Erdogan en guerre contre la gauche turque et contre la Syrie

Une opération visant la gauche extraparlementaire a été lancée ce vendredi 18 janvier 2013 à quatre heures du matin (heure locale) par la police antiterroriste turque dans sept provinces du pays.
Appuyée par des panzers et des hélicoptères, la police turque a mené une véritable chasse à l'homme contre des militants politiques présumés appartenir à l'organisation marxiste turque clandestine DHKP-C (Parti-Front révolutionnaire de libération du peuple).

Durant l’opération, les portes d’au moins trois cabinets d’avocat ont été forcés par les équipes d’intervention spéciales de la police

Pour l’heure, on dénombre 85 arrestations dont une quinzaine d’avocats.

Parmi les avocats arrêtés figurent le président de la section stanbouliote de l’Association des avocats progressistes (CHD) Taylan Tanay ainsi que Güray DaÄŸ, Efkan Bolaç, Günay DaÄŸ, Gülvin Aydın, Ebru Timtik, Barkın Timtik, Naciye Demir et leur secrétaire, Güçlü Sevimli.

Le directeur général de l’Association des avocats progressistes Selçuk Kozaagaçli et sa consoeur Oya Aslan ont été prévenus, à Beyrouth, du mandat d’arrêt émis à leur encontre.

Kozaagaçli et Aslan revenaient d’un séjour à Damas où ils ont évalué les dégâts commis par les terroristes syriens et les djihadistes étrangers financés, protégés et armés par le régime d’Ankara. (*)

La presse turque signale en outre l’arrestation de nombreux rédacteurs de publications militantes, d’administrateurs d’associations culturelles et de quartier.

Par ce coup d’éclat spectaculaire, le gouvernement d’Erdogan cherche-t-il à se venger de ses détracteurs qui lui reprochent ses collusions avec le terrorisme anti-syrien et le takfirisme mondial ?

A propos de terrorisme, l’AFP signale ce matin que des combattants du Front Al Nosrah ont franchi la frontière turco-syrienne à bord de tanks pour attaquer les militants kurdes déployés dans le village syrien de Rass el Aïn.

D’après la dépêche (*) ; un militant anti-régime, se faisant appeler Havidar, déclare via internet : "Les rebelles n’ont pas utilisé les chars pour combattre le régime, mais pour bombarder Rass al-Aïn."

Vous avez bien lu : Erdogan offre un laisser-passer aux tankistes d’Al Qaïda pour qu’ils aillent bombarder la Syrie.

Et ça prétend lutter contre le terrorisme...

Le 18 janvier 2013

Notes de bas de page

(*) Interview par les médias syriens de Me Selçuk Kozaagaçli, l’avocat du peuple syrien recherché par Ankara : http://sana-syria.com/fra/55/2013/01/17/462395.htm

(**) La dépêche AFP est accessible via le lien suivant : http://www.lorientlejour.com/category/Derni%C3%A8res+Infos/article/796846/Combats_dune_violence_inedite_entre_islamistes_et_kurdes_dans_lest_syrien.html

