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Election présidentielle 2007. « La catastrophe imminente » : Ya-t-il des moyens de la conjurer ?



Le vrai Sarkozy : ce que les grands médias n’osent pas ou ne veulent pas dévoiler, par Marianne.






Lundi 4 septembre 2006.


L’analyse de la situation actuelle apparemment est assez désastreuse, en d’autres temps Lénine écrivait un texte intitulé : « la catastrophe imminente et les moyens de la conjurer », on rêverait d’une telle intervention. En fait aujourd’hui on a plutôt l’impression que nous sommes du moins en France et en Europe devant la catastrophe imminente sans moyens de la conjurer.

En toile de fond il y a une planète que l’on détruit et dont les ressources s’épuisent, un système impérialiste mondialisé qui accélère cette destruction, nie aux nations le droit à disposer de leurs ressources, le droit à l’autodétermination et le fait en portant partout la guerre, la violence, la torture, le tout sous couvert de valeurs universelles occidentales, une nouvelle croisade qui confond liberté et liberté du marché, pillage sans frein des multinationales financiarisées. La guerre est hors limite, elle vise moins les soldats (zéro morts) que les populations civiles qui sont les principales victimes. Au droit international, à la possibilité pour une nation de maîtriser son propre développement, partout des traités de libre échange tentent de substituer le seul respect des investisseurs et de « la libre concurrence », empêchant tout développement endogène, tout service public répondant aux besoins des populations. L’Union européenne n’est qu’une des formes de cette mise à mal des nations, une manière de nous priver de notre citoyenneté. A cela il faut ajouter que nous sommes aujourd’hui dans une situation qui n’a rien à voir avec le pillage colonial, il était immoral, mais les puissances colonisatrices instauraient un compromis avec leur propre population, les ouvriers, les couches populaires en bénéficiaient et leur niveau de vie s’élevait. Aujourd’hui la mondialisation impérialiste néo-libérale produit à l’intérieur de l’Occident chômage, dégradation du pouvoir d’achat et entretient dans sa population la haine des autres, sous couvert de « choc des civilisations ». La jeunesse fait particulièrement les frais de cette situation puisqu’elle est désormais assurée de vivre moins bien que ses aînés, et c’est la première fois que s’opère un tel renversement de tendance dans un processus séculaire de progrès.


Une élection présidentielle qui vire au cauchemar :

C’est sur cette toile de fond qu’intervient l’élection présidentielle de 2007. Bayrou a eu une une excellente formule : "Aujourd’hui pour beaucoup de Fançais avoir à choisir entre Segolen Royal et Sarkozy est un cauchemar". Mais François Bayrou ne rompt pas avec le dit cauchemar, ne serait-ce que parce qu’il se prononce pour l’Union Européenne.

Le cauchemar est qu’aucun candidat ne porte une alternative à ce système. On nous incite à nous battre sur « l’âge du capitaine », sur le look, sur tout sauf sur les enjeux réels. Ne pas faire le diagnostic que je viens d’esquisser fait partie de la disparition des enjeux, il s’agitr de substituer à cela la nécessité des « réformes », de « la rupture », pour aller de fait toujours plus avant dans la logique, ne serait-ce qu’à travers l’acceptation premièrement de l’intégration européenne, deuxièmement d’une vision du monde où l’occident est censé porter les valeurs de laïcité, de démocratie face à un monde barbare, troisièmement une pseudo-logique économique qui veut qu’emploi et pouvoir d’achat soit subordonné à la victoire dans la guerre concurrentielle planétaire . Tous les partis politiques en France pour accéder à la représentation nationale doivent se plier à ce consensus. Le système politicomédiatique aux mains des trusts et des grands annonceurs crée un champ politique qui définit les limites du « politiquement correct » comme celui des individus et des partis susceptibles d’accéder à cette représentation nationale. Par exemple en violation des faits, il faut inventer un peuple français attaché à l’Europe, nulle intervention n’est crédible si elle ne part pas plus ou moins de cette affirmation, quitte à aboutir à l’invraisemblable slogan du PCF : dire NON à la Constitution européenne pour dire OUI à l’Europe. Le système électoral qui oblige à des alliances fait le reste, surtout quand le financement des partis n’est plus militant mais liés à cette représentativité.

Le peuple français est un des plus rebelle qui soit. En 1995, alors que le monde entier semblait écrasé, il s’est rebellé contre l’ordre néo-libéral, il ne cesse de renouveler ce refus, il a en particulier refusé la Constitution européenne. De cette rébellion a paru un temps se dégager l’idée d’un rassemblement anti-libéral. Mais dès le départ celui-ci a souffert de plusieurs maux :
- Une absence de liens avec les couches populaires.
- Un défaut de contenu lié aussi à une absence d’analyse de la situation et donc un déficit de propositions et de perspectives autour desquelles opérer le rassemblement.
- Avec le primat de la représentativité nationale, ce qui a développé l’exaspération les logiques concurrentielles d’appareil et des questions de personne.

