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De l’intervention militaire en Syrie : qui croire, BHL ou Jalili ?

Nous avouons à nos lecteurs que nous ne savons pas quel éditorial écrire aujourd’hui. La guerre impérialiste contre la Syrie s’intensifie et les masques tombent. Le représentant spécial de l’ONU pour résoudre le conflit syrien, Kofi Annan, a démissionné [1] après avoir offert aux conjurateurs un temps précieux pour qu’ils renforcent leurs rangs et lancent une nouvelle vague d’ « attentats catastrophiques » dans les villes syriennes. Drôle de coïncidence, la secrétaire d’État des États-Unis, Hillary Clinton, avait proféré, quelques jours auparavant, des menaces au gouvernement syrien, précisément au président Assad, pour qu’il démissionne afin d’éviter un « assaut catastrophique » [2] ; ce qui pose un point d’interrogation sur le vrai rôle que joue l’Empire étatsunien dans la soi disant « révolution syrienne ». Pour sa part, le président étasunien, Barack Obama, a signé un document secret autorisant l’aide étatsunienne aux groupes armés syriens [3].

Généralités

Par d’ailleurs, vous connaissez suffisamment les responsables de la Sainte-Alliance arabo-atlantique pour saisir le ridicule de leur discours sur la liberté, la justice, la démocratie et les droits de l’homme. Je comprends, dans ce sens, qu’en Arabie saoudite notamment, les femmes n’aient pas le droit de conduire ; je comprends bien que jusqu’à présent les émirs et sultans arabiques règnent arbitrairement, sans constitution aucune [4], et que leur « sérail est dans le désordre, et qu’il est rempli de querelles et de divisions intestines » [5] ; je comprends aussi que les nouveaux califs d’Istanbul, qui dénoncent la « violation » des droits de l’homme en Syrie, n’hésitent pas à souffler le feu de la haine chauviniste et religieuse contre les minorités kurde et alaouite locales, en premier lieu, et contre la minorité chiite dans le monde musulman entier, en deuxième lieu ; je comprends clairement comment à un certain moment historique les grandes valeurs fondamentales de l’Occident sur la liberté, la démocratie et la loi s’amalgament avec celles du despotisme obscurantiste arabique et de l’islamisme califal turc, pour créer ainsi une Sainte-Alliance contre la Syrie.

Pourtant, ce que je ne comprends pas dans cette comédie burlesque intitulée « Printemps arabe », c’est que le principal acteur n’est pas un arabe, évidemment, mais un philosophe prosaïque et fastidieux, connu sous le nom de Bernard-Henri Lévy, désormais BHL. Derrière BHL il y a cependant à nouveau un comité secret qui pousse à la roue et oblige plus ou moins ce mousquetaire « printanier » à jouer le rôle que l’on sait.

BHL : fantaisie, dandysme et bombardement aérien

Le philosophe « humaniste », BHL, considère qu’il est temps que le chef de l’État français, François Hollande, prenne exemple sur Nicolas Sarkozy dans sa gestion du conflit libyen. Le coeur brisé, BHL ne peut plus cacher son mécontentement du président Hollande qui, selon lui, a oublié les promesses qu’il avait faites pendant sa campagne électorale. BHL en rappelle le président Hollande, en lui demandant d’être assez courageux pour prendre une décision ferme et historique et pour donner le feu vert au bombardement de la Syrie, en suivant le scénario libyen. Après un long soupir, BHL enfin exprime sa déception : « Je suis déçu par Hollande », déclare-t-il dans une interview avec Le Parisien [6].

