délégation incluant Saïd Ramadan des Frères Musulmans, qui était le chef coordinateur d’organisations associées au Pakistan agissant pour la Ligue Islamique Mondiale, ainsi qu’au sein du Jamaat-e-Islami29.

En Égypte, dans les années 1970, Sadate utilise les Frères musulmans pour faire contrepoids à l’extrême gauche et il leur promet l’intégration future de la charia dans les lois égyptiennes. En 1971, la CIA collabora avec les services de renseignements saoudiens pour soutenir les Frères Musulmans et leurs alliés dans une campagne mondiale contre le communisme, particulièrement en Égypte28,30

En Palestine à la même époque, les USA/Israël/Saoud financent le Hamas pour répandre le sectarisme et la violence : Ses sources de financement proviennent en grande partie de l’Arabie saoudite et plus tard de l’Iran. En 1973, le Shah prit l’initiative, au nom de l’OPEP, de procéder à une augmentation très importante du prix du pétrole28". L’Arabie saoudite et l’Iran utilisèrent cette nouvelle opulence pour renforcer mondialement le fondamentalisme islamique, utilisant à cette fin des mouvements soutenus par la CIA tels que les Frères Musulmans et la Ligue islamique mondiale28.

Sur l’insurrection des Frères Musulmans n Syrie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Insurrection_des_Fr%C3%A8res_musulmans_en_Syrie

Si on s’en tient à ces articles, les FM, à l’époque soutenus en Palestine et en Egypte par la CIA et l’Arabie Saoudite, ont déclenché en Syrie une insurrection armée. J’e conclus que cette insurrection était liée aux impérialismes US et wahhabite.

26/11/2017 21:52 par Nicolas Krebs

Donc votre source c’est Peter Dale SCOTT. Super. Ou pas.

27/11/2017 01:01 par vincent lenormant

Cher Nicolas Kreps, pourriez-vous profiter de l’espace d’expression qui vous est offert pour préciser votre pensée ? J’ai cité deux pages wikipedia. Peter Dale Scott est une des nombreuses références citées par une des deux pages. Vous lâchez un laconique "ah bah si vos références c’est Peter Dale Scott, super". Je ne savais même pas qui était ce bonhomme. Bref, si vous voulez discuter, faites des phrases et un raisonnement, s’il vous plaît. Et merci.

02/08/2020 10:41 par François Belliot

Bonjour Vincent,
je ne découvre votre commentaire sur mon site et votre excellente synthèse sur la Gestapo antifa qu’à l’instant, allant peu sur le menu de gestion de wordress. Une bande d’ignobles collabos de la pire espèce. La participation du NPA à la propagande antisyrienne m’avait échappé. Un furoncle de plus sur un visage déjà entièrement boursouflé. La citation de Gilbert Achcar est hallucinante. Pour en arriver à de telles déclarations publiques, il faut être un agent d’influence, comme cette ordure de Ziad Majed. Jean-Pierre Filiu, une belle crapule également… Une froide colère m’envahit quand je songe à la promotion formidable dont il a pu bénéficier pour ses ouvrages de désinformation, alors que de notre côté nous survivions dans de grottes en nous nourrissant d’araignées. Une personne bien informée m’a dit qu’il s’était fait poisser en train de déguster des pizzas à Damas, à l’époque où il travaillait à l’ambassade de France. Vous avez parfaitement analysé le « plan B » machiavélique consistant à remplacer Daech par les FDS. Rigolo le « George Sporri » dans les commentaires. « puant » fait partie de la rhétorique anticomplotiste (AC). Il fallait une caricature pour illustrer votre article, merci à lui !
Il m’arrive de défendre l’UPR sans en être membre, de citer par probité intellectuelle les analyses de FA, même si je ne suis pas fan… et ces hyènes antifas vous sautent aussitôt à la gorge. Ce serait comique si ce n’était pas si mécanique et insupportable. Idem piur Soral, poutine, etc.
Ajoutez-moi à votre liste de diffusion SVP
Bonne continuation dans votre vie et votre travail.

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