Nous en sommes-là , et pour être tout à fait concret, il va y avoir le plus grand rassemblement de France, la fête de l’humanité. Préparée dans d’autres conditions elle aurait pu être l’occasion du début d’une grande bataille, une mobilisation sans précédent, mais dans la situation actuelle, elle risque au meilleur des cas de n’être qu’une manière de limiter les querelles internes, celles-ci restant sous-jacentes parce que l’Union anti-libérale telle qu’elle a été bâtie n’est que le produit d’un cartel de sommet de groupuscules, sans liens réels avec les quartiers populaires, les entreprises. Au pire des cas elle n’est que le moyen d’éviter l’émiettement de 2002, d’assurer donc la présence au second tour du PS, l’existence d’un groupe à l’Assemblée Nationale, puis d’élus locaux étant subordonnée à ce service rendu. La question de la participation ou non participation à un gouvernement de gauche étant beaucoup moins importante pour la survie des appareils politiques que celle des différents élus qui assurent le financement des partis, le paiement des permanents et des sièges. Il y a d’autres enjeux, en particulier celui pour la LCR de reprendre l’héritage communiste. Il y a des personnalités qui sont prises dans le tropisme médiatique, tout cela ne fait pas une alternative.


Il n’y aura pas de stratégie anti-libérale sans assise populaire.

Il faut juger des stratégies à l’aune d’un principe : tout ce qui divise est mauvais et il ne suffit de promouvoir un conglomérat si son principe, les bases sur lesquelles il est établi, entretient la division. Il y aurait pu avoir un rassemblement autour d’un parti mais dans lequel chacun et chacune aurait trouvé sa place parce les objectifs, les perspectives, correspondraient à des attentes réelles. Quand il y a urgence la force politique qui offre perspective, organisation, acquiert ses lettres de noblesse, mais justement il n’y a aucune conscience de l’urgence, de la nature réelle des périls, seulement logique d’appareils cherchant à élargir leur audience, ce qui produit la fausse question : est-ce qu’un parti politique est qualifié pour un rassemblement, ne vaut-il pas mieux une personnalité indépendante médiatiquement reconnue ? Certes il vaut mieux un bon candidat(e) mais est-ce seulement la présence sur un plateau de télévision qui définit le bon candidat ? Etre convaincu d’autre chose que de l’intérêt de sa personne ou de son organisation est peut-être tout aussi essentiel, manifester une volonté politique aussi. Et surtout défendre des contenus dont on est persuadé qu’ils changeront la vie des gens, entamer de ce fait un dialogue réel à partir des expériences de chacun. Est-ce que la référence à la médiatisation ne risque pas d’aboutir à la fois au consensus ou a contrario à de pures candidatures de provocation, dont la "popularisation" médiatique est inversement proportionnelle à la confiance que lui accordent les Français ?

Nous en sommes loin et cette situation n’est pas née aujourd’hui, elle est le produit d’une évolution, en particulier celle du PCF depuis les années 1990, la coupure organisée de ce parti de sa base militante et des organisations syndicales. Toute la gauche y compris le PS a plus ou moins connu cette aspiration vers le haut, vers le politicomédiatique, mais dans le cas du PCF, elle était mortifère, surtout intervenant après l’effondrement de l’ex-URSS et des pays satellites européens dont il n’a jamais été fait une analyse révolutionnaire.Seule l’analyse des vainqueurs a eu droit de cité alors qu’il fallait se poser une question essentielle : pourquoi un peuple ne combat plus pour un sytème qui devrait correspondre à ses intérêts objectifs ? Il y a eu alors confusion, débâcle idéologique renforcée par le démantélement organisationnel. Cela dit le modèle social-démocrate n’a pas été mieux défendu que le communisme, et l’absence d’alternative a surgi de là , la gauche tout entière a perdu sa raison d’être, s’est coupée des couches populaires. Des analyses dites "sociologiques" sur l’évolution de la population sont venues conforter cette démission, il n’y aurait plus d’ouvriers, à peine des employés, simplement du tertiaire et des couches moyennes. Comme l’économie néo-libérale a prétendu s’imposer comme une "technique" incontournable, rejetant à la marge la politique, le débat autour des choix, la démission a été justifiée par une technicisation sociologique de la population française. Quitte à chaque élection à découvrir que les couches populaires majoritaires ne ressemblent pas à Paris intra-muros et à l’oublier sitôt l’élection terminée.

S’agit-il d’une situation irréversible ? Tout le laisse à penser et le choix récent opéré par le PCF de s’engouffrer dans les comités du Non, de privilégier les forums, au lieu de recréer une organisation le laisse penser. L’absence totale d’analyse sur la mondialisation impérialiste, sur les grandes tendances de l’heure, sur la montée des résistances, le laisse également penser. Alors qu’il s’agit justement de l’ordre international, sans la compréhension duquel, l’action sur des questions aussi essentielles que les délocalisation, ou l’immigration est diificile, voire impossible. Plus généralement la recherche effective de solutions a été abandonnée avec le renoncement aux luttes à contre courant. Il ne s’agit pas seulement de l’expérience soviétique, mais bien de celle de la gauche qui a mené l’intégration européenne, les politiques néo-libérales. Si aujourd’hui l’Union anti-libérale n’ose pas parler réellement de nationalisations sauf d’une manière ponctuelle, c’est parce que les nationalisations menées dans les années 1980 se sont traduites par des restructurations massives, le licenciement de centaine de milliers de travailleurs, des investissements publics massifs et après ce "travail" elles ont été rendues au privé... Pourtant est-il possible de lutter contre ce que porte le tout marché concurrentiel, le renforcement des inégalités sociales, la destruction des services publics, la mise à mal de l’équilibre environnemental, la guerre généralisée, la fin du droit des nations à l’autodétermination, sans tenir les leviers économiques, sans une planification ? La nécessaire participation des citoyens sans ce minimum a-t-il encore un sens ? Si on évacue ces questions de quoi parle-t-on ?