Selon notre intellectuel « universaliste », si les belles paroles et les discours ne sont pas suffisants à convaincre les Russes et les Chinois à abandonner le président syrien Assad, « les plans d’attaque sont prêts », admet-il. A vraiment dire, pendant quelques instants, j’ai eu l’impression que c’était l’amiral Kornilov [7] qui parlait à son état-major à la forteresse de Sébastopol, et non pas BHL au Parisien. Notre philosophe « prit une physionomie pensive, se pinça les lèvres et conserva cette attitude jusqu’à la fin de la partie » [8]. De sa manière habituelle à vulgariser de grands thèmes, BHL simplifie le conflit en Syrie en une simple bataille entre les mousquetaires de la liberté et le despote de Damas. En plus, BHL présente sa vision d’une solution concrète, mais ferme, à la crise syrienne ; il vulgarise plutôt la solution : « Il ne faut pas grand-chose, chacun le sait, pour donner le coup de grâce au régime. Il manque juste un pilote dans l’avion. Et, même si les avions sont turcs, le pilote peut et doit être français ». [9]

BHL continue, avec son dandysme habituel, à présenter ses plans militaires, sa « vision » d’un nouveau Moyen-Orient où la démocratie et la liberté (sic.) règneraient : « ça voudrait dire acter l’échec lamentable des Nations unies. Et forger une alliance ad hoc avec la Ligue arabe et cette fois les Turcs » [10]. Autrement dit, ce philosophe « humaniste, universaliste, en soutien de toutes les victimes de toutes les oppressions sans exception » [11] appelle à la formation d’une Sainte-Alliance comprenant sous sa robe blanche la démocratie bourgeoise occidentale, l’islamisme califal turc et le despotisme obscurantiste arabique.

« Sois transportée d’allégresse, fille de Sion ! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici, ton roi vient à toi ; Il est juste et victorieux, Il est humble et monté sur un âne, sur un âne, le petit d’une ânesse » [12].

En fermant à demi l’oeil droit, BHL s’interroge si le scénario libyen a donné du bon fruit pourquoi ne semer pas les mêmes graines en Syrie ? Nous nous souvenons encore des temps heureux où BHL jouait Lawrence d’Arabie en Libye. Dans une émission d’autrefois - l’émission « Revu et Corrigé » de Paul Amar sur France 5, puis sur Europe 1 [13] - BHL revenait sur les derniers jours, les dernières heures décisives qui avaient amené le conseil de sécurité de l’ONU à voter la résolution 1973 : « la communauté internationale rend simplement possible la reconquête de la Libye par les libyens libres », dit BHL. En plus, monsieur BHL évoque aussi les perspectives d’une démocratie sortie des ruines du kadhafisme : « un pouvoir de transition assez démocratique s’est institué (…) je crois à ces grands emballements révolutionnaires » [14]. En tout cas, ce dont monsieur BHL est certain c’est que tout sera mieux que l’ordre terroriste qui était instauré par Kadhafi, ce terrorisme d’État. Kadhafi, c’était un terroriste contre ses civils, et un terroriste contre le monde entier. Tout sera mieux que cela » [15].

Pourtant, les équations de la « métaphysico-théologo-cosmolo-nigologie » [16] de monsieur Panglos [17], appliquées ici par BHL, ont malheureusement entrainé la destruction totale de la Libye et le retour de ce pays à l’âge de la pierre [18]. En dépit de l’emploi des mots qui raisonnent - transition, démocratique, emballements, révolutionnaires - notre philosophe noble se soumet avec la plus grande bonhomie du monde à l’ennuyeuse forme discursive démocratique occidentale pour moquer sous cette forme, et dans une langue fluide et aisée, la démocratie et les valeurs démocratiques de l’Occident dans leur ensemble. En effet, au grand dam et au grand dépit de monsieur BHL, les « mousquetaires de la liberté » du Conseil national de transition libyen (CNT), après qu’ils avaient pris le pouvoir, ont adopté la sharia islamique comme une constitution [19] Pourtant, monsieur BHL insiste à prouver « qu’il n’y a point d’effet sans cause, et que, dans ce meilleur des mondes possibles » [20], le château de monseigneur le « Conseil national de transition » libyen était le plus beau château, et madame la « Sainte-Révolution » syrienne la meilleure des baronnes possibles [21] .