COMMENTAIRES  

22/01/2013 11:55 par 1/2KL

Il faudrait un ouvrage de plusieurs centaines de pages pour récapituler les nombreuses contradictions de Bahar dans le dossier syrien, et plusieurs volumes pour les autres. Mais que le lecteur ne s’y trompe pas, derrière cet apparat de neutralité entre les "deux Syries" qui s’affrontent, et qui n’ont d’existence que dans sa vision biaisée du monde, il y a la défense farouche d’un régime sanguinaire aux méthodes fascistes. Étrange pour celui qui critiquait autrefois une gauche trop molle à son goût de ne pas prendre position en faveur du tyran Kadhafi, d’avoir une position trop neutre, comprendre, de ne pas appuyer une énième dictature dans sa répression. Le pseudo-révolutionnaire d’antan va aujourd’hui à l’encontre du mouvement général de révolutions qui ont cours dans le monde arabe parce qu’elles ne lui plaisent pas. Le marxiste par marketing se fait partisan du nationalisme et de l’armée. Mais est-ce vraiment une surprise quand on sait que le nationalisme arabe dont il est un émule est lui-même héritier du fascisme italien, notamment dans sa version baathiste par le biais de Zali Al Arsuzi ? Du temps de la République Sociale Italienne, aurait-il critiqué l’invasion américaine de l’Italie que ça ne m’aurait pas étonné tant sa position politique est prédictible de manière binaire sur le schéma pro/anti U.S.
Par chance, et contrairement à ce que l’on pourrait croire de la présentation ci-dessus, la gauche turque que j’ai pu côtoyer ne défend pas le baathisme d’Assad sans pour autant être complaisant avec Erdogan. Et plus nombreux encore sont ceux qui savent qu’Assad est arrivé à un point de non retour et espèrent qu’il trouve enfin la porte de sortie.
Honte aux marxistes qui peuvent encore considérer ce révolutionnaire de pacotille dans leurs rangs.

22/01/2013 15:35 par Zelal

@1/2KL

L’opinion de Kimyogur est plutôt banale au sein de la gauche turque et parmi les contributeurs de ce site. Avez-vous lu cette interview ?

http://www.slate.fr/story/63815/turquie-syrie-haluk-republicain-laic-assad

La gauche turque semble plus pro-Bachar par défiance envers Erdogan et les bouffeurs d’alévi/alaouites/chiites/laïcs/communistes agissant de part et d’autre de la frontière turco-syrienne que par amour du baassisme syrien.

Les kurdes du PKK/PYD partagent plus ou moins la même opinion. Ils préfèrent un Bachar à tous ces mouvements djihadistes soutenus par Ankara et Washington. Les militants kurdes reconduisent les troupes syriennes en dehors de leurs villes et villages et évitent au possible la confrontation directe avec l’armée gouvernementale. Leur attitude est toute autre s’agissant des égorgeurs du Front Al Nosra, Ghoraba Al Cham etc.

De ce que j’ai pu lire de la part de Kimyongur qui ne semble pas minimiser les crimes de l’Etat syrien, il ne s’agit pas de ’soutien farouche’ comme vous dites mais d’un "soutien critique". C’est une position somme toute très banale au sein de la gauche marxiste non alignée. Ce fut la position de nombre de militants à l’époque de Nasser ou Tito, des leaders qui ne furent pas très tendres à l’égard de leurs opposants y compris à l’égard de communistes. C’est également la position de nombreux opposants syriens de l’intérieur.

Concernant l’anti-américansime primaire que vous attribuez à Kimyogur, au lieu de déverser votre fiel, réfléchissez un peu : durant les années 40, les USA de Roosevelt n’étaient qu’un impérialisme "émergent". Les communistes de l’époque avaient tout intérêt à isoler l’impérialisme allemand qui était de loin le plus hégémonique et le plus barbare.

Ils se rendaient bien compte que leur alliance objective avec l’impérialisme US était à double tranchant. Ils le paieront d’ailleurs très cher en Italie où les troupes US pointèrent leurs armes sur les partisans italiens en passe de faire la révolution dans leur pays.

J’aimerais vous suivre dans votre raisonnement mais sur ce site et sur d’autres médias libres, vous trouverez toutes les preuves qu’en Syrie, il y a tout sauf une révolution et que l’opposition armée n’est pas plus humaniste que les sbires du régime de Damas.

Amicalement.

22/01/2013 22:19 par 1/2KL

Finalement, je ne pensais pas être aussi juste quand je disais que l’anti-impérialisme réductionniste pouvait conduire à ce genre de considération : mieux vaut les fascistes aux États-Unis. Voilà qui est désormais exemplifié. Pour la petite histoire, les Américains étaient très réticents à envahir l’Italie et ne l’ont fait que sous la pression des Britanniques et l’insistance toute particulière de... Staline qui voulait un autre front en Europe...