Si pendant des décennies le PCF a pu constituer un point de référence tel, et à travers lui une perspective socialiste, que même ceux qui ne votaient pas pour lui étaient alertés par ses analyses, ses mise en garde, aujourd’hui électeurs et militants n’ont pour la plupart aucune vision claire du but poursuivi. Sans parler du PS et d’autres comme les verts.

En revanche, aujourd’hui sur toute la planète des expériences sont tentées, nous devons les connaître, pour un autre ordre international multi-polaire, respectueux du droit des nations, et de la possibilité de répondre aux besoins de la majorité, mieux des relations de coopération mutuellement avantageuses, des relations de solidarité, s’esquissent. On ne peut pas construire une alternative anti-libérale si on ignore ce contexte qui est au contraire celui de luttes, de volontés politiques.

Bref nous sommes bien devant la catastrophe imminente, existe-t-il des moyens de la conjurer ? Pour les élections présidentielles de 2007, c’est mal parti. Sauf changement important, ces élections et celles qui suivront ne seront pas le point d’appui de la naissance d’un rassemblement anti-libéral, simplement au meilleur des cas une union de circonstance. Mais peut-être faut-il aller jusqu’au bout de la débâcle pour que ce rassemblement surgisse effectivement. Les attentes sont fortes, la situation ne cesse de se dégrader et le peuple français ne se résigne pas. Il n’attend pas grand-chose de cette élection et il risque d’y avoir un maximum d’abstentions. Ce qui correspond là encore à la tendance continue y compris des élections présidentielles où l’abstention ne cesse de croître. Les candidatures « officielles » du politicomédiatique, en l’occurrence le tandem Sarkozy-Segolen iront-elles jusqu’au bout ? Seront-elles torpillées par leur propre camp ? On mesure le caractère dérisoire des enjeux par rapport à la situation vécue. Face à une pipolisation de la vie politique qui à la fois crée une fascination et un vide abyssal, un champ est ouvert. Mais il passe par un objectif essentiel, s’interroger en priorité sur les conditions dans lesquelles les jeunes, les couches populaires trouveront les moyens réels d’une politisation, d’une intervention effective sur leur situation. Il ne s’agit pas de se réunir pour inventer un programme, mais le rôle des forces politiques est de faire des propositions, de les discuter partout et pour cela retrouver un militantisme de terrain. Si l’on veut une politique anti-néo-libérale il faut que les peuples aient la possibilité de parler et d’agir. Tout ce qui éloigne de cet objectif, quelles que soient les intentions affirmées, ne peut que nous prendre dans le champ politique que je viens de décrire, celui du consensus impérialiste néo-libéral. Il faut donc penser analyses, perspectives, et organisation en fonction de cet objectif. En évitant l’erreur de croire qu’un cartel de sommet, où des "spécialistes" alternent dossier technocratiques et querelles de chef autour des "candidatures" même reproduit au niveau local est la solution.

Aucun peuple ne juge les organisations, les dirigeants sur des étiquettes idéologiques désormais, il le fait sur l’utilité que ceux-ci présentent effectivement par rapport à leurs problèmes. En quoi l’union anti-libérale présente-t-elle aujourd’hui une utilité quelconque pour notre peuple ?

Tout ceci n’est pas dit pour désespérer ceux qui tentent d’agir mais au contraire pour que nous agissions tous avec un maximum d’efficacité quant à ce qui nous anime, en finir avec ce système meurtrier pour les êtres humains autant que la planète.

Danielle Bleitrach, sociologue.


En portuguais sur Resistir.info<BR>
http://resistir.info




La TVA antisociale de Sarkozy, par Jean-Jacques Chavigné.


Ce que coûterait aux salariés la victoire de Sarkozy, par Jean-Jacques Chavigné.









COMMENTAIRES  

04/09/2006 11:12 par vladimir

Merci de votre analyse,encore faut il aller au bout du raisonnement :
depuis X temps,(soyons precis 1920/30 ,les representations politiques du mouvement social porteur d’aspirations revolutionnaires,ont privilegiés les debouchés politiques immediats visant a conquerir des places dans les institutions plutot qu’a penser et offrir des perspectives concretes aux mouvements sociaux.
On fonctionne depuis a l’envers,ce n’est jamais en Occident les besoins reels des mouvements qui sont privilegiés,donc la pratique du terrain,mais le terrain qui est utilisé,instrumentalisé pour le succes des debouchés institutionnels.
L’ensemble mondial des mouvement rebelles comprend aujourd’hui cette impasse,et est en recherche d’alternatives concretes.
Encore faut il echapper aux dernieres illusions et c’est pour nous tous tres dur,car nous sommes tous encore dans une contradiction,nous avons encore tous un petit espoir que cette fois ci ca sera la bonne.
Nous nous donnons des illusions a nous meme constamment parce que nous ne sommes pas en etat d’etre totalement dans les besoins du terrain,nous n’avons pas encore rompu tous les ponts qui nous lient plus ou moins aux institutions.
L’extraordinaire potentiel du reel est constamment gaché,minimisé,par les tenants du debouché politique.Les moments forts de mobilisations ne sont pas des moments d’avancée collectives car les vraies questions y sont toujours occultées.
Commencons a nous liberer collectivement des vieux schemas,osons la realité.