A plus forte raison, la principale erreur de BHL est sa certitude de la victoire. Il est si sûr de son affaire qu’il croit tout réglé par une bombe sur le palais présidentiel à Damas.

Jalili : l’Iran ne permettra pas que l’axe de résistance soit brisé

Une chose est certaine : si nous laissons complètement de côté la « talentueuse solution » de monsieur BHL, les chefs atlantiques savent bien qu’une intervention militaire en Syrie ne sera jamais une promenade, et que ce « pilote dans l’avion » dont parle BHL, une fois sa « mission » aura été accomplie, il retournera à sa base militaire, suivi d’une pluie de missiles balistiques à longue portée, en provenance de la Syrie, du Liban et de l’Iran, c’est-à -dire de l’ « axe de la résistance ». La preuve en est que l’adjoint du chef de l’état-major des forces armées iraniennes, le général Massoud Jazayeri, a déclaré que l’Iran « ne permettra pas à l’ennemi d’avancer » en Syrie. Il a ajouté que « pour l’instant il n’est pas nécessaire que les amis de la Syrie entrent en scène et notre évaluation est qu’ils n’auront pas besoin de le faire » [22]. Quelques jours plus tard, monsieur Saïd Jalili, l’émissaire du Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a répété les déclarations de Jazayeri en confirmant, à l’occasion de sa réception à Damas par le président syrien Assad, que « l’Iran ne permettra pas que l’axe de résistance, dont la Syrie est un élément essentiel, soit brisé en aucune façon » [23].

Franchement, en tant que chercheur, je trouve que les déclarations de monsieur Jalili et du général Jazayeri sont plus fiables pour mes recherches que les fantaisies de monsieur BHL.

Il suffit de faire le parallèle avec ce que le quotidien israélien Haaretz avait rapporté en février dernier. Selon Haaretz, le commandant des forces spéciales de la Garde révolutionnaire iranienne, Kassam Salimani, était arrivé à Damas pour prendre sa place parmi les membres de l’état-major du régime syrien [24]. Haaretz ajoute que les forces spéciales iraniennes, baptisées Force al-Quds, comptent 15, 000 combattants. Si ce rapport est correct, cela entraine à dire que les déclarations continues des responsables iraniens à propos de la Syrie sont plus sérieuses que nous le croyons, et que Téhéran considère la Syrie comme une partie intrinsèque de sa sécurité nationale. Cela veut dire aussi que si le « pilote dans l’avion », dont parle BHL ci-devant, bombarde Damas, les Iraniens réagiront comme s’il avait bombardé Téhéran.

De surcroît, selon une source exclusive au quotidien libanais al-Akhbar, monsieur Jalili, lors de sa dernière visite à Damas, a confirmé au président syrien que la sûreté de la Syrie fait partie de « la sûreté nationale, régionale et internationale de l’Iran ». Monsieur Jalili ajoute que « si la situation s’aggrave, nous ne nous tiendrons pas les bras croisés. Nous réagirons contre toute intervention militaire une fois une force étrangère aura franchi la frontière syrienne. A l’intérieur, nous sommes confiants que vous reprendrez contrôle de la situation et que vous dépasserez la crise » [25] (T.d.A).

De Maizière : l’intellectuel de bistrot ne décide pas de la guerre

Quelqu’un pourrait protester, le poing levé, en disant que « les Iraniens ne sont que des haut-parleurs », et qu’une intervention militaire en Syrie mènera certainement à une victoire totale contre le régime de Damas. Dans ce cas, nous ne pouvons que nous reculer quelques mois en arrière, laissant l’arène à ceux qui croient encore et se font croire à l’intervention militaire, pour jeter un coup d’oeil sur ce qu’un responsable atlantique disait d’une telle intervention.

Le ministre allemand de la Défense, Thomas de Maizière, a critiqué, dans une interview au quotidien allemand Die Tageszeitung, les voix qui appelaient à une intervention militaire en Syrie : « Je trouve extrêmement pénible que n’importe quel intellectuel de bistrot dans le monde exige l’engagement de soldats sans jamais avoir à rendre des comptes par la suite » [26](T.d.A). Il a ajouté aussi que « la xyloglossie [27] répandue par des personnes qui n’ont aucun sens de responsabilité crée de grandes espérances dans des régions comme la Syrie, ce qui entraîne plus tard à des désappointements » [28] (T.d.A).