Lorsqu’en pleines négociations civiles entre les associations de gauche affiliées à l’environnement DHKP-C (syndicats, corporations, médecins, avocats...) et le gouvernement AKP, «  le parti » ne trouve rien de mieux à faire que d’envoyer un gars se faire sauter près des institutions gouvernementales en compromettant tout, ça, pour Bahar, c’est la révolution, c’est la guerre légitime d’une organisation qui résiste à un régime fasciste.
Et des bourdes comme ça, il y en a eu un paquet dans le cadre de la lutte contre l’isolement carcéral. De même, une centaine de gus dans la montagne du Dersim en treillis, des jeunes gens qui se sacrifient par la faim... pour rien, ces morts aussi stupides qu’inutiles, pour Bahar, c’est toujours la révolution, la résistance productrice de «  sacrifices » et de «  martyrs », une réalité quotidienne directement expérimentable.

Mais lorsque le régime fasciste d’Assad torture à la chaîne depuis des années, tire sur la foule lors des premières manifestations pacifistes, et maintenant tue, massacre, bombarde au vu et au su de tous. Là , des initiatives de paix sont subitement possibles. Il n’est plus question de résistance. Ceux qui ont alors pris les armes, sans être des islamistes pour autant, sont des «  terroristes ». Et savoir mieux que quiconque l’usage politique qu’il y a autour de ce terme et l’utiliser ensuite pour discréditer des opposants à un régime, ce n’est pas le fruit d’un malencontreux usage des mots, mais c’est vraiment tomber bien bas.

Il faudrait arrêter de prendre les gens pour des cons cinq minutes. Assad n’a plus de légitimité aux yeux d’une frange considérable de la population syrienne. Et même, s’il n’en avait plus du tout que pour 30% du fait des nombreux crimes contre l’humanité déjà commis sur des Sunnites, aujourd’hui, et sur les Kurdes, hier, pour n’importe quel leader politique au monde, ce serait déjà trop et il devrait s’éclipser.
Par conséquent, oui, les Syriens ont le droit d’en vouloir à un imposteur qui succède à son usurpateur de père et oui il est certainement promis au même avenir que des Ben Ali ou autre Moubarak. Et les gesticulations nationalistes d’un Bahar qui persiste à voir dans les victimes de fidèles patriotes potentiels prompts à lutter contre le porteur de toutes ses frustrations, le bras ubiquitaire des États-Unis, ne serviront, je crois, pas à grand chose.

23/01/2013 01:54 par Quidam

Recep Tayyip ErdoÄŸan a montré au grand jour à l’occasion des agressions contre la Libye & aujourd’hui la Syrie ce que peut être un monstre de démagogie, d’opportunisme & de cynisme, Bachar al-Assad me semblerait presque sympathique en comparaison ! Les questions politiques en Syrie ne regardent que les Syriens vivant en Syrie & personne d’autre ! Personnellement je comprends très bien les Syriens aux antipodes idéologiques du régime au pouvoir en Syrie qui considèrent de leur devoir de combattre des jihadistes à la solde de l’étranger & de défendre leur indépendance nationale quel que soit le régime actuellement au pouvoir en Syrie et tout ce qui les oppose, je ferais pareil si j’étais à leur place & j’en serais fier ! Ils auront tout le temps de s’occuper de Bachar al-Assad lorsque les vautours auront cessé de tenter de dépecer la Syrie.
J’ai une amie turque qui vit en Turquie qui est encore plus dure que moi vis-à -vis de Recep Tayyip ErdoÄŸan & ses sbires, pour elle ce sont des fascistes racistes limite nazis, rien de moins !!!!

23/01/2013 12:13 par Reddawn

@ 1/2KL, arrêtez un peu votre micmac à la sauce BHL.