04/09/2006 13:41 par Anonyme

je suis assez d’accord avec l’idée qu’il faut penser la démocratie autrement. Dans une élection on ne refait pas le terrain, on l’utilise tel qu’il est... Et quand de surcroît les institutions, le système électoral est ce qu’il est destiné à créer un bi-partisme sur le modèle étasunien, on mesure le corset ainsi créé par la Constitution de la Ve, encore renforcé par l’intégration européenne qui va vers de grandes coalitions néo-libérales... On voit à quel point une parti "révolutionnaire", un mouvement anti-néo-libéral est "corseté"...Et c’est ça qu’on nous présente comme la démocratie qu’il faudrait imposer dans le sang et dans les larmes aux autres peuples...

Donc et c’est tout le sens de mon article, sans ignorer les échéances électorales, il faut ne pas tout subordonner à celles-ci et avoir pour objectif le mouvement lui-même, la tranformation de la société... personnellement je crois que le communisme, le socialisme a de l’avenir, étant bien entendu que les étiquettes ne veulent plus dire tout à fait l’essentiel, des gens qui n’ont jamais été communistes sont révolutionnaires, veulent réellement changer la société, alors qu’il y a des communistes qui ont abandonné toute volonté transformatrice... C’est pour cela aussi que s’impose le rassemblement sur des contenus...

Si je tiens plus ou moins à un parti révolutionnaire c’est que pour le moment je ne vois pas d’organisation capables d’assurer la permanence de tels objectifs en dehors des élections ou du paroxysme des mouvements sociaux, de donner un sens aux uns et autres.

DB

05/09/2006 14:27 par Anonyme

Ce sur quoi je voulais attirer l’attention c’est que dans la profonde crise politique et crise du politique (défiance à l’égard des partis, fort taux d’abstention) dans laquelle on est et qui affecte aussi les partis qui se réclament encore de la transformation sociale, le 29 mai 2005(avec les puissantes luttes sociales qui le précèdent et le suivent) sonne comme un réveil (l’abstention recule de manière significative précisément dans les quartiers populaires) et une promesse.

Et justement je crois qu’on n’est pas allé au bout de ce qui s’est passé dans ce moment là  !

Chacun (et les partis aussi) tirent la couverture à eux pour expliquer la victoire du NON sans vouloir admettre que s’ils ont constitué une composante non-négligeable, la mayonnaise (la dynamique de mobilisation) n’a pris d’une certaine manière que parce-que le mouvement initial (appel des 200) était un composite de syndicalistes, mouvements, fondations, personnalités, partis ... permettant à de très nombreuses forces jusque là à l’écart et non-organisées parce-que ne se reconnaissant pas dans l’offre politique de s’investir dans cette bataille.

Et c’est donc ce caractère composite qu’il convient de préserver et de conforter dans les combats sociaux et politiques qui viennent. L’unité des forces anti-libérales et anti-capitalistes étant à ce prix, nulle organisation ne pouvant prétendre à l’hégémonie sur le mouvement.

C’est pourquoi (mais j’ai peut-être tord) je n’attends pas d’issue en tout cas dans l’immédiat de la reconstruction prioritaire d’un pôle ou parti révolutionnaire.

Et en ce sens l’investissement dans les collectifs est un acte politique adapté à la situation présente.

Amicalement
G. Rodriguez

06/09/2006 09:01 par Anonyme

je ne suis pas tout à fait d’accord, mais je trouve que maintenant le débat est bien posé et qu’il faut le poursuivre en fonction de ce que nous cherchons tous en finir avec ce système... Moi je pencherai plutôt
1) pour créer ou recréer un parti ou une organisation (pas un mouvement) qui soit capable de poursuivre de manière et continue les objectifs que je préconise : rassembler, donner aux couches populaires toute leur place, de direction, d’organisation dans ce rassemblement...
2) être dans toutes les actions qui cherchent ce rassemblement néo-libéral, ne pas prétendre les diriger mais dire ce qu’on a dire sans se fondre nécessairement, bref ne pas mentir, ne pas manipuler mais accepter l’unité dans la diversité. Aider à surmonter les pièges de la personnalisation, pour recentrer sur l’objectif et sur les véritables adversaires.

Je pense que mon texte tentait cette double démarche, l’une n’étant pas exclusive de l’autre pas plus qu’elle exclut ce qui se passe dans les syndicats...

Danielle Bleitrach

06/09/2006 12:19 par Anonyme

Le pillage colonial au service des couches populaires il fallait oser l’écrire. Cela fait-il partie de la réhabilitation des aspects positifs de la colonisation à intégrer dans les programmes scolaires, citation de Danielle Bleitrach à l’appui ?

06/09/2006 15:26 par Anonyme

Quand on veut noyer son chien on l’accuse de la rage et on lui fait dire ce qu’il n’a jamais dit, j’ai parlé de "compromis". La classe ouvrière par ses luttes a arraché ce compromis, mais Marx lui-même dans le Capital tient compte de ce contexte, il parle même de la revanche des Indes qui nous envoie l’opium, et les nourrissons nourris d’opiacés s’affaiblissent (je cite de mémoire)...Ne pas voir que la richesse française, son essor son développement est lié au pillage colonial, comme d’ailleurs au travail de ses paysans et des ses ouvriers, c’est ne pas comprendre la mondialisation et ses stades... Nous sommes non plus dans le stade "progressiste" du capitalisme tel que le décrit Marx dans le Manifeste, celui qui accomplit d’horribles crimes que l’on ne peut réhabiliter, mais nous sommes dans le stage de sénilité destructrice, c’est tout ce que je dis...

Au lieu de manifester une telle mauvaise foi, attaquez vous à ce qui vous déplaît réellement dans le texte, le débat en sera enrichi...