A ce jour, monsieur de Maizière ne change pas de position. Dans une interview au journal Welt am Sonntag, il s’est opposé, une nouvelle fois, à l’intervention militaire : « L’échec de la diplomatie ne doit pas automatiquement mener au début de l’option militaire » [29]. Il souligne qu’une zone d’interdiction aérienne ne suffirait pas à pacifier le pays mais que des dizaines de milliers de soldats étrangers devraient être envoyés sur place. Une option qui n’est pas envisageable logistiquement et politiquement pour monsieur de Maizière.

La selle de Djeha-Hodja Nasreddin

Djeha-Hodja Nasreddin perdit sa selle dans la ville où il s’arrêta pour passer la nuit. Il dit alors aux gens du village :

- Ou vous trouvez ma selle ou je sais ce que je ferai.

Alarmés par ces propos, les paysans cherchèrent partout, sans rien trouver. Ils revinrent à l’hôtel de Djeha-Hodja Nasreddin et le virent en train de seller son âne. Avant qu’il ne quitte la ville, ils lui demandèrent :

- Qu’aurais-tu fait si ta selle n’avait pas été retrouvée ?

- J’ai une vieille sacoche à la maison, répondit-il. Je l’aurais découpée et j’en aurais fait une nouvelle selle.

En guise de conclusion, il reste à dire que depuis le début de la guerre impérialiste contre la Syrie, les chefs de la Sainte-Alliance arabo-atlantique ne cessent pas de proférer des menaces au président syrien Assad :

- Ou tu démissionnes ou nous interviendrons !

- Et si je ne démissionne pas, que feriez-vous ? répond Assad.

- Nous t’avertirons de nouveau, ou tu démissionnes ou nous interviendrons !

- Et si je ne démissionne pas ? répond Assad ; ainsi de suite, jusqu’à la fin des jours !

Fida Dakroub, Ph. D

Pour communiquer avec l’auteure : http://bofdakroub.blogspot.com/

Docteur en Études françaises (UWO, 2010), Fida Dakroub est écrivaine et chercheure, membre du « Groupe de recherche et d’études sur les littératures et cultures de l’espace francophone » (GRELCEF) à l’Université Western Ontario. Elle est militante pour la paix et les droits civiques.

Cet article a été publié initialement sur Mondialisation.ca

© Droits d’auteurs Fida Dakroub, Mondialisation.ca, 2012

L’adresse url de cet article est : www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=32342

[1Russia Today. (3 août 2012). "Kofi Annan resigns as Special Envoy to Syria" . Récupéré le 6 août 2012 de http://www.rt.com/news/kofi-annan-steps-down-syria-envoy-704/

[2Reuters. (8 juillet 2012). "Clinton : Syria must end violence to avoid "catastrophic assault"" . Récupéré le 6 août 2012 de http://uk.reuters.com/article/2012/07/08/uk-syria-crisis-clinton-idUKBRE8670AP20120708

[3Le Monde. (2 août 2012). « Syrie : Obama a signé une directive secrète de soutien aux rebelles, selon CNN ». Récupéré le 8 août 2012 de http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/08/02/syrie-obama-a-signe-une-directive-secrete-de-soutien-aux-rebelles-selon-cnn_1741289_3218.html

[4Russia Today. (9 août 2012). السعودية تصدر احكاما بالسجن ومنع الس٠ر ضد النشطاء المطالبين بحقوق الانسان. Récupéré le 11 août 2012 de http://arabic.rt.com/news_all_news/news/591835/

[5Dans « Lettres persanes » de Montesquieu ; lettre LXV.