Zelal vous dit que pour les communistes, l’entrée en jeu des USA sur le continent européen en 1944 était un mal nécessaire, pas qu’ils préfèrent les fascistes. Pour Moscou et ses alliés, les USA n’étaient qu’une force d’appoint. Mais ce calcul coûtera cher aux Partisans armés qui grâce à l’avancée de l’Armée rouge étaient en mesure de renverser les fascistes et faire la révolution en France et en Italie sans l’intervention US.

Permettez nous quand-même de douter des intentions des yankees débarquant en Europe après l’avancée soviétique et promettant à ceux qui achetaient des War Bonds un retour sur investissement. Ce fut bingo avec le plan Marshall.

Je ne connais pas assez les Turcs que vous critiquez mais ils me semblent un peu plus sympathiques que ces nazis barbus qui dès les premières semaines de la révolte ont pris la direction de l’opposition syrienne en dégueulant leur haine envers le progrès, la laïcité et les minorités.

Sachez 1/2KL que les Sunnites sont les premières victimes des terroristes. Ils viennent dans les villages sunnites et abattent tous ceux qui ne collaborent pas avec eux. Puis ils appellent Al Arabiyya et Al Jazeera pour montrer les corps de gens qu’ils ont eux-mêmes tués en les faisant passer pour des victimes des milices pro-gouvernementales. La plupart de mes amis syriens sunnites font état de purges anti-sunnites de la part des rebelles. Vos amis rebelles ne sont même pas dignes d’être qualifiés de sunnites car ils sèment la haine entre les communautés.

Mais l’écrasante majorité des Sunnites syriens ne mangent pas de ce pain-là . Ils veulent comme tout citoyen vivre dans un pays démocratique. Comme les chrétiens, les druzes, les kurdes et les alaouites, les Sunnites sont majoritairement pour un changement progressif car ils connaissent mieux que quiconque la fragilité de leur pays.

Lisez autre chose que les bobards de la presse mainstream et parlez à tous les Syriens de toutes les tendances avant de vous faire votre propre opinion.

24/01/2013 11:32 par 1/2KL

@"vous"

Pour mettre succinctement les choses au point :

- l’invasion de l’Italie par les Américains et les Britanniques, c’est septembre 1943 ; elle a été décisive pour vaincre les nazis et les fascistes dans la région. Pas besoin donc de relativiser avec de l’impérialisme "émergent", même si vos concepts fluctuants, c’est comme les excuses, c’est fait pour s’en servir.
- la logique binaire : soit les islamistes, soit les fascistes au pouvoir - au sens de proximité idéologique - c’est celle de Bahar que "vous" suivez, pas la mienne. Dans les faits, je pense que c’est surtout son rêve nationaliste (de merde) panarabiste qui le motive ainsi que le lien alaouite (mais dans une moindre mesure).
- puisque vos cerveaux réducteurs ne comprennent que celle-là , ma question c’est donc l’invasion US ou les fascistes italiens ? comment vous avez été programmés pour réagir là -dessus ? (les fascistes qui, rappelons-le, aujourd’hui encore parlent de "guerre civile", de tragédie nationale et qui sanctifient l’unité italienne)
- une réponse bien que partielle à cette question, je la trouve dans cette expression "coûté cher", ceteribus paribus, je comprends qu’à choisir les fascistes italiens valent mieux contre les impérialistes sur le territoire.
- c’est quoi, les informations alternatives meilleurs : info-syrie et ses adeptes du FN ?
- repassez pour les leçons (d’histoire et autre), vous démontrez juste les limites de votre esprit.