Danielle Bleitrach

07/09/2006 11:31 par Anonyme

Vous avez quand même écrit "A cela il faut ajouter que nous sommes aujourd’hui dans une situation qui n’a rien à voir avec le pillage colonial, il était immoral, mais les puissances colonisatrices instauraient un compromis avec leur propre population, les ouvriers, les couches populaires en bénéficiaient et leur niveau de vie s’élevait."

Or le colonialisme a aussi beaucoup renforcé les tendances oligarchiques impérialistes et le militarisme et le racisme dans les sociétés colonisatrices et a été source de guerres ruineuses entre puissances coloniales. Au plan national je pense qu’il a plutôt contribué à durcir les rapports de classes et l’exploitation. Il a détourné l’épargne des investissements nationaux productifs et à entrainé l’importation de produits pas spécialement utiles aux classes populaires. Le cas allemand semble a contrario confirmer cette analyse.

A part les cas hollandais et anglais qui ont beaucoup bénéficié un temps de la colonisation c’est très loin d’être le cas dans d’autres pays. Il faudrait d’ailleurs faire un bilan par période et par pays et franchement il vaudrait mille fois ne rien dire de ce sujet que de faire ce genre d’approximation.

Je pense que tout cela n’est pas complètement négligeable dans la mesure où vous brossez quand même en introduction le cadre théorique dans lequel s’inscrit votre analyse de la situation politique française.

07/09/2006 20:44 par Anonyme

Là vous avez raison et le brossage rapide est toujours une erreur, j’espère que dans le livre que je suis en train d’écrire, je vous paraitrai plus convaincante parce que mieux argumentée... Je suis assez d’accord sur votre estimation de la colonisation, à la fois son caractère diversifié et le fait y compris qu’il est arrivé un moment où l’indépendance avec néo-colonialisme rapportait plus, il faudrait établir là aussi des périodisations...

Danielle Bleitrach

04/09/2006 12:01 par Anonyme

Bonjour,

j’aime beaucoup venir m’informer auprès "du grand soir" et j’apprécie fort tes ananlyses et tes coups de gueule (sur Cuba, sur le Mondial de foot).

Mais là je ne partage pas tes vues : trop de nostalgie : les réglements de compte avec le PCF qui n’en finissent pas, trop de désespoir sur une issue possible pour être de nature à mobiliser et à rassembler !
Tu dis par exemple :

"Le peuple français est un des plus rebelle qui soit. En 1995, alors que le monde entier semblait écrasé, il s’est rebellé contre l’ordre néo-libéral, il ne cesse de renouveler ce refus, il a en particulier refusé la Constitution européenne. De cette rébellion a paru un temps se dégager l’idée d’un rassemblement anti-libéral. Mais dès le départ celui-ci a souffert de plusieurs maux :
- Une absence de liens avec les couches populaires..."

Mais comment expliquer la victoire du NON au referendum contre tout le dispositif politiquo-institutionnel et médiatique si précisément la bataille ne s’était pas mené en premier lieu dans les couches populaires ?

De ce point de vue la victoire du NON est un acte fondateur d’un POSSIBLE rassemblement anti-capitaliste !

Non pas que les choses soient jouées dans un sens positif (on voit bien les difficultés actuelles pour parvenir à un accord politique et à des candidatures unitaires) mais la forte volonté d’y parvenir largement partagée par ceux qui précisément se sont engagé dans la bataille référendaire est le socle à partir duquel il est possible de reconstruire.

Les éléments nouveaux dont tu ne tiens pas compte étant que si les partis se réclament de la transformation (PCF, LCR ) ont joué un incontestable rôle et demeurent des outils indispensables à la poursuite de la lutte, ils ne sont qu’un élément du combat d’ensemble et ne peuvent prétendre à être le pôle exclusif autour duquel les forces et classes objectivement intéressées à la transformtion révolutionnaire se rassemblent.

(interrogation sur le contenu et la forme du rôle d’avant-garde du (des) parti(s) révolutionnaire(s)).

Enfin dernière rapide remarque,
Tu évoques aussi parlant du rassemblement qui s’est effectué dans la bataille contre le TCE :

"Un défaut de contenu lié aussi à une absence d’analyse de la situation et donc un déficit de propositions et de perspectives autour desquelles opérer le rassemblement"

C’est quand même aller un peu vite et faire peu de cas de la réflexion qui s’organise dans les collectifs issus de cette bataille et du collectif national mais je pense de manière peu conforme à ce qui se passe en profondeur, même si évidement les médias dominants n’y font pour l’heure aucun écho.

Au final je renvois aux documents qui sont en ligne à l’adresse suivante et en particulier :

- le compte-rendu de la réunion du 29 aout
- la dernière version de la Charte
- le texte politique "ambition-stratégie-candidatures"
- le texte "ce que nous voulons"

et qui à mon avis méritent quelque attention et qui peuvent inciter à s’engager dans la bataille en cours .

Gilbert Rodriguez
du collectif unitaire de l’Université de Paris X Nanterre
gilbert.rodrigue@gmail.com

04/09/2006 13:27 par Anonyme

Honnêtement et je l’ai écrit sur ce site, je pense que le NON à la Constitution ne relève que pour un part minoritaire des forces politiques. Ce qui a joué a été un débat tout azimuth et permanent à l’intérieur des familles et dans les entreprises. le rôle de la CGT me paraît plus important là où elle intervenue. Et rarement ça a été sur le thème de "il faut une autre constitution à l’Europe". Un des thèmes les plus discutés à la base était la montée du coût de la vie avec l’euro, il n’a jamais été abordé par les forces politiques. les forces politiques auraient dû comprendre cela au lieu de s’en attribuer plus ou moins les mérites et de ce fait poursuivre sur la lancée des forums et des petits groupes qui croient influer sur une ville, une région, alors qu’ils ne font pas un travail en profondeur.