[6Le Figaro. (3 août 2012). « BHL "déçu" par François Hollande sur le dossier syrien ». Récupéré le 6 août 2012 de http://www.lefigaro.fr/politique/2012/08/03/01002-20120803ARTFIG00325-bhl-decu-par-francois-hollande-sur-le-dossier-syrien.php

[7Vladimir Alekseïevitch Kornilov (1806 - 1854) est un vice-amiral russe qui fut chef d’état-major de la Flotte de la mer Noire, héros de la Guerre de Crimée, et créateur de la guerre de position.

[8Le directeur des postes dans « Les à‚mes mortes » de Gogol, première partie.

[9Le Figaro, loc. cit.

[10Le Parisien. (3 août 2012). Syrie : « Bernard-Henri Lévy déçu par François Hollande ». Récupéré le 6 août 2012 de http://www.leparisien.fr/politique/syrie-bernard-henri-levy-decu-par-francois-hollande-03-08-2012-2112205.php

[11BHL. (s.d). Ses combats. Récupéré le 7 août 2012 de http://www.bernard-henri-levy.com/category/ses-combats

[12Zacharie (9 :9).

[13Europe1. (20 mars 2011). « Tout sauf Kadhafi », entrevue avec BHL. Récupéré le 8 août 2012 de http://www.dailymotion.com/video/xhq1xb_bhl-europe-1-20-mars-2011_news

[14BHL, « Tout sauf Kadhafi », loc.cit.

[15loc. cit.

[16Une science fantaisiste mentionnée dans « Candide ou l’Optimisme » de Voltaire ; ch. 1.

[17Panglos est un professeur de métaphysico-théologo-cosmolo-nigologie, précepteur de Candide et de Cunégonde dans « Candide ou l’Optimisme » de Voltaire.

[18Russia Today. (19 octobre 2011). "NATO has bombed Libya back to Stone Age’. Récupéré le 8 août 2012 de

http://www.rt.com/news/nato-libya-machon-former-219/

[19Fox News. (22 août 2012). "Libyan Draft Constitution : Sharia Is ’Principal Source of Legislation’…" . Récupéré le 8 août 2012 de

http://nation.foxnews.com/undefined/2011/08/22/libyan-draft-constitution-sharia-principal-source-legislation#ixzz22yZUt1j7.

[20Phrase tirée de « Candide ou l’Optimisme » de Voltaire, ch. 1.

[21Production pastichienne d’un passage tiré de « Candide ou l’Optimisme » de Voltaire, ch. 1.

[22L’Orient-Le Jour. (1 août 2012). « L’Iran " ne permettra pas à l’ennemi d’avancer " en Syrie ». Récupéré le 7 août 2012 de http://www.lorientlejour.com/category/Moyen+Orient+et+Monde/article/771233/L’Iran_%3C%3C+ne_permettra_pas_a_l’ennemi_d’avancer+%3E%3E_en_Syrie.html

[23Radio-Canada. (7 août 2012). « Téhéran veut jouer un rôle pour résoudre la crise syrienne ». Récupéré le 8 août 2012 de http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2012/08/07/007-syrie-iran-rencontre-mardi.shtml

[24Zvi Bar’el. (6 février 2012). "Report : Top Iran military official aiding Assad’s crackdown on Syria opposition" . Publié sur Haaretz. Récupéré le 8 août 2012 de

http://www.haaretz.com/news/middle-east/report-top-iran-military-official-aiding-assad-s-crackdown-on-syria-opposition-1.411402

[25Chalhoub, Élie. (9 août 2012). "Iran Conference : Setting the Stage for Dialogue in Syria" . Publié sur al-Akhbar. Récupéré le 11 août 2012 de http://english.al-akhbar.com/content/iran-conference-setting-stage-dialogue-syria

[26Hurriyet. (11 juin 2012). "German minister says no to Syria military intervention" . Récupéré le 11 août 2012 de

http://www.hurriyetdailynews.com/german-minister-says-no-to-syria-military-intervention-.aspx?pageID=238&nID=22871&NewsCatID=351

[27Figure de rhétorique consistant à détourner la réalité par les mots. C’est une forme d’expression qui, notamment en matière politique, vise à dissimuler une incompétence ou une réticence à aborder un sujet en proclamant des banalités abstraites, pompeuses, ou qui font appel davantage aux sentiments qu’aux faits.