29/01/2013 16:02 par Reddawn

@1/2KL
Mais de quel "mouvement général des révolutions" parlez-vous ? De ces doux printemps financés par les USA, le Qatar et l’Arabie saoudite ? De ces impostures qui ont conduit des néo-cons arabes à prendre le pouvoir, à devenir les nouveaux oppresseurs du peuple ?
Les manifestants égyptiens, tunisiens et autres enragent de s’être fait gruger par des Sarko barbus et des Berlu bigots et vous venez parler de révolution ?
Panarabisme, une idéologie de "merde" dites-vous ? Et son unique concurrent de poids dans la région, le panislamisme sectaire nourri au pétrodollar, une idéologie de rêve alors ?
Le panaméricanisme de Che Guévara, une idéologie de merde aussi ? Et le bolivarisme de Chavez aussi ? Et le panafricanisme de Nkrumah aussi ?
Serions-nous tous des fascistes en puissance et vous une belle âme gardienne des valeurs nobles et pures de l’antifascisme rouge vif ?
Pour comprendre les colonisés arabes, un conseil, au lieu de pinailler sur l’histoire italienne que vous manipulez comme bon vous semble, vous feriez mieux de ravaler votre superbe et de lire ceci :
http://www.renenaba.com/aux-temps-benis-du-nationalisme-arabe

A moins que de Nasrallah à René Naba, du Ché à Castro et de Chavez à Habache, nous soyons tous des sales fascistes...

Que ça vous plaise ou non, le site Infosyrie est une source incontournable et bien plus crédible que celui de votre mentor Richard Leverrier. Si sa consultation par ceux que vous appelez des fascistes vous dérange, un autre conseil, arrêtez d’écrire, vous risquez d’être lus par des fascistes ! Brrrrr quelle horreeeuuurr...

29/01/2013 19:11 par Anonyme

Tentative pour comprendre les contradictions de Erdogan.

Le mystère Erdogan.

01/02/2013 18:09 par 1/2KL

Salut Reddawn (tiens, c’est original ça),
Nous ne serons pas d’accord sur la définition d’une révolution, et pour cause... Alors que pour toi, sa définition fluctue en fonction du camp et de la conjoncture. Pour moi, une révolution c’est avant tout un concept que l’on peut utiliser pour caractériser des évènements sociaux. Si je retiens Charles Tilly (par exemple) et la lecture des contentious politics, par exemple, je peux dire : "oui, ça ce sont des révolutions". Je n’ai pas besoin de la permission de pensée d’une idéologie, d’un parti ou quelque chose du genre qui doit t’être bien familier. Que la révolution soit ratée sur les objectifs qu’elle s’est donnée, ça c’est un autre problème. Vois la Syrie, par exemple. Un territoire, qui a connu certes des révoltes ou des mouvements révolutionnaires par le passé, mais regarde quelle pourriture dirige aujourd’hui, s’en réclamant pourtant par ailleurs.
Bref, je n’avais pas l’intention de te convaincre. Ou de te faire comprendre que les méthodes des nationalistes arabes, nombreux en sont les exemples, sont en réalité des méthodes de fascistes. A vrai dire, ce que tu en penses, je m’en contrefiche car, comme pour l’histoire italienne qui est suffisamment documentée, les exilés politiques communistes qui ont connu les geôles syriennes sont suffisamment nombreux pour témoigner.
Et tiens, pour revenir au sujet de base, et à la Turquie, aujourd’hui un attentat contre l’ambassade des Etats-unis à Ankara. Il semble bien que ce soit le DHKP-C. Je me fie à Bianet que l’on ne suspectera pas de tendances impérialistes. Bien, pour toi, ça, c’est du "terrorisme" comme l’attentat contre le bâtiment de la sécurité nationale en Syrie qui explique que l’Etat se défende ? Ou bien, cela fait partie d’un plan global de "révolution" et les lumières du parti savent mieux ? Il faut savoir quand même qu’il y a un mort (un gardien de sécurité turc) et une blessée grave, une passante complètement étrangère aux protagonistes. J’aurais été curieux d’une réponse honnête de ta part, si toutefois, elle était possible.
Richard machin ? Jamais entendu au bataillon. Je dis juste qu’ Infosyrie, c’est des gens du FN notamment, donc proche des idées de nation, etc... et qui ont une certaine solidarité pour les Assad.

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