Il y a eu des débats intéressants, je pense en particulier aux interventions de quelqu’un comme jennar que j’apprécie beaucoup, mais si l’assistance était subjuguée, convaincue même, j’ai du mal à imaginer la manière dont chacun pouvait s’en emparer, et l’action sur laquelle tout cela débouchait.

Je crois donc qu’il faut se mettre en situation de réflechir à tout cela... Il faut dire que ce qui se passe à Attac, plus les querelles autour des canidats et même le côté catalogue de la charte ne créent pas le contexte favorable alors même que je le répète la fête de l’humanité devrait donner une impulsion essentielle à une autre campagne présidentielle...

Si je devais pousser mon analyse, je crois qu’à partir de la crise de l’ensemble de la gauche, et non du seul PCF, le seul modèle de référence de la nouvelle organisation a été ATTAC. Ce qui n’avait pas que des défauts vu que c’était le seul lieu où il était question de mondialisation, mais avec les défauts que je souligne de rupture avec les couches populaires, défaut que les organisateurs eux-mêmes n’ont cessé de souligner. En outre il faut bien voir que cette non implantation populaire se traduit par des comportements y compris au niveau local de petits "notables" qui ne laissent pas leur place aux militants de base, ils deviennent simplement spectateurs et s’en détournent.

Le PCF demeure une référence parce qu’il a vraiment été une tentative réussie de promotion, de formation et de direction par les dites couches populaires. J’en éprouve la nostalgie tant qu’il n’y a pas d’autres manières de réellement développer l’intiative populaire dans les quartiers, les cités et surtout les entrprises. Mais cette nostalgie est emminement positive.

A tel point que je n’ai jamais voté autre chose que pour le PCF, et qu’encore aujourd’hui autant sans plus d’"enthousiasme que pour Robert Hue je voterai pour M.G.B. Alors que je suis plus que réticente à voter pour José Bové.

Il faudrait ne pas interpréter ce que je dis en fonction de ce qu’on croit connaitre, je réclame simplement une réflexion sur la question "comment développer l’initiative populaire".

Je crois qu’il est possible de faire autrement, je n’ai pas la solution mais je pose le problème. D’une manière que j’espère constructive.

danielle Bleitrach

04/09/2006 13:05 par Anonyme

re-salut,

mille excuses mais j’ai cité 4 textes dans mon commentaire en oubliant de joindre l’adresse pour les consulter facilement.

Vous pouvez donc y parvenir à l’adresse suivante par exemple (il y en a bien d’autres !) :

http://rodrigue4.free.fr/article.php3?id_article=74

Amicalement

G. Rodriguez

04/09/2006 16:08 par Anonyme

Chère Danielle,

Peut-être est-ce parce que tu es « sociologue » et « politique », plutôt que simplement « politique » que tu peux distinguer les pistes de la décadence et de la coupure du mouvement révolutionnaire ;

Sans vouloir jouer de la Théorie du Complot, je pense que les différents abandons au sein du PCF sur l’éducation politique et économique dans le Parti, du rôle révolutionnaire de la Presse communiste écrite et parlée et de sa subordination croissante aux subventions et interventions coercitives de la Publicité bourgeoise ont fait partie d’une stratégie jouée de l’intérieur par certains éléments directeurs du PCF qui ne pouvaient ignorer ou leurs engagements au nom du Parti les amenaient avec celui-ci.

Combien avons-nous été de camarades à alerter sur les risques majeurs de l’abandon des écoles du Parti, de la soumission de notre Presse communiste aux pouvoirs publicitaires bourgeois ? De la démolition des structures de combat du Parti au profit de groupes de discussion mous et inefficaces ? Ca ne voulait pas dire qu’il ne fallait pas débattre. Mais débattre ne veut pas dire réviser l’analyse révolutionnaire en négatif pour s’aligner sur l’idéologie dominante… Débattre doit signifier valoriser cette analyse et l’apporter d’une manière claire à ceux qui ne l’ont pas encore acquise.

En 1987, avec plusieurs de mes camarades du quotidien régional communiste « La Marseillaise », nous écrivions, (Lettre recommandée/ AR), à tous les Secrétaires fédéraux de la zone de diffusion, (PACA et Hérault et Gard), ainsi qu’à Roland LEROY, Président du Comité de la Presse du CC du PCF. Nous intervenions aussi dans les instances de la FILPAC-CGT sur le sujet. C’était après le départ du Rédacteur en Chef Jean-Noël Tassez, protégé de R. Leroy et qui plus tard, après ses passages à RMC et avoir remplacé Hervé BOURGES à la SOFIRAD, fut surnommé l’"Attila de la Presse régionale".
Nous alertions sur les options dangereuses prises au nom d’un soi-disant développement technique totalement inutile* et de l’utilisation systématique des infos des agences de presse du pouvoir au détriment du contenu révolutionnaire et de la vraie info alternative.
L’info alternative que Le Grand Soir tente de maintenant de diffuser avec toutes les limitations élitistes qu’Internet signifie au niveau de la propagation des idées.