[28Hurriyet. loc. cit.

[29RFI. (6 août 2012). « L’Allemagne toujours opposée à une intervention militaire en Syrie ». Récupéré le 11 août 2012 de

http://www.rfi.fr/moyen-orient/20120806-allemagne-toujours-contre-une-intervention-militaire-syrie-maiziere


COMMENTAIRES  

15/08/2012 16:09 par Yannick

Quand les médias mainstream tombent des nues : Are Reports of al-Qaida in Syria Exaggerated ?

Désopilant, non ? Auraient-ils assuré depuis un an et demi la promtion de Jihadistes d’al-Qaida ? Il serait peut-être temps de se poser la question pour le moins, d’autant que la réponse semble plus que claire à certains depuis des lustres...

16/08/2012 00:02 par Dwaabala

A la longue, tout notre beau monde arrivera bien à recevoir la belle tannée qu’il recherche avec assiduité.

16/08/2012 12:06 par Alain

Il s’agit juste de faire les choses dans l’ordre.

1 conditionner toute action internationale au feu vert de l’Assemblée des Nations-Unis majoritairement d’accord, sur la base d’un examen impartial des situations dans lesquelles le droit imprescriptible de chaque peuple justifie qu’on attente à la souveraineté de la Syrie.

2 faire intervenir les casques bleus et eux seuls, puisque leurs troupes et leur mandat représentent seules la communauté internationale, dans l’idée qu’une option militaire n’est pas la seule ni la plus justifiée dans les stratégies et tactiques qu’adopteraient les casques bleus en cas de pénétration sur le territoire syrien.
D’autant que les menées des divers groupes secrets extérieurs ont conduit aujourd’hui à une guerre de basse intensité qui provoque de nombreux morts, des ravages terribles et un exode massif. Bref, ce que demande le colonel philosophe à chemise ouverte sur le monde, c’est de ruiner clairement un pays pour faire triompher la liberté proclamé par une poignée de cadres formés aux USA, dans une situation où la population n’est pas du tout au stade du soulèvement insurrectionnel et pourrait se voir "libérée" par des centaines de groupes militaires infiltrés, dont une bonne part de mercenaires et terroristes, vers une nouvelle Syrie démantélée, exsangue et assistant à l’arrivée des conseiller US et des managers de mutlinationales pour organiser et facturer la reconstruction d’un pays libre comme l’Irak actuel.

3 (option) si BHL veut à tout prix et contre toute légitimité, s’aligner sur les positions d’un pays étranger, en l’occurrence les USA, - dont les troupes soutiennent les ingérences dans les affaires intérieures de la Syrie sans mandat de l’ONU - et veut passer par dessus l’Assemblée Nationale en intimant, de plus, au Président de la république d’engager rien moins qu’une guerre contre la Syrie.
Je dis qu’il faut soit incriminer ce personnage - qui a déjà démontré son incompétence et sa capacité à bidonner les récits comme les essais dont il abreuve les librairies exposées à des retours massifs pour mévente, par coupable soutien d’éditeurs et de richissimes copains, à l’instar de son ami Sarkozy - pour ses menées dangereuses envers la sécurité du pays, ou le larguer avec paquetage, fusil, et fleur au bout, directement du côté de Damas ou d’Alep.

16/08/2012 16:55 par benji

mossieur BHL aime la guerre , le sang , les larmes, mais de loin , bien à l’abris ;

16/08/2012 20:39 par Spartacus

Honte de rien, il la ramène encore ! Cet homme me fait penser à un kapo.
Et de Wikipedia : "Les kapos étaient souvent recrutés parmi les prisonniers de droit commun les plus violents ou parmi ceux dont la ruse ou la servilité avait permis de figurer parmi les anciens, en échappant provisoirement aux « charrettes » menant à l’extermination".
C’est tout lui.
Rien d’autre à dire, tout est dans la définition ci-dessus.