Tout ce que nous pûmes obtenir, (En dehors de réponse zéro), fut la mise à l’écart de la majorité d’entre-nous et des torrents de calomnies de ceux qui depuis ont pris des retraites heureuses ou pantouflent dans les structures politiques régionales ou nationales sans jamais cracher dans la soupe gouvernementale. Ils n’avaient pas répondu directement mais ils avaient senti le vent du boulet.
Peu après on assistait au suicide des quotidiens l’Echo du Centre et Liberté de Lille. Quant à La Marseillaise… et à l’Humanité sans les perfusions généreuses des annonces légales des Conseils généraux, Régionaux, de la Mairie de Gaudin ou des Préfectures, ou du coup de pouce de Lagardère dans le capital de l’Huma il y aurait longtemps qu’ils auraient disparu. Mais c’est vrai qu’il occupent la place.. Et ne sont pas dangereux, comme ces tigres qu’on garde dans les zoos pour faire trembler les enfants et donner l’impression qu’il existe encore une faune sauvage. Et au moins la Bourgeoisie sait qu’ils occupent la place sans danger pour elle.

Je peux te certifier que nous sommes des milliers de ma génération, de la précédente, et probablement de la suivante, qui n’attendons qu’un signal fort pour repartir à l’avant avec des dirigeant fiables.
Mais qui irait de l’avant, entraînant d’autres avec lui, pour l’amener à un casse-pipe programmé au niveau le plus haut des directions. Et sans perspective définie.

Pour ce qui est du manque de confiance, tu en as l’exemple le plus net avec le « NON » à la Constitution. Si R. HUE ou M. G BUFFET avait ouvert un blog contre le « OUI », quel impact cela aurait-il eu sur les résultats ? Presque rien.
Un inconnu, Raoul Marc JENNAR, édite sur le Web une analyse que n’importe quel dirigeant du PCF aurait du être en mesure de faire, et la France s’enflamme et le « NON » l’emporte.

Déduction : Soit ils sont incapable de ce niveau d’analyse, (Et ça explique beaucoup de choses), soit ils sont tellement suspects à force de revirements et de manoeuvres que plus personne ne les lit ni ne les écoute. (Je pencherais pour la deuxième solution). Soit ils le font exprès… Et vu que nous avons le même âge, la même formation politique, ou à peu près, je crois être bien près des réalités. Parce que perso, pour agir ainsi, il faudrait que je le fasse exprès et que je me force.

Trois génération de militantisme, (Parents et Grands-Parents m’on aidé à apprendre que mener des combats pour les mener ne sert à rien. Seul le but poursuivi peux les valoriser. Et il faut savoir quelquefois prendre le risque de perdre un peu pour ne pas tout perdre plus tard.
De même que défendre l’indéfendable sous prétexte qu’il est moins pire que celui qu’on veut nous imposer, comme cela s’est passé aux dernières Présidentielles conduit à se décrédibiliser auprès des masses.
Les masses ne disent pas : « Ils ont fait gagner Le Pen parce qu’ils n’ont pas fait voter Chirac ». Non, ils disent : « Ils nous ont bien niqués en nous appelant à voter pour « Bonnet blanc », au lieu de « Blanc bonnet ». Comme aurait dit le regretté Jacques DUCLOS. Et ils ont sauvé leurs élus et leurs indemnités ».

G. LONGINOTTI.
Militant du PCF et de ses organisations de jeunesses de 1956 à 2002. Toujours Communiste.


· Je me permet de rappeler que durant la clandestinité, les publications du Parti se faisaient à la Ronéo, se passaient sous le manteau et avaient une valeur inappréciable pour leurs lecteurs. Et qu’on risquait sa liberté et sa peau à les lire. Pas besoin de quadrichromies, de papier glacé, de l’horoscope, de la Bourse, de la mode ou du Tiercé. Comme quoi ce qui compte c’est bien le contenu et pas l’emballage.
· Internet en est un exemple flagrant. Sauf qu’il faut y avoir accès et savoir s’en servir.

04/09/2006 16:55 par Anonyme

je crois qu’ayant participé à la direction du parti dans la période que tu cites, je porte ma part de responsabilité et je l’assume non pour me battre la coulpe, mais pour tirer bilan de nos erreurs... Effectivement Tassez j’ai connu, le cynisme, l’abandon des principes, de toute morale communiste au nom de "l’efficacité", une manière de concurrence avec les autres en copiant leurs méthodes, je travaille là -dessus et l’exemple cubain m’aide beaucoup...

Sur les problèmes que tu poses, les raisons... Il est évident que pour arriver à une telle démolition l’imbécilité n’y suffit pas... Il y a eu une volonté de couper le PCF de sa base populaire... de classe comme nous disions et comme je continue à le penser... Encore que cette classe là savait représenter l’intérêt national... Mener des combats de solidarité internationale exemplaires...

Mais je crois que l’essentiel n’est pas là mais dans ce que j’esquisse : la critique de droite des raisons de l’échec, l’absence de véritable analyse... Je travaille là -dessus...
Fraternellement
Danielle

15/09/2006 12:02 par Lemaitre

Chère Camarade LONGOTINI,
j’ai eu égaliement un grand père et un père communisme qui m’ont ouvert très tot les yeux sur l’oppression
du capital envrs les travailleurs.
vers 14ans j’ai adhéré au JC en 63 .
j’ai assimilé les principe du marx , lénine et notamment ceux de la lutte des classes , de l’internationalisme
prolétarien et de la nécessaire de ladictature du prolétariat.
en 1965, jai adhéré au PCF ;
AU MOMENT DE LA CONNAISSANCE DE LA LETTRE EN 25 POINTS du PCC qui révélait publiqement la trahison de Kroutchev, qui reniait tous les principes du socialisme.Depuis 1957 Le PCF avec le PCI ont été les fidèles valets ,très zélés de Kroutchev en organisant la destruction du marxisme leninisme dans notre parti le PCF (voie électorale pour le passage au socialisme ,accord sans principes aves la SFIO etc.. )
Les militants(dont j’étais)ont essayé
d’expliquer nos positions de classe , (en cellules, en section )depuis 1920 et démontré que les thèses du 20eme congrès du PCUS était la porte ouverte au sabordage du Parti.
des milliers de communistes entre 63 et 69 ont été exclus par la violence verbale et physique !!
le PCF a mon avis est un escoc de poter ce nom !
je sais qu’il reste des camarades sincères à la base
ils doivent effectivement reprendre les cours d’écoles élémentaires d’avant 1960 .
quitter cette organisation social- réformiste,surtout depuis "la Mutation"
Et , dans les mouvements de luttes
déterminés qui s’annoncent, REJOINDRE
Les organisations communites marxistes-léninistes. Le renversement du Capital st à l’ordre du jour. Préparons le
ensemble !
ANDRE LEMAITRE

15/09/2006 15:11 par Anonyme

cher camarade Lemaitre,

si je devais résumer ma position sur les questions que tu soulèves, une fois encore elle serait très proche de celle des Cubains...

Je pense que le socialisme tel qu’il s’est développé en Union Soviétique nécessitait une profonde transformation, mais qu’effectivement celle qui a été opérée s’est enfoncée dans beaucoup d’erreurs déjà dénoncées en leur temps par le Che Guevara dont on vient de publier à La Havane un livre très important et qui n’a rien à voir avec l’image que l’on donne du Che ici.. Je suis en train de travailler là -dessus... Cette critique publiée à La Havane est celle de notes que le Che oppose à un manuel d’économie politique qui après "la destalinisation" était devenu le vademecum des pays socialistes... Il part des problèmes du sous développement, il critique l’idée d’une compétition entre l’URSS et les pays occidentaux qui est alors en vogue, il déclare que l’on ne peut pas faire le socialisme avec les méthodes du capitalisme...
Je crois qu’il peut y avoir une critique révolutionnaire du socialisme et pas se contenter d’emboîter le pas comme l’a fait dans la débâcle le PCF à la critique du capital et à ses solutions.
Tout cela mérite entre nous qui voulons en finir avec ce système, un dialogue sans anathème, sans solutions ficelées d’avance, en recherchant l’unité mais sur des positions claires... C’est un énorme chantier dans lequel se sont lancés les Cubains parce qu’ils ont choisi de résister et de défendre le solcialisme...
Danielle Bleitrach

06/09/2006 10:56 par dominique

Pourquoi le "peuple de gauche" ne se reconnaît plus dans les partis actuels dit de gauche ?
Car le PS est devenu un parti de droite déguisé en gauche (Miterrand a bien oeuvré dans ce sens).
Le PC est mort, il est resté et il restera l’incarnation des errements révolutionnaires communiste.
Les LCR, LO idem que pour le PC.
De plus tous ces partis ne représentent pas les valeurs des citoyens actuels.
Ils ne représentent que leurs valeurs "nombrilistes" et les théories de leurs dirigeants.

Et comme vous le soulignez, la gauche qui combat le néo-libéralisme capitaliste est actuellement représentée par des personnalités indépendantes et des mouvements associatifs, c’est de là qu’émergera la solution pour représenter
les français de gauche.

Comme pour le vote sur la Constitution européenne, les acteurs de ces associations doivent lancer le mouvement, le temps presse, mais en six mois c’est encore jouable, l’urgence donne des ailes.

La France de gauche est largement majoritaire, ne gâchons pas cette chance.

Et merci de laisser vos veilles théories révolutionnaires au placard. Ecoutez enfin ce que veulent les citoyens. La démocratie doit pouvoir enfin s’exprimer.

Ensuite, il faudra aidez nos voisins européens à concrétiser un mouvement identique, pour reconstruire une Europe citoyenne et sociale
Eux aussi ont eu la trahison de leurs partis dit de gauche (exemples flagrants : le Labour Parti en Grande-Bretagne, le SPD en Allemagne)

Catastrophe ou pas catastrophe.
Tout dépend de la volonté des mouvements de gauche, à suivre donc ...

20/11/2006 10:29 par Anonyme

PRESIDENTIELLES 2007

Pour les 76% des Français qui ne font pas confiance aux hommes politiques (enquête C.S.A.) voter est un non-sens. Soyons cohérents ! Ne perdons plus nos énergies dans des luttes partisanes stériles, optons pour le changement radical par le seul acte de liberté réelle qui nous reste : L’ABSTENTION

Le vote blanc ne sert à rien. L’abstention est la seule action civique et le seul contre-pouvoir dont nous disposons encore pour marginaliser une politique d’asservissement qui fait de nous des esclaves économiques au sein d’une dictature planétaire.

Refusons d’être complices du système en place, véritable déni de démocratie !

Soyons solidaires, mobilisons-nous pour une ABSTENTION MASSIVE !

Comme pour le référendum sur la Constitution Européenne,

L’EUROPE NOUS ATTEND !

"Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs." (Déclaration des Droits de l’Homme - 1793, Article 35)

RESEAU INFORMEL DE RESISTANCE CIVIQUE
Ne pas jeter sur la voie publique mais à photocopier et à diffuser

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