16/08/2012 22:03 par Dwaabala

16/08/2012 à 12:06, par Alain

1 conditionner toute action internationale au feu vert de l’Assemblée des Nations-Unis

1 bis le conseil de sécurité de l’ONU s’oppose à une intervention.

1 ter les états-unis ont expressément déclaré qu’ils passeraient outre quand bon leur semblerait.

Il ne faut pas faire d’angélisme : l’ONU est sous la domination de l’impérialisme US, et quand les résolutions ne lui conviennent pas, il les piétine, ou les laisse piétiner par ses sicaires. Voir le cas d’Israël et de la Palestine.

17/08/2012 20:43 par Vagabond

Je me demande pourquoi la nature n’élimine pas le type d’erreur qu’est ce BHL ?
J’ai vu l’image d’un enfant de queleques mois mort sous les décombres, c’est une monstruosité de mourir ainsi à cet âge et en notre époque pendant qu’un vieux minable comme BHL et autre Clinton courrent le monde pour augmenter les morts inutiles.

BHL n’a aucune utilité en tant qu’être humain, la nature dvrait s’en débarrasser.

17/08/2012 21:40 par legrandsoir

Hum ! Hum !

19/08/2012 20:41 par Mustapha STAMBOULI

Israël, puissance militaire, technologique et forcément économique a un besoin pressant d’avoir un grand territoire, sous sa domination, comparable à celui des Etats Unis et une population sous ses ordres d’un demi-milliard de consommateurs. La région arabe lui convient parfaitement pour assoir sa suprématie. Israël a une volonté de se substituer à l’Europe, continent à la dérive et à deux doigts de la faillite et de la banqueroute. L’Etat sioniste est sur le point d’achever son aventure de conquête de la région arabe de l’Irak au Maroc. Le cas Syrien lui cause certainement des difficultés sérieuses grâce à l’appui, sans réserve, de la Russie et accessoirement celui de la Chine et de l’Iran. Une fois cette aventure achevée, Israël aura les moyens stratégiques pour ses ambitions : une énergie sans limite (pétrole, gaz, solaire), de l’eau à volonté et en abondance, un niveau technologique de pointe comparable à celui de l’Allemagne, une armée et un arsenal militaire dépassant le dispositif européen et des moyens financiers gigantesques des émirats golfiques. Israël, avec une telle puissance, pourrait mettre l’Europe sous sa tutelle et imposera son diktat à l’ensemble de la planète. Israël serait probablement la seconde puissance sur les plans économiques et financiers. La Russie et l’Allemagne accepteront-elles ce défit ? La réponse à cette question fournira des éléments de réponse à l’interrogation de l’article que nous commentons !

19/08/2012 23:35 par Anonyme

Hum ? Hum ?
C’est un assassin "de bistrot" ou pas, c’est un vulgaire assassin. Il me rappelle Louis de Funès dans Rabbi Jacob "Ce sont des moricauds en train de s’entretuer... avec des petits yeux cruels...qu’ils règlent leurs comptes entre eux très bien ! Moins il y en aura..."
On lui donne du "Monsieur le philosophe" alors qu’il s’agit d’un cuistre bien nommé par Desproges ! Ne voulait-il pas alors écraser un homme par terre ? Sous -probablement- son grand "talent" ?
Il n’y a ni mièvrerie ni nigauderie chez cet individu qui sert l’état apartheid protégé de l’ONU.
Il est une anomalie car il aurait se trovuer en prison puisque la nature le laisse régner en toute liberté.
Si je fais référence à deux comiques (vrais philosophes), c’est que BHL est une terrible farce qui coûte chère en vies humaines.
Le pire est qu’il se soit reproduit !

20/08/2012 00:57 par Anonyme

Et un chapelet de fautes, ce type m’horripile !

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